Page images
PDF
EPUB

conserver

ces

« La bonne foi et l'honneur avec ces royaumes et les vrais intérêts lesquels le gouvernement français de la religion. a agi dans les transactions relatives « En ce qui concerne l'Irlande, à cette affaire , et les assurances le désir de faire cesser les causes amicales que je continue à recevoir de mécontentement qui existaient des principales puissances de l'Eu- partout, et qui ont amené de si rope, me font espérer de voir mes fâcheux résultats, a déterminé l'aefforts pour

la paix doption , par le dernier parlement , générale couronnés du succès. J'ai d'un bill ayant pour objet de mettre donné ordre que les divers docu. à exécution une transaction génémens nécessaires pour établir votre rale sur les dimes. Pour compléter opinion sur les affaires de la Hol- cette cuvre salutaire , je vous relande et de la Belgique fussent mis commande l'adoption, conjointesous vos yeux.

ment avec tels amendemens que L'expiration prochaine des char. vous jugerez à propos d'introduire tes de la banque d'Angleterre et de

dans la législation qui régit l'rla compagnić des Indes orientales lande, d'une mesure qui, basée réclamera une révision de

sur le principe d'un échange équiétablissemens , et je me confie dans table, mettra les possesseurs de terres votre sagesse pour régler les impor. à même de s'affranchir de l'obligatans intérêts qui s'y rattachent, de

tion d'un paiement annuel. la manière qui , d'après les leçons

« En ce qui concerne les réformes de l'expérience et une mûre délibé.

ultérieures qui pourraient être né ration, vous paraîtra la plus pro

.cessaires, vous serez probablement pre à assurer le crédit public, à

convaincus que, nonobstant l'union améliorer et à étendre notre com

légale, permanente de l'église d'Irmerce, et enfin à accroître la pros

lande avec celle d'Angleterre, la périté et la puissance de l'empire position particulière de ces églises britannique.

exigera un examen séparé. Il est

d'autres objets non moins importans « Votre attention devra aussi se fixer sur l'état de l'église, notam

pour la paix et la prospérité générale

de l'Irlande, en ce qui touche l'adment sur ses revenus temporels et

ministration de la justice et les la subvention du clergé. Les plaintes taxes locales, sur lesquels votre qu'a fait naitre la perception des attention devra aussi se porter. dimes semblent commander changement de système qui, sans

« Messieurs de la Chambre des diminuer les moyens de soutenir la

communes, dignité et l'utilité de l'église établie, « J'ai ordonné que les évaluations empèchera une collision d'intérêts pour le service de l'année vous et par suite un esprit de méconten- fussent présentées; toutes les écotement et de trouble qui n'ont que nomics utiles seront prises conscientrop souvent dominé entre les mi- cieusement en considération dans nistres de l'église et leurs parois- ce travail. Malgré la grande réducsiens. Il peut être nécessaire que tion dans les évaluations de l'année vous examiniez quels moyens pour. dernière, je suis heureux de pouvoir raient être employés pour la répres- vous annoncer qu'il a été amplement sion d'abus reconnus, et si les reve- pourvu à tous les services extraordi

de l'église ne seraient pas naires exigés par les besoins du temps. susceptibles d'une répartition plus « L'état du revenu , comparé aux équitable et plus judicieuse. dépenses publiques, a jusqu'à pré6 Je n'ai pas besoin de vous rem

un

nus

sent complétement réalisé l'espoir commander d'apporter à vos délibé

émis à la clôture de la dernièro rations sur ces matières in portantes

session, toute l'attention qu'exigent la sûreté Mylords et messieurs, de l'église établie par la loi dans a A quelques exceptions près., la

(

pais públique a été maintenue dans d'une plus haute importance n'acelte partie du royaume-uni , et ce vaient réclamé toute votre sollicisera pour vous un devoir à la fois tude. La manière dont vous avez consciencieux et agréable de favo- rempli votre mandat appelle à soa riser par tous les moyens pratica- tour ma reconnaissance, et me perbles des habitudes d'industrie et met de clore une session si remarde bon ordre parmi les classes labo- quable, non seulement par la durée, rieuses de la société.

mais par le zèle que vous avez « En ce qui me concerne, je serai montré dans vos laborieuses investoujours prét à donner ma coopéra- tigations, et dans la discussion des tion 'entière pour faire cesser toutes mesures législatives soumises à votre les causes justes de mécontentement, examen. et pour favoriser toutes les améliora- « Je continue à recevoir de mes tions bien entendues ; mais c'est un alliés et de toutes les puissances devoir pénible de, vous annoncer étrangères l'assurance de leurs disque les troubles de l'Irlande, dont positions amicales. j'ai parlé à la clôture de la dernière « Je regrette de ne pouvoir encore session, ont pris un caractère beau- vous annoncer la conclusion d'un coup plus grave. L'esprit d'insubor. arrangement définitif entre la Holdination et de violence a fait les lande et la Belgique; mais la conven. progrès les plus effrayans dans ce tion que j'ai conclue dans le mois de pays : la vie et la propriété man- mai dernier avec le roi de Hollande, quent de sécurité ; l'autorité de la de concert avec le roi des Français, loi n'est plus respectée, et cet état prévient le renouvellement des hos de choses amenera les conséquences tilités dans les Pays-Bas, et offre les plus fâcheuses', si le désordre une nouvelle garautie du maiatien n'est promptement et efficacement de la paix générale. réprimé.

« Les événemens qui ont eu lieu « J'espère avec confiance que je récemment en Portugal m'ont déne ferai pas un appel inutile à votre terminé à renouer mes relations dipatriotisine pour obtenir votre as- plomatiques avec ce royaume, et j'ai sistance dans cette pénible circon- accrédité un ministre à Lisbonne stance; je pense que vous adopterez près de la cour de S. M. T. F. Dona promptement telles mesures de pré- Maria. Vous pouvez être sûrs que cautions, salutaires , et que vous me j'attends avec la plus vive anxiété confierez les pouyoirs additionnels le moment où la monarchie portuqui seraient jugés nécessaires pour gaise , si long-temps unie à l'Angleréprimer et punir les perturbateurs terre par les liens d'une alliance de la tranquillité publique, et affer- fondée sur les intérêts les plus inmir l'union législative entre les deux times, sera rendue au repos et à son pays; union qu'avec votre secours ancienne prospérité. et l'appui de la providence divine a Les hostilités qui ont troublé la je suis résolu à maintenir par tous paix en Orient sont terminées. Soyez les moyens en mon pouvoir, parce certains que mon attention sera qu'elle se rattache par des liens in- soigneusement dirigée vers tout évédissolubles à la paix, à la sécurité nement qui pourrait à l'avenir affecet à la prospérité de mes états. is ter l'état actuel ou l'indépendance

de cet empire.

« Une enquête, laborieusement Discoţrs prononcé par le roi d'An- suivie dans la dernière session, vous

gleterre pour la prorogation du a mis à même de renouveler la parlement, le 29 août 1833. Charte de la banque d'Angleterre,

sur des bases calculées de manière à « Mylords et messieurs,

maintenir le crédit public et à assuop En ouvrant la session actuelle, rer les avantages de cet établissement je vous aAnonçai que jamais objets importanto

[ocr errors]

« Les enquêtes également suivies tions de la loi criminelle, et décide par des commissaires des deux comment et jusqu'à quel point la Chambres pendant plusieurs sessions procédure criminelle peut être assi successives, vous ont permis de fer- milée à l'autre branche de notr miner les affaires de la compagnie jurisprudence. des Indes. J'ai la ferme confiance « J'ai encore ehargé des cominisque le système adopté contribuera à sions de faire des enquêtes sur l'état la prospérité des indigènes, tandis des corporations inunicipales dans qu'en créant des relations, direcies toute l'étendue du royaume-uni. Le avec la Chine, il ouvre un nouveau résultat de leurs travaux vous mettra champ à l'activité et à l'esprit d'en- à même de trouver le moyen de treprise du commerce anglais. placer le gouvernement intérieur des

« L'état de l'esclavage dans nos cités à corporationis et des villes sur possessions coloniales a nécessaire- une base solide sous le rapport de ment occupé un temps et un soin leurs finances, de leur administraproportionnés à l'importance et à la tion et de leur police. En même difficulté du sujet. La première de temps, deux actes importans ont été toutes les considérations , la justice adoptés pour constituer sur des prinet l'humanité, a présidé à vos délibé- cipes sages les bourgs royaux et rations, sans pour cela perdre de vue parlementaires de l'Ecosse; et votre les intérêts des propriétaires colo- attention devra plus tard se porter niaux. J'espère que les actes futurs sur la nécessité d'étendre ces avandes législatures coloniales et la con- tagés aux villes sans corporation de duite de toutes les classes dans les l'Angleterre , qui ont maintenant ae. colonies seront de nature à seconder quis le droit d'envoyer des députés pleinement les intentions bienveil- au parlement. lantes du parlement, et à répondre a C'est avec la plus grande doyaux espérances légitimes de mon leur que je me suis vu forcé de vous peuple.

demander de nouveaux pouvoirs - « Je vois avec plaisir que la ré- pour réprimer et punir les perturbaforme des lois continue à occuper teurs de la paix publique en Irlande. votre attention, et que l'adoption Vous avez répondu à mon appel, de plusieurs mesures importantes a comme je l'avais bien prévu, par eu pour effet de donner plus de votre dévouement et votre énergie ; garanties aux titres de propriété, et je n'ai pas jugé nécessaire, excepté plus de facilité à leur transfert ; dans des cas fort rares, de faire usage d'autres mesures ont rendu en ou- des pouvoirs que vous m'aviez contre la procédure dans les cours ju- fiés, et j'ai aujourd'hui la satisfaction diciaires et d'équité plus expéditive de vous annoncer que l'esprit d'inet moins coûteuse.

subordination et de violence qui y « L'établissement de la cour du avait pris un accroissement si alara conseil privé est une autre améliora- mant, s'est beaucoup calmé. J'attion qui, tout en servant puissam- tends avec impatience le jour ou ment les plaideurs de la métropole, cessera la cruelle nécessité de mainsera aussi , je l'espère , d'une grande tenir en vigueur ces mesures d'une utilité pour les plaideurs dans mes grande mais indispensable sévérité ; possessions coloniales.

et c'est avec le plus grand plaisir que « Vous pouvez être assurés qu'il j'ai donné mon assentiment aux n'est aucun de vos travaux auquel différentes mesures salutaires et effije porte un plus profond intérêt qu'à caces qui ont été présentécs à ma celui qui, par un perfectionnement sanction durant le cours de la session judicieux de la loi, rend la justice actuelle. facilement accessible à tous mes su- « L'acte que, sur ma recommanjets. C'est dans ce but que j'ai fait dation, vous avez adopté relativenommer une commission pour réunir ment au temporel de cette branche en un scut corps toutes les disposi- de l'église-unie établie en Irlande,

[ocr errors]

et à l'immédiate et entière abolition

ETATS - UNIS des cotisations pour les frais du culte

DE L'AMERIQUE DU NORD. ( vestry-assessments), et l'acte réglémentaire des fonctions civiles et

MESSAGE 'adressé par le président criminelles des jurés , fournissent la meilleure

au congrès à l'ouverture de la preuve que confiance en

session. tière peut être placée dans le parlement du royaume-uni pour introduire toutes les bienfaisantes amélio

« Concitoyens du Sénat et de la

Chambre des représentans. rations qui peuvent assurer le bienêtre de toutes les classes de nos sujets, Au moment où vous vous réunis. et cimenter ainsi d'une manière

sez pour remplir l'importante tache durable cette union législative dont, que le peuple des Etats-Unis vous avec votre appui, je suis déterminé a confiée, de faire des lois pour le à maintenir l'inviolabilité.

bien général, je suis heureux de

pouvoir vous féliciter sur l'état pros« Messieurs de la Chambre des

père de notre pays bien aimé. Par communes,

la faveur de la divine Providence, « Je vous remercie des allocations

la santé publique est rétablie parmi que vous avez accordées pour les nous, la paix règne entre nos fronservices de cette année. L'estimation

tières, l'abondance couronne les des dépenses que je vous ai fait pro

travaux de notre agriculture, le

commerce et l'industrie nationale poser était beaucoup moins considé. rable que celle des dernières sessions,

fleurissent et augmentent, et le et vous avez sagement appliqué cette

bonheur individnel récompense les réduction à la diminution des charges vertus privées et l'habileté de nos cipubliques. Cette carrière d'écono- toyens. mięs judicieuses , mais qui ne refuse

Notre condition n'est pas moins rien aux vrais besoins de l'état, vous

honorable au dehors que prosa pe l'abandonnerez pas, j'en suis père au dedans. Ne recherchant convaincu', et vous justifierez ainsi que ce qui est juste, et déterminés les titres que vous avez acquis à la

à ne souffrir aucune injustice, mais confiance publique, comme gardien's

désirant des amitiés sincères et des fidèles de l'honneur de la couronne

relations libérales avec toutes les et des véritables intérêts du peuple. Dations, les Etats-Unis se sont ac

quis dans le monde entier la con« Mylords et messieurs,

fiance et le respect qui sont dus au

caractère du peuple américain, « En rentrant dans vos foyers, ainsi qu'à une politique si droite vous emporterez avec vous la douce et si conforme à l'esprit de ses instipensée que vos travaux ont eu pour tutions. objet constant le bien-être de votre En mettant sous vos yeux l'état pays.

détaillé de nos affaires extérieures, «Durant la vacance du partement, j'ai lieu de me féliciter hautement votre attention continuera à se por- de vous apprendre qu'elles sont sur ter sur un sujet aussi important; et, un pied qui promet la continuaen remplissant ainsi d'une manière tion de nos rapports amicaux avec aussi honorable qu’utile vos devoirs toutes les nations. publics et privés avec l'aide de la L'intéressante question de nos divine Providence, je compte, pour

frontières nord est demeure toujours l'encourragement et le soutien dc indécise entre vous et la Grande-Bremon peuple, sur cet amour de tague. Cependant les négociations à liberté, sur cet esprit d'industrie. ce sujet on été reprises depuis la clód'obéissance à la loi et de moralité ture du dernier congrès, et une qui constituent la sécurité et le bon- proposition a été soumise au gouverheur des nations, 21

nement britannique, dans le but

d'établir', conformément à la réso- de telle personne qui sera autorisée lution du sénat, la ligne de démar

par

le

gouvernement des Etats-Unis cation tracée par le traité de 1783. à la recevoir; et d'après le même Aucune réponse définitive n'a encore article le premier paiement devait été reçue, mais on peut l'attendre être fait le 2 février 1833. Un acte de jour en jour, et j'ai l'espoir que du congrès du 13 juillet 1832 a cette ouverture conduira enfin à un

imposé au secrétaire du trésor le arrangement satisfaisant sur cette devoir de faire recevoir les difféimportante matière.

rentes commes, avec les intérêts, j'ai la satisfaction de vous ap- du gouvernement français, et de les prendre le succès d'une négociation faire transporter aux Etats-Unis qui, d'après le væu de la Chambre de la manière qu'il jugera la plus des représentans, a été entamée, il convenable. Par le même acte du y a quelques années , avec le gou- congrès, les obligations contractées vernement britannique, pour établir par les Etats-Unis dans le traité des phares aux fles Bahamas. Ces ont été remplies sous tous les rapouvrages , lorsqu'ils seront achevés, ports. Ne doutant pas qu'un traité avec ceux que les Etats-Unis ont ainsi conclu et ratifié par les deux fait construire sur la côte ouest du gouvernemens, et fidèlement exé. golfe des Florides, contribueront es- cuté par les Etat-Unis, le serait sentiellement à la sûreté de la aussi sans retard par l'autre partie, navigation dans ces parages. Cette et désirant éviter le risque et les participation réciproque à des éta- frais d'une agence intermédiaire , blissemens utiles à l'humanité et le secrétaire du trésor jugea à propos avantageux au commerce est digne de recevoir le premier paiement au de deux nations civilisées, et dénote moyen d'une traite tirée sur le mides sentimens qui ne peuvent mán- nistre des finances en France. Une quer

d'avoir une heureuse influence traite fut donc tirée à l'ordre du sur leurs relations politiques. Il est caissier de la banque des Etats-Unis, satisfaisant pour les amis de ces deux pour le montant de la somme et nations de voir que les rapports de des intérêts dus aux Etats-Unis pour l'une avec l'autre s'étendent chaque le premier paiement. Cette traite ne jour davantage, que les sentimens fut tirée de Washington que cinq de mutuelle bienveillance, tels jours après l'échéance de ce premier qu'ils convenaient à leur commune paiement, et elle fut accompagnée origine, se sont augmentés pour d'un acte du président autorisant justifier l'espoir que par de sages à payer audit caissier ou à son ordre. conseils des deux parts , non seule- Le chargé d'affaires américain à ment les questions à décider seront Paris, en vertu d'instructions spéciaterminees heureusement, mais en- les, fit connaître officiellement au gou. core que de nouvelles causes de mé- vernement français le mode de resintelligence seront prévenues. couvrement qui avait été ainsi adop

Quoique je continue à recevoir té. Cependant la traite, bien qu'elle les assurances les plus amicales de n'eût été présentée que le 23 mars, la part du gouvernement français, ne fut pas payée, sur le motif déet qu'à tout autre égard les meil- claré par le ministère français, leures relations existent entre ce que les Chambres d'avaient pas gouvernement et les Etats-Unis , il alloué de fonds pour cet objet. est à regretter que les stipulations Je ne sache pas que jusqu'alors du traité conclu le 4 juillet 1831 aucune demande à ce sujet eût été restent inexécutées dans quelques adressée aux Chambres, et, quoique parties importantes.

ensuite une commuoication leur Le second article de ce traité ait été faite, au nom du roi , leur porte que la somme payable aux recommandant de voter les fonds Etats-Unis sera versée : Paris en six nécessaires pour que les conditions paiemens annuels, entre les mains du traité soient remplies, elle n'eut

« PreviousContinue »