Histoire de France, depuis la révolution de 1789: écrite d'après les mémoires et manuscrits contemporains, recueillis dans les depôts civils et militaires

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Page 164 - M. de Harrant déclara aux hussards que les carrosses devaient être reconduits à la ville, ils ne voulurent pas d'abord s'y prêter, soutenant que ces carrosses étaient leur butin. Ce ne fut que moyennant les plus fortes menaces, et après que M.
Page 164 - ... le suppliâmes, de ne pas perdre un instant pour sauver peut-être encore la vie de quelques hommes et l'honneur de son service, il nous demanda où donc étaient les voitures des ministres, et d'autres explications, à nous que ses ordres retenaient prisonniers en ville, à nous qui venions à lui pour savoir quelle nouvelle il avait, quelles mesures il avait prises pour empêcher, s'il était possible encore, un crime qui touche de si près son honneur et celui de son souverain.
Page 13 - Le 17 messidor, l'armée se met en marche, remonte à petites journées ce fleuve, rencontrant quelques partis de mamelouks qui fuirent successivement à notre approche. Enfin, le 24, le général Buonaparte apprend que les beys ont marché sur lui avec leurs forces réunies ; qu'il doit être attaqué le lendemain.
Page 161 - L'envoyé ligurien Boccardi et son père, qui étaient dans la dernière voiture, et qui s'étaient échappés, y apportèrent la première nouvelle. On décida unanimement qu'on se rendrait ensemble près du capitaine, pour lui demander une explication, et avant tout les secours les plus prompts.
Page 18 - Chaque jour de nos marches nous offrait un pareil spectacle; et, chose inouïe, et que personne ne croira facilement! c'est que l'armée entière, pendant une marche de dix-sept jours, n'a pas eu de pain. Le soldat se nourrissait de citrouilles, de melons, de poules et de quelques légumes qu'il trouvait dans le pays. Telle a été la nourriture de tous, depuis le général jusqu'au dernier soldat. Souvent même, le général a jeûné pendant dix-huit...
Page 167 - On l'a haché devant mes yeux ! » La secrétaire de la légation, Rosenthiel, qui se trouvait dans une des voitures, et par conséquent près de la ville, s'est vraisemblablement sauvé par les jardins dès le commencement de l'affaire.
Page 19 - Egypte si renommée par les historiens et les voyageurs ; à travers toutes ces horreurs, les maux qu'on endure, les misères qui sont le partage de l'armée, je conviens cependant que c'est le pays le plus susceptible de donner à la France une colonie dont les profits lui seront incalculables ; mais il faut du temps et des hommes, je me suis aperçu que ce n'est pas avec des soldats que l'on fonde des colonies, les nôtres surtout.
Page 61 - Loire à s'armer pour échapper à la destruction dont ils étaient menacés par l'abus le plus exécrable et le plus tyrannique du Gouvernement; les efforts tentés pour soustraire la France à une domination aussi odieuse; le renversement et la punition des chefs qui l'avaient établie, l'amour enfin de tout vrai Français pour son pays, et le désir d'éteindre les discordes civiles qui en auraient accéléré la ruine, ont déterminé le conseil et les chefs de la Vendée à concourir à la pacification...
Page 19 - Eh! comment au riez-vous donc la volonté d'anéantir notre bonheur en touchant à notre organisation politique ? Quels seraient vos motifs pour le faire, et quelle espèce d'avantage pourriez-vous en retirer? .« Supposez même que vous en eussiez le pouvoir , nous croyons que votre justice ne...
Page 159 - Vous concevrez facilement que, dans l'enceinte des postes occupés par les troupes impériales, on ne saurait tolérer aucun citoyen français; en conséquence, vous m'excuserez si je me vois obligé de vous signifier de quitter Rastadt dans les vingt-quatre heures.

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