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ÉVÉNEMENTS LES PLUS REMARQUABLES

DE L'ANNÉE 1858.

Hist. App

14 janvier

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18

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29

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1 février. 7

Prance. Attentat d'Orsini, Rudio, Pieri et

Gomez,
France. Ouverture de la session législative par

l'Empereur.
France. - Suppression du journal le Spectateur

et de la Revue de Paris.
Deux-Siciles. Ouverture du procès de Sapri.

Incident du Cagliari.
France. — Décret qui institue un conseil privé.
France. Décret qui nomme le général Espinasse,

ministre de l'intérieur et de la sûreté générale.
Prusse, Fêtes à l'occasion du mariage du prince

Guillaume.
Grande-Brelagne.

Formation d'un nouveau
cabinet.
France Loi dite de Sûreté générale.
France. · Exécution d'Orsini et de Pieri.
France et Bavière. Convention postale entre les

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548

17 8 296 334

deux pays.

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208 11

23

France, - Nomination du duc de Malakoff à l'am.

bassade d'Angleterre. 5 avril.

France.

Inauguration du boulevard de Sébas

topol par l'Empereur. 31 avril-3 mai. Russie. Programme et rescrit relatif à l'émanci

pation des serfs.

229 11

402

a.

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22 mai. France et Turquie. Ouverture, à Paris, des

Conférences au sujet des Principautés danu

biennes. 11 juin. France. M. Delangle est nommé ministre de

l'intérieur. 15 France et Turquie. — Massacre des Européens de Djeddah. 24 juin. Nomination du prince Napoléon au ministère de

l'Algérie. 27

France et Grande-Bretagne. Prise des forts de

Peï-Hô, en Chine. 30

Espagne. Formation d'un cabinet présidé par

le comte de Lucena (O'Donnell). 12 juillet. France et Taiti. Ouverture de la session par la

reine Pomaré. 13

Prance. — Exposition de Limoges; discours du

prince Napoléon. 5 août. France. L'Empereur à Cherbourg. 15

France, Fête de l'Empereur; toasts remarqua

bles : MM, Haussmann, Pietri. 19

France, Grande-Bretagne, etc. Convention

pour l'organisation des Principautés danu

biennes.
Turquie. — Hatti-scheriff relatif à l'état actuel

des finances.
Fin août. Russie. Ratification du traité conclu avec la

Chine. 9 octobre. France et Chine. - Convention entre les deux

empires, conclue par le baron Gros. 20

Prusse. Session extraordinaire ouverte par le

prince de Prusse, appelé à la régence. 30

France et Portugal. Affaire du Charles et

Georges : lettre de l'Empereur. 1 novembre. Saxe, Mise en vigueur d'un nouveau système

de poids et mesures. décembre. Discours d'ouverture de la session, par la Reine. 6

États-Unis d'Amérique. Message du prési.

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26

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dent Buchanan.

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HISTORIQUE UNIVERSEL

POUR 1858.

PREMIÈRE PARTIE.

HISTOIRE DE FRANCE.

CHAPITRE PREMIER.

Le gé

Attentat à la vie de l'Empereur. Détails; victimes. Discours et

adresses des corps constitués. — Le complot avait-il été tramé à l'étranger? — Négociations internationales à propos de cet acte. — Politique nouvelle à l'intérieur : arrestations; suppression de journaux; rapport de M. Billault. – Ouverture de la session : discours de l'Empereur. - La France divisée en cinq grands commandements. néral Espinasse, ministre de l'Intérieur et de la Sûreté générale. Message relatif à la Régence et annonce de l'institution d'un Conseil privé. — Note du Moniteur au sujet des mesures de sûreté générale. Présentation au Corps législatif d'un projet relatif à la même matière. - Amendements de la Commission. — Discussion au sein du Corp législatis; adoption : minorité de vingt-quatre voix. — Circulaire du général Espinasse au sujet de son avenement au Ministère. — Proje de loi ayant pour objet d'assurer le sort des victimes du 14 janvier. – Amendement; adoption.

L'année qui venait de s'écouler avait vu s'aplanir ou au moins écarter la plupart des difticultés léguées par le passé. Au dehors, les questions pendantes depuis le traité de Paris avaient été résolues par la diplomatie; la prise d'armes dont Neuchâtel avait été le théâtre avait également, grâce à l'intervention conciliante des puissances, abouti à un dénoûment pacifique. A l'intérieur, les élections avaient de nouveau in

diqué les tendances du pays; et rien ne semblait devoir troubler la marche habituelle des affaires, quand un sanglant attentat vint effrayer la France et eut à l'étranger un long retentissement. Le 14 janvier au soir, au moment où l'Empereur et l'Impératrice arrivaient à l'Opéra, trois détonations provenant de projectiles creux se firent entendre; ni le chef de l'État ni son auguste compagne ne furent atteints , seulement le chapeau de l'Empereur fut percé, et le général Roguet, qui se trouvait sur le devant de la voiture, fut légèrement blessé à la nuque. Un nombre considérable de personnes qui stationnaient devant le théâtre, des soldats de l'escorte et de la garde de Paris furent atteints ou blessés mortellement : les deux chevaux de la voiture impériale furent tués. On comprend l'émotion produite par un tel événement. Les adresses et discours des divers corps constitués en durent porter l'empreinte. Ce fut le nonce du Saint-Siége qui se fit l'organe du corps diplomatique. «Sire, dit à son tour le Président du Sénat, les dynasties ne se fondent pas sans épreuves, et nous savons combien furent difficiles et troublées les six premières années de la glorieuse Maison qui règne en Angleterre avec tant de solidité. Chez nous, ce n'est pas de la France que viennent les complots, de cette France qui vous a donné trois plébiscites, et qui a répondu à tous vos appels... L'esprit révolutionnaire, chassé de France, a élu domicile au dehors et s'est fait cosmopolite. C'est de ces citadelles extérieures, dressées contre l'Europe, au milieu de l'Europe même, que sont envoyés des sicaires fanatiques chargés de lancer le fer et le feu sur le prince qui porte de son bras puissant le bouclier de l'ordre européen. » C'était la vérité dite en des termes plus métaphoriques peut-être que ne le comportait la circonstance. En effet, on avait acquis la certitude que cette hideuse tentative d'homicide avait été perpétrée à l'étranger. L'éminent jurisconsulte parlait ensuite nettement la langue du droit des gens, en ajoutant que ces implacables révolutionnaires, foulant aux pieds tous les devoirs de l'hospitalité, avaient mis en commun leurs fureurs de destruction. « On ne voyait pas pourquoi les gouvernements et les peuples ne se prèteraient pas, pour la légitime defense, le secours d'un appui solidaire. »

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