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révenu des forêts est réduit à la moitié

de sa valeur, Produit de la Le produit de la ferme des postes Ferme des poftes incon n'est point connu par deux raisons ; nu, & pour l'une qu'elle s'est perpétuée dans une quoi.

mêine famille qui fait être discrète; l'autre que la taxe des ports de lettres dépend de ceux qui en ont le profic ; & que comine elle est impo. sée

par un chiffre sinple, elle est toû. jours sans aucun risque pour celui qui la fait", puisqu'en cas de plainte il en est quite pour dire qu'il s'est trompé. Et combien y en a-t'il qui négligent la plainte qu'ils jugent inutile, ne s'agissant que d'une restitution extrêmement modique, mais dont l'imposition arbitraire & multipliée aussi souvent que l'on velit, fait chaque année un profit très-considerable. Il y a trente ans que

le Contrôleur General des finances obtint

que l'on fîc publiquement des sous-fermes des postes ; mais la même famille , qui les tient actuellement, les fit sous main porter à fi haut prix, indemnisant ceux qui en étoient

les encheriffeurs confidentaires, que

? les Etrangers ne purent contenir les sous-baux sur quoi l'on conclud qu'il valoir mieux laisser cette ferme à la régie de Mrs Roullié, Pajot , & leurs

parens, que de la mettre en d'autres mains. L'on a même pensé qu'il étoit du bien du service de concourir avec eux à cacher au Public le produit de cette ferme , comme un fecret nécessaire à l'Etat. Plusieurs de ceux qui croyent connoître le fonds de cette Ferine , disent que Mr de Louvois retiroit chaque année 13

à

Combien on 1400000 livres du produit des lettres croit qu'il en étrangeres. On ne sauroit douter que Louvais , & à Mrs Roullié & Pajot n'y ayent fait un Mrs Roullie & très considerable profit , non seule-Pajot. ment à en juger par leurs dépenses, leurs maisons, leurs terres , &c. mais par les puissantes protections qu'ils ont sçu se procurer.

PARTIES CASUELLES,

Nature & his

payent, soit

Tous les Officiers de judicature toire des Pat: ont été assujettis à deux droits diffeties Cafuelles

rens , qui portent les noms d'annuch
& de prit. Ces droits aquerent aux
titulaires la faculté de disposer de
l'Office pour lequel ils se
par vente , soit par donation. L'an.
nuel, évalué, à la soixantiéme partie
de l'évaluation de la finance, se paye
tous les ans. Mais pour être admis
à la faculté de payer cette somme,
il faut tous les neuf ans payer le
prêt ; & qui ne l'a point payé dans
l'année où il est ouvert , n'elt point
reçû dans les huit suivantes. A la
faveur de l'annuel, le revenu des Par-
ries Casuelles montoit à 3000000 de
livres en 1688. soit

par

le produit de ces deux droits, soit par la vente des charges qui venoient à vaquer au profit du Roi. Mais depuis ce tems, la pauvreté publique ayant di. minué les bourses particulieres , & le revenu des Offices , il y en a une

grande partie que l'on ne songe pas
à relever ; & enfin les nécessitez de la
guerre ont obligé le Ministre à faire
ordonner de recevoir le rachat de
l'annuel & du prêt. Ainsi on ne
peut estimer qu'à très peu de chose
le revenu present des Parties Casuel-
·les.
:

La liberté de la faculté de là pou. Pur la ferme dre à tirer écoit autrefois accordée de la poudre à divers Entrepreneurs dans tout le à tirçi. Royaume. Celui qui la faisoit meil. leure, en avoit le débit par préference; & en general la poudre étoit communéinent bonne. Mais soit

pour faire un revenu public de cette fabrique, soit pour se rendre certain de la quantité de ce qui s'est fabriqué, soit en paix , soit en guerre,

&

pour n'en poine manquer dans le besoin, on en a fait un parti, ou une Ferme , avec obligation de fournir annuellement certaine quantité de poudre à certain prix , & de 330000 livres , pour récompense de la vente que les Fermiers font aux Particuliers, à un prix qu'ils ont de

& de payer

mandé. Quant aux raisons qu'il y a eu d'en user ains

elles paroissent ausfi solides que les inconveniens qui

s'ensuivent , sont sensibles , puisque Combien cet: les Fermiers n'ayant que leur profit te poudre cft mauvaise , & en vûë, ne font que de mauvaise poucomment on dre , faute de purifier suffisamment faire meil. les salpêtres ; & cela a été trop conlcure.

nu dans le cours des dernieres guer. res , n'y ayant point de comparaison de la poudre Angloise , ou HollandoiJe, à celle de Franct. Il est vrai que les Etrangers employent le fal pêtre des Indes, dont une livre a plus d'effet que trois de celui de l'Europe: sur quoi l'Auteur remarque que les François en pourroient tirer de l'ise de Bourbon , qui leur apartient, autant qu'il seroit nécessaire pour faire valoir celui qu'ils ont chez eux. Mais après avoir dit cela, il n'espere pas ,

vû le peu d'encouragement qu'on lui donne au veritable bien da service, que ce qu'il seroit en état de leur proposer sur cela, pût être

écouté. Le Clergé ne Les déciines du Clergé ordinaires

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