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ment participent aux bourses du séminaire diocésain. Avejron; on recommande le séminaire de Rodez à la bienveillance du gouvernement. Charente; le conseil exprime le vœu que les 4000 francs affectés au séminaire d'Angoulême soient uniquement consacrés aux jeunes gens pauvres du département qui se destinent au sacerdoce (1). Cher; le conseil alloue 80,000 francs pour bâtir une caserne, afin de rendre le grand séminaire à sa destination; l'Indre, étant du diocèse, devroit contribuer à cette dépense. Corrèze; on accorde 500 francs pour le petit séminaire de Servières, et on demande des encouragemens pour les aspirans à l'état ecclésiastique. Corse; on propose de rendre l'ancien séminaire à sa destination, et de consacrer à bâtir un hôtel de préfecture les 100,000 francs qui avoient été accordés pour le séminaire. Doubs; le conseil alloue une somme pour l'école secondaire ecclésiastique d'Or. nans, et est d'avis qu'elle est mieux placée là qu'à SaintHippolyte. Drome; le conseil joint ses sollicitations à celles de M. l'évêque pour demander des fonds pour la construction et réparation du grand séminaire de Valence dans le local qui lui est affecté. Eure et Loir, on demande, comme il å déjà été dit, que l'on s'occupe de rendre le petit séminaire de Chartres à sa destination. Gironde, on prie le gouvernement de couvrir les dépenses nécessaires pour la conservation du petit séminaire de Bazas, et de compléter la somme dont on a besoin pour acheter une maison à joindre à celle qu'occus pent déjà les prêtres de secours. Loire-Inférieure; donner des encouragemens aux petits séminaires, au lieu de provoquer la chute de ces écoles par des dispositions rigoureuses, comme la défense de recevoir des externes, etc. Maine; il seroit à désirer que l'on allouât au budget les sommes demandées par M. l'évêque pour le clergé, Mayenne; il faudroit laisser les évêques former des écoles ecclésiastiques gratuites pour les enfans pauvres. Oise; on accorde 2000 francs pour les élèves du petit séminaire d'Amiens. Sarthe, on réclame du ministre 25,000 fr. pour terminer l'église du séminaire.

'(1) Le conseil a aussi demandé qu'on fit sortir du diocèse les prêtres étrangers rejetés par leurs évêques pour leur inconduite, et qui ont été reçus dans le département. Pour quiconque connoit les localités, ce vœu ne paroitra pas étonnant; il a été provoqué par des faits affligeans et notoires.

Curés, desservans et vicaires.

Plusieurs départemens se plaignent de la modicité des traítemens ecclésiastiques. Les Hautes et Basses-Alpes et l'Aude sollicitent, pour les curés et desservans, une augmentation de traitement (1). La Charente et la Loire-Inférieure sont d'avis d'augmenter le plus promptement possible, le traitement des cures et desservans, pour les dispenser de recourir à des quêtes toujours pénibles, et souvent peu productives. La Corrèze et l'Ille et Vilaine proposent de porter le traitement des desservans à 1000 francs, et celui des vicaires à 500 fr. La Côte-d'Or souhaite aussi une augmentation de traitement pour les pasteurs, de manière à ce que les communes n'aient plus à payer de supplément, et que les curés jouissent de toute l'indépendance qui convient à leur ministère. La Dordogne et la Moselle pensent que l'on devroit donner 1000 fr. aux desservans, et 1500 fr. aux curés de canton; le conseil de la Dordogne appelle l'attention du gouvernement sur les paroisses privées de secours spirituels par la dégradation ou le manque absolu de presbytercs, et demande que l'on aide. les communes à créer ou à réparer ces édifices. Indre et Loire; le traitement accordé aux desservans est insuffisant; il faut promptement l'élever à un taux qui fasse cesser ce scandale. Lozère; augmenter le traitement des vicaires: Nièvre de

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ande la raême mesure pour les curés desservans. Mayenne; autoriser les villes à s'imposer elles-mêmes pour subvenir aux besoins des vicaires, et ne plus recourir aux quêtes. Oise; on prie le gouvernement d'accorder au moins 1000 fr. de traitement à chaque pasteur dans les communes rurales. BassesPyrénées, Vendée, Vienne, Haute-Vienne et Yonne, proposent tous d'accorder aux pasteurs un traitement fixe et suffisant; il est peu convenable de les mettre dans la dépendance de leurs paroissiens pour le supplément. Saône et Loire; on demande que le traitement des desservans soit porté, le plus tôt possible, à 1000 francs, nonobstant le casuel et les oblations; que les desservans autorisés à bénir jouissent de l'indemnité, et qu'on envoie aux pasteurs des boîtes de médicamens pour être distribués aux pauvres. Yonne; donner aux

(1) Ces conseils ont en même temps exprimé le vœu que le casuel fut aboli. Il y auroit bien quelques observations à faire à cet égard, nous sommes obligés, par la longueur de cet extrait, de les renvoyer à une autre

ministres de la religion un traitement avec lequel ils puissent subsister honorablement.

Instruction publique.

Beaucoup de départemens se sont occupés de cet objet. l'Ain, l'Allier, les Basses-Alpes, le Cantal, la Charente, la Corrèze, la Côte-d'Or, la Drôme, l'Eure, la Lozère, le Haut-Rhin, la Saône et Loire, les Deux-Sèvres, le Var, le Tarn et Garonne, la Vendée et la Vienne, demandent la suppression de la rétribution universitaire. L'Ain, l'Allier, les Basses-Alpes, l'Aude, les Bouches du Rhône, la Charente, l'Eure, l'Hérault, la Loire, Maine et Loire, leš Pyrénées-Orientales, la Sarthe, les Deux-Sèvres, le Tarn, le Var, la Vendée, la Vienne, la Haute-Vienne, appellent le rétablissement des corporations religieuses pour l'enseignement et l'instruction des deux sexes. A ces votes généraux, plusieurs départemens en ajoutent des particuliers. L'Allier demande que l'on consulte les conseils-inunicipaux sur l'établissement des écoles d'enseignement mutuel dans les communes. Les Hautes-Alpes proposent d'appeler dans les villes les Frères des Ecoles chrétiennes. L'Aude demande que l'on encourage ces maîtres estimables, et que la religion et la morale soient les premières bases de l'éducation. Il convien droit, dit le conseil des Bouches du Rhône, de confier l'instruction du peuple aux Frères des Ecoles. La Charente accorde 10,000 francs pour les établir à Angoulême. Les Côtes du Nord proposent de céder aux Ursulines de Dinan les bâtimens de la Victoire, pour y établir une maison d'éducation gratuite, un asile pour les orphelins, et une retraite pour les personnes âgées. La Dordogne accorde une nouvelle somme. de 2000 francs pour établir les Frères à Périgueux; l'Eure en donne 20,000 pour les placer à Evreux. Le conseil d'Ille et· Vilaine pense que l'exécution rigoureuse des mesures portées dans les circulaires des 3 juin 1819 et 19 juin 1820, sur les institutrices, seroit très-nuisible à l'éducation Le conseil des Landes souhaite que les Frères des Ecoles chrétiennes soient établis à Mont de Marsan, à Dax et à Saint-Sever. La Loire demande que l'on augmente le nombre de ces maîtres utiles. La Loire-Inférieure invite à rendre l'instruction plus simple. et moins coûteuse. Dans la Nièvre, on propose de former, pour chaque arrondissement, une Ecole de Frères, et on destine 5000 francs à cet effet, en promettant de renouveler

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ce vote chaque année, jusqu'à ce que ces écoles soient établies. L'Orne propose aussi de placer des Ecoles de Frères dans chaque chef-lieu d'arrondissement, ainsi que des instituteurs choisis, et des Soeurs de la Charité dans les gnes. Les Pyrénées-Orientales demandent que l'on crée Perpignan une Ecole de Freres. La Sarthe est d'avis qu'il faut, autant que possible, et de préférence, confier aux Frères l'éducation primaire. Les Deux-Sèvres offrent des vues sur l'enseignement religieux. La Vaucluse demande que l'on rende à l'éducation la base nécessaire de la religion. La Vienne pense qu'on devroit adopter la méthode des Frères pour l'enseignement des enfans. L'Yonne souhaite que l'enseignement soit fondé sur des principes religieux et monarchiques.

Hôpitaux et prisons.

La situation des hospices a excité l'attention d'un grand nombre de conseils, qui réclament des secours pour ces établissemens; les ressources sont partout fort au-dessous des besoins. Les dépenses des enfans trouvés deviennent énormes, et absorbent bien au-delà des fonds réservés à cet objet; plusieurs départemens sollicitent des secours, et appellent l'attention du gouvernement sur l'augmentation du nombre de ces enfans, Ön demande aussi des fonds pour les prisons, et des hospices particuliers pour les aliénés, dont le nombre paroît augmenter d'une manière effrayante. L'Ardèche vote une indemnité pour les ecclésiastiques de Privas qui voudront bien porter des secours dans les prison. Le Calvados accorde un nouveau secours de 40,000 francs pour augmenter l'établissement du Bon-Sauveur, à Caen, dont nous avons parlé, et qui est destiné aux aliénés et aux sourds-muets. La Côted'Or demande que la maison de mendicité de Semur soit convertie en hôpital où on appeleroit les Sœurs de la Charité. La Creuze sollicite la concession d'une maison, afin d'y établir un hospice pour les aliénés. La Dordogne demande que l'on donne aux Soeurs de la Charité le soin de la prison, et le conseil consacre une somme pour cet objet, ainsi que pour le traitement de l'aumônier. Le Doubs accorde une somme de 4000 francs à distribuer entre les hôpitaux de Pontarlier, de Montbéliard, de Baume et d'Ornans, pour y recevoir les preuves de chaque arrondissement qui n'auroient pu être adinis dans la Maison du Refuge à Besançon. La Drôme vote

12,000 francs pour l'établissement d'une Maison de Refuge pour les femmes. La Haute-Loire accorde un secours de 1000 francs à la maison forinée au Puy pour l'éducation des sourds-muets. La ville de Bayonne demande le couvent des Cordeliers pour y établir un hospice. Le Bas-Rhin demande qu'on place des aumôniers dans les prisons, et il alloue des fonds pour cet objet. Les Deux-Sèvres proposent de changer le dépôt de mendicité de Saint-Maixent en un hôpital général. La Somme demande qu'on prenne des mesures pour procurer les secours de la religion dans toutes les prisons. Plusieurs départemens sollicitent encore des secours pour des ateliers de charité, ou pour des cantons frappés de divers fléaux. D'autre réclament contre les dépôts de mendicité; d'autres se plaignent des progrès de la mendicité. La Vienne appelle l'attention du gouvernement sur l'état des prisons où les divers genres de coupables sont confondus de la manière la plus fâcheuse.

Objets divers.

Les Basses-Alpes, l'Eure, l'Hérault, Saône et Loire et la Vienne, demandent qu'on donne plus d'extension à l'autorité paternelle. L'Aveyron et la Côte d'Or sollicitent une Joi plus sévère contre l'usure, celle du 3 septembre 1807 n'étant pas un frein suffisant. Le Calvados propose d'autoriser les Frères des Ecoles chrétiennes à recevoir les enfans que leur inconduite mettroit dans le cas d'être arrêtés sur la demande de leurs pères. Le Cher demande que l'on conserve à l'archevêché de Bourges le bâtiment de l'officialité, qui en a toujours dépendu. Le Doubs demande le rachat de la portion de l'archevêché de Besançon, qui a été aliénée, et qui est la plus convenable pour loger M. l'archevêque. Les Landes, le Loiret et Saône et Loire, sollicitent une loi contre le vagabondage. L'Oise accorde 3000 francs pour M. le provicaire-général résidant à Beauvais. Plusieurs conseilsgénéraux proposent des mesures pour diminuer le nombre des enfans abandonnés, ou pour pourvoir à leur sort.

Les conseils de l'Allier, des Basses-Alpes, de l'Ardèche, des Ardennes, du Calvados, du Cantal, de la Charente, de la Corrèze, de la Creuse, de la Dordogne, du Doubs, du Gard, de l'Izère, des Landes, du Morbihan, du Nord, du Pas-de-Calais, du Bas-Rhin, du Rhône, de la Sarthe des Deux-Sèvres, de la Somme, du Tarn, de Vaucluse et

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