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la Sainte-Vierge, un mausolée pour Mme. la marquise de Mirepoix, morte, il y a quelques années, sur cette paroisse.

--En conséquence de la démission de M. Périer; évêque d'Avignon, et du bref de S. S. qui l'accepte, le chapitre d'Avignon a pris l'administration du diocèse, a publié un Mandement pour l'annoncer aux fidèles, et a nommé des grands-vicaires. On croit que l'on mettra enfin à exécution la disposition prise lors du Concordat de 1817, pour élever Avignon au rang de métropole; et on nomme même le prélat qui doit être transféré à ce siége. Il reste encore en ce moment à pourvoir au gouvernement du diocèse de Nîmes, que, d'après les arrangemens provisoires de 1819, le Pape avoit conféré, par un bref particulier, à M. l'évêque d'Avignon; mais dont ce prélat doit désirer d'être déchargé, par le même motif qui lui a fait donner sa démission. Ce seroit une raison de plus de se hater de comprendre le siége de Nîmes parmi ceux qui doivent être définitivement érigés. Nous avons vu, dans les extraits des procès-verbaux des conseils-généraux de département, que l'on offroit une somme de 70,000 fr. pour les frais de premier établissement de ce siége.

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Il s'est glissé quelques erreurs de noms dans l'article inséré récemment dans ce journal sur la déportation des prêtres françois en Angleterre. Ce n'est pas M: Margendre, mais M. Maugendre, aujourd'hui chanoine honoraire de Rennes, qui à été un des coopéra teurs de M. Bourret dans la chapelle qu'il avoit établie à Londres. M. Maugendre a donné, pendant près de neuf ans, des discours et des conférences, d'abord dans la chapelle de feu l'abbé Carron, ensuite dans celle de M. Bourret. L'autre ecclésiastique, désigné après M. Maugendre, étoit M. Pousse, et non Pons, comme il est dit, par erreur, au même endroit.

On peut se rappeler que, dans notre no. 670,

nous rendîmes compte de Dialogues sur la grâce efficace, qui sont attribués à un ecclésiastique du diocèse de Vannes, et où l'on retrouve les principes et le langage des plus chauds partisans de l'Augustinus, ou des Réflexions morales. Nous apprenons avec plaisir que M. l'évêque de Vannes, averti que ce livre avoit été répandu dans son diocèse et même dans son séminaire, a écrit au supérieur de ce dernier établissement une lettre qui devoit être communiquée à tous les élèves de la maison, et qui leur a été lue effectivement. Le prélat s'y prononce avec force contre la doctrine du livre, et engage les jeunes théologiens à repousser les suggestions de l'homme ennemi qui cherche à semer l'ivraie dans le champ du père de famille; il les prévient qu'il n'admettra aux ordres aucun de ceux qui se trouveroient entachés des opinions réprouvées tant de fois par l'Eglise. Cette démarche de M. l'évêque a réjoui tous les amis de l'ordre et de la paix; il faut espérer qu'elle paralysera les efforts que fait un parti pour s'insinuer dans le clergé du diocèse. Déjà, il y a quel ques années, on fut obligé de renvoyer du séminaire deux des maîtres que l'on découvrit être attachés à ce parti; si d'autres ecclésiastiques étoient disposés à suivre les mêmes erremens, et se laissoient prendre aux artifices de l'esprit de secte, on peut compter sur la vigilance du prélat pour apporter remède à un mal qui auroit les suites les plus fàcheuses pour le bon ordre du diocèse. En pareil cas, les mauvais et méchans livres, comme celui de M. M. ne sont pas toujours ce qu'il y de plus fàcheux, et il faut encore plus se défier des menées sourdes, des insinuations perfides, et des entretiens fàcheux de ceux qui cachent des traits empoisonnés sous des paroles douces, en apparence, comme l'huile. Molliti sunt sermones ejus super oleum, et ipsi sunt jacula. Soit dit sans vouloir désiguer ni M. M. ni ses amis; car d'abord leurs discours ne sont

pas doux, et ensuite leurs traits ne sont pas bien acérés. -Charles Plowden, prêtre catholique anglois, vient de mourir subitement, à l'âge de 78 ans. Il étoit né le 1er. mai 1743, et alla étudier à Rome, où il entra, en 1759, dans la compagnie de Jésus. En 1770, il étudioit encore la théologie dans le séminaire romain. Etant retourné dans sa patrie, il s'y appliqua au ministère, et à la composition de divers ouvrages. On cite de lui un Discours prononcé lors du sacre de M. Douglass, 1791, in-8°.; Considérations sur l'opinion moderne de la faillibilité du saint Siége dans la décision des questions dogmatiques, Londres, 1790; Observations sur le serment proposé aux catholiques anglois, 1791; Réponse au second livre bleu, 1791; Lettre de M. C. Plowden aux catholiques pour justifier sa conduite; Remarques sur les écrits de M. Joseph Berington, 1792, in-8°.; Remarques sur les Mémoires de Grégoire Panzani, précédées d'une Lettre à M. Be rington, 1794 Lettre à M. C. Butler sur la protestation des catholiques, 1796, in-8°. Tous ces écrits sont en anglois. M. Charles Plowden fut fort opposé au comité catholique dans les disputes qui eurent lieu, en 1790 et 1791, entre ce comité et les vicaires apostoliques; et ce fut à la prière et pour la défense de ces derniers qu'il composa sa Réponse au second livre bleu, où l'auteur montra peut-être un peu trop de vivacité. M. Plowden ne signa point la Protestation dressée en 1789, et souscrite par un assez grand nombre de catholiques anglois. On trouve à la fin de sa Réponse au second livre bleu, une lettre signée par plusieurs catholiques, et qui paroît être de M. Plowden. Dans ces derniers temps cet écrivain étoit président du collége catholique de Stonyhurst, dans le comté de Lancastre. Il avoit fait, l'année dernière, le voyage de Rome pour les affaires de son corps, et il retournoit dans sa patrie lorsqu'il est mort subitement, le 13 juin dernier, dans

le bourg de Jougue (Doubs), au moment où il alloit monter en voiture pour continuer son voyage. M. Charles Plowden étoit estimé pour son zèle et ses connoissances; il étoit fort attaché au saint Siége et à sa compagnie; il avoit deux frères, Robert et Francois; le premier, ecclésiastique comme Charles, est auteur d'une Lettre à François Plowden, 1794, in-8°. pour relever quelques erreurs théologiques avancées par ce dernier. François Plowden, avocat, demeurant aujourd'hui à Paris, est connu par des ouvrages historiques qui lui ont attiré des désagremens dans sa patrie; on a aussi de lui des lettres à sir John Cox Hippisley.

NOUVELLES POLITIQUES.

PARIS. Le 1er août, LL. AA. RR. MONSIEUR, MADAME et Mr. le duc d'Angoulême, se sont rendus à Saint-Cyr, pour visiter l'école royale militaire. LL. AA. RR. ont été reçues par M. le maréchal de camp comte d'Albignac, commandant de l'école, suivi de son état-major. Les élèves ont exécuté divers manoeuvres en présence de LL. AA. RR. qui leur ont témoigné leur satifaction.

Nos Princes ont donné des preuves de leur bienfaisance aux malheureux habitans des communes de l'arrondissement de Tonnerre (Yonne), qui ont été ravagées, le 1er juillet dernier, par un orage. S. A. R. MONSIEUR leur a envoyé 1000 fr.; MADAME, duchesse d'Angoulême, 500; Mgr. le duc d'Angoulême, 500; Mr. le duc d'Orléans, 300 fr.; Mr. le duc de Bourbon, 400; et Mme, la duchesse de Bourbon, 500 fr.

-S. A. R. MADAME, en passant dernièrement à Dourdan, a fait remettre 300 fr. pour les pauvres à M. le curé de cette ville, et a récompensé noblement une pauvre femme qui lui avoit présenté des fleurs.

Le 1er. août, M. le duc Decazes a obtenu du Roi une audience particulière, qui a duré une heure et demie.

La clôture de la session des chambres de 1820 a eu

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lieu le 31 juillet. A la chambre des pairs, ce sont MM. le duc de Richelieu et le marquis de Lauriston qui ont apporté le message du Roi annonçant la clôture de la session, et la chambre s'est séparée à l'instant. A l'autre chambre, M. le ministre de l'intérieur a remis un semblable message à M. le président, qui en a donné lecture, ainsi que de l'article 4 de la loi réglementaire du 13 août 1814. Après cette lecture, l'assemblée, qui se composoit d'environ cinquante membres, s'est séparée aux cris de Vive le Roi!

M. le vicomte de Châteaubriand a donné sa démission des fonctions de ministre plénipotentiaire près le roi de Prusse. M. le comte de Maurville, contre-amiral, est nommé commandant de la marine au port de Rochefort, en remplacement de M. le comte d'Augier, contre-amiral, appelé, dit-on, à la direction du personnel du ministère de la marine

et des colonies.

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Le 2, toutes les chambres du tribunal de première instance de Paris se sont réunies pour recevoir le nouveau serment prescrit à la gendarmerie royale, par ordonnance du 29 octobre 1820. Un discours a été prononcé en cette occasion.

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Le 1er août, la cour royale de Paris a confirmé le jagement du tribunal de police correctionnelle, par lequel l'editeur responsable du Drapeau-Blanc avoit été condamné à un mois de prison et 200 fr. d'amende, pour contravention à la censure. M. Landrieux, l'un des censeurs, a été déchargé de l'amende à laquelle il avoit été condamné pour ne s'être pas présenté devant la cour.

Le conseil royal de l'instruction publique a adressé à M. Corbière une lettre, dans laquelle il lui témoigne les regrets les plus vifs sur son départ.

Une maladie épidémique, qui attaque principalement les enfans, afflige en ce moment plusieurs villages des environs de Chaumont (Oise). Le gouvernement y a envoyé le docteur Pariset, pour connoître le mal, et aviser aux moyens d'y porter remède.

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Le 20 juillet, plusieurs communes du Puy de Dôme ont beaucoup souffert d'un orage accompagné de grêle. Le 23, le territoire de Saint-Milic (Meuse) a été ravagé par un affreux ouragan.

La ville de Clermont a voté, à ses frais, un monument

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