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demnach, widerspreche und widerreße mich, folgend dem Beispiel anderer Legaten des heiligen Stuhls, und namentlich des Fabio Chigi, Bischofs von Nardo, apostolischen Nuntius auf dem berühmten westphälischen FriedensCongreß zu Münster gegen alles, was auf gegenwärtigem wiener Congreß, zum Nachs theil der Rechte und wider das Interesse der Kirchen Deutschlands entweder verfügt, oder unveråndert gelassen worden ist, To wie gegen allen Schaden, welcher für die Gottesverehrung und das Seil der Seelen das raus hervorgeht, und welches ich, so viel an mir lag, zu verhindern mich bestrebt habe; ich thue dieses im Nas men des heiligen apostolischen Stuhls und unseres aller: heiligsten Vaters, Herrn Pius, durch Gottes Borsehung Papstes, des fiebenten jenes Namens, offentlich durch gegenwärtige Urkunde, und in bester Form, Weise, Maße, und Weg, wie ich solches Kraft meines Amtes thun soll und mag.“

Wen diesen Vorgången ließ Papst Pius VII., drei Monate spåter, noch eine eigene Consistorial Rede nachfolgen *). Er trug daher, in dem zu Rom am 4. Sept. 1815 gehaltenen geheimen Gonfiftorium, den Carbis nålen den Gang der wiener Unterhandlungen vor, und genehmigte zugleich die Schritte und Erklärungen seines Legaten. Er ertheilte darin namentlich den beiden Proteftationen des Cardinals seine vollkoms mene på pftliche Bestå tigung, so, als wenn über diese Gegenstånde eine apoftolische Bulle wåre er: lassen worden.“

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Sie steht obent, BD.IV, S. 312 ff.

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des Herrn CardinalLegaten Gonfalvi, betreffend die geistlichen Angelegenheiten des heiligen Stuhls, womit den - Herren Bevollmächtigs ten derjenigen acht Mächte welche den pariser Frieden vom 30. Mai 1814 unterzeichnet haben, eine Proteftation übersendet ward, wider jeden für bas

Interesse der katholischen Religion nachtheiligen, und den Rechten der katholischen Kirche und des heil Stuhls widerstrebenden Beschluß oder Act, welchen der Congreß, naments lich in Hinsicht auf die katholischen Kirchen Seutschlands gehandhabt oder festgelegt hat;

datirt Wien ben 14. Sun. 1815.

Le Cardinal soussigné, secrétaire d'état de Sa Sainteté le Pape Pie VII et son plénipotentiaire au congrès de Vienne, d'après les ordres reçus de Sa Sainteté, n'a pas manqué, dans sa Note du 17 novembre 1814 adresseé à Son Altesse Monsr. le Prince de Metternich président de la commission destinée pour les affaires de l'Allemagne, de présenter les réclamations du St. Père au sujet des pertes et dommages soufferts par les Eglises germaniques, soit dans leurs droits et prérogatives, soit dans leurs possession s.

Sa Sainteté avait déjà fait connoître, par des Actes public so), sa vive douleur en voyant *) Durch öffentlichen Drud find diese Actes publics, oder

publica documenta, wie sie in der, dieser Note beiges legten, Protestationsurkunde genannt werden, so weit

sanctionner par différents traités, (notamment celui de Ratisbonne de l'année 1803) et exécuter tant et de si graves changements, au détriment des Eglises, des Evêchés, des Chapitres, des Monastères, et autres institutions ecclésiastiques de l'Allemagne, et au détriment du St. Empire romain lui-même, changements, desquels ont résulté les effets les plus douloureux pour les intérêts spirituels et temporels de l'Eglise, pour le salut des âmes, comme aussi pour les droits du St. Siège apostolique, reconnus pendant tant des siècles par les Empereurs et par les autres Princes de l'Empire. .

Pendant le long cours de ses calamités, le St. Père, prosterné devant Dieu et implorant par ses ferventes prières l'esprit de la paix et de la concorde pour tous les Monarques et peuples chrétiens, a fait toujours les voeux les plus ardents, afin que son pontificat, qui dès les premiers moments a été pour sa personne la source féconde des vicissitudes les plus amères, fùt, au retour de l'ordre et à l'occasion de la pacification générale, l'époque heureuse du triomphe de la religion, et de la réintégration de l'Eglise dans tout ce dont Elle avoit été privée.

A cet effet, le soussigné, en exécution des ordres du St. Père, ne laissa pas de joindre à ses réclamations les prières les plus vives, pour obtenir une réparation convenable aux maux qui, par la Note énoncée ci-dessus, étoient mis

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Fie den ReichsdeputationsHauptschluß von 1803 betreffen rollen, meines Wiffens, in Deutschland wenigstens nicht bekannt worden.

A n m. d. V.

sous les yeux de la Commission germanique, à laquelle elle devoit être communiquée.

Pour ce qui regarde les droits et les prérogatives des Eglises de l'Allemagne, droits et prérogatives dont une partie appartient intrinséquement à la constitution générale de l'Eglise, et dont une autre partie est fondée sur la possession légitime et canonique des Eglises germaniques, Sa Sainteté, par suite des principes qu'on entend énoncer par les Princes glorieux qui gouvernent l'Allemagne, a lieu de nourrir l'espoir que ces Princes magnanimes prêteront tout leur concours et appui à une systémation des affaires ecclésiastiques de cette nation illustre, conforme aux loix de l'Eglise.

Mais, pour ce qui regarde les possessions de l'Eglise en Allemagne, différentes dispositions, que le congrès de Vienne a cru devoir laisser subsister ou établir, ne peuvent qu'être un sujet de douleur pour le St. Père. Les principautés ecclésiastiques qui ont été détruites par la violence révolutionnaire, en faveur desquelles parloient (du moins également) les mêmes principes et droits admis en faveur de tant de Princes séculiers rétablis dans leurs

pos. sessions, n'ont pas été réintégrées, et ont été assignés à différents Princes séculiers, catholiques et non-catholiques. Les biens ecclésiastiques, patrimoine sacré de tant

lises si anciennes et si illustres, nécessaires au culte divin et à l'entretien du sacerdoce, et qui forment aussi la dotation d'établissements indispensables ou infiniment utiles du clergé sécu

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lier et régulier des deux sexes, ont été en par. tie laissés aux nouveaux possesseurs, sans aucun concours de l'autorité légitime, ou restent distraits de leurs destinations respectives. Le St. Empire romain, centre de l'unité politique, ouvrage vénérable de l'antiquité, consacré par l'anguste caractère de la religion, et dont la déstruction a été un des ren. versements les plus funestes de la révolution, n'est pas résuscité de ses ruine s.

Les devoirs inhérents à la qualité de chef visible de l'Eglise, et les serments solemnels prononcés par le St. Père à son élévation au souverain apostolat, lui tracent la conduite à tenir dans cette circonstance pénible.

Il a aussi devant les yeux l'exemple de tant de ses illustres prédécesseurs qui, même dans des cas d'une moindre importance, eurent le plus grand soin de pourvoir au droits de la religion et du St Siège. C'est ainsi, pour ne pas citer une série de faits plus anciens, qui Innocent X après le congrès et la paix de Westphalie en 1649, Clément XI après le traité d'Alt Ranstädt en 1707 et de Baden en 1714, et Bénoit XIV en 1744 “), de même que leurs représentants dans les Congrès susdits protestèrent contre toutes les innovations préjudiciables à l'Eglise et aux droits du St. Siège, renfermées das ces traités.

Le St. Père, responsable à Dieu, à l'Eglise, et aux fidèles, ne sauroit, sans manquer à ses de

*) Sievon oben, S. 434, in einer eigenen Rote. X. .

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