Histoire des caciques d'Haïti

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G. Guérin, 1894 - Botany - 365 pages
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Popular passages

Page 48 - Jésus-Christ , qui nous a accordé une semblable victoire et de si grands succès. Qu'on fasse des processions , qu'on célèbre des fêtes solennelles ; que les temples se parent de rameaux et de fleurs; que Jésus-Christ tressaille de joie sur la terre...
Page 326 - Il n'ya donc pas de doute qu'Haïti eut une littérature primitive. Elle consistait en poésies populaires. Cette sorte de poésie se retrouve chez tous les peuples qui ont une existence nationale, une langue et des traditions; mais il en est chez lesquels elle est plus particulièrement inhérente aux mœurs.
Page 349 - Ses branches poussent de longs jets pendans,qui ressemblent à des cordes , gagnent la terre , s'y enracinent , et forment de nouveaux troncs qui , à leur tour , en produisent d'autres de la même manière ; en sorte qu'un seul arbre , s'étendant et se multipliant ainsi de tous cotés sans interruption, offre une seule cime d'une étendue prodigieuse , et qui semble posé sur...
Page 231 - Ovando avait porté la main à la croix d'AIcantara qui brillait sur sa poitrine; c'était le signal. La trompette sonna : l'infanterie fit feu, et la cavalerie chargea. Le tournoi se changea soudain en une horrible boucherie. Toute cette foule de spectateurs inoffensifs fut en un instant impitoyablement massacrée. Ni le sexe ni l'âge ne furent épargnés. Anacaona fut prise en vie, c'était la seule prisonnière qu'Ovando consentît à faire; tout le, reste fut passé par les armes. Plusieurs...
Page 41 - Journal tenu de ce voyage, comme le navire la Pinta était meilleur voilier et allait devant l'Amiral, il aperçut la terre et fit les signes que celui-ci avait ordonnés. Un marin, nommé Rodrigo de Triana, fut le premier qui vit cette terre, car l'Amiral, étant à dix heures du soir dans le gaillard de poupe, vit bien un feu, mais au travers d'une masse si obscure qu'il ne voulut pas affirmer que ce fût la terre. Il...
Page 280 - II l'était réellement devenu comme la plupart de ses compagnons d'armes. Il fut le plus grand homme de sa race. On aime à penser qu'il eût été digne de commander à un grand peuple, et d'être, par exemple, le souverain des indigènes haïtiens, lorsqu'ils se comptaient par centaines de mille, et qu'ils formaient une nation; mais, cependant, Dieu sait s'il eût été p 1iic illustre sous les auspices d'une autre fortune, et s...
Page 283 - Lorsqu'il se sentit en sûreté derrière les premiers rochers qui pouvaient lui servir de remparts contre ses ennemis, il s'arrêta pour recenser sa petite troupe et l'organiser. Organiser! tel fut son premier soin, son premier acte: bon augure dans l'homme qui aspire à commander, ou dans le chef qui débute. Cette qualité essentielle marqua toute sa carrière, et lui valut sans doute ses succès. Il forma de suite de cette poignée de conjurés le noyau d'une troupe régulière, et commença...
Page 265 - Quel droit des gens sortis d'Espagne, parce qu'ils y manquaient de 19 pain, ont-ils de s'engraisser de la substance d'un peuple né aussi libre qu'eux ? Sur quoi se fondentIls pour disposer de la vie de ces malheureux, comme d'un bien qui leur est propre ? Qui a pu les autoriser à exercer sur eux un empire tyrannique ? N'est-il pas temps de mettre des borne...
Page 28 - Est-il rien de plus absurde que de croire qu'il ya des antipodes ayant leurs pieds opposés aux nôtres, des gens- qui marchent les talons en l'air et la tête en bas? Qu'il ya une partie du monde où tout est à l'envers, où les arbres poussent avec leurs branches de haut en bas, tandis qu'il pleut, qu'il grêle et qu'il neige de bas en haut ' ? » Malgré toutes les explications que fournit Colomb à cette assemblée, son projet fut rejeté comme vain et irréalisable.
Page 130 - Caonabo de ce spectacle inattendu, il l'aborda et lui demanda s'il ne lui serait pas agréable d'accepter les présents qu'il était chargé par Guamiquina de lui remettre. Il fit aussitôt étaler à ses yeux des chaînes et des menottes en fer poli comme de l'argent qu'il disait avoir été fabriquées dans le Thurey (le ciel) et qui en étaient tombées, en un jour de bonheur. Interrogé par le cacique indien sur l'usage de ces ornements, il lui dit que les rois en Europe s'en revêtaient dans...

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