Philon le Juif: essai sur l'école juive d'Alexandrie

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Hachette, 1898 - 366 pages
 

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Page 217 - Car, suivant les raisonnements que je viens de faire, pour connaître la nature de Dieu autant que la mienne en était capable, je n'avais qu'à considérer, de toutes les choses dont je trouvais en moi quelque idée, si c'était perfection ou non de les posséder ; et j'étais assuré qu'aucune de celles qui marquaient quelque imperfection n'était en lui, mais que toutes les autres y étaient...
Page 151 - L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
Page 214 - ... sans cette cause ; mais le soleil est la cause de la lumière qui procède de lui, et Dieu est la cause de toutes les choses créées, non seulement en ce qui dépend de leur production, mais même en ce qui concerne leur conservation ou leur durée dans l'être. C'est pourquoi il doit toujours agir sur son effet d'une même façon pour le conserver dans le premier être qu'il lui a donné. Et cela se démontre fort clairement par ce que j'ai expliqué de l'indépendance des parties du temps...
Page 152 - est de l'arbre de la connaissance du bien et du « mal, tu n'en mangeras point, car au jour que tu « en mangeras, tu mourras de mort.
Page 219 - Écartez scrupuleusement toute idée de borne , et vous n'hésiterez plus par de vaines questions. Dieu est : tout ce que vous ajoutez à ces deux mots, sous les plus beaux prétextes, obscurcit au lieu d'éclaircir. Dire qu'il est toujours, c'est tomber dans une équivoque, et se préparer une illusion : toujours peut vouloir dire une succession qui ne finit point ; et Dieu n'a point une succession de siecles, quelque durée infinie qu'on leur suppose.
Page 97 - C'est ce que Salomon enseignoit déjà il ya trois mille ans, lorsqu'il disoit : Les pensées des mortels sont timides, et nos prévoyances incertaines. Le corps qui se corrompt appesantit l'âme, et cette demeure terrestre accable l'esprit dans la multitude de ses pensées.
Page 218 - Il n'est en aucun lieu , non plus qu'il n'est en aucun temps : car il n'a , par son être absolu et infini , aucun rapport aux lieux et aux temps, qui ne sont que des bornes et des restrictions de l'être. Demander s'il est...
Page 218 - Ces principes posés , je reviens à l'être qui serait par luimême , et je trouve qu'il serait dans la suprême perfection. Ce qui a l'être par soi est éternel et immuable, car il porte toujours également dans son propre fonds la cause et la nécessité de son existence. Il ne peut rien recevoir de dehors : ce qu'il...
Page 219 - Ainsi, dire qu'il est dit plus que dire qu'il est toujours. Tout de même dire qu'il est partout dit moins que de dire qu'il est; car dire qu'il est partout c'est vouloir persuader que la substance de Dieu s'étend et se rapporte localement à tous les espaces divisibles : or l'infini ne peut avoir ce rapport local de substance avec les corps divisibles et mesurables.
Page 101 - Cependant, les voilà élevés au rang des enfants de Dieu, et leur partage est avec les Saints. Nous nous sommes donc égarés...

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