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Het quelques cents rixdalers ; que la

Députation avoit proposé d'accorder la a somme de 70 tonnes d'or, ou 1,200,000 á rixdalers, tant pour le paiement des « intérêts , que pour l'amortissement « successif de ce capital, et que le Roi « remettoit aux Etats la direction de * ces fonds , pour être employés aux ự objets désignés par le nouveau Comp« toir des Etats, dont on lut le plan et " le réglement de formation. »

Ce Tableau de Finances, et ce Projet furent discutés dans la même Séance, et de nouveau dans celle du 7, au Plenum de l'Ordre Equestre. L'Assemblée recut aussi communication de l'état des des penses de l'année courante et des subsides ;, sur quoi il fut arrêté de se conformer aux demandes de Sa Majesté. En conséquence, le lendemain 8, les Plena des quatreOrdresétant convoqués, ils prirent de concert la résolution de consolider, comme dette nationale, toutes celles qui ont été contractées par le Roi pour les besoins du royaume, et d'en garantir le paiement, ainsi que celui de tous les emprunts que Sa Majesté jugeroit nécessaires dans les conjonctures présentes.

L'Acte d'union et de sírelé n'a pas éprouvé la même condescendance de la part de la Noblesse : elle avoit adressé au Roi des représentations négatives, motivées sur des lois que chaque Parti

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interprête différemment, et qui n'ont pas eu le succès désiré. Cette contestation devant être terminée avant la séparation des Etats , le Roi manda , le 2 ayril, le Maréchal de Lowenhaupt , et lui déclara, en présence des Orateurs des trois autres Ordres : « Que jusqu'à

présent S. M. avoit attendu avec toute

l'indulgence possible l'issue des longues · « délibérations de la Noblesse , dans,

respoir qu'à force de patience Elle « vaincroit enfin son opposition; que * cette attente avoit été vaine pendant « plus d'un mois; que les intérêts du « royaume ne permettoient point de * plus longs délais; et que, puisque les * Lois du royaume et les Résolutions * de la Diete de 1785 portoient, que « tout Acte, servant à expliquer la * Constitution (tel que l'étoit l'acte de < súrete), devoit passer en Loi à la « pluralité de irois Ordres contre un « M. le Maréchal Comte de Lowenhalipt * étoit pleinement autorisé, et tenu par * devoir, d'après ces principes, de signer « l'Acte, au non et de la part de l'Ordre » * Equestre , dont il étoit le Chef. » le Maréchal obéit et signa : après quoi le Roi lui ordonna, ainsi qu'aux Chefs des trois autres Ordres, de ne plus pro- . poser, dès ce jour-là, ni permettre qu'il fut proposé, dans les Plena de leur Chambre , rien qui fût contraire au contenu de l'Acte de sûreté, comme

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ayant acquis aujourd'hui, parla signature des quatre Chefs-d'Ordre, pleine force de Loi et de Constitution Nationale.

La clôture de la Diete' se fera dans très-peu de jours, et l'on attend, à certe époque, la relaxation des divers Membres de la Noblesse, arrêtés au mois de février.

Le Conseil de guerre, institué pour le jugement de la conduite des Chefs et Officiers de l'armée de Finlande , est composé du Comte de Horii, Président, du Major-général de Hermanson, du Comte de Lilienhorn, du Major Cowite Sparre , du Lieutenant - Colonel Luis gerhielm , du Conseiller de Justice Brige ger, et du Procureur-fiscal de guerre Wallenquista

Les piéces remises au Procureur-fiscal de guerre contre le Brigadier Baron d'Hastfehr et son adjudant le Capitaine Fiandt, sont, 1o. une lettre au Général Russe de Schulz, datée du 26 novembre dernier; 2". une lettre du Major-général de Sprengiporten , datée le 22 octobre; 3. Terapport du Barun d' Hustfehr à Son Alt.' R. le Duc de Sudermanie , du 14 novembre; 40. une relation du Capitaine Chevalier de Torne, du 28 novembre; 5°. le rapport du Général Comte de Posse, du 29 décembre; 69. une lettre du Major général Russe de Gunzel au Baron d'Hastfuhr, du 26 octubre; enlin, 70, quatre lettres du Baron d'Élasi.

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1

fehr, envoyées au Roi, des 27 et 300€-
tobre , et des jo et in novembre : ces
lettres sont du Major-général Russe de
Schulz.
Les levées

pour

De formation des nouveaux Corps d'Artillerie et de Marine se continuent avec succès. - Le Baron de Qadestrom , Colonel des Gardes-duCorps, s'est rendu en Finlande.

L'emprunt de huit millions de liv. Génoises, ouvert, par notre Cour, à Genes, dans la maison du Baron Joseph - Laurent de Brentano, et dont le remboursement doit se faire en huit années successives, à commencer de l'an 1800 n'ayant pas été rempli, a beaucoup prés, malgré la sûreté des conditions, le Lieutenant-général Wrangel a transfére, de la part du Roi, cette négociation à la maison Genevoise d'Antoine et Jean de in Rue , Banquiers à Gènes. L'intérêt d'abord fixé à quatre et demi pour cent, a été porté à cinq pour cent.

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ALLEMAGNE.

De Francfort sur le Mein , le 25 aðril,

Les mécontentemens de la Bavière se sont manifestés à plusieurs reprises, et l'on sait qu'ils ont influé sur le changement de domicile de l'Electeur. Ces senimens des Bavarois éclatant de plus en

plus, S. A. E. a cru devoir rendre l'Edit 'suiyant.

CHARLES THÉODORE, Electeur, « D.puis que nous avons trouvé bon de passer avec notre Cour qu lque temps en cette ville, nous apprerons, à notre plus grand déplaisir, que plusieurs bruits, destitués de tout fondement, le sont répandus à différentes reprises, & viennent de se renouveler en Bavière, & cela , selon toute apparence, dans le dessein répréhensible de femer de la méfiance , du mécontentement & du trouble dans le pays, & de nous enlever l'aff. &tion & la corfiarce de nos fidèles Sujets. »

« Certe situation des choses nous met dans la nécessité de prendre des mesures sérieuses pour arrêter ces rumeurs, aussi mal-fondées que punissables; & pour donner à nos fidèles Sujets la plus forte preuve de notre amour paternel & de notre affection, nous déclarons non - seulernent que tous les bruits de cette nature sont entièrement faux & destitués de fondement, mais donnons en même-temps à nos chers & fidèles Bavarois , l'assurance la plus sacrée que, bien éloigné de les quitter ou d'être indifférent à leur fort, nous sommes au contraire fermement résolu d'employer tout ce qui sera en notre pouvoir pour rétablir le bien-être, la sûreté & le bonheur de. la Nation. »

« En conséquence de cette résolution paternelle, nous exhortons tous nos fidèles Sujets, en général & en particulier, & principalement nos amés & féaux les Etats de Bavière, ainsi que tous ceux qui, par vrai patriotisme, ont voué leurs services à la Patrie, à travailler & coopérer de tous leurs pouvoirs, & avec la confiance qu'ils nous doivent, à l'accomplissement de nos vues salutaires & au bien public. >>

су

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