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y aurait amnistie en faveur des condamnés politiques. On prit aussi en considération une proposition de M. Vuilleret, aux termes de laquelle il serait procédé à la révision des décrets des 19 novembre 1847, 30 et 31 mars 1848 concernant la suppression des corporations religieuses dans le canton de Fribourg, et la réunion de leurs biens au domaine de l'Etat. Il serait procédé à cette révision avec le concours et le consentement de l'auto. rité ecclésiastique compétente. L'article 3 de cette proposition portait que, jusqu'à présentation d'un nouveau décret réglant d'une manière définitive la position des corporations religieuses dans le canton de Fribourg, l'article 7 du décret des 30 et 31 mars 1848 serait provisoirement révoqué, et que l'Etat ne mettrait aucun obstacle à la réception des novices dans les maisons religieuses qui y étaient dénommées. Enfin, on suspendrait la vente des biens ecclésiastiques quelconques, ainsi que les actions intentées par l'Etat, en vue de revendiquer certains biens comme appartenant aux corporations religieuses supprimées. Les temps étaient changés. L'accueil fait d'urgence à cette proposition, dont le résultat devait être une œuvre de réparation, le disait clairement.

Dans le canton de Neuchâtel, le sujet mémorable de la querelle désormais historique qui venait de se dénouer pacifiquement, il y eut une halte dans les divisions intestines.

Dans la Suisse germanique, l'état des esprits se présenta plus rassurant encore. Dans l’été de 1857, les antiques fêtes nationales destinées à resserrer les liens de fraternité entre les cantons, furent célébrées avec un entrain d'autant plus patriotique que le pays, dont l'honneur était sauf, avait cependant recouvré sa sécurité première.

CHAPITRE X.

ITALIE.

ETATS sardes. Ouverture de la session par le Roi; son discours. Adresse

des chambres : réponse de Victor-Emmanuel. Interpellation de M. Brofferio sur la politique générale; réponse de M. de Cavour. Les fortifications d'Alexandrie; discussion à cet égard ; vote qui sanctionne la conduite du ministère. - Translation de la marine militaire de Gênes à la Spezia; projet de loi dans ce but; discussion et adoption. -Le conflit austro-sarde; Notes échangées entre Vienne et Turin; rappel respectif du comte de Paar et de M. de Cantono.-Le Pape; interpellations au sujet de l'envoi de M. Boncompagni à l'effet de le complimenter. Réponse de M. de Cavour. – Menton et Roquebrune; leur occupation prolongée par les troupes sardes. — Lois d'intérêt civil et commercial : l'enseignement; la législation pénale; le taux de l'iniérêt; les chemins de fer : celui de la Ligurie; la perforation du mont Cenis. — Le complot de Gènes. Affaire du Cagliari: dépêche de lord Clarendon à ce sujet. – Ouverture du procès des conspirateurs de Gênes. Clôture, intervalle et réouverture de la session : discours du Roi. - Le budget,

la dette. ETATS PONTIFICAUX. Politique du Saint-Siége au dehors; les concordats : le Piémont, l'Espagne, le Portugal; Naples et le Wurtemberg.

Le nom de Napoléon III dans les canons de la semaine sainte. — Voyage du saint-père; incident et objet de cette excursion. Compte rendu en consistoire secret. Levée de l'état de siége d’Ancône et de Bologne : l'occupation autrichienne. — Réception de M. de Grammont comme ambassadeur de France. Actes utiles du gouvernement romain : les plantations d'arbres ; le desséchement des marais d'Ostie. Douanes; réduction des droits. Les chemins de fer. Les finances ; l'instruction publiquo. — Catarinella Fanelli condamnée par le saint office. - Ou

vrages à l'index. Deux-Siciles. Continuation de la rupture des relations avec la France et

la Grande-Bretagne; froideur de l'Autriche. Le Roi veut s'appuyer sur le peuple, et, à cet effet, fait des concessions au clergé. La Cour de Rome eût voulu un concordat; Ferdinand Il ne consent qu'à des décrets. – Projet de convention avec la république argentine au sujet de l'expatriation des prisonniers politiques. Il n'aboutit point : pourquoi? Opposition de la France et de la Grande-Bretagne; motifs. L'affaire du Cagliari; Malheureuse tentative de Pisacane et de ses compagnons. Suites fàcheuses de ce coup de main. — Accident physique : le tremblement de terre; affreux désastres : villes écroulées: morts et blessés; les prisonniers de Naples et de Polla. Les finances et

les constructions mari imes. Toscane. Les lois léopoldines et le clergé. Ce qu'étaient ces lois. Le Pape

à Florence et le concordat espéré par l'Eglise toscane. L'émeute de Livourne; elle est comprimée. Procédure privée contre les accusés. Incendie à Livourne: nombreuses victimes. Ressources du pays : des

finances et la navigation. Parme. Politique conciliante de la Régente. Evacuation des troupes

autrichiennes; rupture de l'union douanière entre les deux puissances. Décret d'ampistie. Manifestation en faveur du Gouvernement; travaux d'utilité publique : les chemins de fer. La Régente présente ses hommages au Saint-Père : commission ministérielle durant son absence.

Les finances; excédant de recettes. Modène. Le duc revient aux rigueurs dont il paraissait s'être reláché.

Carrare mis en état de siége. L'union douanière avec l'Autriche maintenue. Monument commémoratif de la résistance des habitants de Frignano aux troupes françaises. — Le Pape accueilli à Modène.

Mesures d'utilite administrative : exemption d'impôts en faveur des propriétaires de vignes; concessions de mines. — Finances et ressources publiques.

ÉTATS SARDES.

La session des chambres fut ouverte le 7 janvier par le Roi en personne. Il était difficile que cette ouverture eût lieu sous des auspices plus favorables. La part glorieuse et opportune du Piémont à la guerre de Crimée, sa voix grave et écoutée au sein du Congrès de Paris, enfin son attitude ferme et rigoureusement constitutionnelle au dedans, laissaient entrevoir un avenir dont nul ne pouvait mesurer l'horizon. Le discours de Victor-Emmanuel portait l'empreinte du sentiment de cette haute situation.

« Lorsque je suis venu au milieu de vous inaugurer la dernière session, dit Sa Majesté, une grande guerre se poursuivait en Orient. La Sardaigne y a pris part avec vigueur et désintéressement. » Ici un juste souvenir donné à la valeur des armées sardes. La participation des représentants du Piémont au Congrès de Paris était également mentionnée. Le Roi en constatait avec précision le résultat. « Le Congrès de Paris a mis fin à la guerre, rendu plus étroits les liens d'alliance qui nous unissent à la France et à l'Angleterre, et rétabli les anciens liens d'amitié avec l'empereur des Russies. » Sa Majesté sarde ajoutait avec raison, que la Sardaigne en était sortie avec un renom de pru

dence politique et de courage civil; que, pour la première fois, dans une assemblée européenne, les intérêts de l'Italie avaient été défendus par une puissance italienne, et la nécessité, pour le bien universel, d'améliorer son sort, démontrée jusqu'à l'éviden ce. Une rapide appréciation de la situation intérieure : récolte satisfaisante, et par suite, développement de la richesse nationale, enfin budget en équilibre, terminait ce discours. «Moins préoccupés des matières financières, vous pourrez, nécessairement, disait le Roi, compléter les réformes de l'administration provinciale, de l'organisation judiciaire, de l'instruction et des autres branches du service public... »

L'allocution adressée collectivement aux sénateurs et aux députés rappelait l'efficacité et la bonté des institutions que le roi Charles-Albert « avait octroyées à son peuple. » Consolidées par le temps, secondées par l'union intime du trône avec la nation, ces institutions assurent à notre patrie un avenir de gloire et de prospérité. » Ainsi parlait le roi Victor-Emmanuel. L'adresse des deux chambres au Souverain ne contredit ni cet exposé ni ces espérances. Le Sénat renchérit sur le programme royal. « Le nivellement des dépenses et des recettes, un système d'administration, qui en donnant de l'efficacité à la représentation des intérêts locaux, n'enlève rien à l'unité et à la force de l'action gouvernementale; une organisation judiciaire de nature à mieux assurer la prompte, sévère et économique administration de la justice; un ensemble de lois, par lesquelles l'Etat encouragera l'agriculture, pourvoira à l'éducation du peuple, rémunérera dignement les corps enseignants, et, sans faire de l'enseignement un monopole, se réservera les moyens de réprimer tout écart périlleux, enfin l'application dans toutes les parties de l'administration civile des grands principes proclamés par le Statut, telles sont les bases de la prospérité intérieure et de la puissance au dehors. »

Ce programme que traçait la première Chambre, le ministère s'efforça de le remplir au moins en partie, durant la session qui allait commencer. Elle fut inaugurée par les interpellations adressées (15 janvier) au cabinet par le chef de l'extrême gauche, M. Brofferio. Le sens de ces interpellations était que, deVuk e Longe Fae. E TImestert ravař. SENE suon veealth Ul sieciis pour a caure a Igie ios: juru i leta prumer llL mice. Is avai. a szik ixa branu. OU GUETTE Vrien serai wnt SITE C

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Passant a la question de Naples, l'orateur demandait a que avaient abnutí les syropathies de la France et der Angleterre pour le Piemont? A une simple remontranee au Souverain des DeuxSieites. Puis le mouvement sicilien étant venu à éclater, qu'estadtil advenu? Le ministere avait laissé Bentivegna tomber sous les balles des soldats napolitains, et le Roi de Naples s'était montré plus hautain, l'Autriche avait redoublé ses provocations, le Pape avait refusé plus obstínément « des réformes homeopathiques,

« Aujourd'hui, l'empereur d'Autriche fait son entrée à Milan, et les Lombards au même moment nous font hommage d'on marbre d'honneur, exprimant l'espérance que met l'Italie dans le drapeau et l'épée de l'armée piémontaise : Avec quelle plus grande joie saluerai-je le drapeau tricolore de la Tauride sur les rives du Tessin, de l'Arno, du Sebeto, du Tibre où, au nom de l'ancienne liberté, frémiraient les månes de nos pères. »

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