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blique de 21,500,000 francs; le second , re de fer six parties de tartre rouge avec cinq venus, 1,300,000 francs ; dette publique, parties de sang de beuf desséché. On peut 3,000,000 francs.

remplacer le sang par la même quantité de Le Mecklenbourg est un pays uni , géné- matières animales , telles que la corne , les ralement gras et fertile , arrosé par plusieurs raclures de baleine, de vieux cuirs , des plurivières, entrecoupé d'un grand nombre de mes, etc. La chaudière de fer est montée lacs et bien boisé. On y élève beaucoup de sur un fourneau en plein air, à cause de la. chevaux et de bestiaux.

mauvaise odeur que cette opération répand. Schwerin , capitale, est une jolie ville sur On chauffe graduellement, et jusqu'au un lac; Wismar et Rostock sont des ports rouge, en remuant de temps en temps avec très-commercants.

une barre de ser. Lorsque la matière ne Les grands-ducs de Mecklenbourg sont les fume plus , et qu'elle est bien charbonnée , seuls souverains de l'Europe dont la maison on la retire toute rou ze de la chaudière, et soit d'origine slave : ils descendent des rois on la projette dans un bassin rempli d'eaa des Wendes ou Obotrites. Ils envoient 4,290 bouillante, on agite fortement, puis on hommes à l'armée fédérale.

laisse reposer. Au bout de vingt-quatre heuLes États de la maison d'Anhalt sont en res, on décante la liqueur' claire, on fait clavés dans la province de Saxe de la monar- bouillir le résidu dans de nouvelle eau pour chie prussienne. Leur étendue est de 129 l'épuiser. On laisse reposer, ou bien l'o lieues carrées; leur population de 148,000 filtre ; on mêle les liqueurs claires qui conâmes. Ils sont partagés en trois duchés : tiennent l'hydrocyanate de potasse , qu'on Dessau (revenus, 1,836,000 francs; dette peut obtenir en cristaux par l'évaporation publique , 2,069,000 francs); Bernbourg et la cristallisation. Cette cristallisation n'est (revenus , 1,161,000 francs ; dette publique, pas nécessaire pour obtenir le bleu de 2,069,000 fr); Koethen (revenus, 827,000 Prusse , ou l'hydrocyanate de fer. Lorsfrancs; dette publique, 3,103,000 francs). qu'on a obtenu l'hydrocyanate de potasse

La plus grande partie du pays est unie et liquide, comme on vient de le voir , on fait fertile. Une autre partie , séparée du reste , dissoudre dans une chaudière à part deux est couverte par des rameaux du Harz, qui parties de sulfate de ser dans deux fois son sont très-boisés et abondants en métaux. volume d'eau; lorsque le sel est bien dissous, Les princes , ainsi que la plupart des ha

on retire la chaudière du seu , et on laisse bitants, sont de la communion réformée. reposer pendant vingt minutes. Pendant ce Le contingent à l'armée fédérale est de temps, on fait chauffer l'hydrocyanate de 1,224 hommes.

EYRIÈs.

potasse ; on prend un tonneau défoncé d'un * PRUSSE. Voyez Henri et Wilhel

bout, on y verse le clair de la dissolution de sulfate de fer encore chaude , et par des

sus l'hydrocyanate de potasse encore chaud; PRUSSIATES. (Technologie.) Les prus on agite fortement, et on laisse reposer au sintes sont des sels formés par la combinai- moius pendant douze heures. On a eu soin son de l'acide prussique avec les bases sali- de percer plusieurs trous , les uns au-dessus fiables. Les chimistes modernes , après avoir des autres, sur une des douves du tonneau , reconnu la nature de l'acide prussique, ont qu'on ferme tous avec de bons bouchons de jugé à propos de changer son nom, et de Liége. On les ouvre successivement l'un lui substituer celui d'ucide hydrocyanique, après l'autre , afin de laisser écouler l'eau et depuis lors les sels qu'il forme avec les limpide surnageante, ayant soin de ne pas bases salifiables ont cessé de porter le nom descendre assez près du résidu pour qu'il de prussiates, et s'appellent hydrocyanates, puisse s'échapper. On rebouche tous les dont les plus employés dans les arts sont trous, on verse sur le précipité une noul'hydrocyannte de fer, l'hydrocyanate de velle quantité d'eau froide, que l'on change potasse et l'hydrocyanate de soude.

le lendemain. On répète le lavage pendant L'Hydrocyanale de fer, qu'on nomme quinze ou vingt jours ; le précipité acquiert vulgairement bleu de Prusse, est le résultat de plus en plus la couleur bleue au sur et à de la combinaison de l'acide hydrocyanique mesure qu'on le lave. Lorsqu'il est au point avec l'oxyde de fer.

qu'on désire, on le verse sur une toile, et on On le prépare, pour les arts, de la ma- le fait sécher pour l'usage. On peut l'emnière suivante: on mèle dans une chaudière ployer de suite en liqueur, sans attendre

MINE.

qu'il soit sec, soit pour la fabrication des le condanma à être marqué sur chaque jouc papiers peints , soit pour la teinture. des leltres S. L., comme libelliste schisma

Pour abréger les lavages, on peut verser tique. Après plusieurs années passées dans sur le précipité quelques onces d'acide sul- les fers, Prynne recouvra enfin sa liberté furique, ou de l'acide hydrochlorique; en 1640, fut élu membre du parlement, et mais l'on s'aperçoit, quand on fabrique en déploya tout son zile pour l'établissement grand , que l'addition d'un acide diminue du presbytérianisme; mais son intérêt s'étoujours la quautité du produit : ainsi, lors- tant tourné ensuite vers le parti vaincu , il qu'on a de l'eau en quantité, on doit tou prononça un discours en faveur du roi, dont jours prélérer les lavages.

il voulait faire agréer les propositions , et L'llydrocyanate de soude se fabrique de alla expier dans un cachot sa généreuse opla même manière que l'hydrocyanute de position. Incapable de déchir, même au sein potuisse , dont noys venons de parler, en sub. de la captivité, il eut la hardiesse de braslituant au tartre rouge du carbonate de ver Cromwell, et de publier contre lui et les soude du commerce, ou des cristaux de siens divers écrits , qui firent resserrer ses soude qu’on calcine avec le charbon animal, cbaines. Enfin la restauration le rendit à la et par le même procédé que nous avons dé- liberté. Il fut nommé gardien des archives crit. En combinant cet hyurocyanate de de la Tour de Londres, et mourut à Linsoude avec l'oxyde de fer, on obtient de colu's-Inn en 1669. On a de cet écrivain 40 même le bleu de Prusse.

vol. in-fol. et in-8o : mais ce grand nombre Dans l'art de la teinture , on n'emploie d'ouvrages , où le défaut de jugement se fait pas le bleu de Prusse lont préparé, comme souvent remarquer , n'aurait point sauvé nous venons de l'indiquer; on se contente son nom de l'oubli, s'il ne l'eût signalé par de préparer l'hydrocyanate de potasse , on son dévouement, ses souffrances et son conimprègne les étoffes d'oxyde de fer, et, en rage. Ses écrits les moins inconnus sont : plongeant l'éloffe ainsi préparée dans le eracı chronological V indication, etc., Lon. bain d'hydrocyanate de potasse , le bleu dres , 1666-68 , 3 vol. in-fol., rare; Obsers, se forme et se précipite sur l'étoffe. C'est vations sur la quatrième purtie des Institutes ainsi que l'on teint le bleu Raymond sur la des lois anglaises , par Coke , in-fol.; 1Vries soie et sur la laine. (Voyez TEINTURE ct ou Édits parlementaires, 4 vol. in-io ; et SELS.

LENORMAND et MELLET. une édition améliorée de l'Abrégé des archi* PRYCE (William), médecin anglais, ves de la Tour de sir Rob. Collon , in-fol. né à Cornouailles, mort vers la fin du der PRYTANÉE. ( Archéologie, Histoire. ), nier siècle, a complété les travaux de son Lors de la réorganisation de l'instruction compatriote Borlase ( vorez ce nom), par publique en France , dans l'année 1795, à la composition de deux ouvrages importants. une époque à laquelle on imitait les instiluL'un est une minéralogie de sa province, tions anciennes, ou du moins à laquelle on Mineralogir cornubiensis, Londres , 1778, revêtait de noms anciens les institutions in-fol.; et l'autre, une Grammaire et un modernes, on donna aux lieux d'instruction Vocabulum de la langue de ce pays , 1790, consacrés à la jeunesse le nom de prytanées. in.4..

Ce nom ne convenait guère à des colliges, * PRYNNE ( WILLIAM), jurisconsulte puisque le prytanée d'Athènes était le lieu anglais et l'un des plus infatigables écrivains où étaient entretenus les prytanes , magisqu'on puisse citer, né à Swanswick, près de trats qui avaient l'administration de la jusBath, en 1600, embrassa avec ardeuž le tice en chef, la distribution des vivres, la parti des puritains , et s'éleva avec tant de pulice generale de l'État et particulière de violence contre le papisme et l'arminia- la ville, la déclaration de guerre, la concla. nismc, qu'il fut cité en 1633 devant la Cham- sion et la publication de la paix , la nominabre éloilée, condamné à payer une amende tion des tuteurs et des curateurs, et enfin le de 5,000 livres, à être attaché au pilosi en jugement de toutes les affaires qui, après deux endroits différents, en perdant une avoir été instruites dans les tribunaux subaloreille à chaque station, et à une prison ternes, ressortissaient à ce conseil. Le nom perpétuelle. Il subit cette odieuse sentence de prytanes venait du grec a AU’Saves (prytis. avec courage; mais sa haine contre ses per- nis), présel, administrateur, chef. Le temps sécuteurs s'exhala par de nouveaux pam- de leur exercice se nommait prytanie , et le phlets, et l'on prétend qu'un sccond arrêt lieu de leur assemblée était nommé pryla

née. On voit que ce dernier nom avait été Dans la seconde assemblée , les citoyens mal choisi pour l'objet auquel on l'appli- pouvaient venir s'expliquer avec liberté sur quait, el que le prytanée français (établi les objets relatifs à l'administration et au dans l'ancien local du collège Louis - le- gouvernement. Ce droit ressemblait assez à Grand), et le prytanie de Saint-Cyr n'a- celui de pétition , que le gouvernement convaient nulle analogie avec celui d'Athènes. stitutionnel nous a donné.

Au nom de prylanée, on substitua sous La troisième assemblée était destinée à rele consulat celui de lycée, qui était plus cevoir les hérauts et les ambassadeurs qui convenable, puisque le lycée d'Athènes élait avaient auparavant rendu compte de leur une école : c'était le lieu où Aristote et ses mission ou présenté leurs lettres de créance sectateurs expliquaient la philosophie. De au sénat. puis la restauration, on a rendu aux lieux Enfin la quatrième roulait sur les matièd'institution publique le nom de colléges. res de religion , les fêtes et les sacrifices. Il (Voyez INSTROCTION PUBLIQUE).

fallait souvent user de violence pour faire Le prytanée était un édifice public, situé aller le peuple à ces assemblées; mais on l'y à Athènes, près de la rue des Trépieds. rendit plus assidu , en accordant à chacun (Pausanias , pag. 41.)

un droit de présence de 3 oboles , qui équiNon-seulement les prytanes étaient logés valaient à 9 sous de notre monnaie. Ce droit et entretenus dans le prytanée, mais on y de présence fit que les assemblées furent recevait aussi les citoyens qui avaient rendu fréquentées par plus de citoyens pauvres des services signalés à la république.

que de riches; ce qui convenait à l'esprit Comme la classe des prytanes était trop d'une démocratie. nombreuse pourexercer en commun les fonc Nous avons parlé, à l'article Comices, de tions dont elle étail chargée , on la subdivi- ces assemblées populaires des Romains , dont sait en cinq décuries , composées chacune de il n'y a plus d'exemples dans nos institutions dix proèdres ou présidents. Les sept premiers modernes, si ce n'est dans nos élections ; d'entre eux occupaient pendant sept jours mais nos citoyens n'ont qu'un vote à émetla première place; les trois autres en étaient tre, et n'entrent point dans les discussions formellement exclus. Celui qui remplissait politiques réservées à nos assemblées éleccette place était regardé comme le chef du tives. Les comices des Romains avaient pour sénat , et ses fonctions semblaient si impor- pendant à Athènes les assemblées où le pentantes , qu'on ne les lui confiait que pour un ple était convoqué par les prytanes. jour. C'était lui qui proposait les sujets de Ces magistrats qui composaient seuls le délibération, qui appelait les sénateurs au sénat étaient à peu près ce qu'est notre scrutin , et qui, pendant le court intervalle Chambre des pairs, si ce n'est qu'ils avaient de son exercice, gardait le sceau de la répu- une communication directe avec le peuple; blique, les clefs du Trésor de Minerve et ce que l'étendue de nos empires et la forme celles de la citadelle.

de nos institutions a rendu impossible. Ils Les neuf autres classes du sénat avaient étaient au nombre de cinq cents , y compris de même à leur tète un président qu'on chan- l'épistrate ou président et les neuf proèdres geait à toutes les assemblées, el qui étail cha ou chefs de tribus. Ils présidaient par tour, que sois tiré au sort par le chef des prytanes. au prytanée, à l'assemblée du peuple. Chacune

De même que le sénat d'Athènes , divisé des dix tribus fournissait cinquante prytanes. en dix classes , représentait les dis tribus de Ce n'était pas seulement à Athènes que le la ville , il était aussi représenté par les pry- titre de prytane était en usage : dans queltanes , qui, toujours réunis dans un même ques républiques , c'était le nom du premier endroit, étaient à portée de veiller sans des magistrats. A Corinthe, on en élisait un cesse sur les dangers qui pouvaient menacer tous les ans pour administrer les affaires. la république, et d'en instruire le sénat. Sar les médailles de Cyme d'ÆEolide, on

Pendant les trente-cinq ou trente-six jours trouve le titre de prytane. Ce titre est souquc la classe des prytanes était en exercice, vent rappelé sur les marbres antiques. le peuple s'assemblait quatre fois : la pre Le prytanéc de Cyzique passait, après mière fois, pour confirmer ou destituer les celui d'Athènes, pour le plus magnifique. Il magistrats, s'occuper des garnisons , des dé- renfermait quantité de portiques , dans lesnonciations publiques et des confiscations quels étaient placées les tables des festins ordonnées par les tribunaux.

publics.

Le feu sacré de Vesta était conservé sur et fut obligé d'abord de partager le pouroir un autel particulier dans l'enceinte du pry: avec onze autres rois. C'est cette espèce de tanée. Le soin en était commis à des veuves, gouvernement que les Grecs ont désignée que l'on appelait pritanides.

par le nom de dodecarchie, et qui dura Le droit d'être admis à prendre ses repas pendant quinze ans. Psammitique régnait dans le prytanéc était une récompense et un sur les contrées marécageuses et maritimes honneur. On l'accordait souvent aux vain- qui terminent l'Égypte du côté du nord. Le queurs des jeux olympiques.

commerce actif que ses sujets faisaient avec Socrate répondit aux juges , qui lui de- les Grecs et les Phéniciens lui ayant procuré mandaient quelle peine il croyait avoir mé- de grands avantages, et l'ayant mis en relarilée, qu'il se croyait digne d'être nourri, tion avec beaucoup de princes et de peuples dans le prytanée, aux dépens de la répu- étrangers , il fit venir des troupes mercenaiblique.

res de l'Arabie, engagea beaucoup de Grecs Ce droit devenait quelquefois héréditaire. de l'Asic-Mineure à son service, et se trouva Les descendants de Demosthènes en jouis- en état de résister à ses collégues, qui saient de fils aîné en fils aîné.

avaient pris les armes contre lui. Il les vainLa petite-fille d'Aristide, ne pouvant, à quit. Plusieurs périrent dans la bataille; les cause de son sexe, prendre ses repas dans autres se retirèrent dans la Lybie, renonl'enceinte du prytanée, était portée sur l'é- cèrent à leurs États, et Psammitique devint tat des prylanes , pour recevoir par jour ainsi seul souverain de l'Égypte. Il céda aux trois oboles,

Grecs, ses auxiliaires, des terres et des haPrytanis est un nom propre de magistrat, bitations sur les rives du Nil, auprès de Buqui se trouve sur une médaille d'Ægialus, baste, sur la branche pelusiaque, montra, attribuée par Eckhel et Rasche à l'Achaic, en toute occasion, une extrême partialité et que Mionuet à restituée à la Paphlagonic. envers les étrangers qui l'avaient si bien (Descr., tom. 2, p. 163 et 388.)

servi, s'occupa d'embellir Memphis de pluSchulz ( num. 1, p. 51) a fait une disser- sicurs beaux monuments , fit long-temps la tation dans laquelle il discule si la lettre II guerre en Syrie, empêcha les Scythes de sur une médaille de Neapolis de Campanic porter leurs armes en Égypte , et mourut, signifie prytane. (Voyez Médailles.) après un règne de cinquante-quatre ans ,

Voyez sur prytane : Anton. Van Dalen, vers l'an 614 avant Jésus-Christ. – PsammiDissert. de prylanibus Græcorum. Les com Tique II , descendant du précédent , régnait mentateurs des marbres d'Oxfort, XLVI, en Égypte en l'an 100 avant Jésus-Christ, p. 106. Caylus, Antiq. , tom. 2, p. 243. De mais seulement comme vassal du roi de Eprenes dignitate Atheniensium exemplo, Perse. Vers cette époque, Tamus , satrape in nummis; Spanheim , dc Praest., tom. 1, de l’lonie, se réfugia en Égyple avec sa flotte pag. 701. Mongez, Dictionnaire d' Antiquités. et ses trésors, redoutant la vengeance d'ArBarthélemy , Voyage d'Anacharsis. taxerce, parce qu'il avait pris part à la ré

DUMERSAN. volte de Cyrus-le-Jeunc, frère de ce monarPSAMMENITE, roi d'Égypte, fils que persan. Les richesses de Tamus tentèd'Amasis, succéda à ce prince en l'an 525 rent la cupidité de Psammitique, qui fit avant Jésus-Christ, et eut d'abord à soule- périr le satrape avec toute sa famille, pour nir la guerre que Cambyse avait déclarée à s'emparer de tout ce qu'il possédait. C'est là son père. Après avoir été complètement dé- tout ce qu'on sait de ce roi d'Égypte. fail dans une bataille sanglante, livrée sur Aristote nous a conservé le souvenir d'un la branche du Nil dite Pelusiaque, il se ré- autre Psammitique, fils de Gordius ou Gorfugia dans Memphis, y fut assiégé et fait gias, frère de Périandre , tyran de Corinthe. prisonnier; mais le monarque vainqueur, On croit que Psammitique ler , qui, selon touché de sa résignation , le traita avec hon. Diodore de Sicile , avait fait élever ses enneur , et l'envoya ensuite à Suze avec six fants à la manière des Grecs , avait bien pu mille Égyptiens captifs. Accusé plus tard d'a- conver une de ses filles au frère de Périanvoir tenté de faire soulever les Égyptiens, dre , et que c'est à cette circonstance, assez on lui fit boire du sang de tanreau, et ii en vraisemblable, que le fils de Gordius ou mourut. Il n'avaii, régné que six mois. Gorgias aurait dû le nom de Psammitique,

PSAMMITIQUE, roi d'Égypte , monta celui de son aïeul maternel, comme on le sur le trône en l'an 667 avant Jésus-Christ, pratiquait assez souvent chez les Grecs.

соппи.

* PSELLUS (MICHEL), le plus célèbre et luminé Saint-Martin a publié plusieurs de le plus sécond des écrivains grecs du 11e siè ses ouvrages sous le nom du Philosophe incle, était né à Constantinople d'une famille patricienne. Il étudia la philosophie, la théo Plusieurs bibliographes se sont occupės logie, les mathématiques, la médecine, et de travaux relatifs à la recherche des anocontribua beaucoup, par son exemple, à ra nymes et des pseudonymes ; parmi les prinnimer le goût des lellres et des sciences parmi cipaux, nous citerons Vincent Placcius , şes compatriotes. L'empereur Michel Stra- Decker, Adrien Baillet et Antoine - Ales. tiotique le fit sénateur et le députa vers Barbier. Ce dernier a fait presque oublier Isaac Comnène, que le choix de l'armée ap- les écrits de ses prédécesseurs , en publiant pelait au trònc de l'Orient en 1057. Psellus son Dictionnaire des ouvrages anonymes et conserva la faveur de ce dernier prince et pseurlonymes, composés, traduits, ou publiés, celle de Constantin Ducas, qui lui confia en français et en latin, avec les noms des l'éducation de son fils Michel, surnommé anter's , trailucteurs et éditeurs , accompa. depuis Parapinace. Devenu le principal con- gne de notes historiques et critiques, Paris, seiller de ce prince lorsqu'il monta sur le 1822. 1827, 4 vol. in-8". On trouve dans tróné en 1071, il fut dépouillé de ses biens le tome 4 de cet utile et savant ouvrage une sous le règne de Nicéphore Botoniate, et re liste fort curieuse des noms pseudonymes , légué dans un monastère, où il mourut vers sous le titre de Table alphabétique des noms 1079. On a de lui un grand nombre d'écrits ou qualifications sous lesquels les auteurs se dont Fabricius donne les titres dans le tome 5 sont déguisés, ou ont été déguisés, avec de la Bibliotheca greca.

leurs vrais noms et les titres de leurs proPSEUDONYME. (Bibliographie.) On dé- ductions. (Voyez Anonyme.) BARBIER. signe par ce mot, tiré du grec ( yeurs, je * PSYCHÉ (Mythologie) était une jeune feins ; ovoule , nom), les auteurs qui ont pu- fille d'une si rare beauté que l'Amour même blié des ouvrages sous un faux nom, ou les en fut épris et voulut l'épouser. Elle fut ouvrages qui ont paru sous un nom supposé. exposée par ses parents, d'après un oracle

Il s'applique aux auteurs comme aux édi- d'Apollon, sur une haute montagne au bord teurs, aux écrits originaux comme aux tra- d'un précipice. On l'avait parée de vêtements ductions. Il y a plusieurs espèces d'ouvrages funéraires, et l'on croyait qu'elle devait pseudonymes. Les écrivains qui mettent sur être livrée aux fureurs d'un monstre inle frontispice de l'ouvrage qu'ils publient le connu. Mais à peine amenée sur le lieu où nom d'un auteur célèbre, doivent être re cllc devait attendre son sort, elle fut enlegardés plutôt comme des imitateurs mala- vée par Zephire, qui la transporta dans un droits , que comme des impostcurs littérai- palais brillant d'or, et entouré de jardins res. Beaucoup de livres de ce genre ont été magnifiques. Là, elle était servie à souhait publiés sur la fin du siècle dernier; une par des personnes invisibles. L'Amour ve. grande partie est relative à la théologie, à nait la visiter pendant la nuit et la quittait la philosophic et à l'histoire ; les noms de avant le jour, en lui recommandant de ne Voltaire, Fréret , Bolingbroke, Mirabeau pas chercher à le connaitre. Elle se résigna et autres servirent à cctie époque de mas d'abord et obéit; mais une nuit, emportée que à divers auteurs. De nos jours , ces sorr par sa curiosité, elle alluma une Jampe, tes de publications sont plus rares; on a vu et découvrit que son époux n'était autre cependant paraitre dans ces derniers temps que l'amour même. Malheureusement une de notobreux mémoires apocryphes. (Voyez goutte d'huile tomba sur lui et le réveilla. l'article MÉMOIRES.)

Il s'enfuit aussitót, non sans avoir reproché Il existe aussi des ouvrages qui, au lieu à Psyché son indiscrétion. Psyché, pour le de faux noms d'auteurs , ne présentent que retrouver, eut recours à Vénus. Elle ne des noms anagrammatiques ( voyez le mot pouvait plus mal s'adresser, car Vénus la anagramme), et plus fréquemment des ter: soumit à plusieurs épreuves pénibles. L'Ames appellatiss : ainsi , l'abbé Legros , cha mour se crut trop vengé, et obtint de Jupinoine de la Sainte-Chapelle de Paris, a écrit ter la permission de prepare pour épouse contre J.-J. Rousseau, sous la dénomina- la belle Psyché , qui fut mise au nombre des tion d'un solitaire ; Condorcet, coutre les déesses , et qui donua le jour à la Volupté. Trois Siècles littéraires de l'abbé Sabatier Comme le nom de Psyché est celui de l'âme de Castres , sous celle d'un théologien; l'il- (yuxa) chez les Grecs, il serait facile de

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