Page images
PDF
EPUB

ces. »

de gens de son conseil, de membres du par- ques développements, et, quant à la forme, lement, et de députés de l'université, pour une adhésion expresse aux décrets du condélibérer sur les prétentions que le nou cile de Bâle, sauf quelques légères modifiveau pape semblait disposé à faire valoir en cations. Cet important statut , enregistré par France. L'assemblée décida «que l'édit royal le parlement, lc 13 de juillet , fut aussitôt de 1406 conserverait toute sa force, et qu'en porté au concile de bâle , qui continuait à conséquence il serait pourvu, par élection tenir des sessions ; et les ambassadeurs qui ou postulation, à tous les bénéfices, dans les ly portèrent, supplièrent les Pères de le églises cathédrales, collégiales et conven corroborer par un décret. Mais l'agitation tuelles, o

dans laquelle ils étaient, après avoir déposé Le concile de Bale s'était rassemblé avec Eugène IV , le 25 de juin , et lorsqu'ils disdes dispositions conformes à celles de Char. cutaient la confirmation qu'attendait Féles VI; et , envisageant d'une manière plus dix V, élu

par des cardinaux pour lui succélarge les usurpations de Rome , il abolit les der, les empêcha de s'occuper de la demande annates ( revenu de la première année du des ambassadeurs. nouveau possesseur , que les papes prenaient L'élection de Félix V déplaisait à Cbar. sur les évêchés, et autres bénéfices). Le con- les VII et à une grande partie du clergé francile ensuite annula toutes les graces expec- çais. Quand ce monarque apprit que Félix tatives, et autres réserves de bénéfices que avait été sacré et couronné à Bâle, le 24 juilRome faisait tourner à son profit. Enfin, il let 1440, il convoqua de nouveau , à Bourconfirma le droit des élections d'évêques par ges , les membres de l'assemblée précédente, les chapitres de cathédrales, en exhortant pour qu'ils décidassent si cet élu devait être les princes « à ne point en altérer la liberté, reconnu pour vrai pape. Les mêmes députés soit par des promesses , soit

par
des mena-

du concile de Bâle, qui avaient assisté à

celle-là, accoururent à celle-ci. Eugène IV, L'Église ayant alors besoin d'une grandę à qui la circonstance de la répugnance de la réforme , en ce qui concernait les maurs du France pour Félix paraissait très-favorable, clergé , le concile voulait le réformer dans envoyait pareillement des légats à Bourges. sa tête, c'est-à-dire le pape, comme dans Ils se montrèrent fort exigeants : car, entre membres : Tàm in cupite quàm in membris. autres choses, ils demanderent que le roi Rome s'en irrita; les légats du pape (Eu- suspendit , et même abrogeât sa pragmatigène IV); présidant en son nom au concile, que-sanction , « auquel cas , disaient-ils , le y provoquèrent de vïolentes discussions qui pape, restant toujours maitre de pourvoir en troublèrent l'auguste majesté. Eugène IV · aux bénéfices du royaume, ne les conséres'en prévalut pour donner une bulle par la- rait néanmoins qu'aux sujets que le roi lui quelle il ordonnait la translation du concile aurait désignés. » L'assemblée s'indignait à Ferrare, sous sa dépendance immédiate. contre les légats d'Eugène , lorsque le len

Le roi de France, Charles VII, persuadé demain , elle en reçul de Félix qui combatque la colère du pape vepait principalement tirent avec vigueur leurs audacieuses dedes décrets qui avaient proscrit les usurpa- mandes. L'assemblée déclara , le 2 septemtions romaines, défendit, par des lettres- bre, « que, pour ce qui concernait la pruge patentes, du 23 janvier 1437, à ceux des matique-sanction, le roi voulait qu'elle fut prélats francais qui étaient membres du con- observée inviolablement, et que si , dans ce cile de Bale , de se rendre à Ferrare ; et en qu'elle contenait de conforme aux décrets der même temps il convoqua pour l'année sui- concile de Bâle , il y avait quelque chose de vante , à Bourges , en concile national, dans trop rigide, on pourrait le modérer. » la sainte chapelle de cette ville, tous les évè Ce n'est pas ici qu'il nous est permis de raques qui pouvaient y venir, des ecclésiastic couter en détail tout ce que les papes suiques instruils , et les grands du royaume. vants pratiquèrent de manæuvres pour obli. Des députés du concile de Bâle y arrivèrent, ger nos rois à abroger cette pragmatiqueet même encore des envoyés d'Eugène IV. sanction; comment Jean Joffredi, évêque Le roi, accompagné des princes du sang, d'Arras , Jean Balue , évêque d'Évreux, obpréside son assemblée ; elle décrète une tinrent de Pie II le chapeau de cardinal, en nouvelle pragmatique-sanction , qu'il pro- extorquant à Louis XI une révocation équimulgue le 7 juillet 1439. C'est , au fond , la voque de cet important statut. Sixte IV, et même que celle de saint Louis , avec quel le turbulent et guerrier Jules II, firent en

core plus d'efforts pour obtenir qu'il fût aboli élections. Charles IX, par un faux-fuyant, sans retour par Charles VIII et Louis XI. qui les neutralisait, en paraissant les rétaMais Léon X, modéré par politique, fut blir , ordonna qu'elles seraient faites par le plus adroit et plus heureux , grâce à la con- métropolitain , les évêques et les chanoines, nivence un peu félonne du chancelier de presque tous de l'ordre de la noblesse, avec François Jer , Antoine Duprat', et Jean de l'intervention accessoire de douze gentilsPins, évêque de Rieux; grâce encore à la hommes députés par les pairs, et de douze légèreté vaniteuse de ce prince, auquel ils bourgeois nommés par le corps municipal. firent signer et ratifier, en 1516, ce con L'ordonnance statuait ensuite que

l'élection cordat qui annulait la pragmatique-sanction, ne consisterait qu'à choisir , dans le clergé, dont ils lui persuadaient qu'il maintenait trois sujets qu'on présenterait comme candiles dispositions essentielles. La surprise de dats au monarque, et que ce serait lui qui ce monarque fut grande , lorsque le nonce nommerait évêque celui des trois qu'il prévint ensuite lui présenter, pour être publiées, férerait, c'est-à-dire que les intrigues de deux pièces que Léop X avait fait sanctionner cour lui feraient préférer. Cette ordonnance, par son concile de Latran, dont l'une était n'étant qu'une déception au profit des élus le concordat, et l'autre l'abolition expresse du favoritisme, laissa bientôt un libre cours de la pragmatique - sanction. François [er aux désordres introduits par le concordat. reçut ces deux pièces, mais en déclarant au

Sous Henri III , des évêques apostoliques , ponce qu'il ne publierait que la première. réunis en assemblée du clergé, à Melun, en Jamais, en effet , il ne publia rien qui con- 1579, envoyèrent trois d'entre eux pour exstatât la révocation de la pragmutique-sanc. poser à ce monarque combien il était scantion de Charles VII.

daleux de voir une si grande quantité d'éDe même que celle de saint Louis, elle fut vêchés et d'abbayes possédés par des monabolie de fait , sans l'avoir été en droit. Le dains et des femmes. Ces vertueux prélats parlement refusa long-temps d'enregistrer supplièrent instamment Henri III de rétablir cet anticanonique concordat, par lequel le Jes élections, seul moyen de remédier à d'aussi pape, disposant d'un droit qui ne lui appar- monstrueux désordres. Le roi leur fit des tenait point , celui des élections, le conférait promesses; mais on n'en vit pas moins de au monarque seul; et le monarque , dispo- tels scandales se propager jusqu'au milieu du sant en maître de l'autorité spirituelle des règne de Louis XIV. métropolitains, on des conciles des évêques Si, avant de nous lire, on avait été surde leurs provinces respectives , auxquels pris que les pragmatiques-sanctions de saint sculs appartenait le droit de confirmer ca- Louis et de Charles VII, quoique soutenues poniquement les élus, le décernait au pape par plusieurs de leurs successeurs , n'eussent. (voyez CONCORDAT). Le parlement n'enre- pu se maintenir , et n'eussent eu qu'une exisgistra ce traité si profane , que lorsqu'il y fut tence pour ainsi dire éphémère; si on avait contraint par la violence, et qu'en stipulant désiré en connaître la cause, on l'aura sans expressément que l'enregistrement n'était doute entrevue dans ce que nous avons expas libre. Il continua même de se régler sur posé de la durée qu'avait eue , pendant douze la pragmatique-sanction dans les arrêts qu'il siècles , le droit canonique primitif qui exirendait en matières bénéficiales.

geait la présence du peuple dans les élecCe concordat, odieux en lui-même, le tions , pour qu'elles fussent valables. Ces devenait encore davantage par les scandales deux pragmatiques-sanctions qui l'en exénormes qui en étaient le fruit. Non-seule- cluaient, en concentrant dans une portion ment François ler, mais encore Henri II, du clergé le droit d'élire , s'étaient privées , François II, conféraient les évêchés et les par cette exclusion, de la condition la plus riches abbayes à des laïques nobles , à des indispensable pour une longue existence. La militaires, et même à des femmes, qu'il durable vitalité des lois fondamentales dén'etait pas rare d'entendre dire mes chanoi- pend des égards qu'elles ont pour les droits nes, mes diocésains, mes moines. Les États- du peuple, et de son intérêt à les maintenir, Généraux de 1560, sous Charles IX, à Or comme à les observer. (Voyez LiberTÉS GALléans , reteptirent de vives plaintes à ce su LICANES et Pape.) Guillon et Monthéon. jet. Il fut supplié par les trois ordres de PRAIRIES. (Agriculture. ) Toutes les mettre à d'aussi criant désordres le seul terres couvertes de graminées ou de légumifrein qui pût les arrêter, en rétablissant les neuses , destinées à la nourriture des besTome 19.

3

[ocr errors]

tiaux , soit que la culture ou la nature seule armées , à celle des chevaux sur les routes, fasse., tous les ans , les frais de l'ensemence- ne laisse aucun doute à cet égard. Mais ces ment ont reçu le nom générique de prairies. prairies qu’on abandonne le plus souvent Cependant on a classé les prairies en trois aus soins de la nature , ne sauraient-elles genres : les prairies naturelles , les prairies ètre améliorées par ceux de l'homme? la artificielles, et les prairies temporaires. Les culture doit-elle en être bannie? et serait-il prairies anciennes, celles qui, sans avoir été bien vrai qu'on ne dût, en aucun cas , y trasoumises à la culture, offrent à l'homme cer un sillon sacrilége? Nous ne le penson's leur produit annuel , .sont les prairies nalu- pas. L'exemple, car dans la science de l'arelles. C'est de ce genre que sont les immen- griculture c'est le plus fort des arguments, ses pâturages de la Suisse , de la Hollande, l'exemple des cultivateurs les plus éclairés , et une partie des prairies de la France, de a prouvé le contraire. Il est peu de prairies l'Angleterre, etc., soit qu'on y récolte le naturelles qui ne puissent ètre améliorées foin, soit qu'on les livre aux troupeaux, par des soins assidus; les engrais, les amensoit enfin que l'une et l'autre des deux mé- dements , le dessèchement, le hersage , l'irthodes y soient pratiquées. On nomme prai- rigation surtout, peuvent produire des efrie artificielle toute étendue de terre ense- fets surprenants : mais le meilleur moyen , mencée en fourrages, destinés , soit à être celui qui offre le plus d'avantages , et qu'on livrés verts aux bestiaux , soit à être conver- peut pratiquer sur presque toutes les praitis en fourrages secs. Ces prairies, dont on ries , quand leur nature trop pierreuse, ou commence à apprécier l'immense utilité, noyée , ou bien encore le peu de profondeur sont ordinairement cultivées en légumineu- du sol fertile ne s'y oppose pas , c'est de les ses : le turnep, les trèfles, la vesce, la 'rompre, c'est de les transformer en prairies 'luzerne, le sainfoin , les carottes , les bette- artificielles, et de les soumettre à un assoleraves, etc., sont les récoltes les plus ordi- ment qui , après quelques années permette naires. Enfin, on nomme prairie temporaire de les remettre en prairies ou en pâturages une pièce de terre ensemencée en graines, améliorés par ce mode de culture. de prairies naturelles , et destinée à être de C'est souvent dans les contrées les plus nouveau soumise à la culture des céréales , favorisées de la nature, que se trouve la après avoir été påturée ou fauchée pendant plus grande étendue des terres incultes, de un certain nombre d'années. Les deux der- bruyères, de steppes, qui servent de patunières espèces de prairies, qu'on regarde rages permanents , et sur lesquelles errent à avec juste raison comme les plus avantageu- l'aventure quelques chétifs besliaux à demi

forment une partie importante de l'a- sauvages. Plus de la moitié du territoire de griculture, et entrent dans tout système l'Espagne, 12,000 licues carrées, sont de raisonné d'assolement et de culture alterne. cette nature, et avec quelques pâturages Il ne nous appartient pas, dans un ouvrage plus fertiles, fournissent à l'entretien de de ce genre , de développer les règles, fon- 5 à 6,000,000 de moutons que cette imdées sur l'observation raisonnéc des faits, mense étendue suffit à peine à empêcher de qui doivent présider à leur succession de périr de besoin pendant l'hiver. culture. C'est dans des traités spéciaux qu'il Cet état de choses, cette indigne paresse faut les puiser; nous nous bornerons à cher- qui porte les habitants de ces contrées à décher à faire ressortir l'avantage que retire- vorer les fruits de la terre sans faire aucun rait la société tout entière de l'adoption de effort pour la rendre plus féconde , cette ce genre de culture , s'il était répandu uni- immense étendue de pâturages incultes, ne versellement, et si les cultivateurs, plus prouvent guère en faveur de l'état ayancé de instruits et plus éclairés sur leurs véritables l'agriculture, qui leur eút appris, comme intérêts , abandonnaient leur pernicieuse dans la Basse-Écosse, l'un des pays du monde routine.

le mieux cultivé, et ou l'on voit à peine une Nous avons parlé à l'article PatuRAGES, prairie naturelle qui mérite ce nom , à dédes cas où ils étaient indispensables ; nous fricher celles de ces bruyères susceptibles ne reviendrons par sur cet objet. Quant aux de défrichement, à rompre ces pâturages à prairies naturelles à faucher , leur utilité est demi stériles, à les cultiver en prairies artiincontestable ; l'immense quantité de foin cielles , à les couvrir de céréales , à nourrir, nécessaire à l'approvisionnement des gran- dans un espace bien plus restreint, une des villes, à la nourriture des chevaux des quantité plus grande de bétail mieux soi

ses ,

sans

gaé, et à élever sur le reste des fermes com améliorer. Mais il est des règles généramodes , des villages riants, des villes floris- les desquelles on ne saurait s'écarter , santes.

risquer de perdre le fruit de ses travaux. C'est à l'introduction des prairies artifi- Toute terre arable mise en prairie demande cielles que la société sera redevable d'une à être parfaitement égouttée, car les semenplus grande partie de son bien-être ; cette ces des fourrages craignent l'humidité penadoption renversant la jachère, rend an dant leur jeunesse. Le choix de graines sainuellement à la culture le quart des terres , nes, celui de plantes qui croissent à div frappé par elle d'infertilité ; c'est de plus le ses époques de l'année , si la prairie est desseul moyen de se préserver des disettes de tinée à être pâturée, ou si son produit doit fourrages verts, qui pendant l'hiver font être consommé en vert ; le choix au contraire sentir aux bestiaux leurs cruels effets. On a de plantes qui croissent ensemble et mûrisdit que cette culture éloignant les époques sent au même lemps, si l'on doit en transdes récoltes de céréales, tendrait à faire former le produit en foin , sont d'une grande augmenter la valeur du pain , et imposerait importance. L'époque du fauchage, les próde nouvelles privations à la classe indigente; cautions à prendre en ce cas, le choix des cette crainte est illusoire : les fumiers , que engrais, la saison dans laquelle il convient le plus grand nombre de bestiaux entrete- de les appliquer, etc., etc., sont autant de nus sur la ferme permet d'obtenir, ne sont points qui ne doivent point être négliils donc pas un sûr moyen d'augmenter les gés. Enfin, c'est à l'agriculteur à consulproduits, bien qu'ils soient moins fréquents? ter les localités, à savoir que, près des et d'ailleurs, en supposant que la valeur du grandes villes, les fourrages sont recherpain dùt en être augmentée , peut-on oublier chés, et par conséquent se paient fort cher; que celle de la viande serait diminuée dans que dans les pays montagneux, où les comune plus grande proportion? et ne sait-on munications sont difficiles, il est plus avanpas que la viande offre une nourriture bien tageux d'élever et d'engraisser des bestiaux, plus substantielle sous un poids bien moin- et de fabriquer le fromage , et, dans tous dre ? Mais cette introduction, il faudrait les cas, que l'adoption des prairies artificielqu'elle fût désirée par les habitants des cam- les ne peut qu'augmenter ses produits. Si pagnes, trop peu éclairés pour apprécier un c'est une vieille prairie qu'on veuille rométat de choses qui les priverait momentané- pre, l'écobuage , surtout pour les sols mament de plusieurs des avantages dont ils jouis. récageux, les collines crayeuses, les tersent. Il faudrait que les pauvres des commu

rains incultes , non siliceux, est un moyen nes qui n'ont point de pâturages communs, recommandé par les plus célèbres agronorenoncassent à élever des bestiaux sur les mes ; et l'on peut ajouter qu'il est généraleterres de leurs voisins, que l'abolissement ment avantageux de retourner la première complet du droit de parcours permit aux récolte verte. Cette première récolte doit se cultivaleurs de tenter des améliorations. composer de plantes non épuisantes. Elle Les conseils communaux se croient trop in- consiste , en général, en turneps, dont on téressés au présent état de choses , ils ont ne peut trop estimer les avantages. La suite trop d'ignorance pour apercevoir un bien de la rotation dépend de causes trop variées futur dans une privation présente : ce n'est pour que nous puissions les détailler. C'est donc pas de l'administration locale qu'on dans les ouvrages des Gilbert, des de La peut attendre ces changements; c'est de Salle de L'Étang, des Duhamel, des Malois émanées du gouvernement, et dont thieu de Dombasle, des John Sinclair, c'est l'exécution fût strictement observée; c'est dans les Mémoires de la Société d'agriculde l'instruction plus répandue parmi les ha- ture, dans le Cours d'agriculture pratique , bitants des campagnes, et de la création qu'on trouvera les développements indis. d'un grand nombre de fermes-modèles , qui pensables. (Voyez AssoLEMENT, IRRIGATION leur prouvent jusqu'à l'évidence les résultats et PaturAGE.)

DUBRUNFAUT. qu'on peut attendre de tel ou tel mode de PRAM ( CARÉTIEN), poète et conseiller culture.

d'État danois, né en Norwege en 1765, mort Il est peu de terres, qui soumises à une à l'ile de Saint-Thomas (dans les Antilles) culture raisonnée, ne puissent à la longue de- en 1821, a laissé plusieurs pièces de vers venir fertiles , et payer avec usure les peines couronnées à la Société royale des belles-let. que le cultivateur s'est données pour les tres de Copenhague , et imprimées dans le

recueil de cette compagnie : un poème épi- chit de plusieurs dissertations et de la vie de que intitulé : Screrkadder, Copenhague, Pellegrini. 1785; trois tragédies, imprimées dans le * PRATO (JÉRÔME DA) prêtre de la conrecueil dramatique de Rahbek; quelques grégation de l'Oratoire d'Italie , et savant autres poésies, insérées dans la Minerva, philosophe, né à Vérone vers 1710, mort recueil périodique littéraire, dont il fut l'un en 1782, est principalement connu par l'édes rédacteurs ; plusieurs Mémoires insérés dition qu'il a dounée de l'Histoire de Sulpice dans le recueil de la Société de littérature Sévère, Vérone, 1741-54, 2 vol. in-4°, et scandinave, dont il était membre , et trois qui passe encore pour la meiileure de cet comédies qui n'ont pas été imprimées. ouvrage, et par quelques autres écrits peu

* PRASLIN (CésaR-GABRIEL DE CHOI. remarquables. SEUL , duc de ), né à Paris en 1712, rem PRATT (CHARLES), comte de Camden, plaça son cousin le duc de Choiseul, dans pair d'Angleterre et lord-chancelier, né en l'ambassade de Vienne, devint ministre des 1712, entra d'abord dans la carrière du baraffaires étrangères , et signa le traité de reau , fut nommé procureur-général en 1763 , qui termina la guerre de sept ans.

1757, devint en 1762, premier juge des Créé à cette époque duc et pair, il rendit au plaids communs , et eut souvent l'occasion duc de Choiseul le portefeuille des affaires de faire briller dans cet emploi les talents étrangères, et reçut celui de la marine , où dont il était doué. L'affaire de Wilkes , qu'il il se distingua par son zèle. D'immenses tra- exposa avec autant d'impartialité que d'élovaux furent entrepris sous son administra- quence, lui attira surtout une grande popution; il agrandit et fortifia le port de Brest, larité. Il fut dès lors comblé d'honneurs par répandit parmi les officiers un vif désir d'in- la ville de Londres, obtint le droit de bourstruction, conçut le projet d'un nouveau geoisie, et, après avoir été créé pair d'Anvoyage autour du monde, ne négligea aucun gleterre , en 1765 , il fut appelé l'année moyen pour le rendre utile à la navigation suivante aux fonctions de lord-chancelier. et aux sciences , et lorsque la disgråce de Parvenu à ce poste éminent , le comte de son cousin entraîna la sienne , il laissa dans Camden sut se concilier l'estime générale par nos ports 70 vaisseaux de ligne , 50 frégates, la sagesse de son administration, ses conet , dans les magasins , les bois et tous les naissances approfondies des lois de son pays , matériaux nécessaires pour accélérer de et surtout par l'intégrité de son caractère; nouvelles constructions. Le duc de Praslin, mais s'étant montré en opposition avec la mourut en 1785; il était membre honoraire cour il reçut sa démission en 1770, et fut de l'Academie des sciences. Condorcet a pu- nommé ensuite président au conseil, emploi blié son Éloge. ( Voyez l'article Choiseul.) qu'il conserva jusqu'à la fin de sa carrière , * PRAT. Voyez Duprat.

si l'on en excepte cependant le court espace * PRATENSIS (Jason VANDER MEER- Coalition. Il mourut en 1794.

de temps que dura le ministère dit de la SCHE, plus connu sous le nom latinisé de à

* PRATT ( SAMUEL-JACKSON ), écrivain Pratis ou), médecin hollandais , mort en 1558 à Ziriczée , lieu de sa naissance , a laissé Huntington, en 1749, mort à Birmingham

anglais, né à Saint-Yves , dans le comté de entre autres ouvrages : Libri duo de Urinis, en 1814, a donné un grand nombre de roAnvers , 1524, in-40, de parturiente et parlu Liber, ibid., 1527, in-8°, réimprimé à

mans (en anglais) qui se font remarquer Amsterdam ainsi que le précédent, 1657,

par

la délicatesse des sentiments et par la

richesse de l'imagination. in-12; de tuenda Valetudine , lib. IV,

* PRAUN (GEORGES-ANDRÉ, baron DE), in-1.. vers , 1538,

ministre d'État à Brunswick et savant numis* PRATILLI (François-MARIE), savant mate, né à Vienne en 1701, mort en 1786, et laborieux antiquaire napolitain , chanoine est auteur de quelques ouvrages ( en allede Capoue, mort en 1770, âgé d'environ 60 mand ), dont les principaux sont : un Traité ans , a donné une édition de l'Historia prin. les monnaies, etc. , Helmstadt, 1739, in-8°, cipum longobardorum, Naples, 1649-54, plusieurs fois réimprimé ; Collection numis5 vol. in-40. Cette histoire avait été publiée matique de Brunswick-Lunebourg, etc., Nuen 1643 par Camille Pellegrini le jeune , et remberg, 1747, in-40; biblioth. brunsw.comprenait depuis 720 jusqu'en 1137. Pra- luneb., etc., Wolfenbutel , 1744, in-8°, rare. tilli l'augmenta considerablement, l'enri-' Il a publié en français : Méditations surl'ex

An

« PreviousContinue »