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etait à Alexandric. Plus laborieux qu'homme sur un plan, et expose toute la théorie gno. de génie, ce grand mathématicien , n'eut monique des Grecs; un traité de l'Optique, le d'abord sans doute d'autre objet que celui seul ouvrage des anciens où l'on trouve quelde rassembler en ur corps de doctrine tout ques traces de physique expérimentale ( ce ce que ses prédécesseurs avaient disséminé dernier ouvrage , dont il existe deux manudans des traités spéciaux. Aussi c'est bien scrits à la Bibliothèque du Roi, n'a pas enmoins pour avoir fait faire à la science de core été publié; le texte original en est notables progrès que pour l'avoir en quel- perdu comme celui des précédevts, dont que sorte rendue vulgaire , qu'il s'est acquis nous n'avons que des traductions d'après cette réputation devant laquelle pâlirent l'arabe); huit livres de géographie, ouvrage celles d'Hipparque et des autres grands as- précieux, comme le plus vaste dépôt des tronomes, dont les écrits , uniquement des- connaissances des anciens en cette science ; tinés aux savants, lui avaient tant servi. Si enfin plasieurs livres d'astrologie judiciaire , l'un de ses titres à la reconnaissance de la dont le plus considérable , ayant pour litre: postérité est de nous avoir conservé des frag- Tetrabible ou Quadripartitum , a été comments de ces auteurs, il faut convenir qu'à menté par Proclus Diadochus. Léon Allacci cet égard même son mérite est singulière- a donné une traduction latine de cette parament affaibli par le reproche qu'on n'a pas phrase , et il en a été fait en 1635, chez les craint de lui adresser , d'avoir contribué à Elzevier, une jolie édition grecque - latine. l'oubli où tombèrent les ouvrages de ses de. Nous mentionnerons encore l'abrégé que fit vanciers, dès qu'on crut que les siens en Ptoléinée de ses Tables astronomiques, et contenaient la substance. Dans son Alma. qu'il intitula Tables manuelles. Cet ouvrage, geste (traité d'astronomie , qu'il avait lui- commenté par Théon d'Alexandrie et par même intitulé Synture mathématique , mo- plusieurs autres astronomes , a été publié nument précieux, puisqu'il renferme l'his- pour la première fois en entier par l'abbé toire de la science et loute la science même Halma, en 1822. M. Delambre, dans la sade ces temps), Plolémée se vante d'avoir vante notice qu'il a consacrée à Plolémée imaginé plusieurs instruments , dont il assure (tom. 36 de la Biographie universelle), nous s'être servi pour atteindre à plus d'exacti- parait avoir suffisamment prouvé que c'est tude ; mais il ne rapporte aucune de ses sans fondement qu'on lui a attribué le cuobservations. Épuisant des calculs déjà faits ricux traité de projection stéréographique, avant lui , alors qu'ils conduisent à une so connu sous le titre de Planisphère de Ptolution évidente des propositions qu'il a ré- lemée, et qui a été imprimé en latin, Båle, produites', il s'abstient de parler des obser- 1536, in-4° ; Venise , 1558 , même format. vations originales sur les points dont il a L'énumération des principales éditions qui reconnu lui même fautives on insuffisantes ont été faites des ouvrages de Ptolômée ocles démonstrations qu'il se résigne néan- cupe plusieurs pages dans le Manuel du limoins à donner telles, sans en signaler les braire de M. Brunet (tom. 3, pag. 163-167). vices. Telles sont ses Règles parallactiques, Nous y renvoyons pour plus de détails bioù nulle part il n'évalue les diamėlres ap- bliographiques. parents de la lune, dont les erreurs seraient PUBLICITÉ. (Politique, Législation. ) sensibles à la vue, sans le secours d'aucun Ce mot est du nombre de ceux qu'il est inuinstrument; telles sont ses Tables solaires, tile de définir; car chacun sait que la publiqu'il a évidemment copiées d'Hipparque; tel cité s'attache à un acte ou à un fait que tout est son Catalogue des éloiles, emprunté du' le monde connait ou peut connaitre. même , et qu'il a gâté en ajoutant à toutes La publicité est la sauve-garde de tous les les longitudes 24 4' au lieu de 3° 41', qu'il intérêts publics et privés : si la liberté de la aurait dû ajouter. Enfin Ptolemée nous laisse presse est le plus précieux des droits reignorer en combien de parties il avait divisé connus par la Charte , c'est parce qu'elle est le degré, et il ne donne le rayon ni de ses le moyen le plus actif et le plus rapide de armilles, ni de son quart-de-cercle, ni même publicité. - Voyez PRESSE (Liberté de la ). de son astrolabe. Ouire l’Almageste, nous Les gouvernements despotiques ont beavons , sous le nom de Ptolémée , plusieurs soin du secret et du mystère pour conserver autres ouvrages, également importants , en leur autorité. On ne prend pas la peine tre autres un livre de l'Analemme, où l'au- d'instruire d'arance les citoyens de ce qui teur traite de deux projections de la sphère leur est permis ou défendu. Il suffit que la

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volonté du maitre soit conque de ceux qui étrange, tandis qu'en matière civile les ausont chargés de l'exécuter : la moindre pu- diences étaient publiques, sous l'empire de blicité donnée à ses ordres serait punie notre ancienne législation, le secret était comme un crime; car elle supposerait la commandé dans l'instruction et dans les faculté d'examiner s'ils sont conformes à poursuites criminelles. l'intérêt public ou particulier. ( Voyez AR Plusieurs bons esprits avaient réclamé à BITRAIRE, DESPOTISME et POLICE. )

cet égard ; mais on trouve toujours des préAu contraire, dans les gouvernements textes pour repousser les améliorations uticonstitutionnels, comme le peuple est les ; et lorsqu'il s'agissait d'offrir des garancompté pour quelque chose , et que son con ties à un accusé, on excipait , pour justifier cours est nécessaire pour l'exécution des l'instruction secrète, du prétendu dommage actes les plus importants, on lui permet de qui serait résulté pour lui de la publicité connaitre la marche des affaires publiques, donnée à l'accusation; comme si ce dommage sauf les exceptions que peut commander la n'est pas toujours réparé, quand l'accusé dature de certains actes ; mais la publicité, n'est pas coupable , par la publicité de son qui est une sorte d'hommage à l'opinion, est acquittement. aussi l'un des éléments de force de ces gou Ces idées , fondées sur la justice et l'huvernements ; c'est par elle que la vérité par- manité, prévalurent à une époque féconde vient jusqu'au trône , et que le souverain, en innovations. éclairé sur les dangers d'un mauvais système, Un décret de l'assemblée nationale, des appelle à lui des conseillers qui dirigent 8 et 9 octobre 1789, revêtu aussitôt de la l'administration dans les voies de la légalité. sanction royale , contient les dispositions

Aux termes de la Charte, les séances de la suivantes : chambre des députés sont publiques. On « L'accusé décrété de prise de corps, doit regretter qu'il n'en soit pas ainsi, rela- pour quelque crime que ce soit, aura le droit tivement à la chambre des pairs, qui est de se choisir un ou plusieurs conseils , avec aussi appelée à délibérer sur les projets de lesquels il pourra conférer librement, loi. (Voyez AssEMBLÉES , Charte et Pairie.) tout état de cause; et l'entrée de la prison

La publicité devrait toujours accompagner sera toujours permise auxdits conseils. les décisions de la juslice; et si les tribunaux (Art. 10. ) administratifs, si le conseil d'État, en par » Aussitôt que l'accusé sera constitué ticulier, ont été l'objet de tant d'attaques, prisonnier, ou sera présenté sur le décret c'est parce que les citoyens ne trouvent au- d’assigné pour être ouï, ou d'ajournement cune sécurité dans l'indépendauce de juges personnel, tous les actes de l'instruction qui rendent leurs arrêts sans débats publics seront faits contradictoirement avec lui , et à buit-clos. (l'oyez Cassation (Cour de ) publiquement, et les portes de la chambre et Conseil d'ÉTAT.)

d'instruction étant ouvertes. (Art. 11.) La publicité de l'audience produit ce dou » Le conseil de l'accusé aura le droit d'être ble effet , qu'elle relient le juge dans les présent à tous les actes de l'instruction, bornes de l'équité, et qu'elle relève les fonc- sans pouvoir y parler au nom de l'accusé, tions de la magistrature, en leur communi- ni lui suggérer ce qu'il doit dire ou réponquant l'éclat d'une représentation plus au- dre. (Art. 18. ) » guste. Un tribunal est moins attentif à l'ac Plusieurs lois subsequentes ont confirmé complissement de ses devoirs , quand il n'a le principe de la publicité dans les débats pas à craindre le contrôle de l'opinion pu- judiciaires. Ainsi , aux termes de l'art. 14, blique. Au contraire, il médite ses juge- titre 2 de la loi du 24 août 1790, en toute ments, quand il sait que chacun pourra en matière, civile ou criminelle , les plaidoyers, discuter le mérite.

rapports et jugements doivent être publics. Si la crainte que les injustices ou les né Sous l'empire du Code pénal de 1791, on gligences ne fussent trop fréquentes a dé- avait établi un jury d'accusation et un jury terminé les législateurs anciens et modernes de jugement. Le premier était chargé de à prescrire la publicité des audiences, on l'interrogatoire du prévenu et de l'instrucconçoit que cette publicité est surtout utile tion préliminaire; et l'on conçoit que le condans les débats où s'agitent les intérêts les cours de plusieurs personnes, constituant plus sacrés, l'honneur , la liberté, la vie des une sorte de publicité , offrait une garantie citoyens. Cependant, par une contradiction à l'inculpé. Tome 19.

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Il en fut de même, d'après le Code des L'instruction qui a eu lieu avant le renvoi delits et des peines de l'an IV. Aux termes du prévenu , soit devant le tribunal de podes art. 237 et 238 de ce code, tous les mem- lice correctionnelle, soit devant la cour bres du jury d'accusation , avant de pronon- d'assises , est secreie, et le juge d'instruction Ci's s'il y avait ou non lieu à suivre contre y procède seul assisté de son greflier. l'inculpé, devaient procéder à une instruc Nous concevons que l'intérêt public exige tion orale, et entendre successivement le que cette instruction préliminaire n'ait pas prevenu, le plaignant ou le dénonciateur et lieu à l'audience, parce que sa publicité seles témoins.

rait souvent un obstacle à la découverte des Une loi du 18 pluviðse an IX, qui avait preuves, et surtout des complices qui au. établi les tribunaux spéciaux, ordonnait raient participé au délit ou au crime. aussi , dans son article 28, que les débats , Mais l'accusé doit aussi trouver quelque Jes plaidoiries et le jugement , eussent lieu garantie dans cette première instruction, publiquement à l'audience.

dont les conséquences sont graves pour lui , La législation impériale a consacré le puisqu'elles peuvent le soumettre aux chau. principe de la publicité, soit en matière ci ces d'un débat criminel. vile, soit en matière criminelle, mais avec Le meilleur moyen de concilier ces deux quelques modifications qu'il est important intérêts également sacrés serait d'exiger le de signaler.

concours des membres composant la cham. Ainsi , d'après l'art. 87 du Code de procé- bre d'iustruction , aux divers actes d'instrucdure , les plaidoiries doivent être publiques, tion préparatoire , et d'autoriser le defenen matière civile, i moins que le tribunal seur du prévenu à y être présent. C'est un n'ait ordonné le huis clos, dans le cas où la principe de morale comme de raison , qu'on discussion publique pourrait entraîner du ne doit jamais livrer un homme à la discréscandale ou des inconvénients graves; et tion d'un autre homme, puisque rien ne l'on ne peut s'empêcher de reconnaitre que peut alors le protéger contre l'ignorance ou les magistrats usent rarement du pouvoir la prévention. Voyez Accusation , INSTRUCdiscrétionnaire dont ils sont investis par TION CRIMINELLE (Code d'), JURY, Paeuve, la loi.

PROCÉDURE et TRIBUNAUX. COFFINIÈRES. Toutefois, même dans le cas où le huis: * PUBLICOLA (Puelius.VALERIUS, surclos a été ordonné, les jugements et arrêts, nommé), issu d'une famille d'origine sabine doivent être prononcés publiquement : la et établie à Rome aux temps de sa fondation, loi du 20 avril 1810 prononce la nullité de fut avec Brutus l'un des fondateurs de la rélous jugements et arrêts qui n'auraient pas publique romaine , et succéda à Collatin dans été rendus en audience publique.

la dignité consulaire, après avoir fait échouer La Charte constitutionnelle a établi en la conspiration ourdie en faveur de Tarquin, principe la publicité des débats criminels. et que lui avait découverte un esclave nommé Ce principe ne souffre qu'une seule excep-. Vindex. Il signala son entrée au consulat en tion, celle qui autorise les juges à ordonner abandonnant au pillage les richesses de la le huis-clos, lorsque la publicité des débats famille royale, dont les terres furent partaserait dangereuse aux mæurs ou à l'ordre gées entre les plus pauvres citoyens. Brutus public.

ayant pèri dans un combat, il prit le comCette décision , qui prive l'accusé d'une mandement de l'armée, acheva la défaite de garantie précieuse, ne peut être prise que l'ennemi, et , rentrant triomphant à Rome, sur les conclusions du ministère public, et il y amena un nombre considérable de prià la charge d'en rendre compte au ministre sonniers. Cependant, comme il semblait ne de la justice. Mais, dans aucun cas, le huis- pas songer à se donner un collègue, les mur. clos ne peut s'appliquer devant les cours mures du peuple éclatèrent , et ce fut pour d'assises , ni à la lecture de l'arrêt de ren- tranquilliser les esprits que Valerius fit ravoi et aux formalités qui la précèdent, ni ser la maison qu'il babitait sur le mont au résumé du président et à l'arrêt.

Velia, qu'il supprima les haches des laisQuant aux débats correctionnels , ils peu- ceaux , ordonnant en même temps que les vent aussi avoir lieu à huis-clos , si le tribu- licteurs les baissassent en présence du peunal ou la cour l'ordonnent. Le jugement ou ple, enfin qu'il restreignit I autorité des mal'arrêt doivent toujours être prononcés en gistrats , dont les jugements ne furent plus public.

sans appel. La reconnaissance des Romains

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lai décerna alors le surnom de Publicola ; fables de Phèdre. La plus ancienne édition ei en effet toutes les mesures populaires est celle publiée par Érasme, Bâle, 1502, quil avait fait décréter le lui méritaient. Ce in-40, d'après un manuscrit de Cambridge. fut pendant son troisième consulat qu'eut Les meilleures éditions sont celles de Gruter, lieu la guerre contre le roi d'Étrurie, qui d'Havercamp et de Zwinger. M. Levasseur prétendait rétablir Tarquin-le-Superbe sur en a publié une nouvelle, Paris, 1811, in 8°, le trône ( voyez Porsenna); il la termina par avec des notes explicatives et une traduction le seul ascendant de ses vertus. Nommé con- littérale en prose. L'édition la plus récente sul une quatrième fois, il défit les sábinsy et la plus complète est celle donnée par et oblint encore les honncurs du triomphe. J.-C. Orellius , Leipsig, 1822, in-8"; cum A la mort de cet illustre consulaire , l'État notis variorum , avec la traduction grecque fut obligé de pourvoir aux frais de ses funé. de Scaliger. railles ; les dames romaines portèrent un an PUCCI (FRANÇOIS ), écrivain controverson deuil, Pluiarque, dans la vie qu'il siste , né à Florence dans le 16e siècle, vint écrite de P. Valerius Publicola, le met en à Lyon, après avoir' terminé ses études', parallèle avec Solon.

pour suivre la carrière du commerce. Les * PUBLIUS-SYRUS, poète mimnique la liaisons qu'il forma dans cette dernière ville tin, vivait à Rome vers l'an 45 avant Jésus- l'ayant porté à adopter, du moins en partie , Christ ; né en Syrie, il fut amené esclave les opinions des protestants, il abandonna dans la ville du peuple-roi dès sa première le commerce pour venir à Oxford se mettre jeunesse, et l'on conjecture qu'il porta d'a-" sur les bancs de théologie, et il y prit en bord le nom de Syrus, à cause de son ori- 1574 le degré de maitre-és-arts. Quelque gine. Le Romain auquel il appartenait lui fit temps après, il publia un traité de Fide in donner une éducation soiguée, l'affranchit Deum, quæ et qualis sit, où il combattait ensuite, et c'est alors qu'il reçut le nom de ouvertement les dogmes du parti calviniste Publius. Il s'adonna à la composition des qui dominait alors l'université d'Oxford. Cet mimes, comédies burlesques, que les Grecs écrit lui ayant attiré de nombreux ennemis, aimaient beaucoup et qui ne consistaient il se vit obligé de se retirer à Båle, où il se d'abord qu'en danses grotesques et en gri- lia avec Faust Socin ( voyez ce nom), dont Daces. Plus tard les acteurs joignirent à ces il accueillit les opinions, mais les théologiens danses le burlesque de la comédie, c'est-à- le forcèrent de quitter la ville à cause de son dire ce qu'on appellerajt de nos jours des sentiment sur la grâce universelle. Revenu scènes de parade , sans intrigue, sars liaison à Londres, ses opinions manifestées avec et sans dénouement. L'objet principal était trop de licence le firent mettre en prison. Il de faire rire par le naturel avec lequel les

en sortit au bout de quelque temps, passa acteurs imitaient les défauts et les vices de en Hollande, d'où il entretint une correspersonnages connus. Publius Syrus, à-la-lois pondance avec Socin, qu'il combattit touteauleur et acteur , après avoir obtenu de fois sur certains points dans un traité de grands applaudissements dans plusieurs vil- Immortalitase naturali primi hominis ante les d'Italie, vint à Rome pendant les fêtes peccalum. De la Hollande il se rendit à Anque donnait Jules César.Il porta un défi aux vers, puis à Cracovie et à Prague, où, après poetes qui travaillaient alors pour les jeux plusieurs conférences avec le nonce du pape, seisiiques. Ceux-ci l'acceptèrent et furent resident dans cette ville, il fit une rétractato is vaincus. Jules César accorda même au tion publique de ses erreurs en 1595. Après vainqueur la préférence sur Laberius , che- sa rétractation Pucci fut ordonné prêtre, el valier romain, auteur , alors fort en vogue, devint secrétaire du cardinal Pompei d'Ara. dans le même genre. Il parait que Publius- gon , chez lequel il mourut en 1600. Syras tempérait la licence des scènes mimi. * PUCCIO. Voyez Capanna. ques par des traits nombreux de morale. * PUCELLE D'ORLÉANS. Voyez JEANNE Sénèque lui donne de grands éloges, et saint D'Arc. Jérôme dit que les Romains lisaient ses pro * PUENTE (DE LA). Voyez Pont et Ponz. ductions dans les écoles publiques. Des sen * PUFFENDORF (SAMUEL), l'un des plus tences morales de ce poète mimique nous grands publicistes et historiens du 17e sièont été couservées par Aulu-Gelle, Macrobe cle, naquit en 1632 à Chemnitz, bourg de et Sénèque, et on les a plusieurs fois impri- la Misnie , ou son père exerçait les fonctions mées à la suite des traités du dernier ou des de ministre luthérien. Nourri de bonne heure

de la philosophie de Descartes , de la juris- frère ainé du précédent , fut chargé de pluprudence de Grotius , et de la méthode de sieurs missions diplomatiques par les cours Weigel, il fit paraître en 1660 un ouvrage de Danemarck et de Suède, et acquit la rėintitulé : Elementa jurisprudentiæ naturalis putation d'un politique habile. Il fut pendant methodo mathematicá , qui lui fit une telle quelque temps ministre de Suède à Paris , réputation, , que Charles-Louis, électeur pa- et il représentait la même puissance à Ralatin , auquel il l'avait dédié , créa en sa fa- tisbonne , lorsqu'il mourut en 1689. On a de veur une chaire de droit naturel dans l'uni- lui : Opuscula juvenilia, publiés par J.-P. Ludversité d'Heiberg. Puffendorf resta dans cette wig , avec une vie de l'auteur , Halle, 1700, ville jusqu'en 1670, que Charles XI, roi de in-80 : on y distingue une dissertation sur Suède, le fit son historien , et lui donna en les lois saliques , et une autre sur les druides. même temps la charge de secrétaire d'État. - Frédéric-Isaïe de PUFFENDORF, de la même Il s'attacha ensuite à l'électeur de Brande- famille , vice-président du tribunal de Celle, bourg , Frédéric-Guillaume , qui le nomma mort en 1785, a publié divers ouvrages conseiller aulique , puis conseiller intime, et sur le droit, entre autres : de Juridictione le chargea d'écrire l'histoire de son règne. germanicá , Lemgo, 1740, 1786; ObservaIl mourut à Berlin en 1694. Nous citerons tiones juris universi, Celle et Hanovre , parmi ses nombreux ouvrages philosophi- 1741-76 , 4 vol., 1780-84. ques, politiques, philologiques et historiques : * PUGATSCHEFF. Voyez PougatsCHEW. de Jure naturæ et gentium Lib. VIII, Lund, * PUGET (Pierre), célèbre sculpteur, 1672 , in-4°; id. , cum notis varior. à Gottl. constructeur de vaisseaux, peintre et archiMascovio, Leipsig, 1744; traduit en fran- tecte , né à Marseille en 1622, s'appliqua de çais avec des notes par Barbeyrac, Amster- bonne heure aux beaux-arts, et se signala dam, 1729, troisième édition 1754, 2 vol. dès l'âge de 16 ans par la construction d'une in-4o; de Officio hominis ac civis Libri II, galère. Il parcourut ensuite l'Italie, séjourna Lund, 1673, in-8° : c'est l'abrégé de l'ou- à Florence et à Rome, et revint dans sa pavrage précédent; il a été réimprimé plu- trie à 21 ans. Ce fut alors qu'il inventa ces sieurs fois; Barbeyrac l'a aussi traduit en poupes colossales , ornées d'un double rang français ; Severini Monzambani veronensis de galeries saillantes et de figures en basde Statu imperii germanici, 1660, souvent relief et en ronde-bosse, qui out fait longréimprimé depuis, traduit en plusieurs lan. temps l'ornement des vaisseaux de toute gues et notamment en français, Amsterdam, l'Europe. Puget se fit aussi un grand nom

1669, in-12 : ce ne fut qu'après la mort de par les tableaux qu'il peignit dans les villes - Puffendorf qu'on acquit la certitude qu'il de Marseille , d'Aix, de Toulon, de Cuers

était l'auteur de cet ouvrage; Dissertatio de et de la Ciotat; mais une maladie grave, fæderibus inter Sueciam et Galliam, La Haye, dont il fut atteint en 1655, lui fit abandon1708, in-8°; traduit en français , ibid., 1709; ner la peinture pour se livrer à la sculpture Cieorgië Castriotæ Scanderbegi Historin, eh marbre, dont il ne s'était point occupé Stade , 1684, in-12, Commentarii de rebus jusque là d'une manière suivie. La porte et suecicis , ab expedit. Gustavi-Adolphi usquè le balcon de l'hôtel-de-ville de Toulon fuad abdicationem Christinæ , Utrecht, 1686, rent son premier ouvrage. Ce monument est in-fol. ; de Rebus gestis Caroli-Gustavi Sue- entièrement de lui : il en a été l'architecte ciæ regis , Nuremberg, 1659, 2 vol. in-fol. : et le sculpteur. Il vint ensuite à Paris, où c'est le plus estimé de ses ouvrages; de Re- Fouquet ayant entendu parler de sou talent bus gestis Frederici III, electoris , posteà, conçut le projet de le charger de toutes les regis, commentariorum lib. III, Berlin, 1784; seulptures destinées à l'embellissement de Einleitung zur Geschichte der europäischen son château de Vaux-le-Vicomte , et le charStaaten, Francfort, 1682, in-8° ; traduit en gea en conséquence d'aller choisir en Italie français par Rouxel , 1710, et continué par de beaux blocs de marbre. Puget s'était Ohlenschlæger. La Martinière en a donné rendu à Gênes lorsqu'il apprit la disgrâce . unc continuation française, Amsterdam, du ministre. Les Génois le retinrent alors 1722, reproduite avec l'ouvrage original, parmi cux, le comblèrent de biens et d'honsous le titre d'Introduetion à l'histoire gé- neurs, et leur ville devint pour lui une senérale et politique de l'univers, édition re conde patrie. L'Académie de Marseille a pro. vue et augmentée par de Grace , Paris, 1753 posé son éloge pour un sujet de prix en 1801. et suivantes, in-40. – Isaïe PuffenDORF, Le prix a été décerné en 1807 à M. Éméric

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