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ci : l'apothème est la hauteur des triangles. pour revenir en France, et se rendit à Paris, Le tétraèdre est une pyramide à quatre fa- où le récit de ses aventures lui valut la proces triangulaires.

tection de plusieurs personnages puissants. La surface d'une pyramide s'obtient en Ce fut d'après le conseil du président Jeanévaluant les aires de toutes les faces qui la nin (voyez ce nom), qu'il écrivit la relation composent. Le volume est le produit de de ses voyages , qui parut pour la première l'aire de sa base par le tiers de sa hauteur : fois sous ce titre : Discours du voyage des toutes les pyramides qui ont même hauteur Françuis aur Indes orientales , 'ensemble et des bases quelconques égales, ont même des divers accidents , adventures et dangers volume. L'une de ces deux propositions est de l'autheur en plusieurs royaumes des Inla conséquence de l'autre; celle qui sert à des, etc. , Paris, 1611, in-8. Jérôme Bitrouver le volume de la pyramide est un gnon, avocat - général, obtint ensuite de dles théorèmes de géométrie les plus disliciPyrard des renseignements beaucoup plus les à démontrer. (Voyez les Géométries de amples que ceux qui étaient contenus dans MM. Legendre, Lacroix , Vincent, etc., et ce Discours; et la rédaction de ces matériaux, inva Cours de mathématiques pures.

fondus dans la première relation, fut confiée.

FRANCOEUR. à Bergeron, qui publia son travail sous le PYRAMIDE. Voyez ÉGYPTIENNE et In- titre de : Voyages des Français aux Indes DIENNE ( Architecture), et MONUMENTS. orientales , Mal lives, Mołuques et au Bré

* PYRARD ( François), voyageur fran- sil , depuis 1601 jusqu'en 1611, Paris, 1615, çais, né à Laval dans le 16e siècle , s'em- 2 vol. in-8°, avec un vocabulaire des iles barqua à Saint-Malo en 1601, sur un des : Maldives. On ignore l'époque de la mort de deux navires qu'une compagnie de mar- Pyrard. Long-temps après, Pierre Duval fit chands des trois villes de Laval, Saint-Malo paraitre Voyage de Fr. Pyrard de Laval, et Vitré, avait armés pour chercher un che-. contenant sa navigation aux indes orientamin aux Indes orientales. Cette expédition les, etc., divisé en trois parties, nouvelle relacha successivement aux iles Annobon, édition, revue, corrigée et augmentée , etc., Madagascar et Comore, dans l'océan Indien. Paris, 1679, in-40 : l'éditeur a omis le vocaLe bâtiment sur lequel se trourait Pyrard bulaire des Maldives; mais il a dressé une ayant fait naufrage sur les Maldives, ce carte de ce voyage. La relation de Pyrard voyageur et ses compagnons furent recueillis est une des plus exactes et des plus intérespar les insulaires , et répartis sur plusieurs santes que l'on puisse lire; et des voyageurs iles. Pyrard fut conduit à Malé, résidence anglais, qu’un malheureux hasard avait jedu roi des Maldives , et sut bien traité par ce tés, de même que lui , ont confirmé son téprince. Il vivait depuis cinq ans dans cette moignage par leur récit. On trouve des exile , lorsque les Maldives furent attaqués par trails du voyage de Pyrard dans plusieurs la flotte du roi de Bengale. Le prince insu- recueils de Voyages, écrits en français ou laire ayant été tué, Pyrard pria le vainqueur dans d'autres langues. de le rendre à la liberté. Pris d'abord pour

PYRÉNÉES (traité des). Voyez Haro un Portugais, il fut maliraité , et on voulut (D. Louis de) et Mazarin. même lui ôter la vie ; mais , reconnu ensuite

* PYRGOTÉLÈS, artiste gree, graveur pour Français , il fut traité plus humaine- en pierres fines , vivait sous le règne d'Ament, et le chef de l'expédition le prit, avec lexandre-le-Grand. Il parait que la gravure trois de ses compagnons , sous sa protection en pierres fines était alors portée au plus spéciale. Ils s'embarquèrent sur la flotte qui haut degré de perfection, comme la peinretournait au Bengale. Pyrard rendu à la ture et la sculplure. Pline cite Pyrgolélès liberté , éprouva bientôt de nouvelles infor- parmi les quatre plus habiles graveurs qui tunes. Les Portugais le firent prisonnier. Il aient existé. Les pierres qui portent son nom servit, pendant deux ans , comme soldat dans sont les têtes d'Alexandre et de Phocion, leurs troupes , fut détenu ensuite avec tous un Hercule assommant l'hydre. les étrangers qui se trouvaient à Goa , obtint PYROMÈTRE. ( Physique.) Plusieurs sa liberté par l'entremise des jésuites qui ré- instruments sont propres à apprécier la sidaient dans cette dernière ville, en partit quantité de calorique qui s'échappe des avec ses trois compagnons, le 30 janvier 1610, corps et qui constitue leur température. Ces etaborda les côtes de Galiceau bout d'un an de instruments portent en général le nom de traversée. Il quitta l'Espagne presque aussitôt thermomètre (voyez ce mot). Mais on ré

serve le noun de pyromètre à ceux qui sont un arc de cercle des degrés qui y sont trapropres à faire connaitre les températures cés. On juge que la température du four est extrêmement élevées. Nous ne possédons suffisante , quand l'aiguille s'arrête à un qu'un seul instrument de ce genre qui puisse point déterminé. Ce pyromètre ne fait donc donner des mesures comparables à celles connaitre que la température convenable à fournies par les autres thermomètres ; c'est la cuisson complète de la porcelaine. le pyromètre de Wegdwood. Il n'en est pas On pourrait encore concevoir un pyromède même des instruments qui servent à indi- tre à air formé par un tube de platine capilquer que les fours ou les hauts-fourneaux laire fixé à une extrémité, traversant les ont acquis une chaleur convenable; ceux-là parois d'un four et venant s'ajuster à un tube peuvent être très-multipliés.

recourbé en U, dans l'intérieur duquel se Le pyromètre de Wegdwood est basé sur trouverait du mercure. L'air dilaté exercela propriété que possède l'argile de diminuer rait une pression sur le mercure , qui monde volume au fur et à mesure qu'on la sou- terait d'un certain nombre de degrés dans la met à une température plus élevée. Un petit branche B du tube (voyez la seconde livraicylindre d'argile de 12,7 millimètres de lar son des planches), et qui indiquerait des geur , de 14 a 15 millimètres de longueur, variations de température propres à ménaun peu aplati d'un coté et fabriqué avec de ger des quantités de charbon souvent trèsl'argile blanche de Cornouailles, mêlé à considérables , ans les manufactures où . moitié de son poids d'alumine pure , est la l'on est obligé d'entretenir un feu continuel. partie la plus importante de l'instrument.

ORFila et DEVERGIE. La seconde pièce de l'appareil consiste dans PYROTECHNIE. (Technologie.) Ce nom, une plaque en cuivre , sur laquelle sont sou- composé de deux mots grecs, signifie l'art dées deux règles de même métal de 609,592 du feu, l'art de se servir du feu. L'art de millimètres de longueur , et laissant entre l'ARTIFICIER, que nous avons décrit , n'est elles un écartement de 12,7 millimètres à qu’une faible partie de celui qui nous ocune extrémité , et de 7,62 millimètres à cupe , et sur lequel on n'avait pas de notions l'autre. L'espace qui les sépare porte le nom

bien exactes avant le commencement de ce de jauge. L'une des règles est divisée en 240 siècle. Le savant et infatigable Curaudau a degrés ; chaque degré comprend 720 du ouvert la carrière de l'application des scienthermomètre ordinaire , et le zéro de l'in ces exactes à l'art de faire le feu , dans la strument correspond à une température de vue de tirer du même combustible une plus' 5800 55 da thermometre centigrade. Cet grande quantité de calorique, et de le coninstrument étant principalement destiné à server dans l'appartement avec la moindre faire connaitre à quelle température la fu- deperdition possible. Les nombreux mémoision d'un corps a lieu, on jette dans le creu res qu'il a fait imprimer dans le Journal de set où elle s'opère le morceau d'argile, on physique, et dans les autres journaux conl'y laisse séjourner pendant quelque temps, sacrés aux sciences et aux arts, témoignent et ou l'en retire pour l'introduire immédia- en faveur de ce savant, qui a fait faire un tement dans la jauge. Le point où il s'arrête pas immense à l'art de construire les fourindique la température du liquide dans le neaux, les poêles , les cheminées, et tous les quel il a été plongé. Soit, par exemple, le instruments destinés à répandre et à confer en fusion : l'argile s'arrètera au 130€ de- server la chaleur avec la moindre dépense gré, et au 160e, si c'est le manganèse. Cet possible. C'est lui qui a donné l'élan à toutes instrument offre des imperfections dans le les recherches et à toutes les découvertes détail desquelles la nature de cet ouvrage dans ce genre qui honorent notre industrie. we nous permet pas d'entrer.

Les Désarnod, les Laumont, les ChasseM. Brongniart emploie à la manufacture not, et une infinité d'autres qui sont venus de Sèvres un pyromètre qui consiste dans après lui, ont mis à profit la théorie qu'il a one verge de platine fixée à une extrémité si bien développée dans les ouvrages dont il dans le sol du fonrneau, et pouvant faire nous a enrichis, et dans les travaux qu'il a mouvoir par l'autre un levier coudé terminé fail exécuter , dont le plus important, sans par une aiguile. Lorsque , par la chaleur , contredit, se voit encore à l'Imprimerie la verge de platine vient à s'alonger, elle royale. Il sert à échauffer ce vaste établisseimprime un mouvement de bascule à l'ex- ment, et surtout la très-grande pièce dans trémité du levier, et l'aiguille parcourt sur laquelle on fait sécher le papier.

Mais écoutons parler l'auteur lui-même : point la vérité; mais il déclarait seulement « La plupart de ceux , dit-il, qui se livrent que les philosophes ne l'avaient point encore à ces différents genres de construction, trouvée. Il voulait que le sage suspendit son conduits le plus souvent par une aveugle assentiment, sans lui défendre de persévérer routine, et dépourvus de connaissances dans la recherche de la vérité. Il admettait physiques et chimiques suffisantes pour comme un fait notre confiance involontaire se rendre raison des phénomènes qui ac dans les impressions des sens. Il reconnaiscompagnent toute espèce de combustion, sait la nécessité d'agir , l'autorité pratique négligent de prendre des précautions essen du sens commun, celle des lois et des usages, tielles, qui, en assurant à leurs construc celle de la morale, qu'il considérait comme tions un effet plus certain, offriraient encore écrite au coeur de l'homme, et comme la fin l'avantage d'obtenir avec une moindre quan- de toutes ses actions. Il n'affirmait rien et tité de combustible une chaleur beaucoup ne détruisait rien. La doctrine de Pyrrhon, plus intense.

suivant la judicieuse remarque de M. Degé» Ce qui se passe dans la lampe d'Argant rando, au milieu du vague qu'elle présente, et dans celle de l'émailleur a servi de base à se rapproche plus de l'idéalisme que du mon travail. En examinant avec attention doute absolu d'Arcesilas , fondé sur l'incoml'effet de ces deux lampes , j'ai reconnu que préhensibilité de toutes choses. La plus le plus grand foyer de chaleur réside seule- grande contradiction du pyrrhonisme, c'est ment à l'extrémité du jet de la famme , et de présenter le doute suspensif comme un que son intensité est toujours en raison de état tise, et de placer, dans cette situala rapidité de son jet.

tion inquiète et violente , le parfait repos de , Guidé par cette simple observation, j'ai l'intelligence et de la volonté que les scepcherché à en faire l'application aux four- tiques appelaient le souveraiu bien. La vie neaux d'évaporation, et par suite à toutes de Pyrrhon a été écrite par Sextus Empiriles autres espèces de constructions pyro cus , qui a donné l'exposé le plus complet techniques. Les nombreux avantages que de la doctrine de ce philosople. On la trouve j'en ai obtenus, ont confirmé la théorie que aussi dans le recueil de Diogène-Laërce. Pyr. j'avais établie. - (Voyez Calorifère , Calo- rhon eut un grand nombre de disciples; mais RIQUE, CHAUFFAGE A LA VAPEUR, Cheminée.) leur enseignement fut individuel el isolé. Ils

LENORMAND et Mellet. ne formèrent point une succession liée de * PYRRHON, philosophe grec , chef de philosophes , et furent rapidement éclipse's l'école ou de la secte qui a pris son nom ( le par la secoude et troisième Académje, où prespyrrhonisme), né à Élis,dans le Péloponèse, que toutes leurs opinions ont été reproduites. vivait vers l'an 336 avant Jésus-Christ. Il PYRRHONISME. Voyez l'article précxerça la peinture dans sa jeunesse , suivit cédent. ensuite l'école de Mégare et les leçons du PYRRHUS ( Mythologie ), fils d'Aphilosophe Anaxarque, qu'il accompagna chille et de Déiadamie, est surnommé Néopdans la grande expédition d'Alexandre en colème, parce qu'il sortait à peine de sa Asie. De retour en Grèce , il obtint le droit première jeunesse lorsqu'il porta les armes de cité à Athènes , et acquit une grande ré au siège de Troie , où , suivant un oracle , sa putation de sagesse. Ses concitoyens l'éle- présence devait décider du sort de cette ville vèrent aux fonctions de granel-prêtre, et, héroïque. Comme son père, Pyrrhus poussa par estime pour lui, exemptèrent d'impôts jusqu'à la férocité l'instinct de ses combats. tous les philosophes. Il mourut dans un âge Ayant vaincu et tué Euripyle , fils de Télètrès-avancé. Avant lui, le sage Anacharsis, phe, il institua , dit-on , en mémoire de son Xcnophane, Zénon, Démocrite, Métrodore, triomphe, la danse appelée pyrrique, qui les sophistes Protagoras et Gorgias, plus consistait à figurer par les gestes et par les récemment les disputes de l'école de Mégare mouvements du corps , soit les évolucions et les paradoxes des cirénaïques, avaient militaires , soit les combals corps à corps semé les germes du scepticisme parmi les avec la lance et l'épée. Ce fut Pyrrhus qui Grecs. Pyrrhon réduisit leurs doutes en entra le premier dans le fameux cheval de corps de doctrine; et du scepticisme indirect bois que les Troyens eurent l'imprudence des sophistes qui avaient enseigné que tout d'introduire dans leurs murs. Pendant l'horpeut se soutenir , il tira cette conséquence rible nuit qu'éclaira l'incendie de Troie , que ricn ne peut se démontrer. Il ne rejetait Pyrrhus se montra insatiable de carnage :

pon content d'avoir massacré le roi Priam, L'armée romaine fut mise dans une déroute et précipité du haut d'une tour le petit As- complète, et laissa 15,000 hommes sur le tyanax , 6ls d'Hector, il voulut encore im- champ de bataille. Après cette victoire , Cimoler Polyxène aux manes de son père. Il néas vint, au nom du roi, offrir la paix au eut alors en partage Andromaque, qui de- sénat, qui répondit, d'après le conseil d'Aprint sa femme. Plus tard il alla fonder un pius Cæcus , a que si Pyrrhus voulait trairoyaume en Épire , et fut tué au pied des ter, il devait commencer par sortir d'Italie.n autels par Oreste, furieux de ce qu'il avait Toutefois les sénateurs jugèrent convenable fait son épouse de la belle Hermione , dont de négocier la rentrée des prisonniers , et lui-même avait demandé la main au roi Mé- cette mission fut coutiée à C. Fabricius nélas, son oncle.

( voyez ce nom), qui conquit l'estime de * PYRRHUS, célèbre roi d'Épire dans le Pyrrhus par ses vertus. Ce prince renvoya ze siècle avant Jésus-Christ , descendait, tous les prisonniers romains sans rançon, et dit-on, de Pyrrhus , fils d'Achille , et d'Her- reçut en échange un égal nombre de Samcule par sa mère. Il règne beaucoup d'incer- nites et de Tarentins , précédemment tomtitude sur les premières années de la vie de bés au pouvoir des Romains. Fabricius , re prince; et, à vrai dire, son histoire ne nommé consul, perdit une nouvelle bataille

commence qu'à la bataille d'Ipsus ( 301 avant contre le roi d'Épire, après une action pro| Jésus-Christ), dans laquelle il se distingua. longée durant deux jours et long-temps dou

Il était alors âgé de 15 ans, et combattait teuse : ce qui fit dire à Pyrrhus : « Si nous dans l'armée de Démétrius-Poliorcétès, son remportons encore une pareille victoire , beau-frère, qui fut vaincu. Pyrrhus consentit c'en est fait de nous. » Sur la demande des à se rendre comme otage en Égypte, après Siciliens, qui l'invitaient à venir défendre le traité conclu entre les successeurs d'A- leur ile contre les attaques des Carthaginois, lexandre. Il épousa dans ce pays la princesse le roi quitla bientôt après l'Italic, et chassa Antigone , fille de la reine Bérénice; et cette les agresseurs de la Sicile. S'étant brouillé alliance l'ayant mis en état de revendiquer ensuite avec les Siciliens, il retournait en ses droits sur l'Épire, il y entra avec des Italie lorsque les Carthaginois attaquèrent troupes et de l'argent , et fit d'abord un ac sa flotte et lui prirent plusieurs vaisseaux. cord avec Néoptolème, qui s'était emparé Toutefois il parvint à gagner Tarente avec de la couronne après la mort d'OEacide (père 20,000 fantassins et 3,000 chevaux. Avec de Pyrrhus ). Mais bientôt ce collègue , qui cette armée, renforcée d'un corps de Taren. voulait regner seul, ayant tenté de l'empoi- tins , il marcha à la rencontre des Romains. sonner, il le prévint, et le tua au milieu d'un Mais cette fois il fut battu sous les murs de festin. En l'an 291, Pyrrhus profita d'une Bénévent par le consul M. Curius Dentatus. maladie de Démétrius , son beau-frère , pour Celte bataille fut la dernière que Pyrrhus envahir la Macédoine , dont celui-ci s'était livra en Italie, et cette même année (274 emparé. Les Macédoniens finirent par aban. avant Jésus-Christ) il retourna en Épire ner Démétrias , reconnurent Pyrrhus pour avec 8,000 fantassins et 500 cavaliers , restes leur souverain , et s'en détachèrent au bout de sa formidable armée. Ennemi du repos de sept mois de règne pour se donner à et manquant d'argent pour payer el entreLysimaque. Pyrrhus fut contraint de relour. tenir ses troupes , Pyrrhus attaqua ensuite ner en Épire , et ; quelques années après, Antigone , qui régnait alors sur la Macéaccepta la proposition que lui firent les Ta- doine , et soumit la plus grande partie de ce rentins de commander leur armée contre la royaume ; mais, entrainé bientôt par le roi république romaine. Le pruilent Cynéas Cléonyme ( voyez ce nom ) dans une nou(voyez ce nom), après s'être efforcé vaine- velle guerre contre les Spartiates, il fut tué ment de le détourner de cette entreprise, au milieu d'une mèlée nocturne qui eut lieu fut envoyé par lui à Tarente avec 3.000 dans la ville d'Argos, dont il venait de s'em. hommes d'infanterie ; et le prince s'em- parer , en l'an 272 avant Jésus-Christ. Pyrbarqua lui - même peu après avec 23,000 rhus a été regardé par les anciens comme le fantassins , 3,000 chevaux et 20 éléphants. plus célèbre des capitaines après Alexandre. Une partie de ces troupes fut submergée le-Grand ; c'était aussi l'avis d'Annibal, qui dans une tempête ; toutefois le reste suf- pourtant l'a surpassé. Son histoire avait été fit à Pyrrhus pour marcher contre le con- écrite par Hiéronyme de Cardie; mais elle sul Lævinus, qui s'avançait dans la Lucanie. s'est perdue. Il y a lieu de croire que Plus

tarqne , qui cite cet écrivain , s'est beaucoup ment des maurs , et, par suite, des instituaidé de son ouvrage pour composer la vie tions sociales , “ pensavt, dit un sage écride Pyrrhus, où il a rassemblé presque toutes vain (M. Degérando), que le moyen le plus les traditions relatives à ce prince, vraies ou sûr pour conduire les peuples à la liberté est fabuleuses. J.-B. Jourdan a publié une His- de les en rendre dignes , et que c'est en fortoire de Fyrrhus , roi d'Epire, Amster mant de bons magistrats qu'on prépare de dam, 1749, 2 vol. in-12.

bonnes lois , qu'on procure aux lois une * PYTHAGORE, célèbre philosophe, bonne exécution et un salutaire empire. » chef et fondateur de l'école qu'on a désignée Aussi un grand nombre de ses auditeurs sous le nom d'école d'Italie, parait avoir furent-ils appelés aux principaus emplois vécu dans le 6e siècle avant l'ère chrétienne. publics dans les villes de la Grande Grèce. Les anciens auteurs ne s'accordent point sur Toutefois les passions et les intérêts ambile lieu de sa naissance , toutefois l'opinion la tieux s'irritèrent contre les doctrines du phiplus générale est que l'ile de Samos fut sa losophe, quelle que fût la réserve qu'il s'était patrie. Il prit des leçons de Phérécyde imposée ; on s'alarma des innovations qu'il ( voyez ce nom), et l'on présume qu'il fut introduisait; on s'effraya de la sévérité de admis aussi à l'école de Thalès et d'Anaxi ses préceptes. De son vivant même, il vit mandre. Suivant l'usage des sages de ce éclater la persécution qui s'attacha à son temps, il entreprit de visiter les contrécs école , et, suivant quelques auteurs , il en que la renommée signalait alors comme jouis. aurait été personnellement la victime. Il sant des bienfaits de la civilisation et du tré- mourut l'an 500 avant Jésus-Christ. Le cadre sor des connaissances. Il visita l'Égypte , et de ce Dictionnaire ne nous permettant pas y séjourna long-temps; il parcourut la Phé- d'exposer dans ses détails le système de lénicie, l'Asie-Mineure, visita les temples les cole fondée par ce célèbre philosophe, nous plus célèbres de la Grèce, fut initié dans les indiquerons à nos lecteurs l'excellent oumystères égyptiens , dans ceux de Bacchus, vrage de M. Degérando intitulé : Histoire d'Orphée; et, s'il faut en croire Jamblique, comparée des systèmes de philosophie , conainsi que beaucoup

d'autres auteurs, il alla sidérés relativement aux principes des conjusque dans la Perse et dans l'Inde; quel- naissances humaines , deuxième édition, ques-uns même ont voulu le mettre en rap. Paris , chez Al. Eymery, 1822, 4 vol. in-8°. port avec les Hébreux et les druides des PYTHAGORICIENS. (Philosophie anGaules. On doit croire que daus le cours de cienne.) On peut placer Pythagore au-dessus ses longs pèlerinages , il étendit le cercle de des philosophes qui l'ont précédé, soit par ses connaissances, et s'exerça surtout à d'u- la profondeur de son génie. Il possédait au tiles comparaisons. Il fit des découvertes plus haut degré l'art d'employer à l'exécuimportantes dans les sciences mathémati- tion d'un vaste projet les plus puissants ques , et leur donna une forme méthodique, ressorts de la politique. Le plan qu'il avait dont il ne parait pas qu'elles fussent encore conçu était de se concilier l'affection et la en possession chez les différents peuples confiance non-seulement de ses compatriotes, qu'il avait visités. De retour dans sa patrie, mais encore des étrangers. L'école ou la soil enseigna d'abord la géométrie et l'arith- ciété qu'il fonda fut avantageuse aux mæurs, métique à Samos, et de là, selon le témoi- à la liberté, ainsi qu'à la propagation des gnage de Porphyre et de Jamblique, dans lumières dans une grande partie de la Grèce. Ja plupart des iles de la Grèce, en propa- Il ne sortit d'aucune école un plus grand geant avec ses sciences une doctrine mysté- nombre d'excellents poètes , de savants , de rieure et sacrée dont il était le créateur. législateurs, d'habiles militaires , d'hommes Étant passé dans la partie de l'Italie qu'on illustres dans tous les genres. C'est sous ce appelait alors la Grande-Grèce, Pythagore rapport qu'on doit beaucoup à Pythagore. s'établit à Crolone. Là, cet homme extraor- S'il est vrai que l'histoire de ce qui le condinaire, sans exercer aucune fonction pu- cerne intéresse plus que celle de tout aulre

lique , obtint, par l'influence de ses lumiė. philosophe de la Grèce, il faut reconnaitre res et de sa vertu , un empire égal à celui des en même temps qu'elle est remplie de beaulégislateurs. On accourut en foule auprès le coup d'incertitudes et d'obscurités. Jui : les hommes les plus distingués se ran Il établit son école à Crotone , dans cette gèrent au nombre de ses disciples. Il dirigea partie de l'Italie nommée Grande-Grèce , ses efforts vers la réforme et le perfectionne parce qn'elle était peuplée de colonies grec

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