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celles de Strasbourg, avec les Supplements Estienne, 1542, in-4o; de Mamert-Patisson, de Freinsheim , 1618, 2 vol. in 80 ; et 1670, 1580, in-8°, revue par P. Pithou, qui y a in-4o; cum not. var. de Schrevelius ; ad usum joint des variantes, des notes , et 145 petites delphini , par le père Tellier, Paris , 1678,, déclamations du même auteur (on n'en avait in-4°; de Leipsig , avec supplément ,

de encore imprimé que 136). Schrevelius, et Ch. Cellarius , et des cartes géographiques, après celui-ci J.-Fréd. Gronovius, ont donné 1688, in-12; de Dresde , 1700, in-12, avec leurs soins à l'édition qui parut en 1665, les suppléments de Junker; de La Haye, Leyde et Roterdam, in-8°, cum notis va1708, in-8°, avec le commentaire de Pitis- riorum. En 1715, Rollin publia, chez les cus, 1708, in-8°; De Delft, 1724, in-lo, Estienne, Quintilien abrégé, en 2 vol. in-12, par les soins de H. Snakenburg; de Londres, et Capperonpier donna , en 1725 une noupar Maittaire , 1716, in-12, et par Brindley, velle édition , in-fol., avec un choix de notes 1748, 2 vol. in-!8; d'Hemlstadt, 1795-1802, et quelques observations critiques. L'édition 3 vol. in-8°, par D.-J.-T. Cunze; de Leipsig, de Mathias Gesner, Gottingue , 1738, in-40, 1818, grand in-8°, par J.-C. Coker; enfin est plus estimée que la précédente , et celle l'édition faisant partie de la collection de de P. Burmann, qui avait paru à Leyde , M. Lemaire, 1822, 2 vol. in-8v. Toutes les 1720,2 vol. in 40. Les dernières éditions sont nalions d'Europe possèdent une ou plusieurs celles de Barbou, Paris, 1769, in-12; de traductions de l'Histoire d'Alexundre. Parmi Deux Ponts , 1784, 4 vol. in-40; de Leipsig, celles qui ont été faites en français, on en 1798-1815, 4 vol. in-8°. Les Inst tutions oracomple une de 1490 , in-lol., imprimée par loires ont été traduites en français par l'abbé Ant. Vérard. La version de Beauzée, 1789, de Pure et par Gedoin; mais on ne lit que 2 vol. in-12, deuxième édition, a effacé la traduction du dernier , qui parut à Paris, celles de Vaugelas et de l'abbé Mignot. En. 1718, in-40, et qui a été souvent réimprimée tre autres ouvrages on peut consulter sur depuis, jusqu'en 1812, 4 ou 6 vol. in-12. Il Quinte-Curce Examen des historiens d'A. existe aussi des traductions du même ouvrage lexandre, , par Sainte-Foix.

en italien, en anglais, en allemand, en danois * QUINTIANUS STOA. Voyez Quin- (du dixième livre seulement), en espagnol.

Le dialogue sur les orateurs , du même auQUINTILIEN (Marcus Fabius Quin- teur, a eu plusieurs traducteurs français , TILIANUS ), célèbre rhéteur latin, né à Rome notamment Claude Fauchet, Dureau de La dans leler siècle de l'ère chrétienne, était fils Malle, Chénier (dans ses Fragments de littéd'un avocat , ainsi qu'il nous l'apprend lui- rature.) On doit consulter , sur la vie et les inème. Il règne , au surplus, une grande in- ouvrages de Quintilien , les Annales quincertitude sur plusieurs circonstances de la tiliane, de Dodwell, le Dictionnaire de vie de ce rhéteur. Selon les calculs du savant Bayle, la Biblioth. latina de Fabricius , les Dodwell, Quintilien dut naitre en l'an 42, Jugements des suvants sur les rheteurs , reet mourir sous le règne d'Adrien. Il suivit cueillis par Gibert , et le Lycée de La Harpe. Galba en Espagne , y enseigna la rhétori QUINTILLUS ( Marcus AURELIUS que , y plaida des causes , revint à Rome en

Claudius), empereur romain, commandait 68, continua à donner des leçons de rhéto un corps de troupes stationné près d'aquilée, rique, et reçut à cet effet un traitement pu- quand l'empereur Claude II, son frère , blic. On a de lui , sous le titre d'Institutions mouruten 270. Il prit alors le titred'Auguste, oratoires, le cours de rhétorique le plus qui lui fut confirmé par les légions d'Italie. complet que les anciens nous aient laissé. Mais Claude , ne reconnaissant pas dans Des copies de cet important ouvrage exis- Quintillus la capacité nécessaire pour le taient au moyen âge. Celle que Le Pogge gouvernedient, avait recommandé, avant déterra , en 1419, au fond de l'abbaye de de mourir, à ses généraux d'élire Aurélien Saint Gall, et une autre , possédée par Léo- (voyez ce nom ), dont la valeur éprouvéc nard Arélin, sont les sources de toutes celles promettait un digne défenseur à l'empire , qu'on a faites depuis , et des deux premières alors attaqué de toutes parts. En apprenant éditions qui parurent en 1470 à Rome, in-fol. l'élection d'Aurélien, Quintillus réunit ses Dix autres furent publiées dans le 15e siècle. légions, et essaya de les gagner à sa cause. Nous citerons, parmi les nombreuses édi- Cette démarche fut infructueuse. Abandonné tions du 16e, celles des Alde , 1514, in-40; par les soldats, le frère de Claude rentia de Vascosan, Paris, 1538, in-fol. ; de Robert dans Aquilée, et se fit ouvrir les veines dans

ZANO.

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un bain, après un règne de 17 jours. On a grand nombre d'ouvrage , dont on trouvera de cet empereur quelques médailles en or, la liste, à peu près complète, dans les Metrès-rares , et d'autres en petit bronze, qui morie aneduote-critiche spettanti alla vita sont plus coinmunes.

ed agli scritti di Gio. Francesco QuinzanoQUINTINIE (Jean de LA), célèbre Slon, etc., par Joseph Nember, Brescia , écrivain agronomique, né en 1626 à Chaba- 1777, in 80. Ce sont des poésies très-variées , nais, dans l'Angoumois , fit de très bonnes des dissertations grammaticales et littéraiétudes à Poitiers , vint se faire recevoir res, etc. Dans la jeunesse de Quinzano, ses avocat à Paris , et voyagea ensuite en Italie, condisciples lui avaient donné le nom grec où il acquit une grande théorie dans l'agri- Scoa, qui signifie Portique des muses, parce culture et le jardinage, qui étaient ses gouts qu'il versifiait avec une telle facilité, qu'il dominants depuis l'enfance. De retour dans semblait ne vouloir parler qu'en vers. la capitale, il fit, en ce genre,

des essais et * QUIQUERAN DE BEAUJEU (Pierre), des expériences fructueuses , qui le firent littérateur , né à Arles en 1520, fut pourvu connaitre, et il ne tarda pas, à être appelé de l'évêché de Senez à son retour d'un par Louis XIV, à Versailles , pour prendre voyage en Italie, en 1546, suivant le Gallia soin des jardins de cette résidence royale. Il christiana. Mais un procès , dont dépendait y développa un génie et une habileté qui lui toute sa fortune , l'empêcha de prendre posvalurent de nombreuses et éclatantes preuves session de son siège, et il se rendit à Paris , de la généreuse gratitude du monarque , et où il mourut, avant d'avoir été sacré, en qui lui ont mérité d'être compté parmi les 1550. On cite de lui un panegyrique de la personnages illustres du grund siècle. La Provence, sous ce titre : de Laudibus ProQuintinie mourutà Versailles en 1688, laissant vinciæ libri tres, Paris, 1551, in-fol.; traduit un écrit qui a été long temps regardé comme en français par Fr. de Claret , archidiacre de le seul guide des jardiniers. Cet ouvrage, l'église d'Arles, Tournon,1613 ou 1614, in-8°. impatiemment attendu, parut en 1690, sous QUIRINI. Voyez Querini. le titre d'Instruction pour les jardins frui QUIROS (Pedro Fernandez de), l'un tiers et potagers , avec un Traité des oran- des grands navigateurs des temps modernes, gers, suivi de quelques réflexions sur l'agri- né en Espagne vers le milieu du 16e siècle , culture, par le feu sieur de La Quintinie , voyagea d'abord pour le commerce : on peut 2 vol. in-10. Les éditions suivantes, sont or- du moins tirer celte conjecture de quelques nées du portrait de l'auteur , de vignelles et passages de ses écrits. On a supposé mal à de dix planches. On y trouve de plus un propos qu'il faisait partie de la première poème de Santeuil, intitulé Pomona , et une expédition de Mandana, en 1567. Ce n'est ielylle de Charles Perrault. La meilleure de que depuis 159.3 qu'il appartient à l'histoire; ces éditions est celle de 1730, à laquelle on car c'est en cette année qu'il accompagna ajoule encore un Truite des arbres fruitiers, Mandana dans sa deuxième entreprise , en qui avait paru anonyme en 1683. L'ouvrage qualité de premier pilote. Il perdit cet illusde La Quintinie a été traduit en anglais , en tre chef avant la fin du voyage, et le rembollandais et en italien. M. Briquet a publié plaça dans le commandement. Il parvint , un Éloge de La Quintinie , dans les Mémoi- malgré les plus grands obstacles, à conduire res dela Société d'agriculture de Niort, 1807, à Manille les déplorables restes de la flotte, in-80. Déjà Charles Perrault avait placé La se rendit de là au Mexique , puis au Pérou, Quintinie dans la Galerie des hommes illus- dont il pria le vice-roi, don L. de Velasco , tres du 17e siècle , qui parut en 1696 ; mais de lui fournir un nouvel armement, destiné cette notice présente fort peu de détails , et à poursuivre les découvertes de Mandana. n'est pas exemple d'erreurs.

N'ayant rien obtenu de ce délégué du roi QUINTUS ou COINTOS. Voyez Ca- d'Espagne, il alla présenter ses projets, à

l'acceptation de Philippe III lui-même , à QUINTUS - ICILIUS. Voyez Guis- Madrid. Son principal objet était de recher

cher un continent austral, dont il avait le QUÍNZANO (Jean-François CONTI, premier entrevu l'existence plus clairement; connu sous le nom de), en latin Quintianus- mais on a cru que le gouvernement espagnol Stoa , poète latin moderne, naquit au village avait plutôt l'intention de faire tenter la de Quinzano, dans le Brescian , en 1484 , route de l'Amérique en Espagne par les et y mourut en 1557. On a de lui un très- Indes orientales. Quoi qu'il en soit, Quiros

*

LADER.

CHARDT

+

vue,

se rendit au Pérou, muni d'un plein-pou- Bernard de ), dominicain espagnol , qui voir, fit construire deux vaisseaux et une portait dans son ordre les noms d'Augustincorvette , et appareilla de Callao le 21 dé- Thomas, apostasia , et se rendit à Berne , cembre 1605, faisant voile à l'ouest-sud- où il obtint une chaire d'histoire ecclésiastiouest. Il découvrit, entre autres iles, qui que à l'université de Lausanne. Il y mourut n'ont pas été toutes retrouvées , celles de en 1758. On connait de lui une Histoire de l'Incarnacion , de la Dezana , qui depuis a l'EÉglise , en allemand, Lausanne, 1756 , été reconnue

pour être l'Osnabrugh de in.fol. Wallis, le Boudoir de Bougainville, et la * QUITA (DOMINGOS DOS REIS), poèle Maiteca, de Cook, d'Otaïti, de la Sangila- portugais, né le 6 janvier 1728, passa dans la ria, de la Gente-Hermosa , de T'aumaco. misère les premières années de son enfance, Dans cette dernière, il obtint des renseigne- et n'eut d'abord d'autre instruction que celle ments qui le déterminèrent à se diriger vers qu'il acquit lui-même par la lecture des oule Sud. Il aperçut successivement les îles de vrages de Camoens et de Fr. R. de Lobo. De Tucopia et de Nuestra Señora-de-la-Luz, malheureuses affaires de commerce avaient et continua sa route vers le Sud. Le 26 avril contraint son père à quitter le Portugal; 1606, plusieurs terres se présentèrent à sa Domingos , qu'il laissait sans ressource avec

et , dans l'embarras du choix , il mit le six autres enfants , entra à 15 ans en apprencap sur celle qui gisait au sud-ouest de tissage chez un barbier. Cependant le jenne Nuestra Señora-de-la-Luz, et qu'il appela homme avait pour la poésie un gout décidé; Tierra austral del Espiritu-Santo. Le port et en même temps qu'il suppléait à son déoù il aborda fut nommé la l'era-Cruz. Il est faut d'instruction par l'étude du français, bien reconnu aujourd'hui que cette terre est de l'italien et de l'espagnol , il se livrait sela même que les Grandes-Cyclades de Bou- crètement à la composition de quelques piė. gainville et les Nouvelles-Hébrides de Cook. ces, qu'enfin il s'enhardit à faire paraitre, Quiros en prit possession au nom de son comme les Essais d'un moine di's Açores. maitre, et fit voile pour le Mexique, il arriva On remarqua entre autres morceaux le 3 octobre 1606. De là, il se rendit à Madrid sonnet amoureux ( Benigno Amor, os que te pour solliciter les moyens de poursuivre ses offendem) qui décelait un germe de talents découvertes et d'établir une colonie sur la distingués, et les littérateurs voulurent con: terre du Saint-Esprit; mais ce fut en vain naitre le jeune auteur. Celui-ci trouva un qu'avec des couleurs dont deux siècles n'out protecteur et un ami dans le comte de Sãopu effacer vi la vérité ni la vivacité , il pei- Lourenço ; et bientôt, malgré son humble gnit à Philippe III les nombreux avantages profession , il fut reçu à l'unanimité parmi de cette terre nouvelle; on ne mit à sa dis- les membres de la Société des Arcades , qui position que des moyens peu proportionnés venait de se former à Lisbonne. Le tremble. à la grandeur de ses desseins. Il partit ce- ment de terre qui renversa cette ville en 1755 pendant pour Lima, avec l'intention de priva Domingos du fruit de ses épargnes , et tenter un nouveau voyage; mais il n'eut pas la brigue des envieux l'empêcha d'avoir part le bonheur d'y arriver , et mourut à Panama aux bienfaits de l'archevêque de Braga et du en 1614. Son mémoire à Philippe III fut marquis de Pombal: mais , comme notre Lapublié à Séville , en 1610; en latin, à Ams- fontaine , il trouva les soins d'une généreuse terdam, en 1613; ct en français , à Paris, hospitalité chez une amie, D. Theresa-Theoen 1617.

QUIROS ( Théodore de), mis- dore de Alvieu , femme d'un médecin, et sionnaire espagnol, de l'ordre de Saint- c'est dans sa maison que l'infortuné poéle Dominique, né en 1599 à Vivero , dans la mourul en 1770, à peine âgé de 43 ans. OuGalice, s'embarqua pour les iles Philippines tre cinq tragédies, dont la meilleure est en 1637, et y consacra sa vie à l'instruction celle d'Inès de Castro, on a de lui beaucoup et à la conversion des Indiens , dont il de sonnels, plusieurs élégies, des pastoraparlait la langue aussi bien que les naturels les , idilles, etc. C'est surtout dans ce derdu pays. Il mourut en 1662, épuisé de fati- nier genre qu'il a excellé, et on peut le citer gues. Il avait composé la grammaire et le comme un modèle du genre pastoral. Le dictionnuire de la langue lagala , et traduit recueil de ses OEuvres forme 2 vol in-8° ; il dans cette langue un catéchisme et plusieurs en a été fait deux éditions à Lisbonne. ouvrages ascétiques. - Quiros ( Hyacinthe

un

R. 'R. ( Antiquité, Grammaire.) Dix septième anciennes et modernes, en l. Fratellus de lettre de l'alphabet latin , dix-huitième du frater; capella de caper, cultellus de culter. notre , et quatorzième consonne. Furetière R, dans les ordonnances des médecins, et l'Académie font cette lettre du genre fé- signifie recipe. minin. L'Encyclopédie méthodique dit que Dans le commerce , R signifie reçu ; suivi nous l'appelons erre , nom féminin ; cepen- d'un s, Rs remise ; Ro reclo; Rx Rorixdant l'usage le fait masculin. On dit un dale ( monnaie d'Allemagne). grand R. Le nom qu'on lui a donné pour la Un R barré signifie, en numismatique, justesse de l'épellation est re.

revers. En lithurgie il désigne un L'R des latins est dérivé du P, Pò (rð) pons. des Grecs. C'est le resch des Phéniciens et Dans les ouvrages d'éducation et les ca

théchismes, les demandes et les réponses et Ce.

sont indiquées par D. et R. pendant Pomponius rapporte que cette let La lettre R a été la marque des monnaies tre est de l'invention d'Appius Claudius, fabriquées à Villeneuve-lès-Avignon, et qui écrivit au lieu de Valesii , Valerii, et ensuite à Orléans. au lieu de Fusii , Furii. On peut croire qu'il R, lettre numérale des Romains, signia fait cette mutation de lettres sans avoir fait 80, selon ce vers : inventé l'R. Comment Pomponius peut-il

Octoginta dabil tibi R, si quis numerabit. dire que cette lettre fut inventée par Appius Claudius , puisque les noms de Roma , Ro

Avec un tiret au-dessus, R, elle valait

SO mille mulus, Remus et les monnaies les plus anciennes altestent son antiquité ?

P (ro), lettre numérale des Grecs , signiLe R des Celibériens se trouve sur les fie 100 quand le trait ou accent est ainsi médailles d'Ostur, dans la Bétique. (Voyez placé en haut, s'; quand le trait est en bas, Vélasquez , sobre los Alfabetos, pl. 5 et 8.) P., elle raut 100 mille. Voyez les différentes formes du P (rô ) des

Dans la numération hébraïque, le ?, Grecs et des Étrusques , dans le volume des resch , vaut 200 : surmonté de deux points planches de Mionnet (Description de mé- disposés horizontalement, , il vaut 200 mille. dailles, pl. xix bis et xxxr).

R (Numismatique). Les anciens appelaient l'R lettre canine; Sur des médailles des familles romaines, parce que les chiens semblent la prononcer la lettre R est gravée comme marque dislorsqu'ils grondent avant d'aboyer.

tinctive des coins. Les enfants ont beaucoup de peine à pro R doublé est la marque du pluriel : BARnoncer cette lettre , et la chaugent en l; au BARR. Barbarorum. lieu de père , mère , courir, parler, ils di R remplace le P (rò ) sur les monnaies de sent pèle , mele, coulil, palier.

Rhegium, dans le pays des Bruttiens. L'R est une des quatre consonnes de no R ab viation , signifie sur les médailles . tre alphabet qui ne se distinguent point Ravenna , Redux , Regia , Regnum , Rescomme les autres en faibles, fortes et na- tilutor, Roma , Romanus, etc. sales.

P. R. Populus Romanus. Elle se trouve muelte dans la prononcia

R. P. Res publica. tion ordinaire ; et l'on écrit menuisier , tein R. C. Roma condita. turier , danger , berger, que

l'on prononce RMS. Romanus, menuisie, teinturié, dangė, bergé.

R. C. Rescriptum. L'R doit se faire sentir quand la termi RS. Responsum ; RT. Refert; RTD, Ronaison er est précédée de f, m, v: Enfer, Lundum , etc. mer, amer, hiver.

R se trouve quelquefois changé en S, L'R final de l'infinitif des verbes de la comme dans Majosibus , pour Majoribus ; première conjugaison ne se prononce point: mais dans Medidies pour Meridies , il semmais quand le mot est suivi d'une voyelle, ble plutót que c'est le d qui a été changé I'R de l'infinitif doit se fairc un peu sentir en r. dans la prose grave, et surtout dans la poésie. Parmi les noms , R signifie Koscius, Ru

L'R s'est souvent changé, dans les langues brius, Regulus , Rufus.

R, dans les ouvrages de numismatique, odeur de sainteté. Le nom de ce prélat se signifie rare.

trouve inscrit dans plusieurs calendriers; Les différents degrés de rareté des médail. mais l'Église ne lui rend point de culte pules sont indiqués par deux, trois et quatre R. blic. On a de lui un grand nombre d'ouvra

Les R des marbres, des médailles et des ges recueillis à Cologne en 1627, 6 tom. en manuscrits , sont divisés , par les auteurs de 3 vol. in-fol. Ja Nouvelle Diplomatique, en huit séries * RABAUT DE SAINT-ÉTIENNE (JEANqui ont chacune de six à seize divisions. Paul), né à Nimes en 1743, fut comme son

DUMERSAN. père ministre protestant, prit comme lui la RAB ou RAV. Voyez JUDA.

défense de ses co-religionnaires, el devint l'un * RABAN-MAUR, appelé quelquefois en des plus chauds partisans de la révolution. latin Hrabanus Magnentius, évêque de Nommé en 1789 député du tiers-état de la Mayence, où il était né vers 776, fut l'un sénéchaussée de sa ville natale aux Étatsdes écrivains les plus féconds et les plus la- Généraux, il avait tous les talents nécessaires borieux de son temps. Destiné à la vie reli- pour s'y faire remarquer : l'un des premiers gieuse , il entra dès l'âge de dix ans dans il monta sur la brèche , et eut la plus grande l'abbaye de Fulde, y fit ses premières étu- part aux délibérations de cette époque. des, et alla se perfectionner à l'abbaye de Rendu à la vie privée par la dissolution de Saint-Martin de Tours, où il professa ensuite l'assemblée constiluante , Rabaut put alors la grammaire et la philosophie. Rival et réfléchir sur les suites inévitables de cette 'contemporain de Jean Scot, Raban-Maur se crise politique, et lorsqu'il fut nommé dédistinguait par un savoir moins frivole et des puté à la Convention par le département de qualités plus estimables. De relour à l'ab- l'Aube, il se montra l'ennemi le plus débaye de Fulde , il fut ordonné prêtre en 814, claré de l'anarchie , combattit avec force et se livra à l'enseignement avec un tel suc ceux qui voulaient que la Convention jugeât cès que son école devint bientôt la plus cé- le roi; et quand l'assemblée eut adopté cette lèbre de l'Allemagne. Élu abbé en 822, il funeste résolution , il vota pour l'appel au réconcilia Louis-le-Débonnaire avec ses en- peuple, et ensuite pour la détention jusqu'à fants , obtint en récompense de riches pos- la paix et en faveur du sursis. Nommé, sessions dont il dota diverses maisons nais-' après le jugement de l'infortuné monarque, santes , entre autres l'abbaye d'Hirsange, et membre de la commission établie par le se déinit ensuite de son titre pour aller vivre parti de la Gironde pour surveiller les opédans la solitude du Mont-Saint-Pierre; mais rations du tribunal révolutionnaire , Rabaut il en fut tiré cinq ans après pour occuper le pe tarda pas à être enveloppé dans la prosiège de Mayence, et ce fut alors que ses ta seription de ce parti. Mis hors la loi, il se lents parurent avec un nouvel éclat. Il com- réfugia d'abord dans les environs de Verposa divers ouvrages propres à l'enseigne- sailles , revint ensuite à Paris , et fut découment, tint plusieurs synodes pour remédier vert chez un ami, qui paya de sa tête le gé. aux abus qui s'étaient glissés jusque dans néreux asile qu'il lui avait accordé. Arrêté les cloitres , et fit de sages règlements pour le 4 décembre 1793, Rabaut fut livré au en prévenir le retour; mais l'histoire lui re tribunal révolutionnaire, et exécuté dès le proche une excessive sévérité envers Goles- lendemain. Ses principaux écrits sont : Lelcalc, qu'il reuvoya à Hincmar, archevêque tres à Bailly sur l'histoire primitive de la de Reims , son juge naturel, comme un Grèce, Paris , 1787, in-8° ; le Vieux Cévehérétique qu'il fallait punir, et qui ne le nol, ou Anecdotes de la vie d'Ambroise Bofut que trop en effet (voyez Gotescalc). rely , Londres, 1784, in-8°, plusieurs fois Une famine , qui désola le diocèse de réimprimé; Lettre sur la vie et les écrits Mayence en 850, fournit à l'évêque une de M. Court de Gebelin, 1774; Précis de occasion de montrer le zèle et la charité l'histoire de la révolution française , publié dont il était animé pour son troupeau. en 1791, et continué par M. Lacretelle le Ses revenus furent distribués aux pauvres, jeune. Rabaut avait aussi coopéré à la rédacet il en nourrissait chaque jour trois cents tion de la Feuille villageoise et à celle du à sa propre table. Il présida ensuite le con Moniteur jusqu'à la fin de 1792. - RADAUTcile assemblé dans sa ville épiscopale en POMIER (Jacques-Antoine ), frère du pré852, assista l'année suivante à celui de cédent, né à Nimes en 1944, ministre proFrancfort, ct mourut à Winfeld , en 856, en testant comme son frère , fut député par le

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