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Renkin à Paris, et, après un essai satisfai- Du corps du grand Rantzau tu n'as qu'une des parts, sant fait au château de Saint-Germain, en

L'autre moitié resta dans les plaines de Mars. présence du roi, Renkin commença en 1675 Christophe de Rantzau, parent du préla célèbre machine de Marli qu'il termina cédent, abjura aussi le lutheranisme, et en 1682 sous le ministère de Louvois. Cette publia les motifs de sa conversion dans l'oumachine, merveilleuse pour l'époque, a été

vrage suivant : Chr. Rantzovii.... Epistola détruite depuis , et remplacée par une ad G. Calixtunt, qui sui ad Ecclesiam capompe à feu; elle avait été décrite avec le tholicam accessús rationes exponit, Rome, plus grand soin dans un Mémoire publié en

1662 , in-80. Henri RANTZAU, de la même 1801 avec des planches. On en voit un petit famille, né en 1526 , mort en 1598, accommodèle au Conservatoire des arts et métiers. pagna Charles Quint au siège de Metz , fut Renkin mourut en 1708, âgé de soixante- nommé gouverneur du Holstein , se montra quatre ans. C'est à tort qu'on a voulu faire le protecteur des sciences et des lettres , et partager au chevalier Deville l'honneur de

composa lui-même plusieurs ouvrages; mais sou invention. Deville fut le négociateur de il s'était surlout appliqué à l'astrologie, et l'affaire auprès de la cour; et la gloire de croyait avoir fait d'importantes découvertes l'invention et de l'exécution appartient tout dans celte science chimérique. – Un autre entière à Renkin.

Henri ou Jean de RANTZAU, mort en 1672, * RANTZAU (Jusias, comte de), maré-- à l'âge de 76 ans, a donné la relation d'un chal de France , né dans le Holstein , au

voyage qu'il avait fait à Jérusalem, én Égypte commencement du 16e siècle, d'une an

et à Constantinople, Copenhague, 1669 , cienne et illustre famille, entra fort jeune in-40. Cet ouvrage, écrit en danois, à été au service de Suède, et vint en France en

réimprimé en allemand , Hambourg , 1704, 1635, à la suite du chancelier Oxenstiern. in-80. – On peut voir dans le Dictionnaire Ses manières ayant plu à Louis XIII, ce de Moréri, édition de 1759, la généalogie monarque le nomma maréchal-de-camp et de la maison de Rantzau. colonel de deux régiments. Rantzau fut em

* RAOUL, duc de Normandie. Voyez ployé dans l'armée destinée à envahir la

ROLLON.
Franche-Comté, perdit un ail au siège de
Dôle, défendit la place de Saint-Jean-de-

RAOUL , surnommé Ardent, à cause Löne, assiégée par Galas qui fut force de de la vivacité de son esprit et de l'ardeur de s'éloigner , fit ensuite toutes les cainpagnes

son zèle, devint archidiacre du diocèse de de Flandre et d'Allemagne , sous les ordres Poitiers, suivit en 1101, Guillaume IX, du duc d'Orléans et du duc d'Enghien (de- comte de Poitiers, en Palestine, et l'on puis le grand Condé), perdit une jambe et croit qu'il mourut pendant cette expédition. fut estropié d'une main au siège d'Arras, On a de lui des Homélies latines , qui furent passa plus tard en Allemagne , revint en imprimées à Paris en 1567, 2 vol. in-80. La Flandre , où il assiégea et prit Gravelines, première partie fut traduite en français par en 1615, et reçut la même année le bâton frère Jean Robert, Paris, 1575; et la de maréchal de France, après avoir promis deuxième par frère Fremin Capitis. On lui d'abjurer le lutheranisme. L'année suivante, attribue d'autres ouvrages manuscrits qui il fut fait gouverneur de Dunkerque, prit se trouvent dans plusieurs bibliothèques. les places de Dixmude et de Lens , ct acheva * RAOUL DE CAEN, ainsi nommé du de soumettre toutes les villes maritimes de lieu de sa naissance, suivit en Palestine le la Flandre. Devenu suspect au cardinal Ma. célèbre Tancrède, l'un des chefs de la prezarin , il fut enfermé onze mois à la Bastille. mière croisade en 1096, et a décrit les exRendu à la liberté, il mourut en 1650, d'une ploits de ce héros , dans une histoire intitu. hydropisie qu'il avait contractée pendant sa lée : Gestes de Tancrère. Cette histoire, détention. On a publié : Relation de ce qui publiée par Martène dans le troisième tomc s'est passé à la mort de Josias, comte de de ses Anecdotes , a reparu depuis dans la Rantzau, Paris, 1650, in-40. Il avait été grande collection de Muratori, et passe iellement mutilė dans ses campagnes , qu'il pour très-authentique. M. Guizot l'a repro: ne lui restait plus qu'un ceil, une oreille, duite sous le titre de : Fails et Gestes du un bras et une jambe , et c'est ce qui dovna prince Tancrède pendant l'expédition de lieu à l'épitaphe, si connue, de ce guerrier: Jérusalem , dans sa collection des Mémoires T'ome 19.

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1551;

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relatifs à l'histoire de France. On croit que l'édition de Sénèque , publiée par Justel'auteur mourut vers l'an 1115.

Lipse. * RAOUX (Jean), peintre, né à Mont RAPICIO (Giovita), appelé aussi la. pellier en 1667 , mort à Paris en 1734, était vizza , né près de Brescia vers 1480, mort à bon coloriste , et s'est surtout distingué dans Venise en 1553, s'est fait connaitre comme le portrait. On a aussi de lui des morceaux poète et comme orateur. On a de lui : de d'histoire, mais il n'obtint en ce genre Institutione puerili, Venise , de Nuqu'une réputation secondaire.

mero oratorio, lib. V, et Carmina , ibid., * RAPAERT ou RABARDUS (FRANÇOIS),

1554, in fol.; on livre de salires latines , et

d'autres opuscules. de Bruges, pratiquait la médecine dans eette ville où il vivait vers le milieu du

RAPIN (Nicolas ), littérateur du 16° siècle. Il ne put sans indignation voir 16e siècle, né vers 130 à Fontaine-le-Comte le magistrat de cette ville faire l'éloge du (Poitou), se fit recevoir avocat du parlegrand et perpétuel Almanach de Bruhezius, ment, fut pourvu de la charge de viceet il composa à cette occasion l'ouvrage

sénéchal de sa ville natale, et fut ensuite suivant : Magnum et perpetuum Almanach, appelé à Paris par le président Achille de à consuetis nugis liberum, adeòque veré Harlay, qui lui procura la place de lieutemedicum ,.etc., Anvers, 1551, in-12.

nant de robe-courte. Le zèle qu'il montra * RAPARINI (GEORGES-MARIE), poète

pour le service du roi Henri III lui ayant italien , né à Bologne en 1660, suivit la suscité de nombreux ennemis , il fut privé de lèbre cantatrice Angélique Raparini à Man

son emploi et banai de Paris; mais il appela toue, où il obtint la place de secrétaire de bientôt de ce jugement, et fut réintégré

dans ses fonctions. Ayant embrassé avec arl'électeur palatin. Il mourut en 1726. Outre plusieurs autres tragédies, on a de lui : la deur le parti d'Henri IV, il signala son Troade de Sénèque (en italien), Cologne, courage à la bataille d'Ivry; il eut ensuite 1700, in-4); la Médée du même, ibid., 1702,

beaucoup de part à la Satire Ménippée in-40; et autres ouvrages.

(voyez P. Leroy). S'étant démis de sa place

de lieutenant de robe, en 1599, il se retira * RAPHAEL de Volterre. Voyez Martel. à Fontenay, sa patrie, et mourut à Poitiers * RAPHAEL d'Urbin. Voyez Sanzio. en 1608. Il avait composé diverses poésies,

RAPHELENG ou RAVLENGHIEN qu'il chargea , par testament, ses amis Scé(Franç.), savant orientaliste, gendre du vole de Sainte-Marthe et J. Gillot de rascélèbre imprimeur Christophe Plantin, pé à sembler et de publier. Ce recueil parut sous Lannoy, près de Lille, en 1539, apprit l'hé. le titre d'OEuvres latines et françaises de breu et le grec, qu'il enseigna en Angle- N. Rapin, Paris, 1620, in-4o. On y trouve terre à l'époque des guerres civiles. De re- deux livres d'épigrammes latines estimées, tour dans les Pays-Bas, il travailla pour des élégies, des odes, des stances, et des l'imprimeric de son beau-père, et surtout à sonnels, des traductions ou imitations en la Bible polyglotte , imprimée en 1571. Ra vers français des Sutires et Épitres d'Hopheleng, s'étant établi à Leipsig, fui nommé, race, de l'Art d'aimer d'Ovide, des Psaupar l’upiversité de celte ville, professeur mes de la pénitence, quelques écrits en d'hébreu et d'arabe. Il y mourut en 1597. prose. Rapin fut un des poètes qui essayé. Ses principaux ouvrages sont : des Observa- rent de supprimer la rime dans les vers tions et des Corrections sur la paraphrase français. On trouve de ces vers blancs dans chaldaique ; une Grammaire hébraïque; un le recueil de ses OEuvres. Lexicon arabe, Leyde, 1613, in-4°; un * RAPIN (René), jésuite, né à Tours en Nouveau-Testament syriaque, Anvers, 1575, 1621, mort à Paris en 1687, fut tour à in-4o; un Dictionnaire chaldaïque, qu’on tour littérateur , poète , théologien et controuve dans l'Apparat de la polyglotte. – troversiste; et, suivant l'expression origiFranç. RAPHELENG, fils ainé du précédent, nale du marquis de La Chambrc, servant s'est aussi distingué par son érudition. On a Dieu et le monde par semestre, il composa de lui : Elogia carmine elegiaco in imagines un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquinquaginta doctorum virorum, Leyde, quels ses poésies latines et son Poème des 1587, in-fol. L'auteur n'avait alors que Jardins surtout méritent seuls d'être distinvingt- un ans. Il a encore donné divers mor gués aujourd'hui. Ce dernier fut reçu avec ceuux de poésie et des notes , insérées dans une sorte d'enthousiasme à une époque où

l'on s'occupait beaucoup de vers latins, et riaux. Cette histoire, continuće depuis la où les pères Commire, La Rue, Vaniè- mort de Charles ler jusqu'à celle de Guilres, etc., soutenaient dignement d'honneur laume III, par David Durand, a été réimde ce Parnasse romain moderne. Peu de primée plusieurs fois. L'édition la plus temps après son apparition , le Poème des complète et la meilleure est celle donnée Jardins fut traduit en vers anglais par par Lefebvre de Saint-Mars, La Haye (PaJ. Evelyn, fils; en italien, par le père Giov. ris), 1749 et années suivantes, 16 vol. in-4o. Pietro Bergantini, et en français , par Ga- On en a un Abrégé (par Falaiseau), La zon Doursigné, Paris, 1973. Cette traduc- Haye, 1730, 3 vol. in-40 ou 10 vol. in-12, tion était complètement oubliée, et l'on ne et Nic. Tyndal l'a traduit en anglais. Rapin songeait guère plus à l'original lui-même, a encore publié une Dissertation sur les lorsque Delille publia ses Jardins, en 1782. Whigs et les Torys, La Haye, 1717, in-8°. Celie circonstance, et le malin espoir de * RAPINE (CLAUDE), religieux célestin, mettre peut-être un poètc français aux pieds né dans le diocèse d'Auxerre, mort en 1493, d'un jésuite, fit rechercher l'ouvrage du fut chargé de réformer quelques monastèpère Rapin , et engagea sans doute MM. Voi. res de son ordre, et d'en corriger les conron et Gabiot à en donner une traduction stitutions. Il s'acquitta de cet emploi avec nouvelle. Sa supériorité, bien reconnue sur succès. On a de lui : de Studiis philosophiæ la précédente, n'atteint pas néanmoins l'ob et theologiæ; de Studiis monachorum , et jet proposé. Rapin et Delille restèrent à quelques autres ouvrages latins manuscrits , leur place respeclive, et conservérent à dont le père Mabillon a fait usage dans son juste titre la réputation de versificateurs Traité des études monastiques. Un autre élégants, mais de poètes médiocres, sous Claude Rapine, frère mincur réformé, né à le rapport de l'invention. Les ouvrages en Nevers vers la fin du 16e siècle, a laissé pluprose du père Rapin , sur la littérature an sieurs ouvrages en latin et en français, dont cienne, se recommandent par la solidité de le plus important est l'Histoire générale de la critique et la pureté des doctrines ; mais l'origine et des progrès drs frères-mineurs, les idées en sont généralement communes, dits réformés et déchaussés, Paris, 1632, la critique ne s'y élève jamais bien haut, in-fol. et le style en est froid , sec et pourtant * RAPP (Jean), lieutenant-général , pair diffus.

de France , né à Colmar le 26 avril 1772 , RAPIN-THOYRAS (Paul de), histo- entra au service dès l'âge de 16 ans, se disrien , né en 1661 à Castres, était neveu de tingua dans les premières guerres de la réPélisson (voyez ce nom). Il se fit d'abord volution , et devint aide-de-camp du général recevoir avocat; mais , craignant d'être exclu Desaix, qu'il suivit dans les campagnes des emplois de la magistrature comme pro- d'Allemagne , d'Égypte et à la bataille de testant, il embrassa la profession des armes, Marengo, où cet illustre général fut blessé se rendit en Angleterre , en 1686, après la à mort. Déjà connu par diverses actions d'érévocation de l'édit de Nantes, passa en. clat, Rapp, après ce triste événement, fut suite en Hollande , où il fut admis dans une attaché au premier consul dans la même compagnie de jeunes gentilshommes fran- qualité, obtint bientôt toute sa confiance, çais, commandés par son cousin-germain. et fut chargé, en 1802, d'aller annoncer aux Peu de temps après, il suivit dans la Suisses l'intervention de la France dans Grande-Bretagne le Prince d'Orange, de- leurs troubles politiques. Il força la diete puis Guillaume III, obtint une lieutenance d'accéder à cette intervention, reçut à son dans un régiment anglais, et devint aide- retour des marques de la satisfaction de son de-camp du général Douglas. Blessé au siége chef, le suivit en Belgique, ensuite en Alle de Limerick, il ne put accompagner son pa. magne, et soutint avec éclat sa réputation tron en Flandre, mais fut nommé, sur sa de valeur à la bataille d'Austerlitz , ou, à la réputation, gouverneur du jeure duc de tête de deux escadrons de chasseurs de la Portland. Après avoir terminé cette éduca- garde, il mit en déroute la garde impériale tion, il se retira à Wesel, où il mourut en russe, et fit prisonnier le prince Repnin. 1725. On a de lui : une Histoire d'Angle. Ce brillant succès, qu'il avait acheté par ierre, La Haye , 1724, 8 vol. in-8°, ouvrage plusieurs blessures , lui valut le grade de qu'il composa pendant sa retraite, et pour général de division sur le champ de balequel il avait recueilli d'immenses maté- taille. Toujours avide de gloire, Rapp ne se

distingua pas moins dans les campagnes eu aucune part directe, mais qui paraissent suivantes, particulièrement au combat de avoir été rédigés par M. Bulos, d'après des Golymin, où il eut le bras gauche fracassé, notes du général Belliard et de quelques au. à celui d'Essling , enfin , en 1812 , à l'affaire tres amis du général Rapp. de Malojaroslavilsch, où il fit des prodiges * RAPPOLT (CHARLES - HENRI), savant de valeur, et eut un cheval tué sous lui. prussien, né à Kænigsberg en 1702, fut Après celte désastreuse campagne , le géné- professeur de physique dans l'université de ral Rapp cut ordre de se jeter dans Dantzig. cette ville , se distingua par la variété de ses Déjà il en avait été gouverneur pendant connaissances , et mourut en 1753. On a de deux ans, et s'y était acquis l'estime géné- lui quelques écrits sur des matières d'hisrale par la modération de sa conduite. Cette loire naturelle et de physique, dont un sur fois on l'y vit déployer toutes les ressources des iles flottantes qui se voient près de Gordu génie militaire, tout le sang-froid et danen. l'héroïsme du courage pendant le siége qu'il RAPPORTEUR. (Géométrie.) Pour lever cut à soutenir durant une année entière un plan (voyez ce mot ), il faut mesurer contre soixante mille combattants, qui em-, avec une chaine certaines distances , et avec ployaient tour à tour la force et la ruse pour des instruments certains angles. Lorsqu'on triompher de ses nobles efforts. Ce ne fut veut ensuite tracer ce plan sur le papier, on qu'après avoir lutté contre la famine et une

y transporte au compas, avec une échelle , épidémie cruelle, qui lui enleva les deux les distances connues; mais il faut porter ces tiers de sa garnison, réduite alors à sept longueurs sur des droites prises dans des mille hommes, qu'il consentit enfin à capi- directions convenables, dont les incidences tuler. La faculté de rentrer en France avec sont déterminées par les angles observés. La armes et bagages avait été stipulée dans la gnomonique, la stéréotomie, la mécaniconvention conclue le 27 novembre 1913; que, etc., offrent une foule de cas où l'on est mais, au mépris de cette convention, la conduit à faire sur le papier des angles d'une vaillante garnison de Dantzig fut faite pri- ouverture donnée, ou réciproquement. Le sonnière, conduite en Russie, et son général rapporteur est destiné à tracer ces valeurs à Kiow. De retour à Paris, en juillet 1814, angulaires ou à les mesurer. Rapp y fut accueilli avec distinction par le C'est un demi - cercle de cuiyre ou de roi , qui le créa chevalier de Saint-Louis, corne, dont le contour est divisé en degrés , grand-cordon de la Légion-d'Honneur, et et même, si la dimension le permet, en lui donna, en 1815, le commandement du moitiés, tiers ou quarts de degrés. La fig. 74 premier corps d'armée , destiné a arrêter la des planches de géométrie représente cet marche de Bonaparte; mais , tous les moyens instrument; en voici l'usage : de résistance étant devenus inutiles, Rapp Étant donnée une droite AB , pour tirer, se rangea sous les drapeaux de son ancien par le point 0, une droite OD qui fasse maitre, accepta le commandement de la l'angle DOB d'un nombre de degrés connu , cinquième division , fut nommé membre de tel que 50, appliquez le rapporteur sur le la chambre des pairs, et commandant en papier de manière que la droite AB passe chef de l'armée du Rhin. Après le licencie- par le centre C de ce demi-cercle, et par le ment de l'armée , il se retira en Argovie, et no 50 de sa graduation, et qu'en outre , le ne rentra en France qu'en 1817; mais s'at- bord rectiligne EF, qui est parallèle au diatacha alors sincèrement aux Bourbons, et mètre ef, passe par le sommet de l'angle. mérita plusieurs témoignages de la faveur Il est clair que la droite OD, qu'on trace au royale. Rapp avait un caractère de loyauté et crayon le long de ce bord, fait l'angle DOB de franchise qui le faisait généralement es- demandé, puisque cet angle est égal à son timer. Se trouvant dans le cabinet du roi au correspondant SCB, qui est de 50 degrés. moment où il apprit la mort de Napoléon, La même opération sert visiblement à il n'essaya point de cacher sa sensibilité, et trouver réciproquement de combien de dele monarque daigna lui dire qu'il l'en esti- grés est ouvert un angle DOB déjà tracé ; et mait davantage. Rapp fut nommé pair de c'est même sur cette propriété qu'est fondé France en 1818, et mourut le 2 novembre l'usage du graphomètre. 1821. On a publié, sous son nom, des Mé. On fait quelquefois des rapporteurs munis moires auxquels , suivant M. Barbier (Dic- d'une alidade mobile, ayant un vernier qui tionnaire des Anonymes, no 13,647), il n'a sert à évaluer les fractions de degrés; ainsi

construits, ils ressemblent encore davan- dans les écoles, et le professeur Vacca-Bertage au dernier instrument dont on vient de linghieri , de Piso , publia de judicieusez obparler.

servations en réfutation de la doctrine browAu reste, on pent former des angles d'une nienne. Rasori fut obligé de quitter sa chaire; ouverture dovnée, ou réciproquement, en mais, lors de l'entrée des Français en Italie, se servant des cordes d'arcs (voyez cet ar en 1796, il se rendit à Milan, et y publia un ticle); c'est même le moyen le plus exact journal politique sous le titre de l'Amico d'effectuer ces sortes de constructions. della libertà e dell' uguaglianza. Il n'y mé

FRANCOECR. nagea point les professeurs de Pavie , ses RARÉFACTION. ( Physique.) Mot habi- anciens collègues , ct en général tous ceux tuellement employé comme synonyme de qui ne partageaient point ses opinions médilatation, mais dont il faudrait peut-être dicales et républicaines. Il devint ensuite sc. restreindre l'usage aux seules circonstances crétaire du ministre de l'intéricur de la répudans lesquelles l'accroissement de volume blique cisalpine , emploi dont il fut forcé de d'un corps dépend non de l'influence de la se démettre en 1797. Il retourna alors à Pachaleur, mais de celle des puissances méca- vie pour y professer la clinique interne et la niques. (Voyez DILATATION ct Condensa- médecine-pratique. La bizarrerie de ses le.. TION.)

TAILLATE.

çons, l'extravagance et la violence de ses diaRASCHE (Jean-ChristopAE), numis- tribes, contre les plus illustres médecins mate allemand , membre de plusieurs socié- anciens et modernes , excitèrent des réclatés savantes, né en 1733 à Schorbda , dans le mations sans nombre, et une députation cercle saxon d’Eisenach , mort en 1805 , était d'étudiants alla demander au directoire cipasteur de Bas-Massfeld. On a de lui : His- salpin le renvoi du professeur ; ce qui ent toire de Jean de Calais, Francfort et Leip- lieu presque immédiatement. Rasori revint sig, 1755, 2 vol. in-80; Epistolarum obscur. à Milan, conçut le projet de fonder un nouvirorum Volumina omnia, Francfort, 1757, veau système de médecine, le développa , 2 vol. in-89; Charlemagne, grand par ses trouva un grand nombre de prosélytes parmi efforts en faveur des écoles allemandes, les jeunes gens , et trois professeurs assez Meiningen, 1760, in-4° ; Lexicon universe renommés se déclarèrent ses partisans. rei nummariæ veterum , et præcipuè Græco- Quand l'armée austro-russe reconquit le Mirum ac Romanorum , cum observationibus Janez, cn 1799, Rasori chercha un refuge à antiquariis , geographicis, chronologicis, Gênes, où commandait l'illustre Masséna. historicis , criticis , etc. , Leipsig, 1781-94, Il donna ses soins aux soldats français et à la 6 tom. en 12 vol. in-80. Un Supplément à population pendant l'épidémie de typhus ce dictionnaire, comprenant seulement les qui se manifesta dans cette ville. publia neuf premières lettres de l'alphabet, a paru plus tard l'histoire de celte maladie, et, en dens volumes à Leipsig , 1802 et 1805. après la bataille de Marengo , revint à Mi. Kasche a fourni en outre plusieurs morceaux lan, obtint la place de prolo-medico (arau Magasin historique de Büsching , et à chiâtre ou premier médecin) du gouverned'autres recueils périodiques.

ment, celle de médecin en chef de l'hôpital * RASORI (JEAN), célèbre médecin ita, militaire et de professeur de clinique au lien, né à Parme en 1767, étudia la méde- grand hospice de Santa-Corona. Plus tard , cine à Florence, à Pavie et en Angleterre, il fut destitué par le ministre de l'intérieur passa quelque temps à Paris dans les com- du royaume d'Italie, el rentra dans la classe mencements de la révolution, et revint dans ordinaire des médecins. Vers la fin de 1914, sa patrie, imbu des nouveaux principes dė- Rasori fut arrêté comme un des membres de magogiques , et plein du désir de les propa. la conspiration dite des carbonari ( voye: ger. Il avait aussi embrassé en Angleterre ce nom), et renfermé dans la citadelle de la nouvelle doctrine médicale du docteur Mantoue. Il ne recouvra sa liberté qu'au Brown, et il conçut le dessein de renverser bout de deux ans , reprit l'exercice de sa celle qui était enseignée dans les écoles d'I- profession, et mourut, à ce que l'on prétalie. Il publia une traduction italienne des sume, en 1823 ou 1824 On connaît de lui ouvrages du médecin anglais. Cette traduc- les ouvrages suivants : Lettera al dottore tion et les leçons de Rasori, nommé profes: Rubini, etc., Pavie, 1793, in-89; Proluzione seur de pathologie à Pavie , basées sur les letta assumendo la scuola di palologia , mèmes principes , firent beaucoup de bruit Milan , in-8°; Rupporto sullo stato dell'

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