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università di Pavia, in-8° ; Compendio della traductions en anglais d'ouvrages allemands. nuova dollrina medica di Brown, trad. RAST-MAUPAS (JEAN-Louis), manudall'inglese , 1795-1805, 2 vol. in 89; Ana- facturier et agronome , né en 1731 à La lisi del preteso genio d'Ippocrate , Milan, Voulte, petite ville du Vivarais, mort en 1709, in-8•; Zoonomia, ovvero leggi della 1821 à Lyon , membre de la Société d'agrivile organica dal prof. Darwing , traduile culture de cette ville, s'est fait connaitre par de l'anglais, avec des notes, ibid., 1803, quelques procédés ingénieux d'industrie, et 6 vol. in-8°; Storia della febre petecchiale particulièrement par une espèce de greffe qui di Genova , ibid., 1803, in-8°, souvent a conservé son nom. Rast-Maupas , à qui la réimprimée, et traduite en français par le révolution avait fait perdre une partie de sa docteur Fontaneilles, Paris, 1822, in-8°, fortune , ne craignit pas

d'en

compromettre avec des notes. Rasori a traduit de l'allemand le reste en se portant caution pour les bons en italien le roman de Mme Pikler, intitulé de subsistances militaires des Lyonnais inAgatocle; les Lettres sur la Mimique d'En- surgés contre la Convention nationale. Après gel, et quelques poésies de Schiller et de le siége de Lyon il fut proscrit, et ne repaWieland. Tel est , en peu de mots, l'esprit rut qu'au 9 thermidor; depuis il fut honoré de la doctrine médicale de Rasori , appelée de diverses fonctions publiques par la conen italien contro-stimolo, et dont celle de fiance de ses concitoyens. Outre un certain notre docteur Broussais semble tirer son nombre de mémoires dont il a enrichi le origine. Le plus grand nombre des maladies portefeuille de la Société d'agriculture de qui aflligent l'espèce humaine dependent Lyon, ou a de lui une brochure intitulée : d'une cause stimulante , et un bien petit Observations du C. Rast- Maupas , sur le nombre se rapportent à une cause débili- mode de dessiccation des soies appelé conlante. Ces causes , qui produisent un état dilion , dont il était l'inventeur, Lyon, qu'on nomme diathèse , sténique ou asténi an VIII, in-10. (Voyez la Notice que lui a que, peuvent avoir divers degrés d'intensité. consacrée M. Grognier , pag. 241-250 du Pour les combattre, il faut employer des Compte rendu de la Société d'agriculture de moyens contre-stimulants dans le premier Lyon , 1821 , in-8°.

et stimulants dans le second , divisant RASTAL (Jean), imprimeur anglais, ainsi la matière médicale en deux classes. mort à Londres en 1536, fut gendre du chan.

RASPE (Rodolphc-Éric), savant anti- celier Thomas More ou Morus. On a de lui : quaire allemand, né à Hanovre en 1737, une comédie latine intitulée : Natura natuobtint la chaire d'archéologie à Cassel, et y rata ; des Canons astrologiques en latin ; devint inspecteur du cabinet des antiques et une Chronique des rois d'Angleterre, ibid.; médailles et membre du conseil; mais un quelques ouvrages ascétiques et de controgoût excessif pour la dépense l'ayant porté verse, entièrement oubliés aujourd'hui. – à se rendre coupable d'un yol considérable Guill. Rastal, son fils, jurisconsulte, fut dans le cabinet commis à ses soins, il fut premier lecteur d'Édouard VI, passa ensuite obligé de fuir en Angleterre, passa de là en en Hollande , lors de la révolution religieuse Irlande , et y mourut en 1784. Ses princi- arrivée dans son pays , revint dans sa patrie paux ouvrages , sont : OEuvres philosophi- à l'avènement de la reine Marie , se retira de ques, lalines et françaises de feu M. de nouveau à Louvain sous le règne d'ÉlisaLeibnilz , lirées de ses manuscrits, qui se beth, et y mourut en 1565. On a de lui : un conservent dans la bibliothèque royule à Cartulaire , Londres , 1534 et 1580 ; Table Hanovre , Amsterdam et Leipsig, 1765, chronologique des rois d'Angleterre, depuis in-40; Voyage en Angleterre, sous le rap. la conquêté, ibid., 1563, 1607, 1630, in-So; port des manufactures, des arts, de l'in. les Termes des lois anglaises ; Recueil des dustrie, etc., Berlin, 1785; Essai critique statuts qui sont restés en vigueur depuis la sur les peintures à l'huile, (en anglais), grande charle , ibid., 1559, 1683, in-fol. ; Londres , in-40, 1781; a descriptive Catalo. et une vie de Thomas Morus. gue of a general collection of ancient and * RASTIGNAC (ARMAND-ANNE-AUGUSTE. modern engraved gems, cameos as well as ANTOINE-SICAIRE DE CHAPT de), naquit dans intaglios, etc., Londres, 1791, 2 vol. in 40 le Périgord en 1726, et devint successiveavec 57 planches. Cette explication des em ment docteur en Sorbonne , abbé de Saintpreintes faites par Tassie a aussi été publiée Mesmin d'Orléans, prevôt de Saint-Martin en français. On a aussi de Raspe plusieurs de Tours, grand-archidiacre et grand-vicaire

cas ,

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d'Arles. Député aux États-Généraux en 1789, trouve dans un Calendrier qu'il imprima en il siégea constamment au côté droit de cette 1476, petit in-fol. , et dans les Éléments assemblée, et composa , sur les matières d'Euclide avec les commentaires de Campaqu'on y agitait , plusieurs écrits qui font au nus. Ratdolt mourut dans sa patrie en 1506. tant d'honneur à son érudition qu'à la sa RATE. (Médecine. ) Organe situé dans gesse de ses principes. Ayant signé la pro- l'hypochondre gauche, entre l'estomac, le testation de 1791 contre les actes de cette diaphragme, le colon et la capsule atrabiassemblée , l'abbé de Rastignac ne tarda pas laire gauche. Elle est ordinairement ellipà part.iger le sort des malheureuses victimes soide, concave en avant, convexe en arrière, de celle époque. Enfermé à l'abbaye en aout où elle offre une scissure par laquelle pénè1792, il y fut massacré le 5 septembre sui- trent en elle les vaisseaux qui lui rapportent vant. Quelques instants avant de périr, ce le sang artériel et lui enlèvent le sang veineux respectable vieillard était monté avec l'abbé ainsi que la lymphe. Le péritoine l'unit par un Lenfant (voyez ce nom) dans la tribune de repli au diaphragne, à l'estomac et au colon. la chapelle , qui servait de prison à beaucoup Son volume varie beaucoup, non-seulement d'autres detenus. Après avoir annoncé à chez les diflerents sujets, mais encore chez ceux-ci que l'heure fatale est arrivée , que le la même personne. Son poids est à celui du glaive des assassins les attend , les deux con- corps comme 1 est à 210, du moins dans fesseurs les exhortent au courage par leur l'état le plus ordinaire. Elle est d'un rouge pieux exemple et leurs touchantes prières, vif sur certains points , noirâtre sur d'autres. leur donnent leur bénédiction, et vont en- Elle offre peu de consistance, elle est sousuite recevoir la palme du martyre. On a de vent molasse, rarement dense et d'un tissu l'abbé de Rastignac : Question sur la pro. serré. Outre les vaisseaux sanguins et lympriéié des biens ecclésiastiques en Frunce, phaliques qui entrent dans sa composition, 1789 , in-80; Accord de la révolution et de elle est formée d'une membrane fibrola raison contre le divorce, 1791 , in-80; séreuse, et d'une multitude de lamelles et traduction de la Letire synodale de Nicolas, de fibres très-déliées, solides , entrelacées patriarche de Constantinople, à l'empereur dans tous les sens les unes avec les autres , et Alexis Comnène, avec de savantes notes, laissant entre elles des vacuoles dans lesquels 1790, in-8o.

se répandent les vaisseaux. En outre, d'auRAT. Voyez RONGEURS.

tres canaux d'un tissu blanc et solide, se diri. * RATALLER (Georges), magistrat et gcant de la membrane fibreuse de l'organe littérateur, né à Leuwarde, d'une famille à sa scissure, enveloppent les vaisseaus noble , en 1528, mort président du conseil et s'unissent avec eux. Chaque artère ne d'Utrecht en 1581, a traduit en vers latins donne du sang qu'à une partie de la rate; les tragédies de Sophocle , celles d'Euripide au contraire , les veines s'anastomosent touet les OEuvres d'Hésiode. Les éditions sont tes entre elles, et se terminent par des d'Anvers et de Francfort, 1570, 1581, 1546, radicules qui vont s'ouvrir dans les vacuoin-12.

les du viscère. Les vaisseaux lymphatiques, * RATBERT. Voyez RadbeRT.

situés les uns à la surface, les autres * RATCLIFF (Raoul), littératenr an dans la profondeur de l'organe, sont trèsglais , mort en 1553, établit un collége à nombreux. Les nerfs spléniques sont très. Hitchin dans le comté d'Herefort, où il pro. pelits et émanent du plexus de ce nom. On fessa avec un grand succès. On a de lui des trouve encore dans la rate des corpuscules poèmes, des harangues pour les exercices blanchâtres, mous, arrondis , inégaux, conde son collége , et des pièces de théâtre sidérés par les uns comme des glandes , par parmi lesquelles on cite : Dives et Lazarus; d'autres comme de simples faisceaux vascul'homme patient; l'Amitié de Titus et de laires. Si l'on lave la rale avec soin et qu'on Gesippus ; le Mélibée de Chaucer, comédies. la comprime, on en extrait une substance Ses principales tragédies sont : les Afflictions d'un rouge-brun , risidu, probablement, de Job; Susanne délivrée des vieillards ; et du sang élaboré par ce viscère. l'Incendie de Sodóme.

La rate reçoit beaucoup plus de sang hors RATDOÇT (ERHARD), savant impri- le temps de la digestion que durant sa foncmeur allemand, né à Augsbourg dans le 15e tion; on doit donc la considérer comme un siècle , s'établit à Venise. L'art typographi- organe derivateur de ce liquide. Est-ce là que lui doit plusieurs améliorations que l'on son seul usage? Neckel pense qu'on doit la

*

regarder comme jouant , par rapport au sys. *RATER ( ANTOINE), architecte , né à tėme vasculaire sanguin, le même rôle que Lyon en 1929, employa son talent à l'emles glandes conglobées à l'égard du système bellissement de sa patrie, et exécuta le plan lymphatique; mais comme l'usage de ces qu'avait donné Soumot pour ouvrir un quai glandes est encore un problème, cette com et deux rues nouvelles. Il se fit connaitre paraison n'apprend rien sur la fonction vé encore par beaucoup d'autres ouvrages, et ritable de la rate dans l'économie organique. mourut en 1794 à Miribel, près de Lyon,

Les anciens, qui ne se gênaient guère affligé de voir sa famille dispersée et ses amis pour donner sur les moindres apparences proscrits par la révolution. des attributs à chaque partie du corps,

RATHÈRE ou RATHIER, moine de avaient fait de la rate le siège du rire, sans l'abbaye de Lobbes, mort à Namur en 974, doute parce qu'à la suite du rire éclatant et fut trois fois évêque de Vérone , et trois fois prolongé, on ressent de la doulcur au-des- chassé de sun siége épiscopal. Il avait cu le sous des côles; mais c'est là une triste rai- même sort à Liège. Son zèle contre les désorson pour y mettre le théâtre de cette joyeuse dres du siècle étaient cause de ses disgrâces. explosion , car la douleur se fait sentir aussi Après avoir été exilé pour la troisième fois bien à droite qu'à gauche, par conséquent de Vérone, il vint en France, où il obtint les le foie devrait y participer : or, on en avait abbayes de Saint - Amand , d'Aumond et fait le siége duchagrin , sans doute par amour d'Aunai. Pierre et Jérôme Ballerini ont des contrastés. Ainsi l'on voit que l'expres- donné une édition de ses OEuvres, Vérone , sion de désopiler la rate, n'est qu'une façon 1765 , in-fol. de parler proverbiale et sans valeur.

RATHLAUW (JEAN-PIERBE ), chirurOn dit aussi d'un grand coureur qu'il est gien hollandais du 18e siècle, s'est fait un dérate, parce qu'on croit vulgairement que nom comme accoucheur habile, et a ima. l'absence de la rate faciliterait la course, en giné deux forceps, l'un à cuillers brisées , prévenant la vive douleur que celle-ci dé- l'autre au moyen duquel on peut introduire termine dans le côté gauche ; mais quelques derrière la tête de l'enfant deux courroies personnes éprouvent celte douleur dans le de cuir pour le tirer à soi. Obligé, comme côté droit. Ensuite il est faux que la rate ait l'avait été Schylichting , de livrer le secret jamais été enlevée à qui que ce soit; c'est là dont il était en possession', afin d'être admis un de ces contes dont fourmille la mémoire

comme praticien par le conseil des médecins populaire.

d'Amsterdam , ville où il s'était établi au Il est à remarquer que ces rêveries et retour d'un de ses voyages en France et én tant d'autres passent pour des vérités, non- 'Angleterre, il obtint son agrégation par la seulement parmi les paysans et les ou publication de l'opuscule suivant en hollanvriers, mais encore chez les gens de la bonue dais : le Fameur Secret de R. Roonhuyzen compagnie. La vérité, en médecine plus dans l'art d'accoucher, découvert et rendu qu'en toute autre partic du savoir humain, public par ordre supérieur, Amsterdam , est lente à se répandre, non-seulement parce 1747, in-80. On a encore de Rathlauw: Llire que mille intérêts tendent à la circonscrire contenant quelyues remarques sur un ou. daus un cercle étroit, mais encore parce vrage publié par J. de V. et H. Vander que la majorité des hommes a plus de pen- Poll, ibid., 1754, in-8°; Traité de la calachant pour l'erreur, attendu qu'elle n'exige racte, etc. , 1752, in-8°; traduit en français, qu'une simple adhésion , tandis que la vérité Paris, 1753, in-80. réclame du jugement.

* RATICH (WOLFGANG), instituteur alleLes maladies de la rale sont moins com- mand, né à Wulster dans le pays de Holstein munes que celles de l'estomac et du duodé- en 1571, mort à Erfurt en 1635, était anjiné num et même que celles du foie , du moins d'un grand zèle pour l'enseignement, et prédans notre pays et dans les climats du Nord; tendit avoir trouvé une méthode à l'aide de car, dans certaines contrées des pays chauds laquelle il pouvait apprendre aux élèves , il règoe des maladies caractérisées par des dans l'espace d'un an, le latin, le grec et accès intermittents et d'un caractère perni- l'hébreu. Plusieurs personnes puissantes secieux, à la suite desquelles on trouve la rate condèrent ses projets , mais ils p`eurent auprofondément altérée. (Voyez la première cun résultat satisfaisant. On trouve un aperçu livraison des planches de médecine.) asscz détaillé de la méthode de Ratich dans

BOJSSEAU. le Polyhistor de Morhof , qui prétend que

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ce procédé ne serait point à dédaigner, si élève de Benoît Luti, né à Savone en 1699, l'on trouvait un précepteur doué d'assez de mort à Gênes en 1775, a laissé plusieurs tapatience pour le mettre en pratique. bleaux d'histoire qui font hovneur à son

* RATKAI (Georges), historien hongrois, talent. Il peignit aussi la fresque avec succès, chanoine de l'église de Zagrab, né en 1613, mais c'est surtout dans les tableaux plaisants fut prié d'écrire l'histoire de la Croatie par qu il s'est le plus distingué. — Ratti (CharJcan Drascowitz qui en était vice-roi, et qui les-Joseph ), fils et élève du précédent, né lui donna le moyen de consulter les archives. vers 1735 à Génes, où il mourut en 1795, Il a laissé : Alemoria regum et Banorum re possédait aussi un talent remarquable, mais gnorum Dalmaliæ, Crontiæ, Slavoniæ, in- seulement comme copiste. Mengs le fit nomchoala ab origine suá usque ad annum 1652, mer directeur de l'Académie de Milan, et se Vienne , 1652, in-fol.

l'adjoignit, ainsi que Pompeo Bailoni , pour * RATRAMNE , coine de l'abbaye de peindre le palais royal de Gênes. Le pape Corbie, né en Picardie dans le 9e siècle, a Pie VI le nomma directeur de l'Académie écrit deus livres sur la Pré destination ; uu Ligustica , et le fit chevalier. Outre plusieurs autre de l'Enfanlement de Jésus-Christ i un copies estimées, entre autres, celle de saint de l'Ame; un Traité contre les Grecs, et un Jérome du Corrége, on a de Ratti divers I'miré du corps et du sang de Jésus-Christ. écrils, dont voici les titres : Vila del Cav. Ce dernier ouvrage est le plus connu à cause Raft". Mengs , 1779; Istruzione di quanto des discussions auxquelles il a donné lieu può vedersi di più belle in Genova , in pitentre les catholiques et les protestants qui cura , scoltura ed architeliura , Gênes, 1780, ont voulu les uns et les autres l'interpréter in-80; delle Vile de' pittori, scultori ed aren leur faveur. Le docteur Boilcau en donna chiletti genovesi : cet ouvrage posthume de une édition in-12 en 1686 avec une traduc- Soprani n'allait que jusqu'à l'année 1667; tion française et des notes. Il y en a eu qua- Ratti le continua et en donna une seconde torze éditions; la première est de Cologne, édition enrichie de notes. On a encore de 1532, in-8., et la plus récente celle d'Am- lui : Notizie storiche sincere intorno la vita sterdam, 1727, in-i2, avec une traduction e le opere del celebre pittore Antonio Allefrançaise, le texte en regarıl , et deux dis- gri di Coriegio, Final, 1781, in 8°, publié sertations très-savantes.

sous le nom de Meugs , qui n'avait fait à cet *RATSCHKY (Joseph-François ), poète ouvrage que quelques légères corrections. allemand, né à Vienne en 1757, mort dans * RATTON (Jacques), Français d'origine, la même ville en 1810, eserca plusieurs em- né en 1726, alla fort jeune s'établir en Porplois dans l'administration publique. On a lugal, où il fut naturalisé, et pourvu dc de lui deux recueils de poésies diverses, plusieurs emplois. Il y rendit de grands serpubliés, le premier en 1785, le second en vices en formant divers établissements utiles 1805. Il rédigea l'Almanach des Muses vien au commerce et à l'industrie; inais banni noises, depuis 1777 jusqu'en 1796.

depuis par la régence en 1809, il se retira *RATTE (Étienne-Hyacinthe DE), astro- en Angicterre , et vint terminer ses jours à nome, né à Montpellier en 1722, devint Paris , où il mourut le 3 juillet 1820, à l'âge secrétaire perpétuel de l'Académie des scicn- de quatre-vingt-quatorze ans. Ila publié dans ces de cette ville, et publia deux volumes de son exil : Recordações de Jacome Ratton, l'Histoire et des Mémoires de cette société. Londres, 1813. Il a composé en outre plusieurs mémoires de * RATZ DE LANTHENÉE (LE), maphysique et de mathématiques, et a fourni thématicien du 18° siècle , originaire de au Dictionnaire encyclopédique les articles Liége , et sur la vie duquel on n'a aucun déFruiit, Glace, Gelée. Ratte succéda à son tail, a laissé : Éléments de géométrie , 1738, père dans la charge de conseiller à la cour des in-8°, ouvrage estimé ; Lellies à M. de Volaides , et fut choisi , après 1793, pour prési- taire sur son écrit intitulé : Réponse aux obder la Société libre des sciences et belles. jections contre la philosophie de Newton, lettres de Montpellier , et pour être associé 1739, in-8° ; Examen et Réfutation de quelà l'Institut national. Il mourut en 1805 âgé ques opinions sur les causes ue la réflexion de quatre-vingt-trois ans. Ses Observations el de la réfraclion, repandues dans l'onvrage astronomiques ont été recueillies par M. de de M. Bunières contre la philosophic de Flaugergues , son nescu.

Newton, avec un Essai sur l'impulsion ap* RATTI (Jean - AUGUSTIN), peintre, pliquée aur. phénomènes de la lumière et

Tome 19.

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en

deux opus

quelques autres attribués à l'attraction , Pa- et par son talent pour la poésie. Professeur ris, 1740, in-8°; Nouveaur Essais de phy- à l'université de Leyde , et en même temps sique , ibid., 1750, in-12.

pasteur de l'église wallonne de cette ville, il * RAU (CHRISTIAN), en latin Ravius, sa- obtint les plus brillants succès dans la prévant orientaliste, né à Berlin en 1603, voya. dication et dans l'enseignement. – Wolfgea long-temps en Orient , d'où il rapporta gang - Thomas Rau, médecin, né à Ulm, des manuscrits précieux. A son retour, il pratiqua avec succès à Giessen, et mourut professa successivement en Hollande, en 1772. On ne connait de lui que Angleterre , à Kiel et à Francfort-sur-l'Ouer, cules, l'un : Dissert. de novis maternis, Altoù il mourut en 1677. Parmi ses ouvrages, dorf, 1741, in-40; l'autre en allemand sur dont on trouvera la liste dans le Trajectum la police médicale, Ratisbonne et Ulm, 1764, eruditum de Burmann, ct dans le Diction. in-89. — Rau (Christian), professeur en droit naire de Chauffepié, nous citerons un Plan à Leipsig , sa patrie, où il mourut en 1818 à ll'orthographe et d'étymologies hébraïques, l'âge de soixante-quatorze ans, a laissé un Amsterdam, 1646; une Grummaire générale assez grand nombre d'opuscules, presque «les langues hébraïque, chaldaique , syria- tous en latin , parmi lesquels on cite : de que, arabe et éthiopique, Londres , 1650, Claudio Tryphonino jc. romano, Leipsig, ct une traduction latine des cinquième, 1768 , de variis saturninis jurecons. , ibid., sixième et septième livres des Coniques d'A. 1791 , in-40. pollonius de Perge, d'après une vision arabe, * RAUCHFUSS est le véritable nom de ibid. , 1669. — Rau (Jean-Jacques ), chirur- P. Dasypodius ( voyez ce nom). gien et anatomiste distingué, né en 1668 à * RAUCOURT (Françoise-Marie-AntoiBade ou Baden, petite ville du cercle de nette SAUCEROTTE), célèbre actrice du Souabe, parcourut une partie de l'Europe Théâtre-Français , uaquit en 1756 à Nancy, et s'établit ensuite à Amsterdam, où il mon- d'un comédien qui l'exerça de bonne heure tra une grande habileté dans l'opération de dans l'art dramatique, et l'emmena en Esla taille. Appelé en 1713 à la chaire d'ana- pagne, où elle fut applaudie, dès l'âge de tomie et de chirurgie de Leyde, il se fit un 12 ans, dans plusieurs rôles tragiques. De nom par ses dissectious, el devint recteur retour en France vers 1770, elle remplit à de l'Académie de cette ville. On a de lui : Rou celui d'Euphémie dans Gaston et Epistolæ duæ de sepło scroti ad Ruyschinm, Bayard, de de Belloy, et y obtint tant de Amsterdam, 1699, in-40; de Methodo dis- succès que peu de temps après elle fut mancendi analomen , Leyde , 1713, in-40. Ce dée à Paris, où elle prit d'abord les leçons médecin mourut 1719. - Rau (Joachim- de Brizard , et débuta à l'âge de 16 ans dans Juste), théologien et orientaliste , professeur le rôle de Didon. Son éclatante beauté , sa à Kænigsberg , mort en 1715, a écrit en latin" taille à-la-fois poble et gracieuse , son orsur la philosophie de Justin martyr , et d'A. gane plein et sonore , enfin les heureuses thénagore , sur celle de Lactance, et a laissé dispositions qu'elle annonçait, produisirent une Grummaire hébraïque en langue alle- une telle sensation, que ses débuts attirèrent mande , léna , 1737.

pendant plus d'une année une foule extraor* RAU (JEAN EBERHARD ), théologien et dinaire, et qu'elle reçut à la cour et à la ville orientaliste distingué, professeur à Herborn les témoignages d'intérêt les plus flatteurs. et académicien de Berlin, né en 1695, mort Cet enthousiasme universel céda cependant en 1970, est auteur d'un grand nombre de ensuite aux efforts de l'envie : ne pouvant dissertations et de harangues académiques, attaquer le talent de la nouvelle Melpomene, qui font honneur à son érudition. – Son fils, on attaqua ses moeurs , ou plutôt on lui prêla Sebald Rau, professeur de langues orienta- des travers odieux, et le public, toujours les à Utrecht, né à Herborn en 1724 , mort avide de scandale, accueillit par des sillets à Utrecht en 1818, a publié plusieurs dis- celle dont il avait d'abord encensé les talents sertations latines qui sont aussi fort esti- et les grâces. Forcée d'abandonner la place, mées. – RAU (Sebald.Foulques-Jean), che- mademoiselle Raucourt disparut tout à coup valier de l'ordre de l'Union , membre de en 1776, laissant ses camarades dans l'em. plusieurs sociétés savantes , né à Utrecht en barras pour une tragédie nouvelle, et ses 1765, mort à Loyde en 1807, était tils du créanciers fort désappointés. Elle parcourut précédent, et se distingua de bonne beure successivement plusieurs cours du Nord, et par la connaissance des langues orientales ayant obtenu à son relour la protection de

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