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la reine pour sa rentrée au Théâtre-Fran- que l'on conserve dans la bibliothèque de çais , elle y reparut en 1779, dans le rûle de Leyde, et dont Gronovius a donné la desDidon, ei recouvra dès lors son ancienne cription dans sa Flora orientalis. De retour faveur. Attachée à la famille royale dont dans sa patrie , en 1576, Rauwolf fut nommé elle avait sourent éprouvé les bienfaits, médecin de l'archiduc d'Autriche, servit Mile Raucourt se prononça hautement con- ensuite en Hongrie en qualité de chirurgien tre la révolution, et fut comprise dans l'acte militaire, et mourut à Hatvan en 1596. II a d'accusation , dressé en 1793, contre les co décrit et figuré lui-même quarante-deux des médiens français. Après une détention de plantes qu'il avait recueillies , dans un ou• six mois, elle rassembla plusieurs de ses ca. vrage intitulé : eigentliche Beschreibung der marades, et fonda un second Théâtre-Fran- Reyss, so er gegen Aufgang in die Morgençais rue Louvois; mais cet établissement fut lænder selbst vollbracht, Lauingen , 1582, fermé par le directoire exécutif, et Mlle Rau. in-40 : les descriptions et les figures ont été court ne rentra au théâtre qu'en 1799. Pro- répétées dans l'Histoire générale de Dalé. tégée ensuite par Bonaparte, qui aimait son champ. Les botanistes ont donné le nom de talent profond et énergique , elle en obtint Rauwolf ( Rauwolfia ) a un genre de plante une pension considérable , et fut chargée de la famille des apocinées. d'organiser les troupes de comédiens français * RAVAILLAC (François ), qu'un grand qui devaient parcourir l'Italie. Elle alla y crime pouvait seul tirer de son obscurité., recueillir elle-même des applaudissements, naquil à Angoulême en 1578 ou 1579. Ruins et revint ensuite à Paris, où elle mourul en par un procès, il fut long-lemps détenu pour 1815. L'entrée de l'église Saint-Roch ayant dettes, et il parait que ce fut pendant sa été refusée à la dépouille mortelle de cette captivité qu'ii eut ces funestes visions qui le actrice , ce refus donna lieu à une scène des portèrent dans la suite à priver la France du plus scandaleuses qui afligea sincèrement meilleur des rois. Fanatique, sombre et fatous les gens sensés. On a représenté en 1782 rouche, il entrait en fureur au seul nom d'un à Paris un drame de Mlle Raucourt , intitulé: huguenot, et regardait Henri IV comme fauHenrielle , en trois actes et en prose.

tour de l'hérésie. Dans un des voyages qu'il * RAULIN (Jean), prédicateur , né à Toul fit à Paris comme solliciteur de procès, il en 1443, entra en 1492 dans l'ordre de Cluni, prit l'habit de fière convers chez les feuilet mourut à Paris en 1514. Ses ouvrages ont lants, fut renvoyé six semaines après comme été recueillis à Anvers, 1612, en 6 vol. in-fo; visionnaire et retourna à Angoulême , où ils contiennent un commentaire sur les ou bientôt il entendit dire que le roi allait faire vrages de Logique d'Aristole, des lettres et la guerre au pape. Ce fut alors qu'il revint à des sermons. La Fontaine a emprunté à Rau- Paris dans le dessein «de déclarer à S. M. les lin le sujet de sa belle fable des Animaux intentions où il était de la tuer, n'osant le malades de la peste, et Rabelais a tiré parti déclarer à aucun prêtre ni à aucun autre , d'une historiette de cet auteur dans les cha- parce que l'ayant dit à S. M. , il se serait pitres 9 et 27 de son Pantagruel.

désisté tout à fait de cette mauvaise vo* RAULIN (Joseph), médecin , né en lonté......, et avait cru qu'il était expédient 1708 dans le diocèse d'Auch , exerça d'abord de lui faire cette remontrance plutôt que de son art à Nérac, où son mérite fut méconnu; le tuer. » N'ayant pu arriver jusqu'au roi, mais le président de Montesquieu l'ayant il retourna dans sa ville natale sans avoir attiré à Paris, il y jouit d'une grande répu- confie à personne le dessein qu'il méditait, tation, fut comblé d'honneurs, et chargé et vécut pendant quelque temps moins tour. par le gouvernement de composer divers menté par ses visions. Mais le jour de P&Iraités. Il mourut en 1784.

ques il reprit à pied la route de la capitale, * RAUWOLF ( LÉONARD ), surnommé vola dans une auberge un couteau qu'il Dasylycus, médecin et botaniste distingué croyait propre à l'exécution de son crime. Il du 16e siècle, né à Augsbourg, y éxerça eut encore cependant quelque hésitation, d'abord son art avec succès; mais son goût et attendit que la reine fût couronnée, « espour la botanique l'ayant porté à voyager, timant qu'il n'y aurait pas lant de confusion il parcourut successivement la Syrie, la Ju en France après le couronnement. » Enfin dée, l'Arabie, la Perse et l'Arménie, recueil- le 14 mai 1610, bicn affermi dans son affreux lit d'importantes observations sur ces diver. dessein, il se rend au Louvre, suit la voises contrées, et un grand nombre de plantes lure du roi, arrêtée dans la rue de la Fer

CHERON.

ronnerie par un embarras de charrettes, tale en 1662. · Nicolas Van Ravesteis, de monte sur la roue de derrière, et frappe la même famille, né à Bommel en 1661, mort deux fois l'auguste victime qui expire à l'in en 1750, s'est fait également de la réputastant même sans que ses seigneurs qui étaient tion dans le genre du portrait et a laissé présents aient vu d'où étaient partis les coups. plusieurs tableaux d'histoire très-remarquaChose bien surprenante! dit l'Etoile. Quoi bles. qu'il en soit, l'assassin , loin de fuir , resta * RAVISIUS. TEXTOR ( Jean TIXIER immobile le couteau à la main. L'un des gen. DE RAVISI, plus connu sous le nom de ), tilshommes voulut le tuer d'un coup d'épée, né vers 1480 à Saint-Saulge, dans le Nivermais le duc d'Épernon s'y opposa, disaut nais, remplit avec distinction la chaire de qu'il fallait seulement l'arrèter. Ravaillac, rhetorique au collége de Navarre à Paris , interrogé, déclara formellement, qu'il n'a- devint recteur de l'université en 1520, et vait été induit par personne à entreprendre mourut en 1524, après avoir composé plucet attentat, et persista jusqu'à son dernier sieurs ouvrages relatifs à l'enseignement , moment dans cette dénégation. Il fut con- qui ont été adoptés dans la plupart des col. damné, le 27 mai 1610, à être tenaillé avec léges de France, d'Allemagne et d'Italie. On versement d'huile bouillante, à avoir la main cite de lui : Specimen epithelorum, Paris, droile brûlée par le soufre , et à être écar- 1518, in 4o; de Prosodid libri IV; Synonyma telé.

poetica à la suite du recueil d'épithètes; Odi. * RAVALIÈRE ( PIERRE-ALEXANDRE LE- cina vel poliùs naturæ Historii , in quá coVESQUE DE LA). Voyez Levesque. piosè dispositum est per locos quidquid ha* RAVENNE (l'anonyme de). Voyez Por- bent auctores in diversis disciplinis plurimi,

quod et ad rerum , historiarum et verborum * RAVENNE (Jean de), né vers 1350 cognitionem ullo modo facere potest , Paris, près de la ville dont il prit le nom , fut l'é- 1522; Bâle et Genève, 1626, in-8°, etc. ; lève de Pélrarque , et l'un des restaurateurs cornucopice Epitome, imprimé à la suite de des lettres en Italie. Après avoir voyagé l'Officina et séparement, Båle, 1536; de pour perfectionner ses connaissances et en memorabilibus el claris mulieribus aliquot diacquérir de nouvelles, il ouvrit une école à versorum scriptorum Opera, Paris, 1521, Bellune , ensuite à Udine et ensin à Florence, in-fol., rare; Epistolæ, dernière édition, où il était encore en 1412. Il est sorti de son Berlin, 1686; Dialogi aliquot et Epigramma, école un si grand nombre de savants, qu'on Paris , 1536 , in-8°. Tous ces ouvrages , aul'a comparée au cheval de Troie , d'où sorti- jourd'hui à peu près oubliés , ont eu de nomrent les plus illustres Grecs. On conjecture breuses éditions. que Jean de Ravenne mourut vers 1420, et * RAVIUS. Voyez Rau. l'on croit que les ouvrages qu'on a sous son *RAVLENGHIEN. Voyez RAPRELENG. nom doivent être attribués à un autre Jean * RAVRIO ( Antoine-André), célèbre fade Ravenne , qui fut chancelier de François bricant de bronzes dorés , né en 1759 à Pade Carrare, et dont les bibliothèques du ris, où il mourut en 1814 , joignait à une Vatican, d'Oxford et de Paris possèdent grande habileté dans son art des connaissanplusieurs manuscrits. On peut consulter ces distinguées dans les autres branches de pour plus de détails la Storia della lettera- la science du dessin, et il consacra, non tura de Tiraboschi, et l'Histoire littéraire sans fruit, ses loisirs aux lettres et à la poéd'Italie, par Ginguené.

sie. Outre un recueil de petites pièces fugi* RAVESTEYN (J. VAN), célèbre pein- tives qu'il fit imprimer pour ses amis sous ce tre bollandais , né à La Haye vers l'an 1580, titre: mes Délassements, ou Recueil de Chan. est auteur de trois tableaux que l'on voit suns, etc. , 1810-12, 2 vol. in-8° ; il a donné dans les salles du jardin de l'Arquebuse de des vaudevilles et autres pièces qui ont eu La Haye , et qui représentent les principaux du succès , tels que Arlequin journaliste , officiers de cette confrérie. On lui doit aussi joué au théâtre de la Cité en 1797; la Sorcière, le tableau qui orne l'hôtel-de-ville, où sont comédie en un acte, 1799; la Maison des représentés les onze magistrats en charge Fous , 1801, en société avec M. Chatillon; durant l'année 1636.-Son fils Arnauld Van et M. Giraffu ou l'Ours blanc (en société RAVESTEYN, né à La Haye en 1615, se dis avec Desaugiers , Chazet et autres), 1807, tingua aussi comme peintre de portraits et in-8o. fut nommé doyen des peintres de sa ville na. *RAWDORF (LÉONARD), botaniste al

Iemand , né à Augsbourg , mort en 1606 , a carter les presbytériens. Ce refus d'adhésiorr laissé un berbier remarquable, qui est con le conduisit à résigner la place qu'il occupait servé à l'université de Leyde , et qui a été à l'université de Cambridge , et dès lors il d'un grand secours à Gronovius pour com s'attacha à un de ses élèves, Fr. Willoughby, poser sa Flora orientalis. On a encore de d'une ancienne famille anglaise, et qui avait, Rauwdorf une Relation de ses voyages en comme lui, un goût très-prononcé pour Allemagne, dont il existe une traduction l'histoire naturelle. Décidés à se consacrer anglaise par Staphorst, Londres , 1693, uniquement à cette science, le maitre et l'éin-so.

lève , associés à deux autres jeunes gens , * RAWLEGH ou RALEIGH (Walter). visitèrent diverses parties de l'Angleterre , Voyez RALEGH.

la France, l'Allemagne, l'Italie, et recueilli*RAWLINSON (CHRISTOPHB ), savant an

rent d'immenses matériaux pour les ouvrages glais , né dans le comté de Lancastre en 1677, dont ils avaient conçu le plan. Ray s'attacha mort en 1732, a publié une édition de la aux végétaux et aux animaux. De retour en traduction saxonne de Boèce ( de Consola. Angleterre, Ray fut nommé , en 1667, memtione philosophiæ), faite par le roi Alfred- bre de la Société royale de Londres, et, après le-Grand ( voyez ce nom), Oxford , 1698, la mort de Willoughby, arrivée en 1672, se in-8°. C. Rawlinson était fort instruit dans chargea de disposer en corps d'ouvrage les l'ancienne littérature du Nord.— RAWLINSON matériaux que ce dernier avait rassemblés ( Richard), antiquaire , mort en 1755, fonda sur le règne animal, et publia les deux oudans l'université d'Oxford un cours de lan- vrages qui ont pour titre Ornithologiæ Libri gue saxonne, et laissa au collége de Saint- tres, etc., et Historie piscium Lib. quatuor Jean, où il avait été élevé, une rente de (voyez WILLOUGHBY). En 1677, il fit parai700 livres sterling, indépendamment de plu- tre son Catalogue des plantes de l'Angleterre sieurs autres legs.

(réimprimé en 1690, sous le titre de Synop*RAY (JEAN) ou Jour Wear , en latin sis, puis en 1696, 1721, et arrangé par Hill Raius , ecclésiastique anglais, l'un des plus en 1760, d'après le système de Linné), et savants naturalistes du 17e siècle, fils d'un successivement les autres ouvrages dont nous forgeron, naquit dans un village du comté parlerons plus bas. Bien que d'une constitud'Essex en 1628. Élevé au collége de la Tri-. tion faible , et malgré ses travaux continuels, nité dans l'université de Cambridge , il fit Ray parvint jusqu'à l'âge de 77 ans , et moude rapides progrès dans les sciences et les rut en 1705 à Black-Nothy, son lieu de nais. lettres , fat professeur de grec à 23 ans , puis sance. Plumier avait consacré à cet illustre occupa successivement une chaire d'huma- botaniste legenre jan-raya, nom que Linnú nités et une de mathématiques. Dans le même a changé en rojona, réuni d'abord à la fatemps il se distinguait par des sermons et mille des asparaginées, et dont on a forme d'autres discours prononcés à la chapelle de ensuite , avec plusieurs autres, la famille des son collège, et consacrait ses loisirs à des smilacinées. On a de Ray, outre les ouvrages herborisations aux environs de la ville. En déjà cités : Methodus plantarum nova , Lon. 1660, il se fit connaitre comme botaniste, dres, 1682, in-8"; stirpium europænrum par la publication d'un Catalogue des plan- extra Britannias nascentium Sylloge, ibid., tes qu'il avait recueillies dans ses promena- 1696, in-8°; Historia plantarum, ibid., 1686des autour de Cambridge pendant dix an 88-1704 , 3 vol. in-fol. ; Synopsis methodium nées. Il s'était fait une méthode pour recon- animalium quadrupedum et serpentini genenaître ces plantes; et il avait su éviter l'aridité ris, ibid., 1693, in-8° ; Synopsis methodica d'un pareil ouvrage par des notes curieuses, avium et Synopsis method. piscium, 1313, pon-seulement sur les plantes et leur anato- in-8° i diverses espèces de poissons portent mie, mais encore sur les autres parties de le nom de Ray, comme ayant été découverl'histoire naturelle , surtout celle des insec tes par lui); Hist. insectorum , 1710, in-10; tes. Il donna , en 1663 , un premier supplé- un Traité de la sagesse de Dieu manifestée ment à ce catalogue, et un second en 1685. dans les ouvrages ile la création (en anglais), Entré dans les ordres en 1660, Ray ne crut pas 1691, in-80; Trois discours physico-theologi. pouvoir adhérer à l'acte d'uniformité, rendu ques sur le chaos , le déluge et la dissolution par le parlement en 1662 , et qui prescrivait du monde, souvent réimprimés , et dont le à tous les ccclésiastiques de souscrire à cer- premier a été traduit en français , Utrecht , laines propositions qui avaient pour but dú- 1714, in-8°; un recueil de Proverbes anglais,

souvent réimprimé; Nomenclator classicus, les droits de son illustre maison. Partageant composé pour les enfants de sir F. Willough. tour à tour les défaites et les succès de son by, dont il dirigea l'éducation; quelques père, comme lui il fut excommunić deux écrits polémiques sur la botanique. On doit fois , n'en poursuivit pas moins la guerre encore a Ray une traduction des Voyages avec acharnement, triompha de Simon et (scientifiques ) ale Rauwolf (voyez ce nom). d'Amauri de Montfort, et contraignit ce Sa Vie, par Guillaume Derham, a été im- pernier à traiter avec lui. Mais affaibli primée à Londres , 1760, avec ce qni restait dans la suite par une si longue lutte, Ray. d'intéressant dans ses papiers.

mond fit sa paix en 1228, avec la cour de * RAYMOND IV, dit Ruymond de Saint- France et avec le Saint-Siège , et subit touGilles, comte de Toulouse , duc de Nar- tes les conditions qu'on voulut lui imposer. bonne, marquis de Provence, né vers l'an ll mourut à Milhaud en 1249, laissant ses 1042, fut l'un des principaux guerriers qui domaines à Jeanne, sa fille unique, qui avait composèrent la première croisade en 1096, épousé, en 123i, Alphonse, comte de Poiet l'un des premiers qui moutèrent à l'assaut tiers , frère de Louis IX. de Jérusalem. Après la prise de cette ville ,

* RAYMOND, DE VINARIO, ainsi apil refusa deux fois la couronne, continua de pelé du lieu de sa naissance, Vinarium ou se distinguer en Palestine par ses talents et Vinas, petit village près de Béziers , vivait sa valeur , et mourut en 1105, dans la forte au 14e sièclc, et fut l'un des médecins les l'esse de Châtel-Pèlerin, qu'il avait fait bâtir plus renominés d'Avignon, où se tenait alors près de Tripoli. Il eut pour successeur son fils la cour des souverains pontifes. Contempoainé, Bertrand, qui mourut trois ans après, rain de Guy de Chauliac, et comme lui sucet laissa ses États d'Occident à son frère, cessivement médecin de trois papes, il a Alphonse-Jourdain , ainsi nommé, parce décrit les mêmes pestes que cet homme ceque, étant né en Palestine , il avait été lèbre, et en a laissé une histoire assez baptisé avec l'eau de ce fleuve.-RAYMOND V, exacte, publiée à Lyon en 1552, in-16. Il y comte de Toulouse , fils d'Alphonse-Jour- donne des détails sur les deux dernières pesdain, né en 1134, épousa Constance , fille tes du 14e siècle, dont Guy de Chauliac du roi Louis-le-Gros , et la répudia ensuite n'avait pas parlé. malgré tous les efforts du pape pour les ré * RAYMOND (JOACHIM-MARIE ), général concilier. Il eut à défendre ses États contre distingué par ses talents , sa bravoure et ses Henri II, roi d'Angleterre et contre Al- services dans l'Inde , naquit en 1755 à Sériphonse IV, roi d'Aragon; mais il sortit vicio- gnac, dans le département du Tarn , s'emrieux de ces différentes luttes , et par suite barqua en 1775 pour les ludes orientales , d'un traité avec le vicomte de Nimes , il commença sa carrière militaire, en 1777, devint maitre de cette ville, où il mourut sous les ordres de M. de Lallée , et devint vers la fin de 1194. - RAYMOND VI, dit le chef du parti français à la cour de NizamVieux, fils et successeur du précédent, nc Aly, soubah du Décan, qui lui donna , avec en 1156 , est connu par les démêlés qu'il eut d'immeuses revenus , le titre de moulouk ou avec la cour de Rome, au sujet des Albigeois prince du sang. Animé du noble désir d'être qu'il protégeait. Excommunié deux fois , il utile à sa patric, le général Raymond n'usa eut à soutenir des guerres sanglanles et dé- de ses richesses et de sa haute faveur que sastreuses , et fut même dépouillé de ses pour assurer la prépondérance des Français États en faveur de Simon de Montfort; mais dans celte belle partie de l'Inde, et y serait sa hardiesse et son intrépidité le firent à la parvenu si la mort n'était venue le surprenfin triompher de ses ennemis : il rentra dans dre au milieu de ses vastes projets, le 6 mars ses domaines, ei sut s'y maintenir jusqu'à sa 1798. Cette mort ne parut pas nalurelle, et mort, arrivée en 1222. Marié cinq fois, le fit soupçonner qu'une puissance rivale n'y comte de Toulouse ne laissa que deux en- était pas étrangère.—Raymond (le chevalier fants légitimes , Raymond VII, qui lui suc- de), colonel de la légion du Luxembourg céda , et Constance , mariée à Sauche VIII, au service de la Hollande , défendit en 1802 roi de Navarre.-RAYMOND VII, dit le Jeune, Colombo, dans l'ile de Ceylan , contre les dernier comte de Toulouse, fils et succes. Anglais , et mourut en combattant. seur du précédent, né à Beaucaire en 1197, * RAYMOND. Voyez RAIMOND. se signala dès sa jeunesse par sa bravoure * RAYMONDI. Voyez RAIMONDI. chevaleresque et par son ardeur à défendre * RAYMONDIS. Voyez Paradis.

* RAYNAL ( Guill.-Thomas-Franç. ), 1763; École militaire; Mémoires historiques l'un des écrivains-philosophes les plus célè- de l'Europe , 1772 , 3 vol. in-80; Tableau et bres du 18e siècle, né le 11 mars 1713 à Saint- Révolution des colonies anglaises dans l'AGeniez , département de l'Aveyron, entra mérique septentrionale , 1781 , 2 vol. in.12 , fort jeune chez les jésuites, et obtint des et plusieurs autres écrits. succès dans l'enseignement et dans la prédi * RAYNAL (Jean), né à Toulouse en cation. Mais, s'étant bientôt lassé d'un genre 1723, mort à Argilliers en 1807, remplit les de vie qui ne s'accordait ni avec ses pen- fonctions de capitoul, celles de subdélégué chants, ni avec ses opinions personnelles, il de l'intendant du Languedoc, et devint quitta la société, vint à Paris en 1947, s'ut- membre de l'Académie des sciences, inscriptacha pendant quelque temps à la paroisse tions et belles lettres de Toulouse. Il a puSaint-Sulpice en qualité de prêtre desser- blié une Histoire de la ville de Toulouse , vant; et, renonçant ensuite aux pratiques Toulouse, 1959, in-40 : cette histoire n'est du saint-ministère , il prit le titre d'homme qu'une sèche abréviation des Annales de de lettres , se fit des amis , oblint la rédac- Toulouse par Germ. La Faille. François tion du Mercure de France , et fit paraitre Raynal, frère du précédent, religieux de la plusieurs ouvrages qui eurent alors beau- congrégation de Saint-Maur au monastère coup de succès. Son Histoire philosophique de cet ordre , à Valombreuse, près de Flodes étublissements el du commerce des Eu- rence, né à Toulouse en 1726, mort en 1810, ropéens dans les deux Indes , publiée en a réuni les matériaux d'une excellente édition 1770, fut surtout accueillie avec le plus vif grecque des Fables d'Esope ; ils ont servi à enthousiasme; mais on contesta à Raynal le celle que Furia a publiée à Florence en 1809. mérite d'en être le seul auteur; les morceaux * RAYNALDI (ODERIC). Voyez RINALDI. les plus intéressants furent attribués à Dide * RAYNEVAL ( Jos.-MATTHIEU-GÉRARD rot, et l'on prétendit avec raison que plu- DE ). Voyez Gérard. sieurs autres écrivains y avaient également * RAZI (MOHAMMED ABOU-BEKR IBN ZAtravaillé ( voyez Dictionnaire des Anonymes, CARIA), célèbre médecin arabe, né à Ray, deuxième édition, no 8264, et le même 110 dans le Khoraçan, vers le mileu du 9e siècle aux corrections ). Neuf années s'écoulèrent ( 2e de l'hégire ), se livra avec ardeur à entre la première et la seconde édition de ce l'élude la médecine et de la philosophie , livre, qui donna lieu, en 1781, à un arrêt dirigea successivement les hôpitaux de sa du parlement de Paris contre l'auteur. patrie et de Bagdhad, voyagea, suivant Léon. Obligé alors de s'expatrier, il visita plu- i'Africain , en Syrie, en Égypte et jusqu'en sieurs cours étrangères , reçut partout un Espagne, et mourut en l'an 310 de l'hégire accueil distingué, et ne rentra en France (923 de Jésus-Christ), ou 10 ans plus tard, que vers 1788. Quels que fussent les princi- suivant quelques auteurs. On a de lui de pes professės jusque là par cet écrivain, il nombreux ouvrages dont on peut voir l'énufut bien loin cependant d'adopter ceux de mération dans la Biblioth. hisp. arabica de la révolution, et les désavoua hautement Casiri. dans une lettre qu'il adressa à l'assemblée * RAZOUT (Louis-Nicolas), lieutenantnationale le 31 mai 1791. Dépouillé de tout général des armées françaises, né en 1773 dans ce qu'il possédait, Raynal mourut à Chaillot la ci-devant province de Bourgogne, entra en 1796, à l'âge de 83 ans. Outre l'Histoire de bonne heure au service dans le régiment philosophique , dont la dernière édition est de la Sarre , devint aide-de-camp du général de Paris, 1820, on a de lui : Histoire du Joubert (voyez ce nom) en 1796, fut nommé Stathouderat , Paris , 1748, réimprimée en colonel en 1801, général de brigade en 1807, 1819; Histoire du parlement d'Angleterre, général de division en 1811, et chacun de ibid. , 1750; les frères Baudouin ont réim- ces grades fut la récompense de sa valeur et primé en 1820 cet ouvrage sous le titre de ses talents militaires. Il fit successivement d'Histoire du parlement anglais , par Louis la guerre en Italie, en Allemagne , en EsBonaparte , avec des notes de Napoléon ; pagne , prit une part très-active au siége de Anecdoles littéraires, historiques, militaires Saragosse, acquit de nouveaux titres de et politiques de l'Europe , depuis l'élévation gloire dans la malheureuse campagne de ole Charles-Quint à l'empire jusqu'à la pai:e Russie , obtint en 1813 le titre de comte et d'Aix-la-Chapelle, ibid., 1753, 3 vol. in-12; celui de grand-officier de la Légion d'HonHistoire du divorce de Henri VIII, ibid., ncur, et mourut en 1820 à · Metz, où il

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