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industrie. Les marins de la classe de service la marine, caisse alimentée en grande partie étaient toujours salariés. Ceux qui étaient par des retenues sur sa solde et ses parts embarqués recevaient la solde entière, et de prise ; encore n'était-il pas assuré d'obceux qui demeuraient disponibles dans leurs tenir ce faible secours, parce qu'il fallait cantons, une demi-solde qu'on leur payait pour cela réunir un nombre d'années essectous les quinze jours , après une revue qui tives de service auquel, malgré la perpéconstatait leur présence. Cette disposition tuelle contrainte dans laquelle il avait été était infiniment juste; mais malheureuse- retenu , il ne pouvait pas toujours atteindre. ment elle ne tarda pas à être négligée, et Il n'est pas difficile de concevoir , d'après l'on nc continua à payer les demi-soldes des conditions si dures , la répugnance que que par intervalles et lorsque l'état des fi- montrèrent toujours les marins pour le sernances le permettait. Le mariu qui ne gagne vice de l'État. Non-sculement elles produisa vie qu'à la mer, obligé de demeurer sans sirent cet effet , mais encore elles détournesolde ei sédentaire dans ses foyers, souvent rent une foule d'individus de se livrer au pendant toute une année', périssait de mic métier de la mer, et diminuèrent considérasère s'il ne désertait pas; cette cruelle al- blement le nombre des marins. ternative linissait par lui rendre l'existence L'immatriculation des gens de mer pro. insupportable , et nė manquait pas de lui duisit en outre de fâcheuses illusions sur causer la plus forte aversion pour un service leur abondance. Les états dressés d'après le aussi ingrat.

relevé des matricules ne présentaient que Au bout d'un certain temps, les classes, des données fausses. Avec un grand effectif, tout en conservant leur nom , cessèrent on ne trouvait qu'une faible quantité d'homd'exister de fait, et furent remplacées par mes réellement disponibles. Aussi les clasles levées à lour de rôle; mais ce nouveau ses n'ont jamais offert, même pour de médiomode , sans soulager les marins, ne fit que cres armements, qu'une ressource pauvre et prêter davantage aux abus que pouvaient incertaine. On n'eût que trop lieu de s'en commettre les agents chargés de la tenue convaincre , et dans la guerre d'Amérique des matricules et de la désignation des hom- et dans celle de la révolution. mes qui devaient marcher. Les faveurs et Au premier janvier 1830 , les classes préles passe-droits devinrent plus faciles pour sentaient un total de 96,539 hommes in. . ceux de ses agents dont l'intégrité n'était pas scrits , dont 12,037 mousses. Qu'en outre de parfaite.

ces derniers , on déduise 10,000 ouvriers Dans l'espèce de contrat que la création qui n'embarquent pas, ct qu'on fasse apdes classes établit entre l'État et les marins, proximativement une autre déduction dont à peu de chose près, tous les avantages le mon' : n'est pas facile à évaluer avec étaient d'un coté et toutes les charges de précision , celle des hommes qui ne sont l'autre. Tout individu qui s'adonnait à la point en état d'aller à la mer, on verra d'une mer, tout ouvrier d'une des professions re manière évidente que les classes ne pourlatives aux travaux des ports , était et est en voiraient que bien imparfaitement au recrucore aujourd'hui inscrit de droit sur les ma tement de l'armée navale, si une guerre sutricules des classes. Il devenait susceptible bite exigeait le déploiement de toutes nos d'être levé en tout temps pour le service de ressources. Indépendaminent de ce que le l'État, jusqu'à l'âge de cinquante ans, et total de l'état de 1830 est inférieur à celui de même dans les cas extraordinaires on levait 1791 qui, toutes déductions faites , présenau-dessus de cet âge les hommes encore va tait un effectif de 81,889 hommes propres à lides. Ainsi le marin ne pouvait obtenir le ètre embarqués sur les bâtiments de l'État, privilége d'exercer le plus rude de tous les il y a tout lieu de croire qu'on trouverait aumétiers qu'en alievant sa liberté pour la vie jourd'hui, proportion gardée , beaucoup presque entière. Au premier ordre, il lui moins d hommes disponibles qu'au commenfallait quiller toute occupation , quelque cement de la révolution. lucralive qu'elle put étre , et abandonner sa Il ne faut pas, toutefois, se håler d'en famille, qui le plus souvent tombait dans la conclure que nous éprouverions, pour mainmisère. Et, pour prix de si pénibles sacri- tenir nos armements sur un pied respectable, fices , on l'exemptait du service militaire de les mêmes dificultés que dans le cours de Terre et on lui reconnaissait le droit à une la guerre dernière. Les équipages de ligue , petite pension sur la caisse des invalides de dont nous parlerons tout à l'heure, supplée

mer.

raient amplement au déficit des marins clas- taire , l'ordre, la discipline et l'instruction, sés. D'un autre côté, l'expérience de cette fut l'organisation que Napoleon donna aux guerre n'a point été perdue. Nous y avons équipages. La formation du bataillon des appris, un peu tard il est vrai, à tirer le marins de la garde impériale avait été le meilleur parti possible d'un petit nombre premier essai de ce genre, et l'on sait que de bons marins ; et tout porte à penser que, les officiers et matelots de ce beau corps ne si la lutte se fit prolongée encore quelques se distinguèrent pas moins sur terre que sur années , et si l'on eût donné une direction convenable à nos forces navales, des succès Le succès de cette militarisation des mamarquants auraient effacé la funeste impres- telots suggéra à l'empereur l'idée de la rension de nos précédents revers.

dre générale; les corps qu'il créa dans cette Ce fut par des exercices biens dirigés et vue augmentèrent successivement en noinfréquemment répétés, en s'appliquant à re- bre, et changèrent plusieurs fois de nom. connaitre la capacité et l'aptitude de chacun En 1813, on en comptait cent trente , savoir, de leurs subordonnés, et surtout par une quatre-vingt-six équipages de haut-bord et habile répartition des hommes dans toutes vingt-quatre équipages de flotille. Des nailes opérations que comporte l'appropriation tres et des ofliciers mariniers composaient d'un vaisseau au double objet de la naviga- les cadres de ces corps, dont un certain tion et du combat, que nos amiraux et nos nombre de matelots formaient le noyau; capitaines s'ırent obvier à la pénurie de ma dans les rangs de ces derniers venaient s'enrins expérimentés.

Tremêler de jeunes conscrits qu’on instrui. Toutefois, il faut le dire , on eut mille sait progressivement aux différents exercices peines à obtenir ces heureux résultats et à de la mer, et qu'on faisait naviguer dès établir une méthode rigulière pour l'in- qu'ils avaient acquis celie instruction à un struction progressive et rapide des diverses degré suslisant. classes d'hommes composant les équipages. Nous ne nous étendrons pas sur les avan.

La routine et les préjugés présentaient des tages qu'avait déjà retirés la marine de ce obstacles difficiles à surmonter, et il fallut système , ni sur ceux encore plus granus du temps et de la persévérance pour con- qu'il lui promettait pour l'avenir : nous les vaincre des esprits prévenus contre toute avons résumés ci-dessus en quclyucs muis. innovation. Enfin, les partisans aveugles des Ils ressortent encore mieux du cri général vieilles pratiques furent obligés de recon- qui s'eleva, lorsque , dès les premiers jours naitre que l'instruction acquise par la nou de la restauration , une haine aveugle pour velle methode était aussi réelle qu'apparente. toutes les créations du consulat et de lemIls ne purent démentir les faits. Non-seule- pire, fit supprimer les corps militaires du ment le capitaine Bouvel (1), avec une frégate marins en même temps que les bataillons montée en partie par des conscrits iustruits d'ouvriers militaires de la marine, et lu belle sur les rades. battit complètement une des institution des préfectures maritimes. Heufrégates les mieux armées de la marine an reusement il est impossible de résister longglaise, mais encore on vit les vaisseaux qui temps à des réclamations aussi fortes et aussi firent campagne à la paix, avoir pour ga- unanimes que celles qui ne cessèrent de rebiers, chefs de hune et quartiers-maitres des tentir contre ces impolitiques suppressions; jeunes gens qu'on avait embarques comme et l'autorité se décida , il y a quelques anconscrits en 1808 et 1809, et qui n'étaient nées, à rétablir les préfectures maritimes , jamais allés en pleine mer. Cette expérience et à réorganiser les corps des marins sous le fut décisive, et les capitaines qui avaient le nom d'équipages de ligne. plus désapprouvé le mode d'instruction sur La composition actuelle de ces corps resles rades , revenus entièrement de leurs pré- semble assez parfaitement à celle des anciens ventions, préféraient ces jeunes gens aux équipages de haut-boril ; mais comme la conmarins qui s'étaient formés au conimerce, scription a été abolie, sinon de fait,

du cette prétendue pépinière de bons matelots. moins nominalement, le recrutement des

Une des causes qui contribuerent le plus équipages de ligne s'opère par des portions à répandre parmi les marins l'esprit mili- déterminées des contingents annuels levés

pour l'armée de terre. La durée du service (1) Si connu par ses brillants combals dans les est la même , c'est-i-dire de huit aus.

Depuis leur renaissance, l'administration

murs de Ilude.

des corps militaires de marins'a déjà souvent che arbitrairement à une profession lucraété modifiée. Elle vient enfin d'être réglée tive , et presque toujours à une famille dont l'une manière qui parait définitive, par l'or. il est le soutien. Pour ne parler que des madonnance royale du 28 mai 1829. Cette or- telols, nous dirons que ceux qui appartiendonnance est encore trop récente pour avoir nent à l'inscription (1) sont partagés en trois porté ses fruits. Nous laisserons donc au classes dont la paie est fixée à 24, 27 et 30 temps à en manifester les avantages et les francs , sur lesquels ils doivent pourvoir à défauts, sans avoir la présomption de les leur habillement. Les novices et mousses démontrer à priori.

ont une solde proportionnellement moins Nous avons renvoyé au présent article forte. Quant aux matelots des équipages de tout ce qui a rapport à la condition générale ligne, ils sont habillés et équipés sur les des marins composant les équipages de la fonds de masses semblables à celles des flotte de guerre. Et en effet, cet objet lou- troupes de terre, et l'on ajoute à ces allocache essentiellement au recrutement; car la tions un prêt qui porte le total de leur solde manière plus ou moins avantageuse dont les à un taus pareil à celui des matelots de hommes seront traités au service de l'État, même classe de l'inscription maritime. Les pourra ou faire affluer les soldats sous les hommes de recrue , qui portent le titre d'ap. drapeaux et les marins sous le pavillon , ou prentis marins jusqu'à ce qu'ils aient acquis bien les en éloigner. A cet égard, nous avons assez de capacité pour monter à la dernière fait une funeste épreuve durant la dernière classe de matelots , sout payés à peu près sur guerre maritime; et l'on ne peut douler que le même pied que les novices. l'une des principales causes de nos désastres Ce qui concerne la nourriture, autre obdans cette guerre, n'ait été le peu de soin jet d'une extrême importance pour le bienqu'on prit de solder régulièrement les ma être du matelot, mériterait d'être traité rins, et même de pouvoir à leurs premiers avec des développements que l'étendue déjà besoins, c'est-à-dire , de les traiter en santé considérable de cet article nous empêche d'y et en maladie comme le méritaient de coura. insérer. On trouvera au mot Vivres tous les geux et zélés défenseurs de la gloire et de renseignements possibles et beaucoup de dél'indépendance nationales.

tails curicux sur ce sujet. Nous nous contenAjoutons que le malelot, en général peu terons de faire remarquer ici que, jusqu'à récompensé pour ses acles de bravoure , fut une époque très-rapprochée, nos marins surtout privé de celle des récompenses qui avaient été, sous ce rapport , moins bien peut-être fit faire le plus de prodiges à nos traités que ceux de toutes les puissances soldats : l'avancement sans limite. Il ne jouis- étrangères, mais qu'ils reçoivent aujoursait pas même d'un avancement borné à la d’hui des ratious qui, par la quantité première épaulette , et, sous le régime de ainsi que par la nature des denrées, leur l'égalité, on laissa en vigueur le principe assurent ce que les Anglais appellent une aristocratique de l'ancienne marine, qu'un subsistance confortable. Les rafraichissesimple marin ne pouvait devenir officier. ments qu'on embarque, tant pour les maCelte exclusion, qui subsistait naguère en rins malades que pour maintenir les hommes core, n'aurait pas permis à l'auguste auteur en santé dans les divers climats aux intende la Charte ( où se trouve consacrée l'ad- péries desquels ils se trouvent exposés, anmissibilité de tous les Français à tout les noncent de la part de l'autorité un retour à grades et emplois), de dire que tout marin des sentiments d'une plus parfaite humaavait dans son sac le bâton d'amiral. Aujour- nité, qui d'ailleurs ont pour résultat une d'hui le matelot peut espérer, par sa bonne notable économie, puisque les soins, de conduite et ses belles actions , d'atteindre au quelque genre que ce soit, qu'on prend pour rang d'officier; et, pour en présenter un la conservation et le bien-être des hommes, exemple, nous citerons le pilote du brave diminuent les morts et les désertions , éparBisson, Trémentin, qui fut fait enseigne gnent les frais de recrutement et de presous le dernier ministère.

mière mise de ceux qu'il aurait fallu lever La solde du marin est supérieure à celle pour réparer les pertes qu'une absurde pardu soldat de terre ; et cela paraît juste, en cimovie n'a que trop souvent causées. songeant aux fatigues plus grandes et aux dangers constants auxquels il est exposé , et (1) A la révolution, le nom de classe fut remplacé suriout en considération de ce qu'on l'arra par celui d'inscriplion maritime.

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Maintenant résumons-nous et disons à ceux qui tiennent les rènes de l'administra

f dx V

y? tion dans notre pays : « Voulez-vous assurer

rdr d'une manière facile et abondante le recruiement de l'armée navale ? Commencez par faire rendre une loi analogue à celle du 10 Il n'entre plus ici que la seule variable x; mars 1818, qu'on a si ingénieusement nommée la charte de l'armée de terre. Insé de celles qui n'ont pas d'intégrale algébri

mais comme cette expression est du nombre rez-y surtout une disposition qui assure une

que et finie , on voit qu'il n'est pas possible plus grande portion de l'avancement aux

de rectifier exactement les arcs de cercle. sous-officiers. Modifiez le système des classes Ce n'est donc que par approximation qu'on en abrégeant la servitude du marin inserit, peut faire ce calcul, en recourant aux afin de voir un plus grand nombre d'hommes séries. Mais comme on connait la longueur embrasser la profession de matelot. Mainte. nez l'organisation militaire des équipages, procédés (voyez Circonférence), cette in

approchée d'un arc de. cercle par d'autres ei perfectionnez encore le système récem. ment adopté pour l'instruction des recrues.

tégrale est inutile. Au contraire, on cherche Faites entin que, dans la portion d'avance

à y ramener les autres rectifications , quand ment réservée au choix du Roi , les

on ne peut les obtenir directement : ainsi on

promotions soient le prix accordé au mérite et à la regarde cet arc s comme connu, ainsi que bravoure, et non pas au tribut payé à la

l'intégrale ci-dessus , qui exprime un arc de Saveur ou à l'intrigue. Vous êtes heureuse- cercle dont le sinus est x dans le cercle dont

le ment entrés dans cette voie; continuez de

rayon est r.

Pour la cycloïde la formule s'intègre exacvous y avancer. Alors, mais seulement alors, vous pourrez espérer d'avoir verita- tement, et cette courbe est rectifiable , ainsi blement une marine. » Parisor.

que nous l'avons fait voir , tome 8, page 49. RECTIFICATION. ( Analyse. ) L'équa

Si la courbe est à double courbure dans tion d'une courbe BM (fig. 45, pl. 5 de Géo

l'espace,

, pour rectificer l'arc, il faut cher.

cher cette intégrale , métrie) rapportée à des coordonnées rectangulaires , étant y=fx, en nommant s la s=/ V (dx, + dys + dz), longueur rectifiée de l'arc de courbe qui se la courbe étant rapportée à trois coordontermine au point M, il est évident que l'é- nées rectangulaires , x, y, z,

et donnée lément ds MM' de cet arc est l'hypothé- par les équations de ses projections , nuse d'un triangle rectangle MM'N, dont y=fz, x= Fz. (Voyez , pour de plus amdr et dy sont les autres cotés : ainsi on ples développements , mon Cours de mathé. a ds=dx? + dy?, d'où l'on tire (voyez matiques pures, le Traité de calcul integral DIFFÉRENTIEL):

de M. La Croix, celui d'Euler, etc.)

FRANCOEUR. s=fVdx2 + dya ;

* RECUPERO (ALEXANDRE), savant nuen prenant cette intégrale depuis un point B mismate , membre de l'Académie des antide la courbe jusqu'à un autre point M, eile quaires de Véletri et de celle de Cortone, exprimera la longueur de l'arc BM compris né à Catane en Sicile , vers 1740, quitta son entre ces limites. Pour intégrer cette ex pays à la suite d'une aflaire fâcheuse , parpression , il faut d'abord différentier l'équa- courat l'Italie sous le nom d'Alexis Molta , tion y=fx de la courbe, et substituer et parvint à rassembler une riche collection pour dy sa valeur : l'expression sera alors de médailles sur lesquelles il avait commencé en r et dx, et on intégrera par les règles un traité qu'il n'eut pas le temps de termiordinaires du calcul intégral. On pourrait ner , étant mort à Rome en 1803. On a de encore éliminer dx , et exprimer la fonction lui , sur le même sujet , une lettre fort cuen y et dy:

rieuse , écrite à M. de Saint Vincent , et qui Par exemple, l'équation du cercle dont est insérée dans le Magasin encyclopédique, l'origine est au centre, est ya=p2 -- x, année 1797. Il a laissé plusieurs ouvrages d'où l'on tire par la différentiation manuscrits. RECUPERO (dom Joseph),

xf2 d.x2 y dy=xdx , et dyr=

substituant

sayant minéralogiste , chanoine de la cathé.

drale de Catane, et frère du précédent, ci-dessus , il vient :

avait étudié avec un soin extrême les phé

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nomènes de l'Etna , et se proposait d'en ensuite une part très-active aus troubles publier l'histoire lorsqu'il mourut en 1787. civils qui agitèrent son pays, ct devint en On a de lui la Curte oryclographique du 1801 chef du gouvernement central avec le Mont-Gibel. On trouve des détails sur le titre de premier landainman de l'Helvétie; chanoine Recupero , dans le Voyage en mais les intrigues du parti qui lui élait opSicile de Brydone (lettre 7), et dans les posé l'ayant forcé de quitter cette charge Lettres sur la Sicile , de Sestini.

importante , il se reunit alors à la tête des RÉCUSATION (Voyez Preuve.)

confédérés du canton de Schwitz , défit pluREDERN ( SIGISMOND - Eurenreica , sieurs fois les troupes envoyées contre lui comte de), grand-maréchal de la cour de la par le congrès, fut arrêté ensuite par ordre reine douairière , mère de Frédéric II , et du général Ney, et ne recouvra sa liberté curateur de l'Académie des sciences de Ber- qu'après plusieurs mois de détention. Enfin lin, né dans cette ville vers 1715, mort en les dissensions se calmèrent, et Reding, élu Saxe en 1789, s'occupa avec beaucoup de

en 1803 landamman du canton de Schwitz, zèle de l'établissement d'une compagnie des assista en cette qualite à la diète de FriIodes à Embden, et en fut nommé prési- bourg, en 1809. Après les désastres de la dent. Ayant visité la cour de Russie, et celle France en 1812 et 1814, il ne dissimula plus de France , le comte Redera fut décoré, par sa haine contre Napoleon, et l'on prétend Catherine II, de l'ordre de Sainte-Anne , et qu'il ne fut point étranger au passage du Louis XV lui accorda des lettres de natura- Rhin ellectué par les troupes alliees sur le lisation. On a de lui, dans le recueil de sol de sa patrie. Il mourut à Schwitz en 1818. l'Académie des sciences de Berlin, plusieurs - Redino (don Théodore), né dans le canMémoires sur les terres australes.

ton de Schwitz , et sans doute parent du * REDI (François ), savant naturaliste et précédent, entra au service d'Espagne , fut premier médecin des ducs de Toscane, Fer- nommé lieutenant-général, et se distingua dinand II et Côme III, né à Arezzo en 1626, en 1808 , à Baylen , à Carderon et à Llinas, mort en 1697, travailla beaucoup au Dic- où pourtant il fut contraint à la retraite par tionnaire de l'Académie de la Crusca , dont le général Gouvion-Saint-Cyr. Ayant eu il était membre , et a laissé plusieurs savants l'année suivante, le 24 février 1809, ouvrages et des poésies italiennes. Ses OEu- nouvel engagement avec le mème général ,

res ont été recueillies à Venise en 1912, il reçut plusieurs blessures dont il mourut 6 vol in-8° ; et à Naples , 1741, 6 vol. in-40. lc 20 avril suivant. Plusieurs autres offiRedi était aussi membre de l'Académie des ciers de la même même famille ont égaleArcadiens de Rome et de celle des Gelati de ment figuré avec honneur au service d'EsBologne.

pagne et celui de France. Un autre RE* REDI (JOSEPH ), peintie italien. né à ding de Biberegs ( Augustus), de la famille Florence en 1665, fut élève de Gabbiani , et des précédents, fut abbé d'Ensielden en se distingua surtout par la correction et 1670. On a conservé de lui dans la bibliol'élégance de son style. Il refusa les offres thèque de cette abbaye , 13 vol. in-fol. d'oubriļlantes que lui fit faire le tzar Pierre ler, vrages de théologie scholastique, une Apopour l'attirer en Russie , et mourut dans sa logie de Baronius, in-fol.; et des Commenpatrie en 1726. 11 a orné de ses ouvrages taires sur le concile de Trente , 6 vol. in-fol, les palais du grand-duc et plusieurs églises manuscrits. de Florence. L'Angleterre possède plusieurs * REED (Josepu ), auteur dramatique tableaux capitaux de cet artiste.

anglais , né en 1723 à Stuckton sur le Tees, *REDING (Aloys, baron de), célèbre dans le comté de Durham, était fils d'un landamman et général suisse, né en 1755, cordier, et suivit la profession de son père d'une ancienne famille du canton de Schwitz , quoiqu'il fût dominé par un gout très-vif se mit à la tête des milices de ce pays pour les muses. Il les cultiva sans négliger le lors de l'invasion des Français dans sa patrie, soin de sa corderie , amassa des richesses, osa leur livrer bataille le 2 mai 1798 , força eut des succès au théâtre, et mourut en leur ligne et parvint à les repousser de la 1787. - Un autre Joseph Reed, président plaine de Morgarlen , où, en 1515, l'un de de l'État de Pensylvanie, mort eo 1783, ses ancêtres , Rodolphe Reding de Biberegg, avait été aide-de-camp de Washington. On a s'était illustré par une grande victoire rem de lui : Remarques sur le discours du gouportée sur les Autrichiens. Reding prit verneur Johnstone au parlement, ctc., 1785.

un

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