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pas à soulever chez le clergé et chez les d'émigrations successives, les protestants rois une terrible opposition. En Italie, en français comptent encore aujourd'hui plus Espagne, on supplicia , presque sans forme de deux millions de fidèles et plus de trois de procès, tout fauteur des nouvelles doc- cents pasteurs. trines. Les troubles qui se déclarèrent en La réforme religieuse n'a point pénétré France sous Henri II, François II et Char en Italie et en Sicile. A peine trouve-t-on les IX, s'expliquent par cette considération, un petit noyau d'église protestante à Floque la réforme calviniste, si elle eût réussi, rence et à Naples. En Pologne, la réforme devait aboutir à une organisation libérale et eut plus de suceès : elle fonda, dès son ori. démocralique. Aussi le parti espagnol ne gine, des églises unitaires , qui sont encore cessa de la combattre , et tous les moyens florissantes. On compte aujourd'hui environ lui furent légitimes pour extirper cette nou- 40,000 protestants unitaires daus le district velle civilisation qui voulait remplacer l'an- de Racovic. cienne. Les longues guerres de la Ligue, Depuis la mort de Charles Ier en Anglel'horrible coup d'État de la Saint-Barthé- terre jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, Jemi , furent les produits de cette résistance la réforme dans la Grande-Bretagne a conaux idées de reforme. L'avènement de servé principalement une couleur politique. Henri IV, précédé d'une abjuration toute L'Angleterre eut le malheur d'avoir un politique, diminua l'espoir de faire de la culte officiel , une religion de l'État. Il s'en France une nation protestante; mais au est suivi chez le clergé anglican , clergé siémoins cet événement rétablit l'ordre, ac geant de droit dans la chambre haute, corda la liberté des cultes, et arrêta les clergé propriétaire et riche, une intoléguerres civiles. Louis XIII et la volonté de

rance en quelque sorte de position, et qui fer de Richelieu détruisirent sans retour la cadrait assez mal avec les opinions éclairées puissance du parti réformé comme corps d'une foule de ses prélats. Les mesures bospolitique. Il est difficile de déterminer cxac tiles contre les dissidents avaient toujours tement les motifs qui portèrent Louis XIV à pour prétexte le bien de l'établissement (reordonner de si longues persécutions contre ligion établie), et pour motif véritable la les protestants français. Ce ne fut pas dans haine de l'esprit presbytérien et l'inquiésa vicillesse , comme on l'a tant répété , qu'il tude d'une réforme qui pouvait s'étendre prit cette résolution qui a déshonoré son jusqu'aux biens de l'Église. Heureusement règne, puisque la première émigration re toutes les lois absurbes contre les dissimonte à 1666. Soit par dévotion, soit par po. dents, contre les unitaires spécialement et litique, ce monarque épuisa envers les hu- contre les catholiques , se sont écroulécs réguenots les ressources de la persécution la cemment sous l'irrésistible action des luplus raffinée. Nul code n'est plus cruel que mières. Ces restes de barbarie n'existent la collection de ses édits. Enfin l'édit de plus, et il est facile de voir que ces mesuNantes fut révoqué le 22 octobre 1685. res salutaires vont devenir le signal de réLouis XIV dépeupla ses États au profit de formes ultérieures, qui porteront sur les l'étranger, et appauvrit la France. Le peuple immenses richesses du clergé anglican. protestant se vit livré sans refuge à toute la Deux contrées qui sont gouvernées dans rage des persécuteurs , et l'on convertissait un sens bien différent , offrent un déveloples pobles par un moyen plus doux, en leur pement très-remarquable des idées protesinterdisant les saveurs de la cour. Louis XV, tantes : c'est la Prusse d'un côté et les dans un siècle plus éclairé, fut peut-être États-Unis de l'autre. Malgré l'énorme difplus coupable, car il maintint soigneuse- férence des systèmes politiques, la liberté ment toute la rigueur des anciens édits. En- d'examen, qui existe de droit dans l'Améfin les protestants français ne durent leurs rique du nord, et de fait en Allemagne, a droits religieux qu'à Louis XVI, et à la ré- complètement refondu les anciens dogmes génération de nos libertés, que l'assemblée des confessions protestantes. Les vieilles constituante eut l'honneur de consommer. idées luthériennes et calvinistes, comme Telles furent les violences inouïes que la idées exclusives, sont minées de toutes réforme religieuse essuya en France. Ce parts , et chez tous les protestants éclairés, qu'il y a d'admirable dans son histoire, c'est on remarque, en général, une tendance que, malgré tant d'années de persécution, bien prononcée à professer la partie rationiantót sourde, tantôt acharnée, malgré tant nelle et philosophique de la religion du

Christ. Aussi, aux États-Unis, en Angle- ces et en comparant les résultats oblenus , terre, en Allemagne, on voit naitre des il est aisé de se convaincre que, dans toutes systèmes religieux en harmonie avec les les substances non cristallisées, 1° les angles idées de notre temps, idées pleines de vie d'incidence et de réfraction sont dans un et d'avenir, et qui vont remplacer les con- plan normal à la surface de séparation des fessions surannées des premiers réforma. deux milieux ; 2° que les sinus de ces angles teurs. A coté de ces tentatives d'une foi plus sont entre eux dans un rapport constant , raisonnée, l'ancien régime en théologie quelle que soit d'ailleurs l'obliquité de la continue de se montrer sous le nom généri- lumière incidente, pourvu toutefois que le que de méthodisme (1).

milieu d'où elle sort et celui où elle entre En résumé général, la grande réforme restent les mêmes. protestante du seizième siècle a donné nais. Cette loi, inutilement cherchée par Kesance à 60,000,000 de protestants dans les pler et découverte par Snellius, devient, deux mondes. Les sociétés ļuthériennes, soit dans le système de l'émission , soit dans presbytériennes , anglicancs , en forment la celui des ondulations , une conséquence né. majeure partie. L'opinion protestante enva. cessaire de la cause mécanique qui produit hit le monde entier par les nombreuses la réfraction ; et lorsqu'on en fait un usage colonies anglaises et par l'accroissement convenable , elle suffit pour résoudre à priori gigantesque de la population des États-Unis.. toutes les questions relatives aux mouveQuand on se rappelle que le protestantisme ments de la lumière qui traverse des milieux est fondé sur l'examen, et qu'il marche avec réfringents. L'expression de cette loi , telle les lumières, que ses prêtres sont mariés et que l'avait donnée Snellius, était un peu citoyens , et qu'il convient essentiellement moins siinple. En effet, il prenait le rapport aux vations libres , par son dédain de toute des cosécantes au lieu de celui des sinus , autorité en religion, alors il est facile d'en- qui d'ailleurs lui est proportionnel, ct que trevoir le rôle qu'il est appelé à remplir Descartes a substitué, comme étant d'un dans l'avenir de l'humanité. Voyez Chris- emploi plus commode. D'après cela , quelle TIANISME, Culte, Pape et KELIGION.) que soit la configuration du milieu dans le

COQUEREL. quel pénètre la lumière , si l'on représente RÉFRACTION. ( Physique.) Un rayon par Il'angle compris entre le rayon incident de lumière , qui passe obliquement du vide et la normale, et que n soit le rapport des ou d'un milieu quelconque dans un autre sinus, on aura , en nommant R l'angle de inilieu , éprouve presque toujours un chan- réfraction, sin. I=n sin. R. Il est essentiel gement de direction nommé réfraction, et de remarquer que la quantité n est toujours le nouveau milieu est dit plus ou moins ré- plus grande que l'unité, quand la lumière fringent que le premier, suivant que le rayon passe d'un milieu moins réfringent dans un rompu s'est approché ou écarié de la per- milieu qui l'est davantage, et plus petite pendiculaire menée au point d'incidence. dans le cas contraire, puisqu'elle est alors

Soit ABDE (pl. 5, fig. 7) une cuve de de la forme n'=-. Enfin, lorsqu'il s'agit glace, remplie d'eau ou de tout autre liquide, dans lequel est à moitié immergé un cercle d'un rayon qui du vide pénètre dans un mide cuivre dont le limbe est divisé en 360 lieu matériel, la valeur n se nom

mme indice ou 400 degrés : si l'on dirige obliquement de réfraction. Or, par une série de consià la surface MN du liquide un rayon de lu- dérations théoriques trop minutieuses pour mière FC, ce rayon, au lieu de se propager qu'il soit possible de les développer ici, on en ligne droite et d'arriver en G, parviendra est graduellement conduit à reconnaître que en II , et l'angle de réfraction QCH sera plus l'influence d'un corps sur la lumière , ou sa petit que l'angle d'incidence PCF. Dans le puissance réfractive, est exprimée par la cas où la lumière traverserait de l'eau dans quantité (n'— 1); de même que son poul'air , on obtiendrait un effet opposé. Le voir réfringent, ou action développée par rayon incident étant alors HC, le rayon brisé une simple molécule, doit être représenté serait CF. En variant ces sortes d'expérien po

par

f

étant la densité du corps. (1) Voye: l'article de la Revue protestante de L'expérience montre qu'en général les subjunvier 1830 sur la situation des idées dans le pro stances les plus denses sont aussi celles qui leslantisme moderne.

réfractent davantage la lumière. Néanmoins

P

les rayons

il faut cxcepter de cette règle les matières vient visible pour lui aussitôt que, substicombustibles qui semblent former une classe luant de l'eau à l'air, les rayons émergents à part. Ainsi, l'alcohol, l'éther, les huiles, prennent une direction assez inclinée pour moins denses que l'eau , agissent cependant pénétrer dans l'ail, au-dessus duquel ils sur les particules lumineuses plus fortement passaient primitivement. que ne le fait ce dernier liquide , dont l'in Quand la lumière traverse un milieu dont fluence est elle-même supérieure à celle in- les faces sont parallèles, comme AB, CD Cliquée par son poids spécifique. Newton, (pl. 5, fig. 9), l'égalité entre les angles déterminé par cette seule considération , ne afg, fgh, qui sont, l'un , l'angle de réfracbalança point à déclarer que l'eau et le tion à l'entrée, et l'autre, l'angle d'incidence diamant devaient contenir un principe com à la sortie , prouve que

incident bustible. Un siècle plus tard, l'expérience et émergent sont parallèles entre eux, mais justifia la réalité de cette assertion.

non placés sur une même droite ; car, en Lors du passage de la lumière d'un milieu prolongeant le premier, on voit qu'au liea plus réfringent dans un milieu moins ré- de se confondre avec le second, il en reste fringent , le rayon rompu devant, en s'écar. séparé par un intervalle qui dépend de l'ċtant de la perpendiculaire , former avec elle paisseur du corps réfringent et de l'obliquité un angle plus grand que celui d'incidence, plus ou moins grande de la lumière réfracon conçoit que ce dernier pourra être tel, tée dans son intérieur. Néanmoins, quand que la lumière émergente fera avec la nor le milieu traversé n'est point fort épais, on male un angle droit : on est donc alors ar- néglige cette légère déviation , et les choses rivé au muximum de la réfraction possible ; se passent comme si les particules lumineuen sorte que, si l'on augmente tant soit peu ses n'avaient point été dérangées de leur l'obliquité du rayon incident, la réfraction direction primitive. C'est ce que l'on observe sera chargée en réflexion. C'est ainsi que se à l'égard des objets extérieurs vus à travers produit le phénomène connu sous le nom de les vitres d'un appartement : ils paraissent mirage. ( Voyez ce mot. ) Ces notions prélie sensiblement dans le lieu où on les aperceminaires une fois établies , il est facile d'ex- vrait en les regardant sans l'interposition du pliquer les effets que produit la lumière, en traversart des milieux terminés soit par des Surfaces planes inclinées. Un rayon de surfaces planes , parallèles ou inclinées en lumière qui traverse un milieu terminé par tre elles, soit par des surfaces courbes , con- des faces ainsi disposées , s'écarte de sa di

rection, d'une quantité qui le plus ordinaiSurfaces planes parallèles. En choisissant rement égale la somme des déviations parle cas le plus simple , celui où la lumière tielles qui ont lieu à son entrée et à sa sortie; passe de l'eau dans l'air, on voit que le en sorte que ces réfractions s'ajoutent , loin rayon réfracté , en s'écartant de la perpendi- de se corriger , comme cela arrive , lorsque culaire, doit faire paraître le point lumi- les faces sont parallèles. Les solides transneux d'où il émane, situé moins profonilé- parents qui servent à ces sortes d'expérienment qu'il ne l'est. En effet, MN (pl.5 fig. 8), ces sont ordinairement des prismes trianguindiquant la séparation des deux milieux, laires de verre ou de cristal : quelquefois il est évirlent que, parmi les rayons émanés aussi on emploie des liquides et même des d'un point visible situé en 0, il en est un OP fluides élastiques, que l'on renferme daus qui, étant perpendiculaire à la surface du des vases triangulaires , formés avec des glaliquide, n'éprouve point de déviation; mois ces dont les faces, étant exactement paralles autres , tels que Ob Oc, y arrivant obli. lèles, n'exercent aucune influence sur les quement , s'écartent de la normale, et sem- particules lumineuses , et laissent par conséblent diverger d'un point O'. L'expérience quent à la substance qu'elles contiennent , vérifie tous les jours ces données de la théo- la faculté de développer son pouvoir réfrinrie. Ainsi un vase plein d'eau parait moins gent. profond que lorsqu'il est vide ; un bâton , BAC (pl. 6. fig. 1) étant une section perobliquement plongé dans un liquide, sem- pendiculaire à l'axe d'un prisme, un rayon ble brisé à l'endroit où sa partie inmergée de lumière E x qui pénètre dans son intése réunit à celle qui est dans l'air; enfin une rieur, au lieu de continuer à sc mouvoir en pièce de monnaie , que les bords du vase qui ligne droite et d'arriver au poin: k , derant, ja contient cachaient à un observateur , de- lors de son entréc dans le prisme , se rappro

verre.

Yexes ou concaves.

cher de la normale Pm, et, à sa sortie , s'é- égale n sin s', ct oe peut être plus grand carter de P'm, il parviendra d'abord en z', que l'unité : or, x' n'est jamais plus petit puis au point H; ea sorte qu'il aura dévié de que quand le rayon incident rase la face par sa direction primitive d'une quantité mesa- laquelle il pénétre dans le prisme; en suprée par l'angle H i K. Cette deviation D, ou posant donc alors x'= j A ; les angles de nifraction totale, est toujours égale à la réfraction à l'cutrée et d'incider.ce à la sorsomme des angles extérieurs (u+u'), moins tie étant égaux , les rayons incident et emerla somme des angles intérieurs (x+x'). gent raseront, l'un la face d'entrée, et l'autre Ainsi D=(u+u') - (x + x'); mais x+x' la face de sortie. La déviation D sera un = A angle réfringent d: prisme; par consé- minimum , et égalera 1800 — A. Tout autre quent D=(u+u') – A.

rayon qui aurait pénétré sous une moindre La réfraction lotale D dépend de trois élé incidence, serait réfléchi par la seconde sur. ments : l'ouverture de l'angle A, la valeur face. Ajosi, l'angle réfringent A doit toude l'indice de réfraction n, et l'obliquité de jours être un peu moindre que le double de la lumière incidente. Or, parmi les modifi- la quantité qni exprime la plus grande incications dont celle obliquité est susceptible, dence possible d'un rayon qui, de la matière il cn est évidemment une dans laquelle les dont est formé le prisme , passerait dans le angles x et x' sont égaux ; elle est remar

milieu ambiant. Dès lors, le plus grand quable en ce que la quantité D étant alors angle que l'on pourrait donner à des prismes un minimum, cette position du rayon émer- faits avec les substances suivantes, serait : gent est facile à reconnaitre, et d'autant plus Chromate de plomb.. 39,58' Flint. . 77,22' importante , que l'égalité des angles x et x'

Diamant .

47,46 Crown. 81,26 entraînant celle des angles u et u', i l'équation

Soufre .

58,12 Eau . . 96,56 D= (u +- u')— A, se transforme dans ce cas en celle-ci : D=2u – A, d'où l'on tire Indépendamment du changement de diu= {(D+- A).

rection

que

la lumière blanche éprouve lors La facilité avec laquelle on peut immédia- de son passage à travers un milieu terminé tement mesurer les quantités angulaires D par des faces planes ct inclinées, elle subit et A fait donc connaitre la valeur id, comme encore une autre modification : le rayon est sin u=n sin x, et que d'ailleurs x, à rai- dilaté dans un sens perpendiculaire aux arson du minimum de la réfraction , égale {A, rêtes du prisme; en sorte que si on le reçoit on peut aisément, à l'aide de cette dernière sur un carton blanc, il présente une image équation, déterminer le nombre qui, pour colorée, cinq à six fois plus longue que large, chaque substance réfringente , répond à l'in- et à laquelle on donne le nom de spectre sodice de réfraction n. Ce procédé est en effet laire. Parmi les nuances que présente cette celui auquel on a eu recours pour dresser des image, on remarque , dans l'ordre de lcur tables , dans lesquelles , parmi un grand plus grande réfrangibilité, les couleurs suinombre de résultats , il faut remarquer les " vantes : violet , indigo, bleu , vert, jaune, suivants, comme étant ceux dont on fait le orange, rouge. Quelle que soit la nature de plus fréquent usage.

la substance réfringente , la disposition des

couleurs est toujours la même; mais les rapChromate de plomb. . 2,926 Flint. . 1,600 Diamant.

ports des espaces qu'elles occupent dans le 2,470 Crown. 1,533 Soufre. 2,010 Eau . . 1,336 spectre offrent de nombreuses différences

(voyes DISPERSION ), et c'est à cette proPour rendre évidente l'influence que A priété remarquable qu'est due la possibilité exerce à l'égard de D, il suffit, dans l'équa- de l'achromatisme (voyez ce mot). tion sinus u = sinį (A +D), de remplacer La lumière du soleil n'est point la scule sin u par sa valeur n sin { A.

qui, en traversant un prisme , présente les D'après ce qui a déjà été dit, eu égard au nuances du spectre solaire : une étoile, une changement de la réfraction en réflexion , il bougie, et mème un corps blanc, lorsqu'on est aisé de prouver que l'ouverture de l'angle les regarde en plaçant entre eux et l'æil un réfringent d'un prisme ne peut dépasser une de ces instruments, offrent exactement les certaine limite , d'autant plus resserrée que mêmes couleurs disposées dans le même orl'indice de réfraction de la matière qui le dre. En examinant de la même manière des compose est lui-même plus considérable. En substances colorées, on obtient des résuleffet, le sinus de l'angle de réfraction a' tals analogues ; seulement, la teinte qui leur

est propre est alors beaucoup plus abondante partiennent les deux faces du verre ; 3° enque les autres. A l'égard des corps noirs, fin, suivant la valeur numérique de l'indice comme cette apparence résulte de leur inap de réfraction qui caractérise la matière dont titude à réfléchir la lumière, on sent que, il est composé. En combinant, au moyen du vus à travers un prisme, ils ne présentent calcul , l'influence particulière de ces diaucune modification.

verses conditions, si l'on suppose que le Si l'on isole une partie quelconque d'un verre est bien axé, et que, pour éviter rayon de lumière décomposé par le prisme, l'aberration de sphéricité, ses faces sont il demeure inaltérable, soit qu'on lui fasse des segments sphériques d'un petit noméprouver de nouvelles réflexions multipliées ; bre de degrés , on parviendre à l'équation ce qui indique évidemment qu'alors la lu

drp mière est amenée à son plus grand état de f=

Dans cette din

1) (r + p') #rpio simplicité. Cette décompositiou de la lumière équation , f'indique le lieu où se fait la con. blanche est donc une sorte d'analyse qui en fait connaitre les éléments constitutifs, que deux faces : n est l'indice de réfraction , et

vergence r et r', les rayons de courbures des l'on peut d'ailleurs combiner entre eux en d l'éloignement du point lumineux. Quant diverses proportions , pour donner naissance

au double signe +, il est relatif, le premier à des teintes variées ; de même que l'on re

au verre biconvexe , et l'autre au verre biproduira le blanc , si , à l'aide d'une lentille

concave. Dans l'hypothèse où la distance d ou d'un miroir convergents, on les force à serait infiniment grande , la valeur f , se réunir tous dans un mème espace. De ces

que l'on nomme alors foyer principal, faits et de beaucoup d'autres qui ont avec

et que nous représenterons par «, devieneux la plus grande analogie , il résulte évi

ropol demment que c'est dans la lumière que ré- drait égale à

Or, en sub side la cause de la coloration des corps opa

(n-1) (r+r) ques et transparents ; les premiers prenant stituaut cette quantité dans l'équation préune teinte qui dépend de la nature et de la cédente , on la transforme en celle-ci :

da proportion des rayons qu'ils réfléchissent , et

S=

qui elle-même peut s'écrire de la les seconds , au contraire , affectant la couleur de ceux qu'ils transmettent.

1 manière suivante :

+ .

d lieux terminés par des surfaces sphériques, fournit pour déterminer le foyer principal les lois de la réfraction précédemment expo- d'un verre lenticulaire, un moyen d'autant sées, il est facile de déterminer les effets que plus facile , que pour l'obtenir il suffit d'exproduisent les verres convexes et concaves; poser ce verre aux rayons du soleil, et de car on peut les assimiler à des prismes dont mesurer l'intervalle compris entre sa face les angles réfringents varient depuis zéro postérieure et l'endroit où la lumière réfrac jusqu'à une certaine limite , qui dépend de tée occupe le plus petit espace possible. la courbure plus ou moins grande du verre Ce qui arrive à un point lumineux place et de l'étendue de sa surface. On peut se sur l'axe d'une lentille peut indistinctement convaincre de l'exactitude de cette compa- s'appliquer à tous ceux qui s'écartent fort raison en mesurant la grandeur variable de peu de cette ligne ; seulement il faut obserl'angle compris entre deux tangentes que ver que, parmi les rayons qui rencontrent l'on fera successivement répondre d'abord alors obliquement la surface du milieu réaux deux points qui sont au centre de l'une fringent, il en est un qui continge à se et de l'autre face du verre , puis à d'autres mouvoir sensiblement en ligne droite, parpoints opposés , de plus en plus rapprochés ce qu'étant dirigé vers le centre optique du de sa circonférence.

verre , il subit, en entrant et en sortant, Un point lumineux placé sur l'axe d'un des déviations égales et tournées en sens verre convexe envoie des rayons qui , en le contraire : or, c'est autour de cet axe que traversant , subissent une réfraction qui les viennent se réunir tous les rayons émanés fait converger sur cet axe en un point va- du point de divergence. En faisant donc le riable : 10 suivant la distance de ce point même raisonnement pour chacun des points lumineux à la surface réfringente ; 20 à rai- dont se compose la surface d'un corps lumison de la grandeur plus ou moins considé- neux ou éclairé, on voit qu'en arrière d'un rable du rayon des sphères auxquelles ap- verre convexe et à l'endroit du foyer, il

dIn

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