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deux sous-genres : le premier comprenant qualités qui doivent former le caractère de les chiens proprement dits , parmi lesquels ces races ; mais les modifications qu'il opère on range les loups ; le second, les diverses

portent plutôt sur les qualités intellectuelles espèces de renards. Les caractères généri. que sur les caractères physiques. Ainsi, ques de ces mammifères peuvent se réduire, l'expérience a fait reconnaître que ni le comme l'a fait M. Lesson, aux suivants : pouvoir de l'homme ni l'influence du climat pieds de devant à cinq doigts, pieds de ders n'ont pu faire dériver d'une même souche rière à quatre , ongles non rétractiles , lan- sauvage les diverses races de chiens domesgue douce, point de poche anale, deux tiques , pas plus que les autres espèces du dents tuberculeuses derrière chaque molaire genre chien. C'est donc sur des idées systėcarnassière.

matiques tout-à-fait hasardées que Buffon a Le chien, ce fidèle compagnon de l'homme, établi sa généalogie des chiens en trois soule chien, que Buffon, dans ses pages élo- ches, le matin, le chien de berger et le quentes , représente comme le modèle de la dogue. constance dans les affections, est l'un des plus Ce qui distingue le chien domestique se utiles animaux domestiques. « Plus docile réduit à trois caractères principaus : le mu» que l'homme, dit le Pline français , plus seau plus ou moins allongé, la queue ren' souple qu'aucun des animaux , non-seule- courbée en arc, le pelage très-varié pour la » ment le chien siinstruit en peu de temps, nature du poil et pour ses teintes. Ses varié» mais même il se conforme aux mouve- tés appartienneut à trois groupes princi» ments, aux manières , à toutes les habi- paux : les matins, les épagneuls et les » tudes de ceux qui les commandent; il dogues.

prend le ton de la maison qu'il habite; On rapporte au premier groupe le chien » comme les autres domestiques , il est dé- de la Nouvelle-Hollande , animal d'un pe» daigneux chez les grands et rustre à la lage fourni , portant une queue touffue, » campagne. Toujours cmpressé pour son vant de crabes, de débris de poissons et » maître et prévenant pour ses seuls amis, d'autres animaux, et servant de compagnon » il ne fait aucune attention aux gens indif- au naturel de l'Australie , dont il partage la » férents, et se déclaré contre ceux qui par manière de vivre aventureuse et misérable. » état ne sont faits que pour importuner : il

Le chien málin, robuste et courageus , à » les connait aux vêtements, à la voix, à la queue relevée, au pelage court et d'on » leurs gestes, et les empêche d'approcher. fauve jaunâtre, est commun en France et » Lorsqu'on lui a confié, pendant la nuit, dans toute l'Europe , où il est généralement » la garde de la maison, il devient plus fier employé pour la chasse du sanglier et pour » et quelquefois féroce; il veille, il fait la la garde des habitations. Le danois, d'un

ronde, il sent de loin les étrangers , et pelage urdinairement blanc marqueté de » pour peu qu'ils s'arrêtent ou tentent de petites taches noires, diffère du précédent » franchir les barrières, il s'élance, sop- par des membres plus fournis et mieux dis» pose, et, par des aboiements réitérés , des posés pour la course. Le lévrier, dont les » efforts et des cris de colère , il donne l'a- formes sveltes annoncent la légèreté, et

larme, avertit et combat. Aussi furieux dont le nom vient de l'emploi qu'ou en fait » contre les hommes de proie que contre les pour la cbasse du lièvre, se divise en cinq » animaux carnassiers, il se précipite sur variétés distinctes : le lévrier d'Irlande, » eux, les blesse, les déchire, leur ôte ce celui de la Hiute-Écosse, celui de Russie,

qu'ils s'efforçaient d'enlever ; mais, con celui d'Italic, ct le lévrier chien lurr. » tent d'avoir vaincu , il se repose sur les Les autres races appartenant au malin

dépouilles, n'y touche pas, mème pour sont, le chien de l'Hymalaya ; celui de Su» satisfaire sou appétit, et donne en même natra , rangé parmi les chiens domestiques, » temps des exemples de courage, de tem- quoiqu'il vive à l'état sauvage ; le chien » pérance et de fidélité. »

quao , qui habite les montagnes de Raoghur Cette peinture exacte des qualités du dans l'Inde , et celui de la Nouvelle-Islande, chien se rapporte aux plus importantes es que M. Lesson a fait le premier connaitre , pèces de chiens domestiques. Ces espèces qui, plus petit que celui d'Australic, a le sont très-nombreuscs. L'homme peut les musean aigu, les oreilles droites et le poil nodiber, en formant des races par l'accou- ras, est hardi et vorace, ct dont la chair plement constant des individus pourvus des sert de nourriture aux habitants.

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Les caractères de l'épagneul sont un pe- nous venons de passer en revue, on pourlage long et soyeux , des oreilles pendantes rait appeler chiens sauvages le loup et pluet des jambes peu élevées. On en connait sieurs espèces voisines , qu'il est impossiblu plusieurs variétés, dont nous ne citerons de séparer zoologiquement des chiens. que le bichon, le chien-lion et le petit épa Le loup commun a la queue droite, le

pegneul. Le nom de cette famille indique son lage gris fauve, une raie noirâtre sur les origine espagnole.

jambes et le regard oblique. Depuis l'Égypte Les autres races sont le barbet ou cani- jusqu'aux extrémi septentrionales de l'Ache, connu par la perfectibilité de son sie, on le rencontre dans toutes les régions intelligence , et reconnaissable à son poil de l'ancien continent. Il habite même la long et frisé ; le griffon , dont les poils longs zone boréale du nouveau, où il a passé à la sont , au contraire, hérissés , n'en est qu'une faveur des glaces et de la chaine des iles variété; le chien de berger, si utile pour la Aleutiennes. Sa taille varie selon les climats; poliee et la garde des troupeaux ; le chien- il est beaucoup plus robuste au nord qu'au loup à oreilles droites et pointues , qui peut midi. Ainsi , dans les forêts de la Pologue: être employé au même usage que le précé- et de la Lithuanie , on en rencontre souvent dent; le chien des Esquimaux, animal qui ont cinq pieds de long depuis l'extrémité muel, qui sert à tirer les traineaux ; le chien du museau jusqu'à l'origine de la queue, de Sibérie aux poils très-longs , de couleur tandis qu'en Espagne et en Italie, il n'a quic ardoise.

trois pieds de longueur. Quoique revêtus d'un poil court, le chien Buffon n'est point exact lorsqu'il reprécourant, le chasseur par excellence ; le sente le loup comme un animal féroce et braque, dont le nez est quelquefois fenda; poltron. Il ne prend la fuite que lorsqu'il se le basset aux jambes droires ou torses et aux voit pressé par le danger; il n'est féroce que oreilles pendantes, sont rangés parmi les parce qu'il est en but aux attaques eontiépagneuls.

nuelles de l'homme, el qu'il est obligé de Une race particulière est celle du chien vaincre une foule d'obstacles pour trouver à pieds d'hyène ou chien peint, dont la sa nourriture. Le tableau que M. F. Cuvier taille est celle du loup d'Europe , et dont le a tracé des mours des différents animaux en pelage est marqué de plaques noires , bru- captivité à la ménagerie du Roi, prouve qac nes, rousses et blanches.

l'on se fait généralement une fausse idée da Les dogues forment une famille caracté- caractère du loup. Les deux qui vivent enrisée par le raccourcissement du musean, core ont donné à leur gardien des preuves les lèvres épaisses et pendantes et le front aussi positives d'un attachement durable et aplati. Le type de cette famille est le chien réfléchi que l'on pourrait en attendre d'un dogue, probablement originaire de l'An- chien. Le naturaliste que nous venons de gleterre , où on lui donne le nom de but dog. nommer cite deux autres exemples de la Le doguin ou le carlin ne diffère du précé- douceur du loup. Le premier est celui d'une dent que par la petitesse de sa taille : le Da- jeune louve prise au piège, ct qui éprouvait nemarck est sa patrie. Le roquet, dont la le même plaisir que le chien à être caressée. tête est ronde, l'œil gros, l'oreille petite et Le second , qui prouve en même temps la la queue redressée; le petit danois, qui se faible distance qui sépare l'espèce du loup rapproche de celui-ci; le chien anglais, de celle du chien, est celui d'une louve sultant du mélange du petit danois et adulte qui vivait familièrement avec des d'une variété de l'épagneul; le chien i Ali- chiens, qui lui avaient même appris à cante , ayant, par suite du croisement de aboyer et qu'on aurait laissée en liberté deux races, le museau du doguin et le poil sans son goût irrésistible pour la volaille. de l'épagneul; enfin le chien turc, qui pa Oni compte, comme autant d'espèces, le rait être originaire de l'Amérique plutôt que loup du Mexique, dont le pelage cendré est de l'Afrique, et qui est peut-être identique marqué de taches fauves et de bandes noiavec le chien caraibe, que les Européens râtres; le loup rouge, d'une teintc rousse observèrent à leur arrivée sur le nouveau et portant une petito crinière sur l'épine du continent, sont les principales races de la dos : il habite les plaines ou les pampas de famille des dogues.

la Plata; le loup de prairie, qui ressemble Après avoir qualifié du sarnom de domes. à celui du Mexique, mais qui vit en troutiques les diverses familles de chicns que pes, chassant les daims et mangeant quelTome 19.

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quefois des fruits ; le loup odorant, ressem à grandes oreilles; lc renard d'Égypte, blant au précédent, mais répandant une observé pour la première fois par M. Geofodeur désagréable, et vivant dans la même froy-Saint-Hilaire , et qui diffère du renard contrée; le chien antarctique , qui vit dans commun principalement par ses oreilles l'ile déserte de Falkland, l'une des Ma- noires; enfin l'espèce nouvelle et peu conlouines , et qui se nourrit de lapins et se nue appelée renard d'Afrique. creuse des terriers; le chien chacal, qui a Outre le renard argenté , le nouveau conles mêmes maurs que le précédent , qui est tinent est la patrie de quelques espèces assez commun en Afrique , et que plusieurs natu- remarquables par leur pelage : le renard ralistes regardent comme la souche du chien tricolore, mélangé de fauve, de noir et de domestique; enfin plusieurs autres espèces blanc , animal facile à apprivoiser , caresencore trop peu connues pour être bien dé- sant les personnes de la maison, accucillant terminées.

avec réserve les étrangers , et ne menaçant Revenons maintenant au renard. Cet ani- par ses abciements que les chiens du dehors. mal, dont la ruse a passé en proverbe, dé- Tel est encore le renard agile , dont le pevore avec une égale avidité les volatiles , les lage est ordinairement d'un brun ferrugi. levrauts, les reptiles , les oeufs, le miel et les neux, et qui se creuse des terriers dans les fruits. Son cri est une sorte d'aboiement, contrées du Missouri; tels sont enfin le reun glapissement désagréable. Lorsque la nard croisé, qui , varié de noir et de blanfuite lui est interdite, il résiste à l'homme châtre , porte une croix poire sur les épauavec un courage opiniâtre. Il se creuse des les , et le renard gris, dont le poil argenté lerriers avec beaucoup d'art, et fixe sa de- fait rechercher la fourrure par les habitants meure dans les bois taillis. Toutes les espè- de la Virginie.

Huot. ces du groupe des renards ont la même phy * RENARD (Simon), négociateur, né à sionomie; elles ne diffèrent que par leurs Vésoul (Franche-Comté) au commencement couleurs. M. Lesson en porte le nombre à du 16e siècle, parvint aux premiers emplois quinze , dont nous ne citerons que les plus sous le règne de Philippe II , roi d'Espagne, tranchées.

fut chargé de négociations très importanLe renard commun, que tout le monde tes; mais, s'étant montré ingrat envers le connaît, dont le pelage est fauve sur le dos cardinal Granvelle, qui avait été son plus et blanc sous le ventre , répand une odeur zélé prolecteur, il fut disgracié, et mouinfecte. Cependant il existe en Suisse une rut à Madrid en 1575 dans un état voisin de variété de cette espèce, qui doit à l'odeur l'indigence. Les Ambassades de Renard, agréable qu'elle exbale le nom de renard 3 vol. in-fol. font partie de la collection des musquc.

Mémoires ilu cardinal de Granvelle, conserLe renard bleu ou l'isatis est plus petit vés à la bibliothèque de Besançon. que le précédent. Sa fourrure épaisse et * RENARD ( JEAN-Augustin), architecte, douce est recherchée pour sa belle nuance né à Paris en 1744, partit pour Rome comme d'un gris cendré ou d'un brun clair, du pensionnaire de l'école de France, après moins dans la saison chaude , car il devient avoir remporté le grand prix d'architecture quelquefois blanc en hiver. Cet animal, qui en 1773, el mérita bientot par son assiduité est rempli de hardiesse , et qui ne craint et ses succès d'être associé aux travaux de point l'eau , puisqu'il va dans les lacs déni- l'abbé de Saint-Non, qui s'occupait alors de cher les oiseaux aquatiques , habite les ré- la composition de son Voyage pilloresque gions boréales.

d'Italie. Les nombreux dessins que Renard Ou trouve dans les mêmes régions , sur les fournit à ce bel ouvrage lui firent beaucoup deux continents, le renard argenté, dont de réputation. Nommé inspecteur des bâtila fourrure est la plus estimée de toutes ments du roi à son retour en France en 1784, celles des animaux de cette famille. Son pe- il fut l'année suivante adjoint à son beaulage est d'un noir de suie , légèrement glacé père, Guillaumot, dans l'inspection généde blanc.

rale des carrières, et devint successivement L'Afrique nourrit trois autres espèces de membre de l'Académie d'architecture, l'un renards : le Jennec, habitant des déserts, des trois inspecteurs de la grande voirie, et remarquable par la petitesse de sa taille et membre du comité de consultation des bâpar la grandeur de ses orcilles ; le renard timents de la couronne. Il mourut en 1807. du Crıp, connu aussi sous le nom de renard. Parmi ses différents travaux, on distingue

et

*

les deux grandes écuries que Louis XVI a Gazelte en 1631, et enfin l'autorisation d'éfait bâtir à Sèvres et Saint-Germain-en- tablir une maison de prêt, où l'on prétend Laie, et le comble vitré du salon d'exposi- qu'il ne se contenta pas toujours de bénéfices tion du Louvre. 'Renard excellait surtout légitimes. Ayant voulu joindre à tant de spédans les décorations intérieures , et il a exé- culations la vente de remèdes secrets, il se cuté beaucoup d'ouvrages en ce genre qui brouilla avec la faculté , qui demanda et obfont honneur à son goût.

tint son interdiction; mais il n'en continua RENAU D'ELIÇAGARAY ( BERNARD), pas moins d'exercer la médecine, ct de discélèbre ingénieur et officier de marine, né tribuer ses remèdes jusqu'à sa mort, arrivée dans le Béarn en 1652, mort en 1719. Il était en 1653. - Ses deux fils, Isaac et Eusèbe, membre de l'Académie des sciences depuis l'un mort en 1680, et l'autre en 1689, em1699. On a de lui : Théorie de la manonvre brassèrent aussi la carrière médicale, des vaisseaux, Paris , imprimerie royale , furent les continualeurs de la Gazelle. Lu1689, in-8°; et quelques lettres insérées dans sèbe fut premier médecin de Mme la dauphine. le Journal des savants. On peut consulter RENAUDOT (EUSÈBE), savant distinpour plus de détails l'éloge de Renau , par gué, fils d'Eusébe Renaudot, dont il est Fontenelle, et le Dictionnaire de Chauffepić. question dans l'article précédent, né à Paris

* RENAUD (Louis), dominicain , doc. en 1646, embrassa l'état ecclésiastique, ct teur de Sorbonne, prédicateur du roi, né s'appliqua avec un égal succès à la théologie en 1690, mort en 1771, est auteur d'un dis- et aux langues orientales. Reçu membre de cours latin prononcé à Beauvais à l'occasion l'Académie française en 1689, il remplaça de l'exaltation de Benoit XIII, en 1724; de Quinault deux ans après à celle des inscripl'Oraison funèbre du maréchal de Villeroi, tions, fut nommé associé de celle de la Crusca Lyon , 1630, et de l'Oraison funèbre du duc en 1700), et mourut en 1720, léguant à l'abd'Orléans, Paris, 1752, in-4o. Les sermons baye Saint-Germain-des-Prés les nombreux du père Renaud n'ont point été imprimés.— manuscrits orientaux qu'il avait rasscroblés , RENAUD de La Grelaye ( N.), littérateur, né et qui sont passés depuis à la Bibliothèque à Dijon en 1737, mort en 1809, a publié : du Roi. Ses principaux ouvrages sont : une Tableaux de la nature , Paris, 1775, in-8°, traduction latine ( faite à vingt-cinq ans) des réimprimés, en 1781, sous le titre de Prome- témoignages des églises d'Orient, écrits en nade de Chloé ; les Soupers de Vaucluse, grec vulgaire, en arabe, eu cophte, en sy1789, 3 vol. in-12.

risque et en éibiopien, concernant leur * RENAUDIN (François-Antoine), ha- croyance sur l'eucharistie ( cette traduction bile médecin militaire, né au Fort-Louis dų a été inserée dans le livre du docteur Arnauld Tihin en 1729 , obtint en 1765 la survivance (voyez ce noin] sur la perpetuité de la fui); du prolomédicat de l'Alsace , en devint titu- Jugernent du public, particulièrement de laire en 1777, et contribua par son zèle et lnbbé Renaudot, sur le Dictionnaire de ses talents au succès de l'école de l'hôpital Bayle, Rotterdam, 1697, in-4•; plusieurs militaire de Strasbourg. Nommé ensuite pre- mémoires, insérés dans le recueil de l'Acamier médecin de l'arınée commandée par le démie des inscriptions, et quelques autres maréchal de Broglie, il devint premier mé- manuscrits conservés à la Bibliothèque du decin consultant des camps et armées établis Roi. par l'ordonnance de 1781, et mourut à Paris * RENAUDOT (CLAUDE), historien , né en 1781. Il a publié, dans le premier volume à Vésoul vers 1730, mort à Paris vers 1780, du Recueil de médecine des hôpitaux mili consacra toute sa vie à la culture des lettres laires, une topographie de la ville de Stras- et de l'histoire , et a laissé : l'Arbre chronobourg, et a étendu ses vues sur l'Alsace en-' logique de l'histoire universelle, Paris , 1765 , tière dans un second Mémoire, qui fait in-fol.; Révolutions des empires, royaumes, partie du second volume du même recueil. républiques et autres États considérables

* RENAUDOT (TueoPHRASTE ), médecin du monde, depuis la création , ibid., 1769, et fondateur de la Gazette de France, né à 2 vol. petit in-So; Annules historiques et Loudun en 1581, obtint , par le crédit du riodiques , depuis le premier septembre 1768 cardinal de Richelieu , l'office de commis- jusqu'a la fin d'août 1769, ibid., 1771; Abrégé saire-général des pauvres du royaume, ce- de l'histoire généal, de France, ibid., 1779. Jui de maitre général des bureaux d'adres * RENAZZI (PAILIPPE-MARIE), jurisconses , le privilége pour l'établissement de la sulle italien, né à Rome en 1747, mort en

RAINE

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1808, a laissé plusieurs ouvrages de droit fort suivi d'un autre Précis, par le préfet des estimés dans sa patrie. Ils sont au nombre Bouches-du-Rhône , et, en 1825, il a paru de six en latin, et de huit en italien; mais une Histoire de Rened",Anjou, par le vicomte on ne connait en France que ses Éléments de de Villeneuve - Bargemont, 3 vol. in-8« , droit criminel, Rome, 1773, 3 vol. in 80. avec planches. Ce livre , qui a eu cinq éditions en Italie, a RENÉ II, duc de Lorraine. Vorez Lorété traduit et commenté dans la plupart des langues de l'Europe.

RENEÁULME (Paul), médecin et boRENÉ, comte d'Anjou et de Provence, taniste, né à Blois vers 1560, pratiqua son duc de Lorraine et de Bar, roi de Sicile, art à Paris, où il eut un procès à soutenir arrière-petit-fils du roi Jean, né au château contre ses confrères , pour avoir publié un d'Angers le 16 janvier 1409, épousa en 1420 recueil d'observations tendant à établir que Isabelle de Lorraine, fille de Charles II, et les remèdes chimiques sont quelquefois d'un fut chassé des États de son beau-père, dont grand secours. Ayant-succombé dans cette sa femme avait hérité, par Antoine , comte luite , il fut obligé de s'engager à ne plus de Vaudemont, qui le fit prisonnieren 1431. employer désormais les médicaments qui Il était encore dans la captivité, lorsque lui avaient réussi jusque-là dans sa pratiLouis III, son frère, lui laissa en mourant que, Reneaulme mourut en 1624. On a de lous ses États. La reine de Naples Jeanne II, lui : ex curationibus Observationes, qui vie qui mourut peu de temps après, lui trans. dere est morbos luid, citò et jucundò posse mit également tous ses droits au royaume de debellari , si præcipuè galenicis præceptis Sicile. Il obtint alors sa liberté , et alla prenchymica remeslia veniant subsidio , Paris, dre possession de ses nouveaux États ; mais 1606, in-80; Specimen historiæ plantarum, il ne fut pas plus heureux à Naples qu'il ne ibid., 611, in-40; la Vertu de la fontaine l'avait été en Lorraine. Il eut à soutenir con- de Medicis, près de Sainl-Denys-les-Blois, tre le roi Alphonse plusieurs guerres désas- Blois , 1618, in-8°. treuses, dans lesquelles il échoua. Sun fils * RENEAUME DE LA TACHE (N.), na: uuique, le duc de Lorraine , entreprit aussi guraliste, né à Laon vers 1720, embrassa inutilement la conquête du royaume d'Ara- d'abord la profession des armes, devint gon, qui appartenait légitimement à René chevalier de Saiul-Louis, et se retira ensuite par sa mère Yolande. Bientot de nouveaux du service pour se livrer tout entierà l'étude malheurs, de nouvelles pertes vinrent acca des lettres et à celle de l'histoire naturelle. bler cet infortuné monarque. Après avoir Ce savaot , dont on place la mort vers 1781, perdu les États dont il avait hérité, il vit est principalement connu par une excellente descendre dans la tombe presque tous les traduction de l'ouvrage allemand d'Herobjets chers à son cæur, et fut chassé du mann-Samuel Reimarus : Observations phy. berceau de ses aïeux par Louis XI. ll se re- șiques et morales sur l'instinct des animaux, lira alors en Provence, où il fit lleurir les Amsterdam, 1770, 2 vol. in-12, qu'il a ensciences, les arts et les lettres, qu'il culti- richi de noies pleines d'intérêt. Il fut en vait lui-même avec succès, et mourut à Aix outre l'un des rédacteurs du Journal encyen 1480, emportant les regrets des Proven- clopédique , désigné quelquefois par le nom çaux, dont il avait fait le bonhenr par sa de Journal de Bouillon, parce qu'il s'imprijustice, sa clémence , son inépuisable ge- mait dans cette ville , et , selon M. Barbier nérosité, et par toutes les autres vertus qui (Dictionnaire des anonymes), il a été le caractérisent les grands princes. Il fut sur continuateur de la Gazelle des gaselles. nommé le Bon, et sa mémoire est encore si * RENEE de France , ducbesse de Ferchère au pays qu'il a gouverné, qu'une sia- rare , néc à Blois , en 1510, de Louis XII et tue en marbre vient de lui être érigée, en d'Anne de Bretagne , fut mariée en 1528 à 1823, sur la plus belle place de la ville d'Aix. Hercule Il , duc de Ferrare , et lui apporta On a de ce prince plusieurs tableaux, et des en dot les duchés de Chartres et de Montarpoésies remarquables pour le temps où elles gis. Douée d'une ame forte et Jun esprit ont été composées. Son manuscrit sur les aussi vis que pénétrant , celle princesse ai. Tournois a été public en lithographie, Pa- mait avec passion les sciences et les lettres, ris, 1827, in fol., planches coloriées. M. Bois- et les cultiva avec un égal succès. S'étant son de La Salle a dovné un Précis historique plue à rassembler autour d'elle un grand sur la vie de René.l'Anjou, Aix, 1820, in-8", nombre d'hommes célèbres par leurs con

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