Page images
PDF
EPUB

*

naissances ou leurs talents , elle les comblait vie, devint ensuite la source de tous ses de bienfaits , et recherchait avec empresse waux. Quelques bouts rimes qu'il avait faits ment leur entretien. Ce fut ainsi que Cal- pendant un séjour en Hollande , où il s'était vin , qui avait trouvé un asile à sa cour, et retiré quelques aunées auparavant pour suiqu'elle aimait à consulter souvent sur des vre en liberté la religion calviniste, furent matières de théologie , parvint à lui faire remis au marquis de Torcy (voyez COLBERT); adopter les principes qu'il professait. Marot, ils étaient injurieux pour la France, el valuégalement réfugié à la cour de Ferrare , et rent à Renneville des réprimandes sévèdont elle avait fait son secrétaire, ne contri res; mais bientot une dénonciation plus sėbua pas peu aussi à la confirmer dans son rieuse vint achever sa perte : on l'accusa erreur , et rien dès-lors ne put l'y faire re- d'une correspondance crimiuelle avec les noncer. De retour en France en 1560, puissances étrangères ; il fut mis à la Basaprès la mort du duc son époux , qu'elle tille en 1702, et , après une captivité de 11 avait irrité par son obstination, elle mani. ans, il n'obtint sa liberté que pour etre exilé festa haulement ses opinions , prit la defense hors de son pays. On croit quïl mourut du prince de Condé, et fit de son château vers 1724. On a de lui : Recueil des voyages de Montargis l'asile de tous les protestants qui ont servià l'établissement et aux progrès qui voulaient s'y réfugier. Sommée par le de la compagnie hollundaise des Indes orien. duc de Guise de les lui livrer , et menacée tales, Amsterdam, 1702-1705, 5 vol. in-12; d'un siège en cas de refus, elle répondit l’Inquisition française, ou Histoire de la fièrement « qu'elle ne les livrerait pas, et Busiille, ibid., 1715, in-12, traduite en » que , si on osait attaquer son château , elle plusieurs langues et réimprimée en 1724, » se ineltrait la première sur la brèche pour 5 vol. in-12; Cantiques de l'Ecrure-Sainie, » voir si on aurait la hardiesse de luer la paraphrasés en sunnels, Amsterdam, 1715, » fille d'un roi. » Renée mourut en 1575 à in-8° ; OEuvres spiruuelles, ibid., 1725 , Montargis , ville qu'elle avait ornée de plu- in-8° , et quelques autres ouvrages qui n'ont sieurs beaux monuments. Sa Vie a été pu- pas vu le jour. bliée

par Catteau, Berlin , 1781, in-8v. RENNEVILLE (SOPHIE DE), dame au* RENI (Guido). Voyez Guide (Le). teur, née vers 1771, morte à Paris en 1822, * RENKIN (Swalm). Voyez Rannequin. a publié pour la jeunesse plusieurs ouvrages RENNE. Voyez Cerr et RuminaNTS. qui ont eu du succès, et la plupart de ses

* RENNEFORT (URBAIN SOUCHU DE), autres productions ont également obtenu le voyageur français du 17e siècle, avait etė suffrage des gens de gout. Elle a en outre con. trésorier des gardes-du-corps du roi. Cette couru, avec MB]m's Beaufort d'Hautpoult, place ayant été supprimée , il obtint celle Dufresnoy et autres, à l'Athénée des cumes , de secrétaire du conseil souverain de la el a cooperė à l'ouvrage intitulé : AmuseFrance orientale qui devait être ctabli à ments ide l'adolescence. Madagascar, et s'embarqua le 7 mars 1665, * RENNIE (JOHN), ingénieur et mécanià Brest, sur un des vaisseaux destinés à cette cien anglais, né en Écosse , au comté de expédition. On ignore l'époque de la mort Lothian , en 1761, mort à Londres en 1822, de ce voyageur; mais on a de lui : Relation i enrichi sa patrie d'un grand nombre de du premier voyage de la compagnie des monuments dont un seul eit suffi pour faire Indes orientales en l'ile de Madagascar ou sa réputation. Parmi les immenses truvaux Darphine, Paris, 1668. in-12; Histoire des qu'il a exécutés, on cite surtout la jetée ou Indes orientuies, ibid., 1688, in-12. On breakwater de Plymouth, le pout en fer de trouve dans ces deux ouvrages de bons ma Southwark, le pont de Waterloo construit tériaus pour l'bistoire du commerce fran sur la Tamise, le canal de Lancastre, la çais dans les Indes orientales , et des notices construction des magnifiques docks (bassins assez exactes sur Madagascar.

d'entrepois pour les vaisseaux marchands), *RENNEVILLE (René-AUGUSTE-Constan. que Londres comple parmi ses ornements, TIN DE), écrivain plus couuu par ses mal. et les arsenaux royaux de Portsmouth , Chaheurs que par ses ouvrages, né à Caen en tam et Sheerness. Ce dernier surtout frappe 1650, fut longtemps protégé par M. de Cha- d'admiration les personnes les plus étranmillart, qui lui donna plusieurs emplois lu- gères a l'areliitecture lydraulique. Mt. Ducratifs ; mais la faveur mème dont il jouis- pin, de l'Académie des sciences, it publié la sait auprès de ce sinistre , en excitani l'en- descriplion de ce magnifique arsenal dans

son Voyage de la Grande-Bretagne, il ou linéaires, extrorses, ou , par exception , donne sur Rennie unc nolice fort intéres- introrses. sante qui a beaucoup contribué à faire con Pistil · lystrelles numérables ou plus naitre en France le mérite de ce grand in-' souvent innumérables, séparés ou congénieur.

joints ; ovaires uniovulés ou pluriovulés; RENONCIATION. Voyez Abdication et styles toujours libres ; stigmates terminaux. Succession.

Pericarpe : capsule pluriloculaire, ou RENONCULACÉES (Familie des). (Bo. étairion composé de coques sèches ou suctanique.) Cette famille se compose de végé- culentes , dehiscentes ou indehiscentes, taux qui offrent des modifications très- monopermes ou polyspermes. variées dans leur port et dans leurs organes Graines anatropes, tantòt solitaires, dresfloraux. A un petit nombre d'exceptions sées ou pendantes, tantôt nombreuses et prè: , les renonculacées appartiennent à la biseriées le long de la suture interne des polyandrie de Linué. M. A. L. de Jussieu, coques ; périsperme grand , corné; embryon dans son Generı , a placé les podophyllum fort petit, cylindrique ou ovoide, rectiliparmi les renonculacées. Depuis M. de Can- gne, apicilaire. Jolle a fait de ce genre une famille particu Les renonculacées se subdivisent en cing lière , et plus récemment encore, M. Achille sections, savoir : Richard l'a fait entrer dans les papavė

10. Les clématidées : calice ou périanthe racées.

simple pétaloïde, à estivation valvaire ou Il faut se défier des renonculacées : la indupliquée; pétales nuls ou plans; aniplupart sont des poisons âcres à l'état frais. thères linéaires; étairion à coques monoSous ce rapport, il'importe de les connaitre. Spermes, indehiscentes, innumerables, verQuelques-unes fournissent des médicaments; ticillées ou disposées en capitule; graines mais il n'en est aucune qu'on puisse considé- pendantes; feuilles opposées ; herbes virer comme plante alimentaire. Elles méri- vaces, ou bien arbustes ou sous-arbrisseaux tent notre attention sous un autre point de sarmenteux; fleurs régulières; es. : la clévue. Beaucoup font l'ornement des jardins matite. par la beauté de leurs fleurs.

20. Les anémonées : périanthe simple ou Voici quels sont les caractères distinctifs calice petaloide; pétales nuls ou plans; estide la famille :

vation imbricative; étamines innumerables; Arbrisseaux ou sous-arbrisseaux , ou plus étairion à coques monospermes, indebisfréquemment herbes annuelles , bisannuel- centes, disposées en capitule, et souvent les ou vivaces; rucines fibreuses ou tubé- terminées par une queue barbuc; graines reuses , fasciculées ou grumeieuses ; liges pendantes; herbes vivaces ; feuilles radinulles ou simples, ou rameuses , quelquefois cales ou alternes; fleurs régulières; ex. : sarmenteuses ; feuilles alternes ou moins l'anémone. souvent opposées, simples, entières, ou 30. Les renonculées : périanthe toujours multicisées , ou multipartites , demi-embras- double; estivation inubricative; pétales bisantes par leur base pétiolée.

labiés ou plus souvent planes, nectarifères; Fleur's radicales ou caulinaires , régulières étamines innumerables ( au nombre de cinq ou irrégulières, quelquefois accompagnées par exception); étairion à coques monod'un involucre caliciforme; inflorescence spermes, indehiscentes , apiculées , disposées très-variée.

en épi ou en capitule; graines dressées;. Périanthe simple ou double, idiadelphe, herbes annuelles, bisannuelles ou vivaces ; inadhérent , hypogyne.

feuilles radicales ou alternes; fleurs réguCalice ou périanthe simple souvent péta- lieres; ex. : la renoncule. loides, persistants ou caducs , ordinaire 40. Les clléborées : perianthe simple ou ment tétra- ou penta-sépales.

calice pétaloide; pétales nuls ou nectariPétales égaux en nombre aux sépales, formes;, estivation imbricative; élawines ou doubles, ou triples; estivation imbri- numérables ou innumerables; capsule ou cative.

étairion à coques polyspermes, déhiscentes, Étamines ordinairement innumerables , numérables ou innumerables , libres ou plus hypogynes, insérées sur un réceptacle épais ou moins conjointes; herbes à feuilles alet saillant, unisériées ou plurisériées ; filets ternes ou radicales; fleurs souvent irrégulibres , grèles; anthères adnées , oblongues lières; ex. : l'elléborc, l'ancolie.

56. Les péoniées : périanthe double, ré- il faut ajouter quinze du Népal, ringt à gulier; anthères introrses; étairion à coques vingt-cing de la Chine et du Japon, et six numérables, polyspermes (par avortement des Canaries; ce qui fait un peu plus des monospermes), dehiscentes (par exception, trois cinquièmes de toutes les renonculacées carcérule sèche ou charnue); herbes viva- décrites. Les cinq groupes de la famille y ces; ex. : la pivoine. Cette section se distin. figurent; mais il est à remarquer que

les gue des quatre précédentes par des élami- clématidées paraissent prédominer sur les nes à anthères introrses; elle doit peut-être autres groupes en Chine, au Japon et au former une famille distincte.

Népal, tandis que, dans les autres pays, Les renonculacées sont répandues sur on n'en compte que dix-huil en tout, et autoute la surface du globe; mais elles domi cune dans la zone glaciale. Le groupe des nent surtout dans la zone tempérée de l'hé- renonculées compte le plus d'espèces, et il misphère septentrional des deux continents abonde particulièrement autour du bassin et principalement de l'ancien. Elles man- de la Méiliterranée. Toutefois il s'avance quent presque entièrement dans les régions dans la zone glaciale, de même que les anééquatoriales, à moins que de hautes mon monées et les elléborées. Quant aux péotagnes ne leur offrent le climat qu'elles niées , qui sont assez nombreuses dans l'Euaffectionnent. Beaucoup d'espèces sont es rope australe, la Tartarie et le midi de la sentiellement alpines ou polaires.

Sibérie , elles manquent totalement dans On connait environ cinq cent trente es- l'Europe et dans l'Asie boréales. pèces de cette famille. Les pays de l'Europe, Environ cent trenle espèces croissent de l'Asie et de l'Afrique, voisins de la Mé- dans l'Amérique septentrionale, savoir : diterranée, le littoral de la mer Noire, le cinquante à cinquante-cinq dans les FloCaucase et la Perse en offrent deux cents. rides, la Géorgie, les Carolines et dans la Dans la végétation de ces contrées, les re Basse-Louisiane; soixante-dix à soixanteĐonculacées entrent pour deux centièmes. quinze dans le bassin du Mississipi et du

La partie de l'Europe comprise entre le Missouri jusqu'aux Rochenses, et dans les 45e et le 55e degrés de latitude , et les step- États maritimes de l'Union depuis la Virpes qui s'étendent au loin autour de la ginie jusque vers le Canada; cinquante enfin Caspienne , nourrissent environ cent trente dans ce dernier pays et la Nouvelle-Bretaespèces connues, formant trois centièmes de gne jusqu'au 64e degré de latitude. Dans la toute la végétation.

région la plus méridionale , les renonculaSi une partie de ces cent trente renoncu cées sont à la végétation entière comme lacées disparait vers le nord, les pertes sont 0,02 à 1; dans la région intermédiaire,

peu près compensées par les espèces pro comme 0,03 à 1 ; et dans la région supépres au Kamtschatka et aux contrées de rieure enfin, comme 0,05 à 1. On voit que, l'Europe boréale et de la Sibérie situées en dans le nouveau comme dans l'ancien condeçà du cercle polaire. Mais le rapport de tinent, le rapport numérique des espèces ce nombre à toute la végétation est beau. de renonculacées à la totalité des espèces de coup plus fort que dans les contrées méri- chaque flore , augmente du sud au nord. dionales : il s'élève à près d'un vingtième. Aucun des cinq groupes de renoncnlacées

Dans la zone glaciale des deux continents, nc manque dans l'Amériquc septentrionale. on compte environ vingl espèces de renon De même que dans l'ancien continent, les culacées, faible quantité numérique, mais anémonées , les renonculées et les elléboqui, attendu la réduction de toute la végé- rées prédominent sur les clématidées et les tation, forme encore la vingtième partie des péoniécs ; mais le rapport des espèces de espèces phanérogames trouvées jusqu'à ce ces deux derniers groupes aux trois autres jour dans les régions hyperboréennes. est plus fort dans le nouveau que dans l'au

En faisant abstraction des répétitio:s qui cien continent , et les renonculées ne l'emrésultent de la présence de certaines espèces portent sur aucun. dans plusieurs zones, tous les pays que nous ·La zone équatoriale des deux continents venons de passer en revue renferment en offre entre cinquante et soixante espèviron deux cent soixante-dix renonculacées. ces, savoir : huit à dix au Mexique; une Pour avoir la somme complète de celles trentaine dans les Antilles et l'Amérique qu'on connait de la partie de l'ancien con- méridionale;' une à Sierra-Leona; quatre tinent située au nord du tropique du cancer, aux iles de France et de Bourbon ; dix à

[merged small][ocr errors]

douze dans l'Inde, la Cochinchine et les louette ( delphinium consolida et ajacis), Moluques. La moitié des espèces qui habi- les aconits, l'ancolie commune (aquilegia tent cette zone appartiennent aux clémati- vulgaris), et celle du Canada ( aquilegia dées, et sont ligneuses. Les elléborées et canadensis), les pivoines (pæonia), l'ellé. les peoniées manquent entièrement. Les bore noir ou rose de Noël (helleborus nianémunées et les renonculées ont été obser- ger), etc.

MIRBEL. vécs en général à des stations très-élevées.

* RENOU (JEAN DE), en latin Renodæus, Sur quarante espèces de l'hémispère aus

médecin , né à Coutances dans le 16. siècle, tral tempéré, dix ou douze viennent au

n'est guère connu que comme auteur de cap de Bonne-Espérance, treize à la Nou- l'ouvrage intitulé : Dispensatorium galenico. velle-Hollanıle, cinq à la Nouvelle-Zélande, chymicum , continens instil. pharmaceut. douze dans l'Amérique australe tempérée : lib. V, de materia med. lib. II1, et antidoCe sont des clématidées, des anémonées, et

tarium varium el nbsolulissimum , Paris, principalement des renonculées. Les péo- 1608, 1623 , in-40; Francfort, 1609, in-80, niées manquent, et les elléborées ne comp- 1615, in-40; Hanau , 1631, in-ho; Genève, dent que deux espèces , indigènes sur les cô. 1645 , in-40; traduit en anglais, Londres, tes magellaniques.

1657, in-fol. Parmi les renonculacées employées en médecine, il convient de citer l'aconit (aco- teur, secrétaire perpétuel de l'ancienue

* RENOU ( ANTOINE), peintre et littéra. nirum napellus, Linn.), l'une des espèces Académie de peinture , né en 1731 à Paris , les plus vénéneuses de la famille. Son extrait, administré avec les précautions né

se fit d'abord connaître par un tableau recessaires, produit des effets salutaires dans présentant Jésus parmi les docteurs, qui lui plusieurs maladies chroniques. Une autre. Celui de l'Aurore, qu'ii composa pour la

valut son agrégation à l'Académie en 1766. renonculacée, très-célèbre dans la thérapeutique des anciens, est l'ellébore d'Orient

galerie d'Apollon, le fit recevoir en 1781.

L'Académie ayant été supprimée à la révo(helleborus orientalis , Desf.). Les racines de cette plaute étaient vantées comme le lution , Renou fit partie des écoles spéciales

de peinture comme secrétaire et comme spécifique des aliénations mentales. Les

surveillant des éiudes. Il mourut à Paris feuilles fraiches et pilées de presque toutes

en 1806. Conme littérateur, on doit à Renou Jes renoncules, appliquées sur la peau, y la tragédie intitulée : Térée et Philomele

, determinent bientôt une inflammation et des ampoules. On peut s'en servir comme re

jouée au Théâtre-Français en 1773, puis mèle vésicant en place des cantharides. qui n'ent aucun succès; la traduction en Ce principe âcre, commun à un grand nom

vers du poème latin de Dufresnoy sur la bre de renonculacées à l'état frais , est vo

peinture; celle de la Jérusalem délivrée, latil, et se perd en tout ou en partie par la enfin la Leltre du marin , et celle de M. Bordessiccation ou l'ébullition. Dans quelques

nard , marchand bonnetier, au sujet d'une contrées de l'Europe , on mange même

exposition publique au Louvre. comme légume les feuilles cuites de la clé

* RENOU DE CHAUVIGNÉ. Voyes matite, quoiqu'elle soit très-âcre avant la Jaillot. cuisson. Les graines de la staphisaigre (del

* RENOMMÉE. (Mythol.) Les auciens rephinum staphisagria, Linn.) entrent dans présentaient cette divinite allégorique sous la composition d'un onguent qui sert à la la figure d'une jeune fille avec des ailes destruction de la vermive. Celles de la remplies d'yeux, d'oreilles, de bouches et nigelle cultivéc ( nigella sntica) et de plu- de langues, sonnant de la trompette. sieurs autres cspèces du même genre,

loin RENTE. (Économie politique.) Voyes d'être vénéneuses, ont une saveur aroma AGENTS DE CHANGE, AGIOTAGE, A MORTISSEtique analogue au goût du poivre, et sont MENT, BOURSE, CAPITAUX, CRÉDIT, EMPRUNT employées comme épice, d'où leu vient et FINANCES. le nom vulgaire de toute-épice.

RENTES. ( Mathématiques.) Il existe Les renonculacées les plus répandues trois sortes de rentes : comme planles d'ornement sont les anémo 10 Les foncières ou perpétuelles, dont nes , la renoncule des jardins (rununculus on paje les arrérages à un taux et à des terasiaticus), la nigelle de Damas (nigella da mes convenus, sans que l'emprunteur cesse mascena) ou peigne de Vénus, les pieds d'a- de devoir la totalité du capital;

et

être ap

a

[ocr errors]
[ocr errors]

20 Les annuités, dont les arrérages sont une tête âgée de 60 ans : on raisonnera de composés d'une partie formant à-compte sur même dans tout autre cas. le capital prêté, et d'une partie qui est l'in Nous devons dire cependant que la table lérêt de ce qui reste dû de ce capital, à dont on vient de parler ne doit

pas chaque échéance. L'emprunteur se trouve pliquée au cas présent, parce qu'elle se raplibéré de sa dette au bout d'un certain porte à une population entière, ct qu'on temps, par ce système d'amortissement ; conçoit que les rentiers forment une classe

3o Les rentes viagères, dont le terme de d'individus particulière, dont la loi de morla vie d'un individu désigné est celui de la talité est toute autre que celle de l'ensemble dette de l'emprunteur.

des habitants de la France. En effet, la vie La preruière de ces rentes a été traitée au tranquille des rentiers , le

peu

d'occasions mot Intérét, la seconde au mot Annuités; qu'ils ont de voir leur existence comproil ne nous reste donc qu'à parler de la mise par des travaux, des inquiétudes ou troisième. Il est évident qu'une rente via- des excès; la certitude qu'un homme d'une gère n'est autre chose qu'une annuité qui se santé chancelante ne voudra pas se soumetrésout au terme de la vie; en sorte que si tre aux règles générales établies pour l'étal'individu, sur la tête de qui la rente est blissement de l'annuité , et d'autres causes constituée, doit mourir dans t années, le ca- encore qu'il est inutile d'exposer ici, conpital prêté a doit produire pour intérêt an duisent à supposer aux rentiers viagers une nuel une somme x, égale à celle de l'an- existence plus durable que celle des autres nuité de t ans. Si l'argent se place eu per- personnes de même âge. Il faut donc se serpéluel au cours du jour, au denier r (c'est- vir , dans ces calculs , de tables de mortalité à-dire si r francs rapportent, en perpétuel, construites spécialement pour la classe d'in1 franc d'intérêt par an), il suit des formules dividus qu'ils concernent; il faudrait avoir démontrées au mot Annuités, qu'on a à ce sujet des données d'expérience établies

sur une longue série d'années et sur un grand nombre de rentiers. Malheureusement ces

questions n'occupent pas les savants depuis Si l'on veut que la rente x soit payée tous un temps assez long , pour que les observales six mois , r désignera ici le denier pour tions aient pu acquérir le degré de certitude six mois , etc. La première de ces équations qu'elles exigent. Nous nous contenterons de donne l'auxiliaire inconnue y, qui, substi- citer ici les tables de Kerseboom, qui, contuée dans la seconde, détermine x.

struites sur les rentiers viagers de Hollande, Il est vrai qu'on ignorc combien d'années nous semblent mériter plus de confiance, la tête constituée soit encore vivre , quand bien qu'elles n'embrassent qu'un assez petit on fait le placement en viager; mais on se nombre d'individus. D'après cette table, on règle sur la durée probable de sa vie future trouve qu'un individu âgé de déduite des tables de mortalité ; et quoique 5 ans doit vivre probablement 47 ans. cette détermination puisse être fautive, il 10

45 suit des principes développés à l'article Pro 15

41] babilités , qu'elle devient exacte pour un

38 grand nombre d'individus pris en masse,

25

31; parce que la vie des uns se prolonge d’au 30

32 tant que celle des autres s’abrége, et qu'il 35

29 s'établit fortuitement une compensation. En 40

26 consultant la table de mortalité du Bureau 15

22 des longitudes, on trouve que sur un nom 50 bre quelconque de personnes âgées de 60 55

164 ans, il n'en reste plus que la moitié au bout 60

14 de 11 ans : de sorte qu'une de ces personnes

65

11 considérée isolément, ne pouvant raison 70

84 nablement se croire plutôt comprise parmi 75

6 les vivants que parmi les décédés , il y a au. 80

11 tant à parier pour que contre son existence, 85

3 à l'âge de 71 ans. Ainsi la durée probable 90

2 de sa vie future est 11 ans, d'où i=11 pour La scconde colonne renferme les valeurs Tome 19.

49

20

19

« PreviousContinue »