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prie des lois professe l'opinion de Leland sur à constater le fait de la révélation du dogae le dernier point.

de la résurrection des corps. Mosheim semble avoir prouvé que les Avant et après Jésus-Christ, ce dogme a païens, ni leurs philosophes, n'ont point eu été attaqué par les philosophes. Leur priudes idées saines sur la résurrection des cipale dilliculté est fondée sur l'impossibilité corps. (Dissertations sur l'histoire ecclé- que chaque homme puisse recouvrer son sinstique.) D'autres savants ont soutenu que meme corps. Ces philosophies , qui ne sonla résurrection future des corps était un gent pas assez à la toute-puissance de Dieu, article de la croyance de Zoroastre et des n'ont pas fait attention qu'il n'est pas

nécesPerses. (Mémoires de l'Académie des In- saire, pour qu'un corps ressuscité soit le scriptions.)

mème, qu'il soit composé de toutes les par. Il est certain que les Juifs admirent la ties de matière qu'il avait eues autresois', résurrection long-temps avant Jésus-Christ. mais qu'il suflit qu'il en ait quelqu'une. LeibLes sept enfants qui souffrirent le martyre nitz, Clarke, Nicuweutyt, C. Bonnet, etc., sous Anthiochus Épiphanes, firent profes- ont imaginé des systèmes pour rendre sension d'espérer une résurrection glorieuse (1). sible la possibilité de la résurrection des Du temps de Jésus-Christ, le dogme de la corps. résurrection, généralement reçu des Juifs, Les théologiens se sont plu à agiter, au étail rejeté par les Saducéens. Il faut néan- sujet de ce dogme, une foule de questions moins convenir que la notion de la risurrec. inutiles, ridicules et même dangereuses. tion était très - grossière , même chez les Nous devons nous en tenir aux vérités suiJuifs les plus orthodoses. Les commenla- vantes que Dieu a daigné nous révéler. teurs rapportent les passages de Job et de « Après la résurrection, les hommes n'auDaniel (2) pour établir que le dogme de la » ront point de femmes, ni les femmes de résurrection des corps est clairement énoncé maris; mais ils seront comme sont les anges dans les livres de l'Ancien-Testament. Quiel. » dans le ciel. – Il en arrivera de mème ques commentateurs cependant soutiennent » dans la résurrection les morts. Ce qui se qu'une pareille conclusion ne doit pas être » met en terre comme une semence est plein tirée de ces passages. Ce qu'il y a de certain, » de corruption, et il ressuscitera incorrupc'est que Jésus-Christ ne s'eo servit point i tible. Ce qui est vil et abject quand on le pour confondre les Saducéens. Ce fut par » met en terre , ressuscitera tout glorieux ; une induction tirée d'autres passages qu'il » ce qu'on met en terre est sans force, et leur prouva que la résurrection avait été » ressuscitera plein de force. C'est un corps révélée aux Hébreux (3).,

» animal qui est mis en terre, et corps Le dogme de la résurrection générale des qui ressuscitera sera spirituel. Nous corps est plusieurs fois clairement enseigné » tous , lant que nous sommes d'hommes , dans le Nouveau-Testament. La mort à la » nous ressusciterons ; mais nous ne serons quelle tous les hommes ont été assujettis a » pas tous changés (1). » été une suite du péché d Adam. Jézus Christ, Le dogme de la résurrection doit exercer par son incarnation, a mérité aux hommes une influence morale. Il place l'humanité la résurrection. ( Voyez Messie et Révéla sous son égide, et nous fait un devoir de resTION.)

pecter notre corps; mais le respect pour les Depuis Jésus-Christ, la résurrection des corps ne doit jamais dégénérer en supercorps a été plusieurs fois rejetée par les hé- stition. rétiques.

Chez les anciens, la croyance confuse et Les théologicns s'efforcent de prouver la grossière de la résurrection s'opposait à convenance et la certitude de ce dogme par' ce que la science pût se servir des corps des considérations morales et par des raison.

pour le perfeclionnement ole l'art de guérir. nements philosophiques. Une pareille mé- Le christianisme qui nous révèle la toutethoile nous parait dangereuse; elle peut paissance de Dieu a fait disparaitre cet obdonner lieu à I hérésie ou à l'incrédulité. Il stacle. Il a délruit aussi tous les autres prénous parait plus sage et plus sûr de se borner jugis grossiers des païens, par les idées

spirituelles qu'il nous donne de la résur(1) Mach., ch, 7. (2) Job, ch. 19; Daniel, ch. 12. (3) Matıb., ch. 22.

(4) Mallb. , ch. 22 ; 1 Corinth, ch. 15. Tome 19.

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rection. ( Voyez Ave, IMMORTALITÉ et PA son feu déclinant, où en était le zèle de la RADIS.)

Flottes. garde nationale. Le jury, sans la disposition * RETIF DE LA BRETONNE. (Voyez pénale des cinq cents francs, verrait bientôt Restit.)

ses bancs se déserter. Je ne parle pas de la léRETRAITES. (Administration militaire.) gislature : elle procurait naguère des émoluDans notre France , plusieurs fonctions pu- ments; elle a ses dédommagements actuels... bliques, source d'avantages assurés , moyen De tout cela résulte avec une sorte d'évi. 'inévitable de fortune , reçoivent, au bout dence que le temps n'est pas aujourd'hui de trente années, une rétribution viagère ce que chacun consacre le plus volontiers à finale; ce qu'on appelle une retraite.

l'État. Le spectacle de ces prodigalités , où le Sommes - nous plus libéraux de notre pouvoir se fait à si bon marché honneur de bourse?... C'estce que semble démentir cette la bourse des contribuables, a excité la masse énorme de capitaux conservés dans les verve d'un écrivain distingué (1). On s'arrête portefeuilles de nos financiers, et appliqués dislicilement dans les limites du juste et du exclusivement à des destinations qui sont vrai, lorsqu'on écrit sous l'inspiration d'une inaccessibles pour le fisc. Là surtout apparait généreuse colère : Cùm facit indignatio notre égoïsme vraiment antisocial, puisque versum. Aussi l'écrivain dont je parle n'a-t-il ce sont ceux qui ont plus de moyens de pas craint, même en ce qui regarde l'armée, payer , qui se dérobent avec plus d'empres. d'attaquer le principe rémunérateur. sement à l'obligation de le faire.

Les républiques anciennes, où chacun Quant à l'impôt du sang, lisez notre loi était tenu de servir l'État, ont été alléguées du recrutement; voyez la charge du service par lui comme des modèles. Là toute l'am- personnel peser sur la cinquième partie bition du militaire n'allait qu'à obtenir des sculement de la population; évaluez concouronnes civiques ; personne n'eût songé à curremment la nullité de l'engagement vobriguer des récompenses pécuniaires.

lontaire et la presque impossibilité du renJ'accorde un moment ce point.

gagement : décidez ensuite si nous sommes Mais personne aussi ne s'y dispensait du plus prodigues de notre vie que de notre sacrifice de son temps , de ses intérêts , de temps et de rotre bourse. sa vie..... Il y avait des devoirs sévères ,

Qu'on cesse donc de nous alléguer ces sol'abnégation individuelle au fond de toutes ciétés antiques , où la patrie était tout et les les institutions de la Grèce et de Rome.

individualités absolument rien. Nous vivons En est-il ainsi des sociétés modernes, de dans un pays ou le trésor est considéré la votre principalement, que j'aime à croire

comme un fonds de loterie, d'où chacun L'une des mieux ordonnées ? C'est apparem- prétend retirer quelque lot. Que le législament ce qu'on n'entreprendrait point de teur s'applique à corriger les chances de ce soutenir. Loin que chez nous l'État s'appuie jeu , et à faire prévaloir la justice distribusur des sacrifices , il ne repose que sur des tive. Qu'il fasse en sorte que l'argent du intérêts , jusque-là qu'un gouvernement mo- pays aille récompenser des services véritaderne n'est assuré d'exister qu'autant qu'il bles, et ne se croie pas quitte par beaucoup est habiļe à pactiser. Avec eux un des ca

d'estime envers ceux sur qui pèse le farractères distinctifs de l'époque, c'est le désir, deau de la défense commune. qu'éprouve chacun de se soustraire aux

A bon ou à mauvais titre, l'argent est charges poignantes que les anciens portaient notre unique base sociale. Lui seul procure avec joie , et qui étaient leur première con les droits politiques, la consistance civile, dition sociale.

je!dirais presque la considération. Or, toutes S'agit-il de donner son temps, il y a presse les professions, une seule exceptée , mènent assurémeut pour les emplois salariés ; mais

en definitive à la fortune. Cette profession pour les gratuits , je ne vois pas que même qui n'y mène pas, qui exige complète abneles riches s'en soucient. Nos mairies, nos gation du moi, qui use l'homme avant le justices de paix, sans des rétributions plus temps sous l'atteinte combinée des fatigues, ou moins adroitement déguisées , ne trouve des blessures, des excitations morales surraient personne qui voulût y siéger. Oncon- tout, n'est autre que le métier des armes. nait, avant qu'une ordonnance n'eût ranimé Concevrait-on quelque chose de plus in

juste au milieu du spectacle de ces prospé(!) Voye: l'article Pensions.

rités qu'enfantent les arts, l'industrie, le

de

commerce, l'agriculture elle-même , quand Quant aux fortunes de nos maréchaux, je elle commence à s'éclairer, que l'ordre que crois qu'à bien peu d'exceptions près, ces donnerait le législatearà un certain nombre faveurs de la victoire ont été passagères. La d'individus de renoncer gratuitement à toute guerre a repris ce que la guerre avait donné. espèce de bien-être présent, de se dévouer Entrez dans le sanctuaire de ces nobles facorps et biens pour la sécurité et le bonheur milles , assistez aux partages de leurs héride tous , sans aucune chance de dédomma- tiers, vous verrez combien l'envie avait gement , lorsque l'âge ou l'excès des travaux exagéré les trésors paternels. Combien n'en viendraient à les rendre inutiles ?

est-il

pas

d'ailleurs parmi ces illustres Ce serait faire une caste de parias avec chefs de l'armée qui ont négligé, dédaigné *l'espèce la plus noble de la population. peut-être de s'occuper de l'avenir ; et, pour

J'ai accordé, au commencement, que dans ne citer qu'un seul exemple, je voudrais les sociétés antiques personne ne grevait bien qu'on me dit où sont les millions du lærarium de l'entretien de sa vieillesse, et vainqueur de Fleurus. ne lui léguait sa famille à soutenir. Mais de Concluons que, si jamais une résistance ce que l'État u’assignait pas de pensions, en raisonnable est opposée à des prodigalités faut-il insérer qu'il ne faisait rien pour la qui frappent et blessent tous les yeux, ce ne fortune des militaires ? Dans ces guerres sera pas sur le livre des pensions militaires toujours subsistantes, qui sont comme inhé- que s'étendra le ciseau des économistes. Il y rentes à l'existence des républiques, est-ce aura toujours trop d'honneur et trop de dique le butin n'était pas équitablement par- gnité en France pour que l'on conteste au tagé ? Le soldat grec ou romain , qui fut défenseur de la patrie cette propriété reslong-temps pris exclusivement parmi les pro. pectable et viagère qu'il a acquise au prix priétaires , ne recevait-il pas des esclaves de son sang. qui fécondaient en son absence le champ Comme tout est récent chez nous en maque la guerre l'obligeait à négliger ? La tière d'administration militaire , c'est à une plébécule , en vertu des mêmes libéralités époque très-voisine qu'il faut remonter pour de l'État, ne se classait-elle pas à trouver l'origine des pensions de retraite. tour dans les rangs de l'armée à titre de Les officiers et soldats mutilés par la guerre propriétaires ? N'était-ce rien que ces colo- ont excité les premiers la sollicitude de nos nies fondées à main armée par les plus pe- rois. Henri IV en réunit uncertain nombre, tites nations, et qui assuraient l'existence de en 1603, dans une maison de la rue des toute la population excédante?

Cordeliers-Saint-Marcel. Il les appela CheA qui persuadera-t-on qu'il n'y ait eu que valiers de la maison royale; ils portaient au des couronnes de chêne ou de gazon dépen- côté gauche du manteau une décoration brosées dans ces diverses entreprises ? Et qui dée en soie bleue , semée de fleurs de lis n'aperçoit, au contraire, que de si grandes d'or, avec cette devise : Pour avoir bien concessions faites par les républiques an servi la patrie. Louis XIII, dans la vingtciennes au soldat présent sous les armes, troisième année de son règne ( 1633), étadevaient surpasser de beaucoup ce que peu: blit à Saint-Germain-en-Laye, sur des bases vent les États modernes en fayeur de leurs analogues , ce qu'on appela la Commanderie soldats émérites?

de Saint-Louis. Vint enfin, en 1666, la créaL'écrivain distingué dont je combats ici les tion de l'Hôtel des Invalides, l'un des beaux idées, s'indigne surtout d'une pension ajou- litres de gloire de Louis XIV. tée, dit-il, aux millions d'un maréchal de Ce prince , non content d'assurer l'exisFrance. Ce trait est vif; mais est-il bien juste? tence des militaires que des blessures em

D'abord je représenterai qu'il n'y a pas de pêchaient d'y pourvoir par eux-mêmes , pension de retraite affectée à ce premier s'occupa de la vieillesse des officiers usés à de grades militaires : un maréchal de France son service : il leur accorda des pensions fait partie du cadre d'activité de l'armée sur sa caselte , pour la détermination desjusqu'à son dernier jour; et s'il faut rappeler quelles il ne régla malheureusement aucune des noms tels que ceux de Lefebvre, de base. Aussi la pension n'étant pas un droil, Serrurier, de Kellermann et de Moncey, mais une gráce, il en résulta qu'elle devait nous n'avons pas eu sujet de penser que ces être sollicitée ; et dans cette carrière des vertes vieillesses s'écoulent oisives et sans sollicitations ce n'est pas ordinairement le utilité pour le pays.

mérite qui est heureux et habile.

son

Aussi l'influence des hommes et des général, a un marimum et un minimum. femmes de cour avait introduit de tels abus L'invalidité absolue, c'est-à-dire la pridans ces distributions , que Louis XV, as. vation de la vue ou de deux membres, ou ce sailli de représentations et le plaintes , et qui est considéré comme identique, la perte excéilé de prétentions et d'importunités, entière de leur usage, conlère de droit le consacra , par une ordonnance du 26 février maximum de la pension de grade. 1764, les principes de l'admission à la re Cinquante ans de service, pour la justifitraite pour services militaires; il fisa des cation desquels les années de guerre compconditions, exigea des pièces justilicalives, tent double, donnent également droit au et coupa ainsi le mal dans sa racine.

maximum. Il faut rendre ce juste hommage à la mé L'invalidité partielle et les campagnes moire d'un prince occupé trop peu souvent justifiées augmentent d'une somme queldes devoirs qu'il était très-capable de rem conque le minimum de la pension de grade. plir, et qui fut seconde dignement en celle Tout militaire en possession d'une pen. occasion par M. de Choiseul, l'un de nos sion peut être reçu à l'Hôtel des Invalides, plus habiles ministres de la guerre.

pourvu qu'il satisfasse à certaines conuliCe priocipe du droit à la pension de re tions , savoir : traile date donc de soixante-six ans. La lé. Invalidité absolue, gislation , souvent modifiée, qui est présen Invalidité partielle, tement en vigueur , contient un assez grand Soixante ans révolus. nombre de règles sur lesquelles, à raison de. La manière de compter les services pour leur importance sociale, je ne craindrai pas la généralité de l'armée est de les faire de m'appesantir.

partir de l'âge légal d'engagement, de dir. Tout Français, ayant rendu à l'État des huit ans. Il est accordé quatre ans de plus services militaires, est admis à Ja retraite, à aux enfants de troupe, trompettes ou tamraison de blessures ou d'infirmités, ou pour bours, qui comptent ainsi des quatorze aus. cause d'ancienneié.

Les élèves de l'école de Metz ajoutent égaLa pension pour blessures et infirmitės lement quatre aunécs d'études à leurs sern'entraine point la nécessité de justisier d'une vices justilés. durée quelconque de service ; il ne faut que Les élèves des autres écoles militaires prouver qu'elles résultent de travaux ou ajoutent deux ans à l'âge légal, c'est-à-dire fails de guerre.

que leur service compte de seize ans. La pension à titre d'ancienneté exige jus La fixation des pensions est une pour tificatiou de treate années de service effectif, chaque grade, même quand ils ont plusieurs campagnes non comprises.

classes. Mais la retraile du grade supérieur La quotité des pensions dans chaque est accordée à diverses armes, en remplisgrade, depuis le soldat jusqu'au lieutenant- sant certaines conditions.

ANNÉES de possession

du grade. Garde royale...

2 Maison militaire.

4 Écoles de cavalerie.

8 Artillerie, génie, trains, ingénicurs-géographes, gendarmerie, sapeurs-pompiers , intendance militaire.

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ANNÉES

de service ou d'exercice.

6 8 6

10

Lorsqu'il n'y a ni trente ans de services, où le militaire , altendant l'âge de la re. ni invalidité absolue ou partielle, mais ce- traite , est assujetti à un service modéré, pendant destruction des formes et inapti- compatible avec l'épuisement commençant tude passagère ou permanente au travail, de ses forces. un militaire peut recevoir un secours une Toutes ces admissions sont l'objet d'un fois payé, ou même être admis au minimum travail établi annuellement par des généde la retraite. Mais alors la récompense n'est raux délégués du ministre de la guerre, et plus un droit , elle est une grâce.

qu'on appelle inspecteurs d'armes. Un autre genre de récompense est l'ad Chaque olemande de retraite est consignee mission dans les compagnies des vétérans dans un mémoire de proposition , signé par

les chefs directs du militaire, et appuyé il faut convenir qu'elle est celui où les réd'acte de naissance, d'état de services, et compenses ont été fixées avec le plus d'eximême de certificats d'officier de santé, quand guité. La république, à cet égard, semblait il y a lieu.

avoir renchéri sur la parcimonie de l'ancien La vérification de ces titres est faite dans régime. Le gouvernement impérial ne proles bureaux du ministre, où se trouve le posa aucune augmentation légale à des pen.. contrôle-matricule de l'armée. Elle passe, sions reconnues insulisantes ; mais sa sollin' pour qu'il soit jugé de l'exacle application citude pour les militaires sut éclater par de la loi, à l'examen d'une section du Con- d'autres mocles. D'abord l'institution de la seil-d'État. La liquidation , approuvée par Légion-d'Honneur lui fournit le mojen de cette section , est envoyée au ministre des doubler de fait la retraite des soldats d'élile. finances, qui décide si l'élat du fonds de Par les donations, il assura contre le besoin pensions alts ibué au ministre de la guerre la vicillesse de beancoup d'officiers. Des permet l'inscription au grand livre. C'est à places de l'ordre civil et des distinctions la suite de ces renvois approbatifs que le roi furent un moyen accessoire par lequel il en signe une ordonnance, dite de concession, récompensa le plus grand nombre. qui est enregistrée au Bulletin des lois. Toutefois , sans vouloir blâmer un pouvoir

Les pensions militaires sont incessibles et que menaceraient tant d'infidélités et de insaisissables; elles sont affectées d'une re délections, de s'être réservé les moyens ar'tenue au profit de la caisse des invalides. bitraires de récompenser, on ve peut qu'apElles sont payées de trois mois en trois mois plaudir à la générosité du gouvernement au domicile des pensionnaires. Elles ne se acluel, qui, renonçant à une influence podoivent que sur le territoire. Il faut autori- litique de cette importance, préiend faire sation expresse du roi pour qu'un pension- consacrer le sort des militaires par une loi paire absent du royaume en puisse con- positive. server les deux tiers , qui lui sont décumplés Le roi, prenant à cet égard une initiaau relous.

tive constitutionnelle, a rendu, le 10 ocLes causes qui font perdre la qualité de tobre 1929, une ordonnance qui change les Français enlèvent tout droit à la peasion bases et les tarifs de fa législation jusqu'ici militaire.

cn vigueur. Les veures et orphelins des militaires re Dans celleordonnance , l'ancien maximum çoivent également des pensions, en satis a été conservé comme limite extrême; mais faisant à certaines conditions. Il suslit, pour le minimum en a été rapproché. On a rendu les familles dont le chef est mort en activité d'ailleurs les récompenses communes à l'ande service, que l'on établisse la légitimité cienneté et aux blessures. du mariage ou de la naissance. Il faul, Les grades de colonel et de capitaine étant les familles dont le chef est mort en retraite, des points stationnaires de l'échelle hiérarque la veuve élablisse que le mariage a pré- chique, ont été le plus fortement augcédé la mort le cinq ans, et qu'elle est privée mentés. Les autres ont reçu des augmende moyens d'existence.

tations notables. En voici le tableau comSi la France a été le premier État où l'on paratif. se soit occupe de la vieillesse des militaires,

pour

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