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64 ans.

cinq-cents, entra enfin au directoire , dont il REY (JEAN-BAPTISTE), musicien disdevint le premier président , et exerça alors tingué , né à Langerte en 1731, s'acquit d'aune grande influence dans toutes les délibé- bord quelque réputation dans plusieurs rations politiques ; mais son arrogance et villes du midi de la France, et vint en 1776, l'opiniâtreté de ses opinions ne tardèrent à Paris , où il obtint l'emploi de maitre d'or pas à lui faire un grand pombre d'ennemis, chestre à l'Opéra , et fut bréveté maitre de et lorsqu'il sortit du directoire én 1799, musique de la chambre du roi, avec une pour entrer au conseil des anciens, il se pension de 2,000 livres. La révolution lui attaqué de toutes parts , et les plus graves enleva ce dernier avantage ; mais il resta inculpations pesèrent sur lui. Il eut le talent attaché à l'Opéra , et n'a cessé, pendant de dissiper l'orage ; mais il fut exclu des trente cinq ans, de contribuer à la gloire de affaires publiques après le 18 brumaire , et cet établissement. Rey a composé et restauré mourut dans l'obscurité en 1810, âgé de plusieurs ouvrages restés au théâtre, et a

achevé l'opéra d'Arvire et Evélina de Sac* REWICZKY (CÆARLES - EMERANCE DE chini. Il mourut en 1810. Napoléon l'avait REVISSINYE, comte de), homme d'état et nommé chef d'orchestre de sa chapelle. célèbre bibliophile allemand, né en Hongric * REYBAZ ( ÉTIENNE-Salomon), ministre en 1737, était très-versé dans les langues protestant , né à Vevai , sur les bords du lae savantes , et possédait la plupart des langues Léman, en 1739, oblint à Genève de brilviyantes de l'Europe. Envoyé successivement lants succès dans la prédication; mais les en Pologne , en Prusse et en Angleterre , en troubles politiques de sa patrie, en 1782, qualité d'ambassadeur autrichien, il se dis. l'ayant forcé à s'éloigner, il vint à Paris , tingua autant dans ses diverses missions, et y résida presque toujours jusqu'à sa mort, par la franchise et la noblesse de son carac- arrivée en 1804. Reybaz fut, dit-on , l'un des tère que par ses talents diplomatiques ; mais nombreux collaborateurs de Mirabeau, et la faiblesse de sa santé l'ayant force de re- remplit le poste difficile de représentant de noncer aux affaires publiques', il se livra la république de Genève près de la répu• alors exclusivement à la culture des lettres, blique française. Plus tard il fut appelé i et mourut à Vienne en 1793. Le comie de concourir par ses conseils et ses lumières Rewiczky avail formé une des bibliothèques aux articles organiques du culte protestant, les plus précieuses de l'Allemagne. Il la qui firent partie de la loi du 12 germinal vendit à lord Spencer, après en avoir publié an 10 (2 août 1802). le catalogue. On a encore du comte Rewiczky, * REYDELET (Jean.JÚLES-MAXINE-BE. une traduction en vers latins d'un poème svit), capitaine de frégate, né en 1750 à persan; et il a traduit en français un Traité Dombier, département de l'Ain, entra dans de tactique d'Ibrahim Effendi, Vienne, 1769, la marine militaire en 1768, et ne tarda pas in-12.

à s'y faire remarquer par une valeur brilREY (Jean), né à Bugue, dans le Péri- lante qui lui valut le grade de lieutenant de gord , vers la fin du 16e siècle, se livra à vaisseau. Il passa en cette qualité sous les l'étude de la chimie et de la physique, se fit ordres de l'amiral Truguet en 1792 ; mais recevoir docteur en médecine, et mourut ayant été envoyé en parlementaire pour en 1645. Il a publié des Essais sur la re sommer le commandant sarde d'évacuer la cherche de la cause por laquelle l'étain et presqu'île de Sant-Antiogo , cette mission le plomb augmentent de poids quand on les faillit causer sa perle par la trahison du calcine, Bazas, 1630, in-80. Cet ouvrage, commandant qui, après avoir feint de cotipeu connu du vivant de l'auteur, a été re- sentir à une capitalation, s'empara de lui produit par Gobet; avec plusieurs additions, malgré les vives réclamations de l'amiral, le Paris, 1777, in-80. Rey a été l'un des pré- fit amarrer à la bouche d'un canon, et meuaçã curseurs de la théorie actuelle de la chimie d'envoyer ses débris vers la flotte française à pneumatique. Il fut lié avec le célèbre père la première hostilité. Abandonné forcément Mersenne ( voyez ce nom). - Rey (Guill.), à son ennemi, le malheureux Reydelet fut médecin , né près de Lyon en 1687, mort en traîné pendant cinq jours de ville en ville, 1766, a public une Dissertation latine sur le exposé à tous les outrages de la populace, délire , 1714, in-40, et quelques autres opus- et fut jeté ensuite dans un cachot profond. cules sur la peste de Provence et sur un nègre d'où il ne sortit que pour être conduit à Cablanc.

sliari, ou de nouvelles perséculions l'aller

daient encoro : il essaya en vain de s'y sous

* REYNEAU (Charles - René), oratotraire en s'échappant courageusement du rien, habile géomètre, associé libre de milieu même de ses gardes. Accablé par le l'Académie des sciences, né à Brissac en nombre, il dut céder à la force , et fut re 1656, professa' d'abord la philosophie à porté mourant dans sa prison ; mais ayant Toulon et à Pézenas, alla ensuite remplir elé transféré dans l'ile de Corse , il recouvra la chaire de mathématiques à Angers , où il enfin sa liberté, rentra en France, fut élevé obtint pendant vingt-deux ans les plus au grade de capitaine de fregate , devint en gra succès, et mourut à Paris en 1728. suite l'un des commandants de la flottille de On a de ce savant : l’Analyse démontrée , Boulogne , et mourut en 1807, âgé de 57 ans. Paris, 1708-36, 2 vol. in-4°; Science du

* REYMOND (Henri), évêque de Dijon, calcul des grundleurs en général, ou Éléné en 1732 à Vienne, en Dauphiné, était ments de mathématiques, 1714-35, 2 vol. curé dans sa ville natale lorsqu'il publia, in-40; le second volume fut publié par le de 1776 à 1781, divers écrits qui le mirent père Mazières. Quelques biographes lui aten opposition avec le haut clergé. Nommè tribuent à tort la Logique, ou l'Art de raiévêque constitutionnel du département de sonner: ce petit traité est du père Noël l'Isère en 1793, il fut emprisonné pendant la Regnault. (Voyez ce nom. ) Terreur, recouvra sa liberté après le 9 ther * REYNIER ( JEAN - Louis - EBNEZER ), midor, et fut quelque temps sans vouloir lieutenant-général, grand-officier de la Léreprendre ses fonctions. Il assista néanmoins gion-d'Honneur, etc., né à Lauzanne en au concile de 1797 , et fut chargé de publier 1771, s'était appliqué aux sciences exactes , les actes de cette assemblée. Promu au siége et se destinait au génie civil lorsque la révode Dijon en 1802, il refusa , en 1814, de Jution française vint lui ouvrir la carrière faire chanter un te Deum pour le retour du des armes. Il s'enrola commc simple canonroi, publia en 1815 une lettre pastorale en nier ; mais les talents dont il était pourvu faveur de Napoléon , fut mandé à Paris lui valurent peu de temps après l'emploi en 1816, et chercha à se justifier dans un d'adjoint à l'état-major; et ce fut en cette mémoire inséré dans la Chronique religieuse. qualité qu'il fit la campagne de la Belgique De retour dans son diocèse en 1817, ce en 1792. Élevé au grade d'adjudant-général, prélat y mourut subitement en 1820, ågé il contribua en 1793 aux succès de l'armée de 88 ans. Ses écrits sont : Droit des curés commandée par Pichegru à Menin, Couret des paroisses, 1776, in-80. Ce livre fut trai , etc., devint général de brigade pendant supprimé par arrêt du parlement de Gre- la conquête de la Hollande en 1794, et se noble; mais il a été réimprimé en 1791, distingua au passage du Wahal. Choisi , lors 3 vol. in-12; Mémoire à consulter pour les des préliminaires de la paix avec la Prusse, curés à portion congrue du Dauphiné, 1780; pour fixer la démarcation des cantonneDroit des pauvres, 1781 ; Analyse des prin- meats, Reynier donna dans cette occasion cipes constitutifs des deux puissances ; une idée très avantageuse de ses conuaisAdresse aux curés ; Mandements et Leltres sances , et ne se fit pas moins remarquer enpastorales.

suite dans l'emploi de chef de l'état-major* REYNAUD (MARC-ANTOINE ), curé de général de l'armée du Rhin sous les ordres Vaux, au diocèse d'Auxerre , et écrivain ap. de Moreau. Son habileté se déploya surtout pelant, né vers 1717 à Limoux, en Lan aux divers passages du Rhin, aux batailles guedoc , mort à Auxerre en 1796, a laissé de Rastadt, de Neresheim, de Friedberg , quelques écrits qui peuvent se diviser en de Biberach et au siège de Kehl. Écarté

penquatre classes, dont la première contient dant quelque temps du service par l'inceux en faveur de l'appel et des objets qui trigue, il y rentra lors de l'expédition d'és'y ratlachent; la seconde quelques ouvrages gypte, contribua à la victoire des Pyracontre la philosophie naissante ; la troisième mides, et occupa ensuite la province de les écrits contre les convulsions et les se Charkié, où son intégrité, sa modération et cours , et la quatrième contre la constitution sa prudence lui gaguèrent l'estime d'un civile du clergé. On trouve sur cet écrivain peuple difficile à soumettre. Dans la camune notice très-détaillée dans l'Ami de la pagne de ia Syrie , Reynier passa le premier religion, tom. 35; elle renferme la liste des le désert avec sa division, culbuta l'avantouvrages dont nous venons de parler, et qui garde ennemie, fit le siège d'El-Arisch, n'offrent aujourd'hui que bien peu d intérêt. battit complètement peu de temps après

20,000 Turks qui venaient à sa rencontro, turaliste et agronome, frère aîné du précéfit le siége d’Acre, et fixa la victoire à la ba- dent, qu'il alla rejoindre en Égypte comme taille d'Héliopolis en enfonçant l'élite des employé à la suite de l'armée expéditionjanissaires. Après l'assassinat de Kléber, qui naire , et qui obtint pour lui du général en l'avait envoyé commander dans le Kelioubéh. chef le titre de directeur des revenus en paReynier revint au Kaire, et c'est là que lure et du mobilier national, était né en commencèrent ses premières plaintes contre 1762 à Lausanne , et, après quelques voyages Menou , dont il souffrait impatiemment l'au en Hollande et dans diverses provinces de torité. L'inimitié qui s'était élevée entre ces la France, s'était établi dans le Nivernais, deux chefs ne pouvait manquer de nuire à où il avait acquis un domaine. Après le déleurs opérations , et par conséquent au salut part de Bonaparte pour la France , Reynier de l'armée. L'approche des Anglo-Turks fut appelé par Kléber au comité adminisne put même les réunir, et la perte de la tratif, et sous le gouvernement du général bataille livrée le 20 mars 1800 sous les murs Menou , il fut chargé de la direction des d'Alexandrie fut le triste résultat de leurs die finances qui remplaça ce comité. Revenu visions. Arrêté après cette défaite par ordre dans son domaine après la malheureuse issue de Menou , et conduit à Paris, Reynier y de l'expédition d'Égypte, il fut appelé au fut très-mal reçu du premier consul, L'ou bout de quelques années par Joseph Bonavrage qu'il publia sur l'Égyte et le duel qu'il parte à la charge dangereuse et difficile de eut ensuite avec le général Destaing, par commissairc royal dans la Calabre; il devint lui blessé à mort, achevèrent sa disgrâce. Il ensuite , sous Joachim Mural, surintendant. fut exilé de Paris en 1803; mais l'utilité de général des postes du royaume de Naples , et ses services le fit rappeler en 1805. Il obtint ne quitta quelques mois après ce haut emploi alors le commandement d'une partie de que pour réorganiser l'administration des l'armée d'Italie, fit la conquête des Cala- forêts avec le titre de directeur-général. Les bres , où il se concilia lous les esprits par sa événements de 1814 l'ayant écarté de toutes conduite honorable, devint ministre de la fonctions, il alla se fixer dans le canton de guerre à Naples, alla ensuite cueillir de Vaud, y accepta l'intendance des postes nouveaux lauriers à Wagram , où il com- cantonnales, et partagea dès-lors ses instants manda le corps des Saxons, passa de là en entre les devoirs de cette charge et les traEspagne, y rendit de nouveaux services , et vaux scientifiques. Il mourut en 1824 à Lau. soutint sa réputation dans la campagne de sanne , où le général La Harpe a Ju sur loi, Russie, en 1812, à la tête du de corps à la Société cantonnale des sciences natud'armée sous les ordres du prince Schwart- relles , une notice biographique , imprimée zenberg. Le général Reynier se signala de dans celte ville en 1823, in-8o de 15 pages. nouveau, en 1813, à Bautzen, Gorlitz , et Dutre un certain nombre d'articles fournis au combat de Dennevitz , où il eut la gloire à l'Encyclopédie méthodique (Dictionnaire de sauver l'armée par l'habileté de ses d'Agriculture), à la Décade égyptienne , à manoeuvres. La bataille de Leipzig, où il fut la Décade philosophique (an 10-13), à la abandonné par le corps saxon qu'il comman- Revue philosophique et à la Feuille du canton dait , fut le terme de sa carrière militaire. de Vaud, Reynier a publié plusieurs ouDe retour à Paris après celte affaire désas- vrages mentionnés au tom. 6 de l'Annuaire treuse, il y mourut en 1814, à peine àgé nécrologique de M. Mabul. de 44 ans. On a de lui : De l'Egypte après * REYNOLDS (sir Josué), célèbre peintre la bataille d'Héliopolis , et Considérations anglais , président de l'Académie royale des générales sur l'organisation physique et po- arts , mort à Londres en 1792, à l'âge de 69 litique de ce pays, Paris , 1804, in-8° : cet ans, est regardé comme le fondateur de ouvrage, qui fut traduit en anglais, a été l'école anglaise. C'est surtout dans le portrait réimprimé en 1828 sous le titre de Mé- qu'il a excellé. Au mérile de l'invention, à moires de Reynier, précédé d'une notice par un goût exquis , à une facilité heureuse, il M. Bulos , dans la deuxième série des Mé- joignait une richesse et une harmonie de moires sur la révolution française; Conjec- couleur qui lui assignent un rang dislingué tures sur les anciens habitants de l'Égypte, parmi les peintres de portraits des autres ibid., 1804, in-80 ; Sur les Sphinx qui ac- écoles, et lui donnent incontestablement le compagnent les pyramides, 1805, in-80. premier rang parmi ceux de sa nation. On

* LEYNIER (Jean-Louis-ANTOINE), élève à plus de 240 le nombre des ouvrages

na

qu'il a exposés. Reynolds s'est aussi fait re * REZZANO (François ), ecclésiastique marquer comme écrivain théoricien. Les dis. italien, né à Côme en 1731, mort en 1780, a cours qu'il a composés sur la peinture sont des publié : Il Libro di Giobbe, esposto in poesia chefs-d'auvre d'élégance, d'énergie et de ilaliana con annotazioni , Rome , 1760, et discussion. Ils ont été traduits en français Nice, 1781, traduit plusieurs fois en vers par Jansen en 1788, et réimprimés en 1806, italiens. 2 vol. in-8.

* REZZONICO (Ant.-Jos.), comte de REYRAC (François-Philippe DULAU. La Torre, maréchal-de-camp, chambellan RENS DB), poète et littérateur, membre du duc de Parme, savant littérateur, membre des académies de Toulouse , de Bordeaux de plusieurs académies, naquit à Come en et de Caen, associé-correspondant de celle 1709, d'une famille féconde en bommes de des inscriptions el belles-lettres de Paris, nó mérite , et qui s'honore d'avoir donné un en 1731 au château de Longueville , dans le pape à l'Église ( Clément XIII). Après s'être Limousin , d'une famille qui s'était illustrée distingué dans les armes en Espagne et en par les armes , entra, dès l'âge de 16 ans, Italie, Rezzonico fut nommé gouverneur de dans la congrégation des chanoines réguliers la citadelle de Parmc , et se livra alors sans de Chaucelade, y reçut les ordres sacrés, et réserve à la culture des lettres , qu'il n'avait s'annonça bientôt dans la chaire par une jamais négligée , même au milieu des camps. éloquence douce et persuasive, une purelé de Il mourut en 1785. On a de lui plusieurs oustyle et une sévérité de goût qui lui valurent vrages estimés. des succès. Le panegyrique de Saint-Louis, * RHABAN ou HRABAN-MAUR. Voyez qu'il prononça à Toulouse et à Bordeaux, Raban. Jui ouvrit les portes des académies de ces * RHASIS ou RHASĖS. Voyez Razi. deux villes. Mais le jeune orateur avait à * RHAY(THÉODORE ), jésuite, né en 1603, vaincre un grand défaut de mémoire et une dans le duché de Clèves , fut précepteur des extrême timidité qui lui parurent des ob- jeunes ducs de Juliers et de Neubourg, enstacles insurmontables ; il renonça à la pré- suite recteur du collége de Duren, mourut dication, et vint, en 1765, se fixer à Orléans, dans cette ville en 1671. où il fut nommé prieur-curé de la paroisse * RHEA-SILVIA ( Mythologie), fille de Saint-Maclou. C'est là que, livré tout entier Numitor, roi d'Albe, fut contrainte par aux devoirs du saint ministère et à la culture Amulius, qui avait détrôné son père , à se des lettres , il fit admirer ses vertus mo faire vestale. Mais ayant été visitée par le destes , et qu'il créa ces riantes compositions dieu Mars, elle devint mère de Remus et qui lui ont acquis une réputation que le Romulus, qui , dans la suite, tuèrent l'utemps a peu diminuée. Il mourut à Orléans surpateur, ct remirent leur grand-père en en 1782. Son éloge par le père Bérenger, a possession de sa couronne. été publié en cette ville en 1783. Les OEu RHÉE (Mythologie), la même que Cyvres de Reyrac, contenant seulement ses bèle ( voyez ce dernier nom ). écrits en prose poétique et quelques vers *RHEEDE (HENRI-ADRIEN DRAAKEN. choisis, ont été publiées à Paris en 1796 et STEIN VAN), gouverneur hollandais au en 1800, in-8.

Malabar, dans le 17e siècle, prit soin de * REYRE (Joseph), ecclésiastique, né à rassembler et de faire dessiner et peindre, Eyguières, en Provence, en 1735, mort en à ses frais , les plantes les plus remarquables 1812, s'est fait de la réputation comme pré- des contrées qu'il cut à parcourir , et en dicateur et comme écrivain. Parmi ses nom- forma ensuite un des plus beaux ouvrages breux ouvrages , dont la plupart sont consa- qu'on eut encore vus. Cet immense recueil crés à l'instruction de la jeunesse, on cite : parut à Amsterdam, de 1678 à 1703, en le Mentor des enfants , in-12, qualorzième 12 vol. in-fol., sous le titre de : Hortus ma. édition , 1821 ; Oraison funèbre du dauphin, labaricus avec 794 planches. Avignon , 1766, etc.

* RHEITA.( Antoine-MARIE SCHYRLE * REYS ( Antonio dos), littérateur por- DE), religieux capucin , né en Bohème vers tugais, né en 1690, près de Santarem , se la fin du 16e siècle, mort à Ravenne en 1660, fit oratorien à Lisbonne, y remplit des s'est distingué par ses connaissances en macharges importantes , et mourut dans cette thématiques et en astronomie. On lui est ville en 1738, laissant un grand nombre redevable de la lunette astronomique acd'ouvrages.

tuelle à quatre verres convexes', et du té

TISCUS.

lescope binocle que Montucla croit trop salut d'un peuple qu'il faut réveiller sur le néglige.

bord de l'alime, ne se trouvait plus con* RHENANUS ( Beatus ), l'un des philo- forme à la vérité. L'homme le plus heureuJogues qui ont le plus contribué à répandre sement doué, quelles que soient en outre lc goût des lettres en Allemagne, né à son instruction et sa conviction , n'improviSchlettstadt en 1485, voyagea pour perfec- sera jamais ni le discours de Démosthènes tionner ses connaissances, fut lié avec les sa sur la couronne, ni cette seconde Philipvants les plus distingués de son temps, et pique contre Antoine, que Juvénal appelle mourut à Strasbourg en 1547. On a de lui un une cuvre presque divine. De pareils chefsgrand nombre d'éditions avec des notes, des d'ouvre, et presque tous les autres discommentaires et des dissertations.

cours de ces deux orateurs , sont des inspi* RHESE on RICE, le même que J. Da- rations du génie, fécondées par une raison VIES, a un article sous ce dernier nom. supérieure, élaborées par la méditation et *RHETICUS. Voyez G. Joachim et B. Pr le travail. Mais ces grands hommes ayant eu

des maitres célèbres, et dont ils ont euxRHÉTORIQUE, RHÉTEURS. ( Littéra. mêmes avoué l'utilité, nous sommes autoture. ) La rhétorique, apportée de Sicile à risés à conclure de ce fait contraire à l'opiAthènes au temps de Socrate, naquit de nion de Socrate, que l'éloquence est un art cette dialectique subtile et pointilleuse qui dont on peut enseigner la théorie comme se faisait un jeu de rendre la vérité suspecie, celle des autres arts ; et que si aucune leçon ct de prêter au mensonge les couleurs de ne saurait donner l'éloquence, de même un la vraisemblance. D'adroits sophismes, d'in maitre habile , nourri de l'étude des modègénieuses probabilités , revêtues de tous les, habitué à les comparer sans cesse avec les prestiges d'une elocution nombreuse et les mouvements du cœur de l'homme, doit fleurie, sont les armes dont elle se servit contribuer beaucoup à développer dans un pour conquérir les suffrages d'un peuple élève favorisé des dons de la nature les faspirituel et frivole. Ce vain simulacre d'élo- cultés de l'orateur et la puissance de la quence obtint d'abord un succès prodigieux, parole. Voilà ce que Socrate aurait dû reet l'on sait quels transports d'enthousiasme connaitre et avouer ; un exemple frappant accueillirent dans Athènes le rhéteur Gor-, aurait sufli pour lui révéler cette vérité. gias, lorsqu'il vint avec des phrases d'ap- Isocrate, oubliant trop souvent les sujets parat solliciter des secours pour ses conci- sur lesquels il s'exerçait avec gloire, tels toyens en danger. Tout le monde s'empressa que les grands intérêts politiques, ou le de lui demander des leçons; il ouvrit une salut de la Grèce menacée de perdre sa liécole où il enseignait à plaider le pour et le berté, pour comparer et cadencer les pécontre dans une même question, à parler riodes d'un cloge de Busiris ou d'Hélène, ne d'une manière agréable sur toutes sortes de ressemblait que trop alors à ces rhéteurs sujets. Le bon sens de Socrate ne fut pas que les sages d'Athènes appelaient des oudupe des triomphes d'un art si futile , et, vriers de paroles à la langue légère. Cepenindigné de leur charlatanisme , alarmé de la dant Cicéron lui-même disait que la maison fausse direction que ces oracles du moment de ce même Isocrate. était un gymnase oudonnaient aux esprits, il méconnut peut vert à toute la Grèce, et que de son école , être ce qu'il y avait de talent réel dans les comme du cheval de Troie , était sortie une rhéteurs, et ne voulut pas les reconnaitre foule de héros. Effectivement, malgré tous pour des maitres de l'éloquence. Suivant lui, ses défauts de rhéteur, malgré les vices de l'éloquence n'était point un art, mais une sa manière , malgré son impuissance à parler conviction; et sans avoir besoin d'enseigne- 'devant le peuple assemblé, Isocrate connaisment, l'éloquence arrivait naturellement à sait si bien l'art de persuader , qu'il a formé l'homine profondément instruit de sa ma des héros de la tribune. Suivant Marmontel, tière , et pénétré de la justice de sa cause. l'école des rbéteurs n'avait guère produit En thèse générale, et pour les règles ordi- que de vains déclamateurs et des sophistes; naires de la vie, Socrate avait raison ; mais l'autorité de Cicéron et celle des faits conson système , appliqué à la discussion des tredisent cette opinion. Le même écrivain a affaires litigicuses , aux débats des grands eu raison d'avancer , avec l'orateur romain. intérêts sociaux , à la défense d'un accusé que l'école des philosophes produisit les aux prises avec un adversaire puissant, au princes de l'éloquence, Périclès , Alcibiade,

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