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Avec elles, les tribunaus diablissent 10 Le pressoir à cage, à pierre ou à les. comme ils veulent le fait et le droit; ils ju- son, qui passe pour faire oblenir plus de gent selon leur opinion et non selon leur vin que le pressoir à étiquet. En effet , si on conscience. Organes ,de la loi, ils sont des considère la capacité du bassin à étiquet, lois vivantes; mais ici ils ne l'interprètent elle est moins grande que celle du pressoir pas, ils la font. Ces mots jugent toute la lé- à cage ; mais, malgré la compression consigislation de la presse. Ce qui lui manque, dérable de ce dernier , il agit plus lentement c'est le jury. Avec lui l'ensemble est com et emploie plus d'ouvriers, jusqu'à dix ou plet; où le législateur se tait, l'opinion douze , tandis

que qualre suffisent

pour

lić. publique, le pays parle. Sans jury, point tiquet, si sa roue est verticale au lieu d'être de bonne loi sur la presse. Le temps l'ac- borizontale. Au surplus, on pourrait , sans cordera : les délits commis par les écrivains grande difficulté, accroitre la puissance de ne seront plus des crimes d'exception, ils la roue horizontale par une roue verticale rentrerout dans le droit commun. Le minis- que l'on établirait à côté. Le pressoir à cage tère reculera devant cet immense pouvoir a l'inconvénient d'exiger beaucoup d'emplapolitique dont il voulut investir les tribu- cement et d'être fort cher. naux, et la presse qui parle à l'opinion pu 2. Pressoir à éliquet. On l'emploie plus blique sera jugée par des jurés organes de généralement que les pressoirs à grands lel'opinion du pays.

viers, parce qu'il est plus facile de lui trouAprès avoir placé la presse sous une tu ver un emplacement, que la dépense en est telle arbitraire, on fait une seconde exception moins considérable, et qu'il n'exige que peu pour la presse périodique. Les journaux litié. d'ouvriers. Il ne laisserait que peu à désirer, raires duivent forcémeut rentrer dans le droit si à sa roue horizontale on subsistuait une commun. Les autres ont besoin d'un éditeur

roue verticale , sur laquelle trois ou quatre quelconque par la seule raison qu'étant ano hommes pourraient monter pour serrer. Au nymes, la responsabilité doit en peser sur reste, beaucoup de particuliers ont supun nom connu. Il faut prendre des garanties primé la roue horizontale, parce qu'elle convenables contre un homme qui n'ayant tient trop de place, et l'ont remplacée par rien à perdre, pourrait être l'instrument deux barres qui traversent l'arbre comme d'une faction. Le pouvoir n'ayant pas le une croix , et que l'on glisse l'une sur l'aumoyen d'arrêter un journal avant qu'il ait tre. Si la roue à 5 mètres ( 15 pieds ) de diaacquis une grande publicité, doit le conte. mètre, la puissance de compression est uir par une haule pénalité dans le cas il telle, qu'un seul homme qui emploierait exciterait direclement à un délit quelconque. toute sa force ferait éclaler le pressoir. lors de là, tout journal est un livre, et Rozier, juge très compétent en celle marentre dans le droit commun. Le système tière, recommande, de préférence à tous les penal, la definition des crimes et le jury, autres, le pressoir à étiquet. , voilà toute la législation de la presse. 3o Pressoir à double coffre. En voici les

Pagès.

avantages, 'd'après MM. Bidet et Le Gros. PRESSOIR. ( Économie rurale.) C'est en Au lieu des pressoirs ordinaires , lents dans général l'appartement dans lequel on établit leur compression , celui-ci , par le moyen de la machine à presser, le pressoir propre- trois roues, dont la plus grande n'offre ment dit, ustensile ou usine qui a pour ob- qu'un diamètre de 2 mètres 58 centimètres jet de sorcer les fruits et les graines à rendre 18 pieds), abrège le travail beaucoup plus le suc qu'ils contiennent, soit vin, soit cidre que les plus forts pressoirs anciens : la force ou poiré, soit huile.

de compression produite par un seul honime, La meilleure exposition d'un pressoir est l'emporte sur celle que l'on oblient Jes l'est ou le sud , parce que la chaleur accé- pressoirs à cage , serrés par dix ouvriers qui lère la fermentation dans la cuve, et que le font lourner la roue horizontale. Cette puisvin est d'autant meilleur que le mouvement sance de compression est supérieure aussi à de fermentation est plus actif. Ce local sera l'effet que produisent les pressoirs à étiquet, bien éclairé; il sera facile de l'aérer, afin de serrés par quatre hommes montant sur une pouvoir, en cas de besoin, prévenir l'as roue verticale d'un diamètre de 4 mètres phyxie.

(12 pieds). Toutefois, « il lui restait encore On distingue les pressoirs en plusieurs un défaut , qui était de ne presser que cing espèces :

parties de son cube, de façon que le vin rc

selon que

montait vers la partie supérieure de son on n'obtient de l'expression de ce marc que cube, et rentrait dans le mare chaque fois le jus des raisins : ce qui fait que ce vin a qu'on desserrait le pressoir , ce qui donnait plus de qualité, et est exprimé avec plus un goût de sécheresse au vin, et obligeait de célérité. de donner beaucoup plus de serres qu'à La manæuvre du pressoir à double coffre présent pour le bien dessécher, beaucoup est la même que pour celui qui n'en a qu'un. plus même que pour toute autre espèce de La seule difference consiste en ce que les pressoirs, sans pouvoir y parvenir parfaite- opérations se font sur les deux coffres alterment. La pression de ce pressoir se faisant nativement. Eu cffet, en serrant l'un, on verticalement, il était difficile de remédier desserre l'autre, et pendant que celui sur à cet inconvénient; c'est cependant à quoi lequel on exerce la presion épanche sa lij'ai obrié d'une façon très simple, en em

queur (pendant quinze ou vingt minutes ), plovant plusieurs planches faites et taillées on manipule le marc de l'autre coffre. Ceen forme de lame de couteau, qui se glis- pendant ce double pressoir n’exige pas plus sant les unes sur les autres à mesure que la d'ouvriers , quoiqu'il produise plus de vin. vis serre, contenues par de petites pièces de On sent bien qu il faut opérer avec promptibois faites à coulisse , arrêtées par d'autres tude, parce que le vin sera d'autant meilqui les traversent , font la pression de la leur, qu'il séjournera moins dans le marc. Il partie sapérieure, sixième et dernière du est reconnu que le double marc n'emploie cube. » Ce perfectionnement est bien loin pas plus de deux à trois heures, tandis que d'ètre nouveau , quoiqu'il soit présenté dans les autres pressoirs , soit à cage, soit à comme tel : il a suffi de voir un des pressoirs étiquet, il ne faut, pour presser suffisamà cidre de la Normandie pour en prendre ment, guère moins de vingt heures, et de l'idée , et ces pressoirs remontent à plusieurs quatre a douze hommes ,

la roue siècles, ainsi que je l'ai prouvé dans mon

est verticale ou horizontale. Il est égalcment Traité du pommier, du poirier et des cidres,

certain que le pressoir à double coffre proimprimé en 1801. Quoi quřil en soit, au

duit, sur un marc de 4 à 5 mètres (12 à 15 moyen du premier serrement, on tire tout pieds ) de vin, au moins 150 litres de plus le vin de la cuvée, et en donnant quelques que les autres modes de pressurage. Il faut serrements de plus, on parvient à dessécher ajouter à ces avantages que le vin ne restant complètement le marc. Sur le pressoir à dou. pas long-temps dans le marc, en est de ble coffre, on peut faire de 1,900 à 2,200 li- meilleure qualité. tres de vin rouge, et 1,100 à 1,200 litres de

La Société d'encouragement pour l'indusvin blanc.

tric nationale fit décrire , dans son bulletin On pourrait en construire de plus petits (juin 1821), un pressoir à levier fort simple qui ne produiraient en tout que 1,100 à 1,200 et fort commode, lequel n'est pourtant que litres. Ces derniers auraient l'avantage d'ê- le perfectionnement du pressoir corse. Le tre transportables , sans autre embarras que pressoir

, dont il est question ici est établi sur d'en démonter les rones. La plus petite pièce quatre roues. Il produit son effet au moyen suffirail pour les établir. Il serait possible de l'action d'un fort levier, fixé solidement aussi , dans les exploitations considérables, par une de ses extrémités à une fiche sur d'en faire construire de plus grands selon laquelle elle tourne , et qui peut entrer par les besoins et la convenance : il ne faudrait l'autre extrémité dans un gros anneau de pas, pour les manæuvrer, plus d'ouvriers fer, que l'on élève ou abaisse à volonté au que pour les petits. Il suffit de deux hommes, moyen d'une vis. Comme ce pressoir mal'un pour serrer , l'autre pour s'occuper du

næuvre rapidement, il suffirait assurément, tare, et placer les pièces de bois nécessai- quoiqu'il soit d'une petite dimension, dans les pour augmenter graduellement la pres

la plupart des vignobles d'une étendue orsion,

dinaire. Bosc a remarqué avec raison, ce Dans les pressoirs communs

on taille le nous semble , que le plus grave inconvénient marc à chaque serrement avec un instru- du pressoir, à levier est la difficulté de donment tranchant : il résulte de cette opéra- ner assez de solidité non-seulement à la tion vicieuse que les rafles du raisin étant fiche autour de laquelle le levier doit tourcoupées , elles communiquent de l'âcreté au ner, mais encore à l'extrémité de ce levier, à vin; tandis que, dans les pressoirs à coffre, travers laquelle elle passe. on ne taille pas le marc, et par conséquent

Le meilleur pressoir serait la presse hy

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draulique, si elle ne coûtait pas si cher. C'est vrier peut faire, mais lent et fatigant, et ce qu'a bien senti la Société d'encourage- par conséquent moins avantageux que celui ment, à laquelle l'industrie et les arts doivent des meules. tant et de si grands perfectionnements: cette En Angleterre, dans quelques cointés où savante et patriotique compagnie proposa, l'on fait du cidre, on se sert , pour le presil y a quelques années , un prix pour dispo- surage des pommes, de deux cylindres arser la presse hydraulique de manière qu'elle més de larges dents de fer ou de bois , qui , pût remplacer les pressoirs actuels. Il est à par leur rencontre , écrasent les fruits qu'ils désirer que cet appel soit entendu, et que le font tomber d'une trémie qui est au-dessus. succès couronne les essais et les entreprises On y emploie aussi deux pignons de cuivre que l'on fera pour obtenir ce prix, qui, je ou de fer fondu, qui engrènent l'un dans crois, n'a pas encore été remporté.

l'autre de trois décimètres ( un pied) de lonDans la collection de machines employées gueur et d'autant de hauteur. On fait tour. en agriculture, recueillies par M. de Las ner l'essieu d'un des pignons, lequel met teyrie, on trouve les figures de quatre es- l'autre en mouvement en dedans. Cette mapèces de petits pressoirs fort ingénieux et chine est surmontée d'une trémie qui reçoit fort commodes , surtout celui qui est à double les fruits destinés à être convertis en liqueur. effet, et dont on se sert aux environs de ce procédé est fort simple, très-expéditif. Bordeaux.

Malheureusement il est peu connu en France. Parlons maintenant du PRESSOIR A CIDRE ET Toutefois je présume qu'il doit avoir l'inA POIRÉ. Comme la culture du pommier s'é- convénient d'écraser par trop les fruits , et tend de plus en plus dans des contrées ou par conséquent de produire beaucoup de lie; elle n'était pas en usage , nous croyons utile les pignons métalliques , s'ils ne sont pas de faire connaitre les procédés et les ma entretenus très-proprement, peuvent comchines propres à extraire , soit le cidre, soit muniquer à la liqueur un goût désagréable le poiré; ce qui est un même procédé. Dans et même des qualités malfaisantes. ces pays, les procédés et les machines propres Il est encore quelques cantons pauvres où à extraire les boissons ne sont pas encore l'on se contente de concasser grossièrement assez familiers pour qu'on puisse les faire le's pommes, et de les déposer dans un tonconstruire, et s'en servir sans le secours des neau où elles fermentent avec l'eau , qu'on plans et des préceptes : c'est pourquoi nous verse dessus en quantité égale à celle des allons donner à cet égard quelques détails fruits , et qu'on renouvelle jusqu'à ce qu'il utiles.

ne vienne plus qu'une liqueur insipide. Ce Le pressoir doit être à proximité de l'eau, procédé est le plus mauvais de tous : on ne et pourtant dans un lieu sain et sec. Il doit doit y avoir recours que lorsqu'il est impose être exposé et ouvert de manière qu'on puisse sible de se procurer un pressoir et une y établir un courant d'air , surtout lorsqu'on presse. C'est à peu près ainsi que les classes a lieu de craindre l'asphyxie; ce qui n'ar- indigentes préparent leur piquette. rive que dans les exploitations où l'on fait Communément les bons pressoirs sont cuver le pressurage. Comme la fermentation composés d'une grande auge circulaire de s'opère mieux quand l'air est chaud , comme vingt mètres ( 60 pieds ) de tour , dans laon est exposé pendant les derniers travaux quelle circule une ou deux meules, soit en à être surpris par les gelées, il faut que le bois, soit en pierre, ainsi que l'auge. Mainpressoir soil établi dans un lieu bien fermé, tenant en Normandie on fait faire , pour les mais facile à ouvrir aux courants de l'air ex. nouveaux pressoirs , les meules et les anges térieur.

en granit, parce que ces ustensiles sont Les instruments du pressurage ne sont pas de plus longue durée, et que le broiement les mêmes dans toutes les contrées où l'on des fruits s'opère beaucoup plus promptefait du cidre. La composition des pièces du ment. Cependant on croit y trouver un inpressoir varient aussi.

convénient : c'est que la pierre écrase trop Dans quelques cantons où les pressoirs à le fruit , produit trop de lie , brise trop les tour et à meules sont rares , parce qu'ils y pépins et leurs capsules cartilagineuses , qui sont trop coûteux à établir , on se contente rendent dans la pomme un suc âcre, et comde piler les fruits dans une auge de bois ou muniquent au cidre un goût peu agréable. de pierre avec un pilon de bois très-dur : L'auge circulaire doit être plus large en méthode fort simple , travail qu'un seul ou haut que dans le fond Sa profondeur est

marc.

ordinairement de quatre décimètres (qua- brebis. On élève et on abaisse le mouton, torze pouces); sa largeur au fond de deux qui sert à presser la motte de marc ou pres. décimètres ( sept pouces), et de quatre (qua- sée, suivant qu'il peut être nécessaire, au torze pouces) en baut. Il est indispensable moyen d'une vis placée à l'extrémité la plus que cette auge soit bien jointe, bien unie, faible, et qu'on tourne avec un levier, entout à fait d'aplomb, et tenue propre eu grené dans un trou rond à la hauteur d'un tout temps.

mètre ( 3 pieds). Le mouton hausse et baisse Au centre de l'auge qui sert à placer les à volonté entre les quatre jumelles , perpenfruits , soit pommes, soit poires, dont on diculairement sur la brebis , et par consécompose chaque marc ou pressée, s'élève quent sur le centre du tablier , où est dresun petit poteau , servant de point d'appui sée la pressée ou motte de mar aux neules, qui parcourent l'auge , trainées Lorsque cette motte est dressée ou égoutpar un cheval qu'on y attelle. Chaque meuletée, c'est-à-dire un peu affermie, on met doit avoir 2 mètres (6 pieds ) de diamètre, dessus un assemblage de planches appelé et 15 centimètres ( 5 pouces ) d'épaisseur. Au huis, et on place des traverses de bois , sur moment du pressurage, on attache aux bras lesquelles on descend le mouton, que l'on de l'axe des meules une espèce de râteau qui presse au moyen de la vis, et que l'on conrabat continuellement les fruits que la pres- tient à l'aide d'autres traverses placées au. sion a écartés du centre de l'auge : travail dessous de lui dans de larges mortaises, que non interrompu, que, sans ce procédé fort les jumelles reçoivent du côté de la vis. Dans simple, le conducteur de la pressée serait les jumelles de derrière , on place également obligé de faire. L'axe ou pivot du poteau pose les clés, qui sont des traverses semblables au fond du centre de l'auge circulaire, et aux précédentes , et dans des mortaises égas'engrène dans une poutre. Il reçoit deux les. Ces clés supportent le mouton et le forbras, qui, par une mortaise , sont fixés dans cent de presser , tandis que les autres trale milieu des deux meules ; s'il n'y en a verses font hausser et baisser son extrémité qu'une, un seul bras est suffisant.

la plus forte. A peu de distance de l'auge, dans la inême Le pressoir à cidre doit encore posséder pièce , est placée la presse. Elle est accom- les ustensiles suivants : des pelles de bois pagnée d'un cuvier pour recevoir la liqueur, pour agiter le marc dans le cuvier , le retirer d'une grande auge pour faire macérer et un de l'auge, et le porter sur le tablier; un peu fermenter le marc. Cette presse est com- râteau sans dents pour étendre le marc, et posée d'un tablier ou châssis d'émoi ,-élevé le distribuer sur le gluis ou paille; une au-dessus du cuvier, formé d'un plancher de équerre pour en aligner les couches; un auchène , bien assemblé, carré et entouré d'un tre râteau à deux longues dents, pour rarebord de 1 décimètre (trois pouces six li- battre les pommes dans l'auge circulaire, gnes) de hauteur. Ces rebords , au nombre pendant le travail du pressurage; un harnais de quatre, s'appellent roseaux d'émoi, et ser pour attacl:er le cheval aux meules ; un grand vent à contenir la liqueur exprimée, pour couteau pour couper en tuiles le marc exqu'elle ne s'épanche pas à côté, et pour primé; une jatte pour goûter le cidre dans qu'elle soit forcée de prendre le chemin du le cuvier; un panier d'osier et un tamis de cuvier de réceptacle. Le tablier doit être lé- crin, pour placer au-dessous du béron et gèrement incliné vers le cuvier, dans lequel recueillir les ordures. le béron ouvert laisse écouler la liqueur. Pressoir A HUILE. Quand on a réduit en

On appelle jumelles quatre pièces de bois bouillie ou pâte liquide les olives parvenues placées dans les angles du tablier , et desti- à leur bon degré de maturité, on les rennées à soutenir la brebis , qui est un gros ferme dans des cabas , qui sont des espèces sommier de chêne d'un équarrissage de 6 dé. de sacs de joncs , de glaïeuls ou de sparte, cimètres( plus de 20 pouces), sur les quatre mais qu'il faudrait faire en laine ou en crin, faces , autant qu'il est possible, et de 10 mè- si la dépense n'était pas plus considérable. tres (30 pieds) de longueur, sur lequel est On dispose les cabas sous la presse pour en placé le tablier.

exprimer le liquide. Le pressoir à l'huile a Au-dessus du tablier et de la brebis qui beaucoup de ressemblance avec le pressoir à le supporte, s'élève, parallèlement à celle-ci, cidre : c'est celui

que l'on appelle pressoir à un arbre qu'on appelle le mouton ou le . Martin , et dont Rozier a le premier publié lier , et qui a les niêmes proportions que la la description. M. Bernard en a donné un Tome 19.

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plus simple dans son Traité de la culture de de charité pour les jeunes files. — Un autre l'olivier et de l'emploi de ses produits ; mais Preston (Guillaume), né en Irlande, et les meilleurs sont le pressoir à recense et le mort en 1809, a laissé une traduction tordoir hollandais. L'emplacement du mou- angiaise des Argonautiques de Valérius lin à huile ou pressoir, soit pour la tritura- Flaccus, 3 vol. in-12; des Poésies , 2 vol. tion des olives, soit pour celle des graines in-18; et plusieurs articles de littérature oléagineuses , doit être au rez-de-chaussée et insérés dans les Transactions de la Société susceptible d'être bien clos , pour le mettre irlandaise , dont il était membre. à l'abri du froid , et même pour lui procurer PRESTRE ( SÉBASTIEN LE ). Voyez la chaleur d'un poêle. En effet, quand la Vauban. température est froide, l'huile s'écoule dif PRÊT. ( Législation.) En considérant lo ficilement, et ce qui en reste dans le marc prêt d'uve manière générale, on peut le cst une perte réelle souvent assez considé- définir : une convention par laquelle le rable.

propriétaire d'une chose transfere pour un A l'aspect de tous les pressoirs que nous temps déterminé, à un aulre individu , tous connaissons, il est facile de remarquer que ses droits sur cette chose. Les jurisconsultes ces machines sont encore presque partout reconnaissent deux sortes de prêt : le prêt à dans un état d'imperfection tel, qu'il laisse usage, et le prêt de consommation. Cette à désirer de grandes améliorations. C'est à distinction résulte de la nature des objets la mécanique qu'il appartient d'en faire pré- prêtés. Parmi toutes les conventions civiles , sent à l'agriculture et aus arts. Espérons le prèt est peut-être celle qui a lieu le plus que ce besoin, dès long-temps senti, ne fréquemment; elle est rendue nécessaire par tardera pas à être satisfait. Il le sera comme l'inégalité des fortunes , et le peu de rapport tant d'autres , si le gouvernement, affranchi qui existe souvent entre les moyens d'exisdes obsessions onéreuses et des exigences tence d'un individu et ses besoins réels : or, oppressives du parti qui ne proluit rien, se ces deux faits sont l'élément inévitable de rend aux justes désirs de la nation tout en toute société humaine; et Plutarque nous tière, productrice et consommatrice, qui apprend qu'il en coûta un æil à Lycurgue est à ses oppresseurs comme quatre cents pour avoir voulu lutter contre eux. sont à un quant au nombre , et qui est tout L'importance de ce contrat varie selon quant à l'importance. (Voyez CIORE, Porré qu'on le considère dans ses rapports avec la et Vin.)

L. DUBOIS. législation, l'économie publique ou la poli• PRESTET (Jean), prêtre de l'Ora- tique générale. La tâche du législateur est toire, professeur de mathématiques, à An- simple et facile : garantir la liberté des pargers , mort en 1690, avait publié en 1675 ties contractanles , et prévenir les fraudes , des Éléments de mathématiques, dont la voilà tout ce que la société lui demande ; seconde édition, augmentée de moitié, parut aussi , sur cette matière, les lois anciennes en 1689, 2 vol. in-4•. L'auteur suit dans et modernes sont-elles, dans tous les pays, cet ouvrage les traces de Descartes.

à peu près unisorines. L'économie politique PRESTON (Guillaume), savant typo. rejette également le prêt au rang des sujets graphe et littérateur anglais, né à Édim- qui ne doivent l'occuper que quelques inbourg en 1742, mort en 1818, fut, pendant stants ; à ses yeux, la société n'est intéresplus d'un demi-siècle, attaché an grand éta- sée à cet acte que dans un seul cas, qui ne blissement de G. Strahan et de son fils, se présente pas habituellement : quand l'arimprimeurs du roi à Londres, et ses talents, gent quitte des mains oisives pour passer comme correcteur, furent souvent utiles dans des mains actives et industrieuses , aux célèbres auteurs de son temps. Il a pu- alors il y a accroissement de la richesse publié : Éclaircissements sur la franc-maçon- blique, et profit pour la société ; dans tous nerie, Londres, 1772; réimprimés pour la les autres cas, le prêt n'est qu'une simple treizième fois en 1821, in-12; Calendrier convention privée , sans contact visible avec franc-maçon ; Chronique de Londres, jour. les intérêts généraux. nal auquel il fournit un grand nombre d'ar. Si nous nous transportons dans le domaino ticles. Après avoir été maitre ou vénérable de la politique, si nous interrogeons l'hisde la loge de l'Antiquité, il lui légua en toire des temps passės , nous tronverons mourant une somme de 32,500 fr. consoli- bien peu de nations chez qui le prêt, en se dés, dont 12,500 furent affectés à une école multipliant, ne soit devenu l'aliment des

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