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1722, 5 rol. in-12. Il en a paru depuis plur l'être humain, à l'aurore de la vie, montré sieurs éditions.

ainsi à son créateur entre la nue embrasée PRIÈRES. (Morale religieuse.) Les cultes et les abimes de la mer prêts à l'engloutir ! ont été fondés par la prière; ils n'existent Confessons-le également, nous avons créé que par elle: leurs rites, leurs symboles, un Dieu des batailles, c'est-à-dire

que nous leurs fètes et leurs oblations ne sont, à bien avons placé nos propres fureurs sous la prodire, que la prière multipliée et répétée tection du ciel. Or, deux nations européensous des formes diverses. Celle-ci est née nes qui se sont déclaré la guerre , appellent nécessairement d'un besoin de notre nature, en même temps la bénédiction divine sur puisqu'on le rencontre sous le toit de bam- leurs armées destinées à s'entr'égorger; et bous du pauvre Paria , ainsi qu'elle va frap- quel que soit le parti vainqueur dans one per à la voûte des superbes basiliques de cause, où il a nécessairement justice d'un l'Europe. Partout une voix secrète a rappelé côté et injustice de l'autre, à moins qu'il ne à l'homme qu'il est quelque part une puis- s'agisse d'une question d'existences respecsance supérieure dont il dépend; partout tives, il sera chanté des actions de grâces elle l'a placée dans des régions inaccessibles à dans l'un des deux camps , et peut-être dans nos organes , et où pourtant nos væux et nos tous les deux , après la victoire. Celte ob. supplications semblent pouvoir l'atteindre. jection sérieuse contre la prière nous conLes grands phénomènes de l'ordre physique duit à en examiner d'autres non moins ont non-seulement quelque chose d'imposant graves dont on s'est occupé sur le même pour nos yeux, ils parlent encore à notre sujet. cæur, ils circonviennent notre âme, ils s'en On a dit que les voeux des hommes étant emparent et l'impressionnent de terreur ou souvent contradictoires entre eux , plus soud'amour. Une force quelconque se manifeste vent nuisibles par exclusion à la généralité par eux; dans notre impossibilité de nous de l'espèce humaine, le ciel, en les exauélever jusqu'à elle, nous la faisons des- çant, s'exposerait à consacrer de grandes cendre jusqu'à nous. La prière deviendra iniquités; on n'a pas remarqué sans raison l'échelon mystérieux qu'en divers sens les que les prières des uns ne pourraient être anges parcouraient pendant le songe du écontées, sans que celles des autres, et presjeune Jacob. Ainsi le villageois, témoin que toujours des êtres les plus faibles, chaque année des progrès de la végétation, devinssent un objet de dédain ; on s'est cru invoquera la main qui conserve le germe du fondé à soutenir que l'Éternel, après avoir froment sous les glaces de l'hiver, qui le réglé le cours de la nature par des lois nourrit de rosée au printemps , qui l'affer: infiniment sages, ne saurait s'en écarter mit sur son frèle chalumeau en été, et qui, sans porter lui-même atteinte à la beauté de lui distribuant dans une juste mesure la son æuvre; on a pensé, avec non moins chaleur et l'humidité, conduit de la racine de motifs, que des dérogations fréquentes à l'épi la substance farineuse qui en sera à la marche établie et il les faudrait telle trésor. Le nautonier menacé du naufrage les pour satisfaire aux seules supplications s'adressera à l'esprit qui apaise ou qui s'ou- bien intentionnées qui s'élèvent de tous lève les flots; il y aura pour lui un Dieu les coins de l'univers ) amèneraient, au sein des tempêtes. Mais ce qu'il y a peut-être de de l'ordre, un désordre inévitable; on a plus remarquable, c'est qu'avant tout il y ajouté qu'en donnant ainsi une nouvelle aura un Dieu protecteur de la vertu; c'est direction à la conduite des peuples et des lui qui , sur un vaisseau menacé du "naufrage, individus , ces dérogations leur enleveraient poussera d'un mouvement irrésistible Al. le libre arbitre qui en constitue le mérite buquerque vers un enfant collé au sein de moral; enfin on est allé jusqu'à prétendre sa mère; c'est sous son inspiration que le qu'en substituant une sorte d'économie acfier Portugais, saisissant cet enfant entre cidentelle et fortuite à l'économic primitises bras, et le dirigeant vers le ciel , s'écria, vement arrêtée dans les desseins du Trèsau milieu des éclats de la foudre : « Dieu Haut, elles établiraient entre le ciel et la • tout-puissant, en faveur de cette inno. terre une opération de banque où les béné• cente créature, pardonne au moins aux fices reviendraient à celle-ci en échange de • coupables qui t'implorent sur ce frèle na- paroles , de fumées d'aromates et de victimes » vire! » Il faut l'avouer, ce n'était pas une offertes à celui-là. Nous devons en convenir, adjuration dépourvue de force que celle de ces objections ne sont pas dépourvues de

force; peut-être même serait-il difficile de quelle qu'en soit la source, et parla décision leur répondre d'une manière péremptoire, de son caractère ? En général, ce qui nous et pourtant la prière est universelle sur la est le plus funeste dans la conduite de la surface de globe! C'est pour en favoriser vie, c'est l'indolence des habitudes, le man. l'élan que les coupoles des temples montent que de fixité dans les vues , l'incertitude dans les airs , depuis la pagode de Jagrenat dans les entreprises , et le peu de foi avec qui domine l'embouchure du Gange, jus- lequel on y entre. C'est par là que des périls qu'au dôme des Invalides , dont s'enorgueil- ordinaires, auxquels il eût été facile d'élissent les bords de la Seine! Disons plus : chapper, deviennent inévitables; c'est ainsi il est rare que celte prière ne soit pas effi- que telle vertu , trop en défiance d'ellecace quand elle part d'un caur pur, quand même, succombe, où, avec un degré de ré. elle est dictée par un esprit de charité, sistance de plus qu'il lui était facile d'atteinquand elle est accompagnée d'une ferme dre, elle eût échappé à sa ruine. croyance , et lorsque la bouche peut avouer Ce second ordre de faits appartient à tout haut les paroles que les lèvres ont mur- l'existence intéricure. Or, la prière , accommurées tout bas au pied de l'autel. Il ne pagnée de la foi, doit exercer une grande nous sera pas aussi difficile qu'on serait dis- influence sur celle-ci : elle nous met en préposé à le croire, de concilier ces contradic sence d'un être tout-puissant, bon et juste. tions apparentes. Le problème que nous Par elle nous cessons d'être seuls dans les nous proposons est nouveau, mais sa solu- solitudes les plus déserles; notre force s'action ne serait impossible que pour l'exami- croit de celle qui domine tout. Alors nous nateur superficiel

formons des résolutions généreuses, nous Deux sortes d'événements très-distincts arrêtons des desseins de vertu ; en paix avec forment ici-bas la chaîne de nos destinées. tout le monde, nous le sommes avec nousLes uns, en réagissant sur nous, émanent mèmes, et nos résolutions prennent le cadu domaine extérieur des choses. Dans une ractère d'énergie qui leur manquait. Comcertaine mesure il nous est permis de les mo- ment, en effet, sous les yeux de celui auquel difier par nos soins et nos prévoyances. rien n'échappe , ne pas se sentir soutenu par Ainsi, un changement subit de température la consolapte certitude d'avoir un témoin est-il venu altérer la santé d'un enfant ou de notre courage et un digne appréciateur d'un père de famille, une mère attentive, de nos efforts ? Nul mécompte n'est à crainen rétablissant une transpiration intercep- dre Au défaut de succès dans la vie prétée, un médecin, en déplaçant avec habileté sente , l'espoir dans l'avenir restera ; on se l'irritation, pourront prolonger les jours sera prosterné dans la douleur, on se rele. d'un être chéri : mais si, après avoir fourui vera consolé; les périls seront affrontés avec la carrière marquée par la nature, autre- plus de hardiesse ; aux attaques nous oppo. ment par sa constitution primitive, un vieil serons une résistance calme et vigoureuse ; lard cherchait à reculer le terme de son nous oserons plus dans le bien , persuadés existence, ses væux seraient dépourvus de que dans le mal on pourra moins contre raison ; l'art d'un Esculape appelé à les se nous ; et c'est ainsi que la pensée de la bonté conder échouerait complètement ; car il providentielle , sous l'égide de laquelle nous faut que les lois universelles s'accomplissent. nous serons placés, deviendra elle-même un

Celte catégorie de faits est d'une vaste secours efficace. Nous ne saurions alors étendue; ils embrassent l'action entière du mieux comparer la prière dans ses effets qu'à monde extérieur sur nos individus : mais le la rosée qui, véritable émanation de la terre domaine des autres , où la volonté et les fa- et des plantes , chaque matin redescend pour cultés de l'homme interviennent d'une ma les rafraichir, de la région supérieure vers nière non moins puissante, n'est pas non laquelle la chaleur du jour l'avait élevée. plus renfermé dans d'étroites limites. Com Ne nous étonnons pas que Dieu ait disbien de fois la direction des événements ne posé l'admirable économie de notre ètre de dépend-elle pas de notre fermeté ou de notre manière à en obtenir de pareils résultats : ce sagesse ! combien d'obstacles ne sont-ils pas n'est pas peu de chose qu'il ait décidé que aplanis ou surmontés quand nous les abor- les simples rapports de notre volonté avec la dons avec énergie! Qui ne sait encore que sienne deviossent une force à notre profit, les forces de l'homme peuvent être triplées, et que l'homme, créature faible et tremdécuplées par sa confiance dans ses moyens, blante dans son isolement, cessât de se

croire abandonné devant la prévoyance qui doit recevoir une augmentation de force; nourrit le passereau, et devant la majesté car elle devient à elle-même son appui. Le des cieux qui, dans un ordre immuable, besoin , loin de s'accroître par le besoin, est roulent sur sa tête.

soulagé par la présence des êtres qui le par. Nous n'avons pas oublié de le remarquer, lagent. Les plantes se soutiennent par agrédans tous les cultes la foi est une des pré- gation ; les hommes aussi. La sympathie mières conditions de la prière. Quelle que d'une douleur commune prête à leurs acsoit effectivement la puissance que vous in cents quelque chose de solennel et d'attenroquez , vous devez croire à cette puissance. drissant qui finit par les charmer eux-mê. La foi exaltée à un certain degré, comme mes. Réduits qu'ils étaient à gémir sur leurs nous l'ayons dit, ne saurait être sans action destinées privées , ils trouveront dans leurs sur nos organes. Nous ne prétendons pas yeux des larmes pour d'autres infortunes , disserter ici sur la vertu intrinsèque des et dans leurs cæurs de l'énergie pour leur prières du prince de Hohenlohe; mais , sans porter secours. Qu'ils soient rassemblés dans accepter tous les prodiges auxquels les feuil. une église ou dans un temple, dans une Jes allemandes ont servi d'écho, et qui ont mosquée ou dans une pagode, parlant plus été attribués à son intercession , nous som- haut à Celui qui, suivant leur foi, peut mes persuadés qu'il a été la cause occasio- nieux les entendre, ils en espéreront davannelle de plusieurs phénomènes qui ont pu tage: partant, leur force en sera plus grande. prendre le caractère de miracle aux yeux du Si des coupables gémissent et soupirent sous public. Lorsque des malades , affligés de pa. la pef, elle couvre aussi d'innocentes créaralysie locale ou partielle , se seront adres- tures, que la justice divine épargnera. On sés à lui avec une pleine confiance dans ses se le dit ; ainsi Albuquerque montre avec rapports avec le ciel, lorsqu'ils se seront audace au ciel l'enfant que les carreaux de soumis avec exactitude aux pratiques de la foudre écraseront, en frappant tout up piété qu'il leur aura prescrites, lorsque le équipage. jour, l'heure et la minute précise de leur Induira-t-on de ces remarques que la prière délivrance leur auront été annoncés, qui ne tire son efficacité que de ses effets sur sera surpris que, l'énergie de la foi venant l'admirable combinaison de la machine huà rouvrir au fluide nerveux ses anciennes maine ? Non. C'est à la vérité beaucoup que routes, plus d'un impotent recouvre, au mo nous puisions des motifs de courage en face ment désigné, l'usage d'organes auxquels il du péril dans un simple reploiement de ne manquait, pour être rendus à un libre notre âme sur elle-même : c'est beaucoup exercice, que la présence de ce précieux que le nom de notre Créateur sorte de nos Muide ? Cet aperçu physiologique nous offri- lèvres au milieu de nos angoisses , et que rait encore une explication naturelle de nous ne le prononcions pas vainement; plusieurs guérisons instantanées, qui ont mais nous devons reconnaitre aussi qu'il se cotamencé par réjouir les parents et les amis passe en nous quelque chose d'indéfinissable des valétudinaires, et qui n'ont eu de duréc à l'instant ou la prière s'élance avec foi du que celle de la volonté forte à laquelle il fond d'un cour brisé. Si quelques gouttes convient de rapporter de semblables secous (l'un baume céleste y coulent alors , nous ne ses. Quant à celles-ci, on sent qu'un habile prétendrons ni le contester, ni l'expliquer ; praticien pourrait en tirer avantage, si alors car tous les secrets de la vie n'ont point été il lui était permis d'approcher du malade, dévoilés aux créatures de l'économie préet de prolonger , par ses soins, le bienfait sente. Qu'il nous suflise de savoir que tous de la crise née sous l'empire des idées reli- les jours la prière cicatrise bien des plaies , gieuses.

console bien des douleurs chez les êtres La remarque suivante rentrera également dont les talents et les lumières honorent dans notre sujet : nous l'emprunterons de notre espèce. Lorsqu'un pareil phénomène la réunion des fidèles , ainsi que nous l'of. existe , sans pouvoir être révoqué en doute, frent les temples ou l'asile des foyers domes- il faut, à la manière des anciens , adorer et tiques.

se prosterner devant le génie du lieu. Notre nature était certes bien connue de Au reste , la prière bien dirigée aura toucelui qui a dit : « Où deux et trois personnes jours cet avantage, que l'homme en sortira seront réunies en mon nom , je serai au mi- meilleur et plus moral. Dès lors elle a droit Jien d'elles. » Ici , nous le pensons , la prière à nos respects, puisque la moralité, qui

LINI.

crée des titres sur l'avenir, est encore un mie française en 1639, et mourut en 1652. gage de conservation pour la société dans la Ses principaux ouvrages sont : Vindiciæ vie présente. Ce n'est pas une mince con- gallicæ adversus Alexandrum patricium fr quête au profit du repos de tous que la ré- , machanum , Paris, 1638, in-8., plusieurs signation du malheureux à sa triste fortune. fois reimprimé, et traduit en français par Enfin que demandons-nous par la prière ? Jean Beaudoin , sous ce titre : Défense des Qu'elle nous fortifie contre nos peines, et droits et des prérogatives des rois de non que les éléments de l'univers soient France, etc., Paris, 1639, in-8° ( cet oubouleversés ; or, il se passe ici un fait in- vrage avait été composé par ordre de la cour contestable : la force de l'âme est accrue, pour répondre au Mars gallicus de Jansédonc le but est atteint. (Voyez Culte, nius); Discussions politiques , 2 vol. in-40, Dieu , Morale et Religion.) KÉRATRY. 1652 et 1654; deux livres de mélanges (en * PRIERIAS ( Silvestre). Voyez Mazo- latin), 1658, in-40 , et des poésies. — Salo

mon de Priézac, son fils, a publié : Icon * PRIESTLEY (Josepa), savant théolo- Christina reginæ , Paris , 1655 , in-8• ; Hisgien ei célèbre physicien anglais, né à Field- loire des éléphants, Paris, 1650, in-12; head , près de Leeds , en 1733, s'est rendu Dissertution sur le Nil, ibid., 1661,

in-8°; non moins fameux par son zèle à propager et divers autres ouvrages. les principes de la philosophie et de la révo. * PRIGNANO. Voyez URBAIN VI, pape. lution française, que par ses connaissances * PRIMATICCIO (Franç. ) ou Le PRIet ses découvertes. Les opinions qu'il mani- MATICE , peintre et architecte, né à Bolofesta avec une extrême chaleur lui valurent gne en 1490, se fit d'abord connaitre à Nan. le titre de citoyen français , et le firent toue par les beaux ouvrages en stuc qu'il même nommer député à la convention na. exécuta dans le château du T. Appelé en tionale. Il ne put accepter ces fonctions; France par François fer, pour diriger les mais il se para du titre qui lui avait été ac embellissements du château de Fontainecordé par les chefs de la république, et ré- bleau, la jalousie qui se manissesta bientôt pandit un si grand nombre d'écrits en leur entre lui et Le Rosso , ou maitre Rous , qui faveur, qu'il s'attira des persécutions et fut l'avait précédé en France, décida le roi à le obligé de se réfugier en Amérique, où il renvoyer en Italie pour y recueillir quelques mourut en 1804. Les talents de Priestley', stalues antiques dont il voulait enrichir la comme physicien et comme chimiste, ont si France. Le Rosso mourut, et Primatice, puissamment contribué aux, progrès de la nommé intendant des bâtiments , revint science, qu'ils l'ont placé au rang des pre- avec un grand nombre de statues et de bustes miers savants de l'Europe. La collection de antiques , qui furent jetés en bronze et plases cuvres sorme 70 volumès in-80.

cés à Fontainebleau. Il embellit ce château * PRIEUR ( Philippe LE), en latin Prio- par ses peintures , donna le plan de l'ancien rius, professeur dans l'université de Paris, château de Meudon, et exerça bientôt une né à Saint-Waast, en Normandie , au com- grande suprématie sur les beaux-arts. C'est mencement du 17e siècle, mort à Paris en à tort cependant qu'on lui attribue les des1680, a donné des éditions de plusieurs pė. sins du tombeau de François ler à Saint-Deres de l'Église , tels que Tertullien, saint nis. Des documents authentiques , tirés des Cyprien, saint Optat, etc.; un traité, en archives de la chambre des comptes , proulatio , contre le livre des Préadamites de La vent que ce fut Philibert de Lorme qui Peyrère, Leyde, Elzevier, 1656, petit donna le plan de ce beau monument. Le in-12; de litteris canonicis Dissertatio, etc., Primatice, comblé de faveurs et de richesses Paris, 1675, in-80. C'est un extrait d'un im- par François ler, Henri II et François II, mense travail que l'auteur avait fait sur mourut à Paris en 1570. Le musée du Loul'histoire ecclésiastique.

vre possède deus tableaux de cet artiste : PRIÉZAG (DANIEL de), jurisconsulte, l'un représente Scipion rendant à Allucius né en 1590 au château de Priézac , dans le son épouse ; l'autre est une Composition alBas-Limousin, professa pendant dix ans à légorique dont le sujet est ivconnu. la faculté de droit de Bordeaux, fut ensuite * PRIMEROSE ( JACQUES ), médecin baappelé à Paris par le chancelier Séguier, bile, mais systématique, né vers la fin du qui lui fit obtenir une place de conseiller 16e siècle, à Saint-Jean-d'Angéli ou à Bord'État ordinaire, devint membre de l'Acadé. deaux, de parents écossais , fut reçu docteur

est

à Montpellier en 1617, se rendit ensuite en éditions de la Magna Charta de Blackstone, Angleterre, où il exerça son art avec succès, 1759 , in-40; des Marmora Oxoniensia, et mourut vers 1660 , laissant, entre autres 1763 , in-fol. ; la Bible hébraïqu de Kenniouvrages : Exercitationes et Animadversio. kott, 1776, 2 vol. in-fol. - Thomas Prince, nes in librum de motu cordis et circulatione ministre anglican, mort pasteur de la vieille sanguinis adversus G. Harveum , Londres, église du Midi à Boston (Amérique septen1630, Leyde , 1639, in-40; de Vulgi errori trionale), en 1758 , à l'âge de 72 ans, bus in mediciná, Lib. IV, Amsterdam, 1639, auteur de quelques ouvrages , parmi lesquels in-12; réimprimés plusieurs fois en Hollande, on distingue plusieurs volumes de sermons et traduits en anglais et en français, in-12. et une Histoire chronologique de la Noizz

* PRIMUS (MARCUS-Antonius), général velle-Angleterre, en forme d'annales , 1736, romain, né à Toulouse, se déclara l'un des in-12. Cet ouvrage, qui devait former plupremiers pour Vespasien , et porta la guerre sieurs volumes, ne va que jusqu'à l'année en Italie, à la tête des légions de la Panno- 1633. – Nathan Prince, son père, mort en nie , qu'il avait entrainées par son éloquence. 1748, ministre à Ratlan , aux Indes occidenA près s'être emparé d'Aquilée, et de tout le tales , s'est fait connaitre surtout par l'at: pays jusqu'à Vérone , il prit Crémone d'as- nimosité qu'il montra contre la secte des saut , livra cette ville au pillage, et marcha épiscopaux. ensuite sur Rome , où ses soldats massacré * PRINCE (TH.-Nic. Le), né à Paris en rent l'empereur Vitellius. Accueilli comme 1750, mort en 1818, est auteur de l'Essai on libérateur, et décoré, par le sénat, des historique sur la Bibliothèque du Roi , Paris, ornements consulaires ,Primus s'empara des 1782, petit in-12. Il a été éditeur, avec Baurichesses du palais impérial, et commanda drail, de la Petite Bibliothèque des théútres, quelques jours en maitre; mais l'arrivée de (publiée avec des notices sur la vie et les Mucien , favori de Vespasien, détruisit son ouvrages des auteurs ), 1783, et années suiautorité, et il ne tarda pas à s'éloigner d'une vantes , environ 100 vol. petit in-12. (Voyez cour où le prince, qui avait été prévenu LEPRINCE.) contre lui, ne fit aucun effort pour le rete * PRINGLE (John), l'un des médecins nir. Primus se retira alors dans le lieu de sa les plus distingués du siècie dernier, né à naissance, et y mourut vers l'an 99 de Jésus. Stickel-House , dans le nord de l'Angleterre, Christ , à l'âge de 75 ans. On croit qu'il avait en 1707 , fut nommé successivement profes-composé plusieurs ouvrages ; mais on ne seur-adjoint de philosophie morale et de connait de lui que deux Fragments, conser- pneumatique à Édimbourg, médecin en chef vés par Tacite.

des hôpitaux , et premier médecin des ar* PRINCE (John), théologien et biogra- mées, place où il rendit d'importants serviphe anglais, né en 1643 à Axminster, dans ces par son zèle et son habileté. Il vint enle comté de Devon, mort en 1723 , avait été suite s'établir à Londres avec le titre de successivement vicaire de l'église de Saint- médecin du duc de Cumberland , devint preMartin à Exeter, puis de Totness , et enfin mier médecin du roi, qui le décora du titre de Berry-Pomeroy. Il a laissé différents ou- de baronnet , et mourut à Londres en 1782. vrages dont les principaux sont: un livre On lui éleva un mausolée dans l'église de intitulé : Humble defence of Exeter bill (re- Westminster. Il était membre de la Société latif à l'union des paroisses ), in-4• ; the royale de Londres et des principales acadéWorthies of Devon, a work werein the lives mies de l'Europe. Les ouvrages de Pringle and fortunes of the most famous persons sont encore la plupart fort estimés, et doinative of that most noble province, from vent être surtout consultés par les médecins before the Norman conquest down lo te pre- militaires. Les principaux sont: Dissertatio sent age, etc., nouvelle édition, Londres, inauguralis de Marcore senili , Leyde , 1730, 1809, grand in-40, figures. La première édi- grand in-80 ; several accounts of the vitrum tion de cet ouvrage, très-recherchée , est seratum antimonii; Observations of the nad'Exeter , 1701, in.fol. Daniel PRINCE, ture and cure of hospital and goal fevers, directeur de l'imprimerie de l'université d'Ox- in a letter to doct. Richard Mead, Londres, ford, ville où il mourut en 1796, à 85 ans, 1950, 1755 , in-8°; Experiments upon sepavec la réputation d'un homme fort instruit, tic and antiseptic substances, with remarks fat l'émule de J. Nichols et de Bowyer. On relating to their use in the theory of medecite comme lui faisant le plus d'honneur les cine, in several papers read before the royal Tome 19.

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