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glaive sanglant des bourreaux, osa porter de victimes. Constantinople eut son château ses plaintes au pied du trône pontifical; des Sept-Tours; Rome , son château Saintmais le roi Jean, indigné de l'audace et de Ange; la tour de Londres domina la Tamise; la barbarie de cette borde mendiante, et la prison perpétuelle des iles Sainte-Marfatigué de leur résistance, ne leur laissa que guerite devint une des succursales de la tyl'alternative de purger ses États de leur pré- rannie; Bicêtre, Charenton, Saint-Lazare ensence, ou d'obéir et d'être au moins hom- tendirent d'autres gémissements que ceux des mes , s'ils ne pouvaient pas être chrétiens. criminels. Ces asiles du désespoir et de la dou. Les féroces Dominicains feignirent de se leur furent souvent le théatre des attentats soumettre; mais leurs souterrains ne cesse- qu'ils étaient primitivement destinés à punir ! rent pas de s'ouvrir , et les vade in pace en Ce n'est qu'avec le sentiment de la plus gloutirent de nombreuses victimes, jusqu'à profonde amertume que l'on voit les passions ce qu'enfin un siècle de lumières vint émous. vindicatives agiter tour à tour les rois, les ser les poignards de l'intolérance.

princes de l'Église, les peuples , et des trou: Pendant que les moines et les religieux se pes de brigands , armés du poignard des ascreusaient ainsi des tombeaux , les évêques sassins ou du couteau sacré de la religion , se formaient une juridiction contentieuse , assiéger les prisons , en briser les portes, y s'attribuaient une justice particulière, con- organiser le carnage , et porter la mort jusstruisaient des prisons , leur donnaient le qu'au fond des cachots, au nom d'un prince nom d'officialités, et les remplissaient du factieux, d'un pontife fanatique ou d'une petit nombre des ecclésiastiques qui ne liberté sans frein. On ose à peine mettre en secondaient pas leur ambition, ne parta- lumière ces sombres alrocités qui ont si sougeaient pas leurs désordres , ou qui, ne joi- vent déshonoré les pages de l'histoire; ces gnant pas l'hypocrisie à l'audace, devenaient oubliettes, ces cages de fer de la tyrannie; l'objet de quelques scandales publics. et d'un autre côté, ces nuits sanglantes Quand la faiblesse, l'ignorance et le mal- du 14 au 29 mai 1418, où le sang

coula heur ne trouvèrent plus d'appui, plus de dans toutes les maisons de détention de Paconsolations dans les ministres de la religion; ris , sous le fer d'un peuple mutiné; ces jourquand les successeurs des apôtres ne furent nées du 3 au 5 septembre, où les prisons plus que des proscripteurs et des bourreaux; révolutionnaires furent le théâtre des plus quand ils se mirent au-dessus de toutes les horribles assassinats; où la capitale au délois divines et humaines , comment les mai- sespoir et la France en deuil eurentà comptres de la terre auraient-ils résisté aux dou- ter parmi les victimes les citoyens les plus cenrs du pouvoir absolu, aux trompeurs purs, les hommes les plus vertueux et les attraits du despotisme, à l'orgueil de com- femmes les plus illustres..... mander à des peuples d'esclaves. A côté des Mais loin de nous un passé qui ne rapcachots de l'intolérance religieuse, s'élevė- pelle que des souvenirs douloureux et pérent les bastilles de l'intolérance politique. nibles ! Tous ces anciens vestiges d'une

L'exercice du droit arbitraire d'emprison. licence sans frein et d'un despotisme sans nement ne put être que le résultat d'une ty- bornes sont effacés. Les sociétés prennent rannic que rien ne contredit , et qui se per- une direction dans laquelle il semble que mit impunément tout ce qu'il y avait de plus leur masse les entraine et les emporte, et subversible de l'ordre et de la liberté publi- où l'esprit d'indépendance se combine avec que et particulière des nations. Ce ne fut l'exercice du pouvoir. Les vade in pace des cependant qu'avec la marche lente et pro- moines et des évêques sont comblés , les cagressive du temps que l'on arriva aux abus chots de l'inquisition ne déshonorent plus du pouvoir. On n'osa pas d'abord violer au- la religion , les fossés des prisons légales ont dacieusement les formes judiciaires, et as- disparu , les châteaux-forts, les tours et les servir la liberté des hommes aux caprices des donjons des bastilles sont abattus , les prirois. Mais lorsque ces chefs des États se fu- sons révolutionnaires ne se rouvriront jarent déclarés les arbitres du monde, lors- mais , et s'il reste quelques points où le desqu'ils purent mettre l'arbitraire à la place potisme ait encore ses secrets, ses tortures des lois , et verser le sang de leurs esclaves et ses abimes , le temps n'est pas éloigné ou pour les faire obéir, ils élevèrent ces châ- les peuples, réveillés d'une longue et honleaux-forts et ces bastilles , ou furent plon- teuse léthargie, se leveront pour reconquérir gés tant d'infortunés , et qui dévorèrent taut leurs droits, et mettre des bornes au pou

voir absolu. Dans les monarchies constitu- coupables , qui different souvent d'une tionnelles , la liberté du citoyen est sacrée ; manière si frappante par l'âge, l'état, la aul n'y porte impunément atteinte ; on ne moralité, l'éducation et la nature des cricounait de prisons que celles qui sont insti- mes ou des délits; la distribution d'un tratuées par les lois , et elles ne s'ouvrent qu'à vail que l'on choisira et que l'on règlera la voix du magistrat, pour s'assurer de la en consultant les forces, les facultés , les personne de l'homme prévenu d'un délit ou dispositions et les habitudes de chaque indid'un crime, le soumettre à un jugement, vidu ; un régime plus doux enfin , des conl'absoudre ou le punir.

cierges moins avares qui ne s'enrichiront Tout tend à de nombreuses améliorations plus des dons que la bienfaisance prodigue dans la construction, la surveillance, le ré- au malheur, des guichetiers moins avides, gime et l'administration des maisons de dé- moins grossiers, qui sauront adoucir et restention , destinées à la prévention, à la mise pecter l'infortune; le concours de la religion, en jugement, et à la correction. Bientôt si consolante dans la bouche d'un ministre on n'y verra plus des fièvres pestilentielles éclairé; celui de l'humanité qui verse un paitre de l'atmosphère mortelle dont elles baume salutaire sur les plus profondes douétaient infectées. La lumière pénètrera dans leurs : tout promet que les punitions , quoiles cachots, dont on ne fera plus des tom- que justes et sévères encore, seront cepenbeaux; les victimes ne seront plus entassées dant plus en rapport avec nos mæu

eurs, plus les unes sur les autres ; l'eau, l'air et une conformes à l'intérêt général de la société. grande propreté assainiront ces séjours de Et que l'on ne dise pas qu'en rendant les douleur et de larmes; les pieds et les mains prisons moins horribles, et le sort des dédes détenus n y tomberont plus en putré- tenus moins affreux, on enlevera aux homfaction , sous les fers qui les meurtrissaient; mes, impérieusement entrainés vers le crime, enfin, les malheureus qui y gémissent n'ap- la crainte salutaire d'une longue détention pelleront plus à grands cris la mort, comme ou de la privation momentanée de leur li. le seul bienfait qui puisse les affranchir des berté; qu'on ne dise pas que les dernières tourments qu'ils y éprouvaient.

classes de la sociélé trouvent le séjour d'une La prison ne doit étre qu'un lieu de sûreté maison de correction sans tortures , moins destiné à garder un accusé jusqu'à ce qu'il insupportable que leur misère , que la paille soit jugé, ou de détention pour le temps qui meuble leur réduit. Non , sans doute! qu'il est condamné à y séjourner. Que d'é- qui ne sait qu'un palais, dont on ne pourgards ne lui doit-on pas , s'il est innocent ! Et rait franchir les murs , serait mille fois plus si cetle même maison lui est enfin imposée, odieux que l'antre où l'on aurait la faculté comme un moyen d'y expier une faute, ne d'entrer et de sortir au gré de ses désirs ? doit-il pas y être traité avec cette consolante. Et d'ailleurs faut-il donc, pour que les lieux humanité, que l'on ne peut refuser même de détention remplissent le but de la loi, aux grands coupables?

pour qu'ils soient de suflisantes garanties Les améliorations que l'on doit à Paris, à contre les infractions du pacte social, qu'on l'établissement du conseil royal des prisons, les transforme en un repaire infect ; qu'on tout ce qu'on a tant de raisons d'en attendre en fasse le foyer de l'épidémie, de la peste encore, les travaux que l'on a introduits dans et de la mort ; que les vices qu'ils sont charles maisons de correction et de détention, le gés de réprimer y acquièrent de nouveaux zèle avec lequel on s'occupe de ces institu- développements , s'y communiquent, s'y rétions nouvelles, en perfectionnant les ate- pandent, et parcourent tous les degrés qui liers , en y attachant les ouvriers par l'espoir conduisent à la corruption la plus profonde ? d'une situation moins pénible, et le désir si Est-ce donc faire de la prison un séjour de naturel de diminuer le nombre des priva- plaisirs et de jouissances, que de mettre tions ; l'air plus pur que l'on respirera dans ceux qui l'habitent à l'abri des maladies conces maisons en en bannissant la misère; les tagieuses , de les nourrir d'un pain moins déchirements de l'âme que l'on préviendra, noir, de les arracher à la pourriture et à en abrégeant les jours si longs et si cruels l'infection des cachots, de se souvenir que, du secret, en murant d'infects et d'affreux s'ils sont coupables, ils n'en sont pas moins cachots; la séparation et la distinction , si hommes? Y a-t-il à balancer entre une rilong-temps et si vainement attendues, que gueur sans mesure, une barbarie sans borl'on sera des hommes, soit prévenus, soit nes, que condamnent également l'humanité

et la religion, et qui ne produisent que l'im L'Encyclopédie méthodique, rédigée moralité , le libertinage ou le désespoir, et trente ans plus tard, lorsque, les meurs une juste sévérité qui astreint à une vie aus- s'adoucissant, le soldat commençait à être tère et laborieuse , qui impose toutes les pri- compté pour quelque chose, ne consacre vations , qui frappe ceux qui manquent à la qu’un petit nombre de ligues à cette partie règle , et qui les rend meilleurs en les pu- du service. nissant? Non, sans doute; et lorsque nous L'Histoire del'administration de la guerre, verrons l'heureuse époque où la prison ces par M. Xavier Audouin, ouvrage né avec la sera d'être le dangereux écueil vù vont se révolution , et qui abonde en vues de per-, briser la vertu prête à se relever, le repen- fectionnement, parait n'avoir pas même tir qui veut effacer une faute, et le remords aperçu l'homme de guerre dans son état de qui effraie et qui soutient encore celui qui a prisonnier pour

délits. fait un faux pas ; la détention corrigera le

A une époque plus voisine encore de nous, détenu, et ne sera pas moins une peine ,

un écrivain d'un mérite distingué, M. Odier, que chercheront également à éviter les en- qui a publié sept volumes sur la science adnemis nés du travail, et ceux qu'arrêteront ministrative, a entièrement négligé de partoujours sur le bord de l'abime la honte d'un ler des prisons : oubli d'autant plus difficile jugement flétrissant et le sentiment de leur

à expliquer,

, que la partie de son estimable propre estime. Que la malveillance soit enchaînée, que certainement celle où il est trailé de la jus

travail la plus neuve et la plus achevée est la perversité soit dans l'impuissance de nuire, tice militaire. et que tout tepde, par une sévérité relative, et une modération sans faiblesse, dans les

Enfin, il faut arriver à l'an de grâce 1829 lieux d'expiation , à ramener le coupable à pour rencontrer , dans les Cours d'adminisl'honneur, à l'ordre, à la vertu : voilà ce que

iration de M. Vauchelles, quelques pages doit désirer le corps social, et ce qu'il a le où cet écrivain exact rassemble méthodiquedroit d'exiger. C'est aux lumières du 19°

ment tout ce qu'il y a de prescrit et de créé siècle, à nos institutions nouvelles, et à la

sur cette matière. tendance des esprits vers tous les genres d'a

Toutefois, il reste un livre intéressant à méliorations,

, que nous devons l'heureux faire ; c'est celui des améliorations que comchangement qui se prépare dans l'adminis- porte le régime des prisons de l'armée. tration et dans le régime des prisons; et si Le Français est un mauvais soldat de garnous n'avons pas prévenu nos voisins en re nison. L'activité de son esprit, qui s'accompoussant ces législations barbares, qui ont mode des travaux et des périls de la guerre, fait pendant tant de siècles des plaies si pro- ne sait à quoi dépenser les loisirs de la paix. fondes à l'espèce humaine , nous les imite- Le dégoût pour les armes , qu'il manifeste rons au moins pour effacer tant de pénibles toujours dans les temps où elles sont oisives, souvenirs (Voyez ARBITRAIRE, LIBERTÉ, Per- doit principalement être imputé à nos inNES et Police.) Le comte LABORDE. stitutions, qui le condamnent, hors les camps,

PRISONS MILITAIRES. Les vieux re tantôt à un désolant rien-à-faire, tantôt à cueils administratifs de Chennevières et de des occupations stériles. Quoi qu'il en soit, Briquet ne contiennent aucun renseignement le désouvrement et l'ennui portent leurs sur les prisons militaires. Comme de leur fruits accoutumés. De là, les manques frétemps un code de fer régissait l'armée, il quents au devoir , les atteintes multipliées parait que l'administration s'inquiétait peu à la discipline, dont on peut juger par le du local où se déposaient des hommes des- tableau ci-dessous, relevé sur les chiffres tinés, pour la moindre faute, au gibet ou aux officiels de dix années. galėres.

Résultats numériques de l'administration de la justice militaire de 1818 à 1827.

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Notre pied de paix pouvant être estimé à dans des prisons, dont dix-huit sont affecdeux cent quarante mille hommes, on voit tées aux seuls condamnés. Leur sort y est

1

bien à plaindre, à en juger du moins par la que trois mille soldats, formant

80
dépense que

l'État autorise pour l'entretien l'armée , se trouvent habituellement détenus de chacun d'eux.

partie de

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Cette misérable somme de dix sous de- tentiaires de quelques États de l'Union , pant fournir au prisonnier tout ce qui est de qu'imitèrent plusieurs cantons de la confénécessité première , moins le vêtement, que dération helvétique, et que perfectionna la l'on ne s'est pas cru jusqu'ici dans l'obliga- vieille Angleterre , qui en a réalisé à la terre tion de lui procurer, représente une condi- de Van Diemen et à la Nouvelle Galles du tion qui n'a pas d'égale dans la société, sud , l'application la plus étendue dont l'esc'est-à-dire au-dessous du mendiant et du prit se puisse former une idée. galérien. Or, que l'on se reporte au tableau De ces expériences , tentées en des lieux ci-dessus , on reconnaitra que le plus grand et sur des peuples différents, est sortie une nombre des délits ne constitue point d'of- vérité de fait; c'est qu'au moyen de privafense à la morale , et, sans doute, on n'aper- tions successivement adoucics ; avec le seceyra aucune bonne raison pour traiter à cours de l'isolement, de l'instruction et du l'égal des crimes les plus odieux la déser- travail, enfin par des remèdes à-la-fois phytion, la désobéissance, l'abus du pouvoir , siques et moraux, on parvient à subjuguer et beaucoup d'autres manquements aux rè- les naturels les plus iodociles. Il est désorgles militaires. Ces délits y sont au nombre mais hors de doute que même des scélérats , de 13,365 sur 17,724, c'est-à-dire, que les justes objets d’épouvante pour la société , 2 de ces condamnés sont des hommes méri- peuvent être graduellement ramenés dans

des voies de raison et de vertu, et replacés tant intérêt et égards , et qu'on traite avec finalement sans danger au milieu des poputoute la dureté imaginable.

lations innocentes. Peut-être on objectera qu'il ne faut rien Notre France, long-temps la première conclure de la parcimonie de l'État envers dans la carrière des perfectionnements soles prisonniers , attendu que leur travail ciaux, était restée cependant étrangère à supplée à l'insuffisance de ce que le trésor ces tentatives philanthropiques; ou plutôt, leur accorde. Cette objection est fondée pour engagée qu'elle était dans une lutte disprosept prisons sur dix-huit, pour 600 condam- portionnée (lutte qu'il lui aurait été imposnés sur1,772. Tout le reste , à moins que des sible de soutenir si elle n'avait déchaine charités particulières n'y pourvoient , subit toutes les passions ), le temps lui avait man. les conséquences d'un ordre légal aussi ri- qué pour s'occuper de cette sorte d'améliogoureux. Je ne veux pas nier qu'il y ait dans ration, lorsqu'au retour du calme et de l'administration volonté d'adoucir tant de l'ordre, un premier essai de ces sages instimisère. Je crois même savoir que, dans l'an- tutions fut hasardé par un militaire de la née courante, la moitié des prisons aura des capitale. ateliers , et que, sous peu d'années, la tola. Le général comte Defrance, frappé de la lité sera montée sur le même pied. Mais, multiplicité des condamnations en temps de tout en applaudissant à des projets qui , sans paix , et de leur rareté pendant la guerre, bourse délier , amélioreront le sort de ceux en avait induit que le plus grand nombre des que les lois militaires ont frappés, je n'aper- délits militaires devait procéder d'un mauvais çois encore aucune tendance à les corriger emploi des loisirs du soldat. 11 jugea que si de leurs mauvais penchants , aucune inten- l'on combinait avec art le travail mécanique, tion de les ramener dans une meilleure voie. nonseulement on perfectionnerait les mœurs Il me semble cependant que le but qu'on se de l'armée, mais que les mêmes moyens , propose dans une maison de correction, n'est appliqués aux hommes que ces lois disciplipas uniquement de faire vivre ceux qu'elle naires ont frappés, les ramèneraient à une renfermc.

vie régulière et sociale. Les philosophes éclairés à qui l'Amérique Il n'appartenait pas au simple commandu bord dut, il y a cibquante ans, ses lois dant d'une division d'essayer sur les babiet sa liberté, regardaient les vices comme tuues des troupes des changements dont le des maladies guérissables. Ils croyaient pos. signal doit leur arriver de plus haut. Mais sible qu'à l'aide d'un traitement convena le général comte Defrance avait sous blement appliqué, on replaçat dans sa di- main un dépôt de condamnés que la maladie, gnité première l'homme que des passions en que les privations, que les chagrins moisavaient fait décheoir. Cette pensée conso sonnaient. Il résolut de faire diversion à sante , fécondée par les moralistes de diverses tant de maux en occupant à-la-fois leur nations, donna naissance aux maisons péni- esprit et leurs bras. Montaign, séjour de

sa

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