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» En leur décernant ces statues, l'empereur a voulu lionorer de grands talens qu'il avait appréciés surtout, et dans le premier projet du code Napoléon, dont ils furent les rédacteurs, et en présidant les conférences mémorables qui ont précédé la rédaction définitive de ce code immortel.

» Mais ne croyez pas , messieurs, que dans l'érection de ces monumens, S. M. ait eu uniquement en vue ceux dont ils sont destinés. à transmettre la mémoire et les traits aux siècles à venir. Toujours guidé dans ses conceptions par les considérations supérieures du bien public et de la gloire nationale, l'empereur a étendu sa pensée beaucoup plus loint; il a voulu que 'ceś statues, élevées à deux hommes illustres dans la carrière qu'ils ont parcourue , devinssent la source féconde de la plus noble comme de la plus utile émulation.

Vous en jugerez , messieurs , par ce passage de la lettre que S.M. a daigné m’écrire à ce sujet :

« Notre intention est que nos ministres , conseils d'état et ma»gistrats de toutes nos cours, voient dans cette résolution le désir que si nous avons Pillustrer leurs talens et de récompenser l'eurs services; » la seule récompense du génie étant l'immortalité et la gloire. »

» Quelles actions de grâces ne sont pas dues au grand prince qui destine aux services et aux talens one aussi noble récompense!

» Que les magistrats en conservent à jamais la plus vive et la plus respectueuse reconnaissance, et qu'ils la lui prouvent chaque jour par un redoublement de zèle, d'application et de dévouement'à sa personne sacrée.

» Recevez, messieurs , les nouvelles assurances de mes sentimens affectueux.

Signé REGNIER REILLE. Général de division; comte d'empire; commandant de la légion d'honneur, nommé par l'empereur ; grand - officier de la même légion, nommé par le roi , le 29 juillet 1814 ; et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; pair de France, nommé par Napoléon , le 4 juin 1815.

REINHARD (Charles ). Baron d'empire ; commandant de la légion d'honneur ; membre de l'institut; envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Cassel pour Napoléon ;-conseiller d'état, service extraordinaire, nommé par le roi, le 4 juillet 1814.

RENDU ( Ambroise ). Nous ne savons si messieurs les conseillers ordinaires de l'ancienne université impériale, qui se trouvent être encore à peu près les mêmes, grâce

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au décret du 31 mars 1815 , connaissent, comme nous, l'aimable instinct des moutons de Panurge. Quand l'un sautait tous les autres squtaient à la fois. M. Rendu, suivant l'exemple de ses illustres confrères, comme conseiller ordinaire et inspecteur général de l'université impériale , veillait à ce qu'il ne sei passât rien qui føť contraire au dévouement qu'il avait promís solennellement aux intérêts de S. M. l'empereur et roi.

En 1814, M. Rendu ne ralentit en rien sôn zèle, et ce même dévouement qu'il promit de nouveau à S. M. le roi de France et de Navarre, qui le nomma même inspecteur des études. (Ordonnance du 17 février 1815.) los

Au retour de S. M. l'empereur il. en coûtait si peu de renouveler le premier serment ; c'est comme si on n'avait jamais prêté que celui-là. Nous attendons maintenant le serment que

M. Rendų va prêter. RIGAL. Sénateur, le 7 brumaire an 13 ; comte d'ema pire; officier de la légion d'honneur. L'extrait des registres du sénat conservateur , du 6 avril 1814, nous apprend que M. Rigal appela Louis-Stanislas-Xaxier de France et les autres membres de la maison de Bourbon au trônė de France. !

RIGNY. Chef de la seconde division des bureaux de l'université impériale ; maitre des requêtes ordinaire au conseil du roi, le 4 juillet 1814.

RIOULT DE NEUVILE, Député du Calvados ; ang cien membre du corps législatif; membre de la chambre des députés ; chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 13 août 1814,

RIOUST (Mathieu-Noël). Prêtre; grand-vicaire de l'évêque de Nevers ; ayant acquis , comme prédicateur , une sorte de réputation qui l'avait fait appeler à la cour , où il avait prêché l'avent devant le roi. (Voyez Plaidoyer conclusions du citoyen L. G. cahien et jugement dans la cause entre C.-N.-F. Brisson et F.-M.-M. Héron, femme de M.-N. Rioust, page 8); sa maria à Rouen le 22 nivose an 2 (ibid, page 15); donna à un de ses enfans le prénom

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de Montagne (ibid, page 16). Lorsque Arena , Corrachi, Demerville, furent arrêtés, quelques traits d'une correspondance mystérieuse entre les citoyens Rioust et Demerville, éveillèrent les soupçons du gouvernement; le citoyen Rioust fut arrêté le 2 brumaire an 9, conduit à Paris : bien : tôt il fut interrogé par le préfet de police, et mis sur-le champ en liberté (ibid, page 21); il avait été en l'an 6 nommé à l'administration du département de l'Eure. ( Voyez ibid, page 39.) Il a été un moment, en 1813, rédacteur en chef du Journal de Paris. L'administrateur républicain fut en 1815, lors du retour de Napoléon , nommé secrétaire général impérial du département du Nord , puis du déparé tement du Bas-Rhin.

RIVET. Une petite collection qui serait assez curieuse
à faire, et que nous ne désespérons pas de mettre au jour
plus tard, c'est le recueil des différens arrêtés , proclama-
tions , circulaires, lettres et autres actes émanés des préfec-
tures de certains préfets. M. le baron Rivet, membre de la
lėgion d'honneur, dont le style parait se prêter facilement
à tous les tons et à tous les genres de dévouement,
ferait juger de la rédaction de quelques-uns de ses actes
préfectoraux , lorsqu'il était, par exemple, préfet du dé-
partement de l'Ain, long-temps avant 1814 ; on les compa-
rerait avec ceux qu'il écrivit dans sa préfecture de la
Dordogne, depuis le 20 juin 1814 (ordonnance du roi, qui
nommait M. Rivet à ladite préfecture ); on les comparerait
enfin avec ceux qu'il a déjà écrits , et qu'il écrira encore
probablement dans sa préfecture du Cher. (Décret impérial
du 6 avril 1815.)

ROBERT-LEFÈVRE. Peintre, quai Bonaparte, no 3.
« Portrait en pied de S. M. l'empereur et roi ;
» Portrait en pied de S. M. l'impératrice ;
» Le buste , étude du portrait de S. M. l'impératrice, etc.»

(Exposés au musée Napoléon, le jer novembre 1812, sous les nos 779,780, 709, etc. de la notice ).

Le même. Peintre , quai d'Orsay, no 3, au coin de la rue du Bac.

« Portrait de S. M. Louis XVIII,

nous

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» Ce portrait a été fait sans séance, et entièrement de mémoire. »

( Exposé au musée rogel des arts, le 1er novembre 1814, sous le n° 795 de la notice. )

ROEHN. Peintre. «Bivouac de S. M. l'empereur, no 704, exposition de 1811. Entrée de S. M. l'empereur ei roi dans la ville de Dantzick. Réception de drapeaux à Millesimo. »

(Exposés au musée Napoléon , le cer novembre 1812 ; sous les nos 801, 803 de la notice. )

« Louis XVI au séjour des bienheureux reçoit le duc d'Enghien. »

(Exposé au musée royal des arts, le 1er novembre 1814, sous le no 811.)

ROGER. Ancien secrétaire de M. Français ( de Nantes); ex-membre du corps législatif; chevalier de l'empire; membre de la légion d'honneur; conseiller ordinaire de l'université impériale; conseiller ordinaire de l'université royale de France, puis inspecteur général des études. (17 février 1815.) Auteur de la comédie de l'Avocat..

ROGER - DUCOS. Ancien 'juge de paix à Dax ,, sa patrie. Ayant juré fidélité à la république et haine à la royauté ; un des trois consuls du gouveruement qui suce céda au directoire; admis au sénat le 22 frimaire an 8; grand-officier de la légion d'honneur nommé par l'empereur. Malgré sa haine, M. Roger-Ducos, de républicaine et impériale mémoire, appela Louis-Stanislas-Xavier de France et les autres membres de la maison de Bourbon au trône de France. (Extrait des registres du sénat conservateur du 6 avril 1814); pair de France nommé par Napoléon (le 4 juin 1815).

ROGNIAT. Baron d'empire; général de division; com, mandant de la légion d'honneur, nommé par l'empereur ; grand-officier de la même légion, nommé par le roi, le 23 aoat 1814; et chevalier de l'ordre royal et militaire de SaintLouis.

ROGNET. Jamais général n'a été plus mobile. Baron d'empire; commandant de la légion d'honneur, nommé par l'empereur; M. Rogaet va aux Tuileries prendre de la

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main du roi le grand-cordon de la légion d'honneur (2300 1814), et la croix de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis; et signe le 30 juin 1815, au camp de la Villette, une adresse aux représentans de la nation, dans laquelle les Bourbons sont calomnies. '

ROLAND DE CHAMBAUDOUIN. Auditeur de ire classe, service ordinaire près les ministres, section de l'inté. rieur; sous-préfet à Orthès; naitre des requêtes ordinaire au conseil du roi (4 juillet 1814).

ROLLAND DE VILLARCEAU. Nous hésitons à ad. mettre M. Rolland de Villarceau dans notre société, lorsqu'un de nos respectables confrères, homme qui dans sa vie a prêté quinze sermens différens de forme et de couleur, lesquels sont constatés authentiquement dans les bureaux de différentes administrations dont copie est duement légalisée et déposée dans nos archives; lorsqu'un de nos respectables confrères, disons-nous, s'écria : « Mais, sandis, messieurs, so pardonnez-moi; M. Rolland de Villarceau a été succes» sivement préfet impérial-royal-impérial. » A ces mots il nous cita le département du Gard; et comme notre confrère était de Nisme ; il nous lut quelques circulaires antérieures, et quelques autres postérieures à 1814. La signature le buton Rolland de Villarceau nous força de convenir qu'il avait raison. « Cela ne vous suffit-il pas, reprit-il vivement, sa eh! donc, sachez que M. de Villarceau'est à présent préfet >> à Chartres. » (Décret impérial du 6 avril 1815.) Nous ne pûmes alors refuser d'admettre, à l'unanimité, M. Rollaud de Villarceau dans notre dictionnaire.

ROMAGNESI. Sculpteur , rue de la Tour-d'Auvergne, no iO. į « Minerve protégeant l'enfance de S. M. le roi de Rome.» (Exposé au musée Napoléon, le 1er novembre 1812, sous le no u 34 de la notice.)

« Buste du roi; buste de S. A.R. Monsieur. (Exposés au musée royal des arts , le jer novembre 1814, sous les jos 3133 et 1134 de la notice.)

ROMAN, M. Roman était depuis long-temps paisible

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