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Les ouvriers doivent avoir l'affûtage du menuisier ordinaire et les outils qui concernent particulièrement eur état, tels que tenailles, serpes, planes, marteaux, vrilles et gouges ; l'ouvrier manquant d'outils touche 25 c. de moins par jour.

La tâche s'évalue sur l'écartement des mailles, l'épaisseur des bois, les quantités plus ou moins fortes de ireillage, la difficulté de l'exécution des dessins donnés par l'architecte.

La variété et les difficultés des travaux rendent presqu'impossible la confection d'un tarif qui s'essaie depuis longtemps. On traite donc de gré à gré, ou d'après les prix en usage dans l'atelier, surtout pour les berceaux. Voici cependant quelques prix qui peuvent servir de base d'évaluation : Pour replanir et faire la maille carrée de 29 à 32 centimètres, 2 c. et demi par mètre superficiel ; de 18 à 20 centimètres, 6 c.; de 8 à 10 centimètres, 25 c. Pour la maille en losange, de 30 à 32 centimètres, 2 c. et demi par mètre superficiel ; de 18 à 20 centimètres, 5 c. ; de 8 à 10 centiméires, 12 c. el demi; de 5 centimètres, 45 c.

TRIBUNAL DE COMMERCE.-Voy. page 13.

TROTTOIRS (Poseurs de). - La taille des bordures de grès se paie la journée de 5 fr.; à la tâche, par mèire courant, le grès débosselé se paie 35 à 40 c. piqué, bouchardé, 80 c.; ciselé, 1 fr. 10 c.(les deux parements). Pose sur sable ou terre, 20 c. le mètre courant; sur massif 30 à 40 c. ; les circulaires se paient double; les joints se comptent séparément. Pavage en pavés ordinaires pour trottoir, le mètre superficiel, 35 à 40 c. (Voyez Dalleurs et Tailleurs de granit).

TUILIERS. La luile se fabriquc daus les mêmes établissements que la brique et le carreau, mais la nature des terres qui environment Paris ne permet pas d'en fabriquer dans le département de la Seine; aussi quoique les fabricants de tuile soient rangés dans la sixième catégorie du Conseil , aucune cause de tuiliers ne s'est présentée à sa barre (Voyez Briquetiers).

USAGES,- Pratique constante de certains faits dans les ateliers. Il y a des usages généraux qui se rapportent à toutes les professions ou à tous les ateliers de la même profession ; ils sont obligatoires pour tous à défaut de lois, de règlements généraux, de tarifs approuvés ou de conventions particulières. Les usages particuliers de concernent que les ateliers où ils se pratiquent et ne seraient pas obligatoires pour les ouvriers nouveaux, si l'on ne pouvait prouver qu'ils en ont eu connaissance.

On appelle usages, dans la pratique du bâtiment, des évaluations conventionnelles de certains ouvrages de couverture, maçonnerie, menuiserie, etc., qui s'éloignent plus ou moins de la valeur réelle. Ils sont rarement reconnus aujourd'hui dans les mémoires de façon; on mètre pour ce que vaut réellement l'ouvrage.

VANNIERS. Presque tous les ouvriers vanniers travaillent aux pièces ; sont payés par objet ou par douzaine sur des prix faits depuis longues années. Les objets de commande sont payés à l'ouvrier 40 cent. par franc sur le prix de vente. Ceux qui travaillent chez le patron font douze heures, reçoivent leur salaire chaque quinzaine, et ne fournissent que les menus outils, le poinçon, l'épluchoir, la batte, la serpette, etc. Lé prix moyen de la journée est de 3 fr. 50.

VERNISSEURS. - Sont employés chez les ébénistes, fabricants de chaises, menuisiers en siéges, etc.; ordinairement à la journée au prix de 3 fr. 50. Quelques femmes sont occupées au vernis ; leur salaire se règle de gré à gré.

Le vernisseur au tour est payé 7 fr. 50 le cent de pieds ;5 fr. le blason; le vernisseur à la main, 10 fr. le cent de dos; la chaise complèle est payée 4 fr. 80 par douzaine, fantaisie ; 2 fr. 50 ordinaire.

VOITURIERS.--Voyez Charretiers.

VOLIGEURS.-Ouvriers qui préparent les voliges et les attacbent sur la charpente du comble. C'est le plus souvent l'ouvrier couvreur qui fait ce travail pour y appliquer ensuite la tuile ou l'ardoise, faire les solives, les ruellées et autres plâtres qui dépendent des couvertures. L'ouvrier menuisier, qui non-seulement préparerait les solives, mais encore les attacherait, serait en droit de demander un supplément de salairé. Pour la pose par pièce, de 7 c. 1/2 à 10c.

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Supplément.

LOI DU 22 MARS 1841

Relative au travail des enfants employés dans les

manufactures, usines ou ateliers. ART. 1°r. Les enfants ne pourront être em-ployés que sous les conditions déterminées par la présente loi : 1° dans les manufactures, usines et ateliers à moteur mécanique ou à feu continu, et dans leurs dépendances ; 2° dans toute fabrique occupant plus de vingt ouvriers réunis en atelier.

Cet article n'énumère que les établissements qui sont de plein droit soumis aux prescriptions de la loi. Pour ceux de moindre importance, l'art. 7 aytorise le gouvernement à les ý soumettre par des règlenients d'administration publique.

D'après les explications données par le rapporteur à la Chambre des Députés, la loi s'applique à tout établissement renfermant plus de vingt ouvriers, soit réunis en un seul atelier, soit répartis en plusieurs.

La loi ne concerne pas seulement certaines fabriques; elle s'applique à tous les genres d'industries.

Quant au travail des enfants dans les mines, il est réglementé par un décret du 3 janvier 1813, dont l'art. 29 est ainsi conçu : « Il est défendu de laisser descendre ou travailler dans les mines, minières, les enfants au-dessous de dix ans. »

ART. 2. Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans. De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.

De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos. --Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir. L'âge des enfants sera constaté par un certificat délivré sur papier non timbré et sans frais, par l'officier de l'état civil.

La fixation de l'époque et de la durée des repos est laissée soit aux règlements intérieurs de chaque atelier, soit aux règlements d'administration publique, si la chose devient nécessaire.

ART. 3. Tout travail entre neuf heures du soir et cinq heures du matin est considéré comme travail de nuit.-Tout travail de nuit est interdit pour les enfants au-dessous de treize ans.Si la conséquence du chômage d'un moteur hydraulique ou des réparations urgentes l'exigent, les enfants au-dessus de treize ans pourront travailler la nuit, en comptant deux heures pour

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