Histoire de France, Volume 3

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Page 193 - Le pape n'est plus, comme dans les commencements le sujet de l'empereur; depuis que l'Église s'est répandue daos l'univers, il a à répondre à tous ceux qui y commandent, et par conséquent aucun ne doit lui commander; la religion ne suffit pas pour imposer à tant de souverains, et Dieu a justement permis que le père commun des fidèles entretint, par son indépendance, le respect qui lui est dû : ainsi donc il est bon que le pape ait la propriété...
Page 38 - Ce fut longtemps une consolation pour le genre humain qu'il y eût de ces asiles ouverts à tous ceux qui voulaient fuir les oppressions du gouvernement goth et vandale. Presque tout ce qui n'était pas seigneur de château était esclave : on échappait, dans la douceur des cloîtres, à la tyrannie et à la guerre.
Page 110 - ... Gaulois. Les rois francs , avides de pouvoir, s'entourèrent de préférence des anciens habitants du pays, plus accoutumés que les guerriers barbares à obéir et à servir. De là une rivalité entre le parti romain et le parti germain ; les maires du palais se placèrent par degrés à la tête du dernier, et leur triomphe fut celui de la nation conquérante sur la cour alliée à la nation vaincue. J'ai vainement cherché dans les faits les traces d'une telle distinction. Ce ne fut point...
Page 109 - C'était en Neustrie que s'était établi Clovis avec la tribu alors prépondérante parmi les Francs. La conquête de la Gaule était le but vers lequel se portaient tous les efforts des Barbares, et la position plus centrale de la Neustrie donnait, sous ce rapport, à ceux qui l'occupaient, beaucoup d'avantages. Là ils trouvaient les richesses romaines et ces débris de civilisation qui procurent tant de moyens de supériorité. Là aussi les habitudes de la population romaine et l'influence du...
Page lxiv - Les éléments même les plus étrangers à ce système, l'Église, les communes, la royauté, furent contraints de s'y accommoder; les églises devinrent suzeraines et vassales , les villes eurent des seigneurs et des vassaux, la royauté se cacha sous la suzeraineté.
Page xl - La recherche et la discussion des faits, sans autre dessein que l'exactitude, n'est qu'une des faces de tout problème historique; ce travail accompli, il s'agit d'interpréter et de peindre, de trouver la loi de succession qui...
Page lxvi - ... régime , dont elle portait pour ainsi dire la livrée. Il en fut de même de la royauté et des communes : dans l'une , le principe monarchique ; dans les autres , le principe démocratique, continuèrent au fond de dominer. Malgré leur accoutrement féodal, ces éléments divers de la société européenne travaillaient constamment à se délivrer d'une forme étrangère à leur vraie nature , et à prendre celle qui correspondait à leur principe propre et vital. Après avoir constaté l'universalité...
Page 227 - IL ya de certaines idées d'uniformité qui saisissent quelquefois les grands esprits ( car elles ont touché Charlemagne ), mais qui frappent infailliblement les petits.
Page xl - France de dresser la généalogie de chaque famille : ce que je lui demande, c'est de rechercher la racine des intérêts, des passions, des opinions qui nous agitent, nous rapprochent ou nous divisent, d'épier et de suivre dans le passé la trace de ces émotions irrésistibles qui entraînent chacun de nous dans nos divers partis politiques, élèvent nos esprits ou les égarent. Dans tout ce que nous voyons depuis un demi-siècle, il n'ya rien d'entièrement nouveau ; et, de même que nous pouvons...
Page lxviii - C'est là ce qui habite dans l'intérieur du château. Tout autour, au pied, se groupe une petite population de colons, de serfs, qui cultivent les domaines du possesseur du fief. Au milieu de cette population inférieure, la religion vient planter une église; elle y amène un prêtre.

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