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M É CANIQU E.

Description d'une presse hydraulique perfec

tionnée; par M. Murray.

Depuis qu'on a reconnu en Angleterre, les avantages que procure la presse hydraulique, son usage s'est généralement répandu ; on s'en sert aujourd'hui avec succès dans les fabriques de papier, les manufactures de draps, etc. Cette préférence est justifiée par les effets étonnans que produit cette machine, puisque par son moyen on est parvenu à comprimer des matières très-dures. On connaît les presses hydrauliques de M. Perrier de l'institut qui, depuis plusieurs années, en fait construire dans ses ateliers de Chaillot pour toutes les personnes qui lui adressent des commandes : nous nous dispenserons donc d'entrer dans de nouveaux détails sur leur composition; nous nous bornerons à mentionner les perfectionnemens qu'y a ajoutés M. Murray, et qui semblent mériter quelque attention.

Lorsqu'il s'agit de presser et d'emballer périeur mobile , construit en fer forgé; BB, plateau inférieur, également mobile; C, tige du piston en forme de double crémaillère , dont les dents engrènent dans celles des deux roues EE. D, cylindre dans lequel agit le piston. FF, montans en fer, entaillés en forme de crémaillère , et dont les dents engrènent dans celles des roues EE. Ces montans glissent librement dans les tuyaux GG, et font monter et descendre alternativement le plateau supérieur A. auquel ils sont assemblés.

On conçoit aisément l'action de cette presse. L'eau étant forcée dans le cylindre D, fait monter la double crémaillère portant le plateau inférieur, tandis que les crémaillères FF, , ainsi

que le plateau supérieur auquel elles sont réunies, sont forcés de descendre jusqu'à ce qu'on ait obtenu la pression désirée; lorsqu'on veut dégager les matières pressées de dessous la presse, on vide l'eau du cylindre D par les moyens d'usage; alors le plateau inférieur descend par son propre poids et fait monter le plateau supérieur. En introduisant ensuite de nouvelle eau dans le cylindre, on peut recommencer l'opération ; les crémaillères extérieures pourraient être remplacées par de fortes chaînes, dans les chaînons des

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quelles s'engageraient les dents des roues, qui dans tous les cas doivent offrir une très grande solidité

pour

résister aux efforts de la machine.

HH, châssis de la presse fortement assemblé. II, galets pour faciliter le jeu des montans FF, et les tenir constamment rapprochés des roues EE. Fig. 2, 3 et 4: Châssis d'une forte

presse

å montans amovibles. AA, montans dont les extrémités en forme de T, sont encastrées dans les mortaises BB du sommier et de la chapelle de la presse, retenus par les coins en queue d'aronde CC, qu'on peut placer et enlever à volonté, lorsqu'on veut dégager les montans ou les remplacer par d'autres plus forts; on peut employer quatre montans au lieu de deux, si on le juge à propos.

Fig. 5. Régulateur de la presse, fixé au cylindre extérieur. A, tuyau en cuivre aboutissant au petit cylindre B, contre lequel la pression de l'eau agit en proportion de la surface de celle que contient le cylindre intétérieur C. D est un autre cylindre fixé au cylindre B, et qui monte et descend avec lui dans les boîtes à cuir EE. F, petit cylindre dont le diamètre intérieur est d'un dixième 2e Coll. 3.

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de celui du cylindre D; il est fortement attaché au grand cylindre G, et se meut librement dans les boîtes à cuir HH. I est un petit réservoir en fer rempli de mercure, fixé dans l'intérieur du récipient K; il est percé à son sommet, de quelques trous, pour que l'eau contenue en K puisse presser sur la surface du mercure. L, M, tube de verre, sur lequel est marquée une échelle graduée de 20 à 260, exprimant le poids en tonneaux. On peut cependant adopter toute autre échelle , suivant le besoin. Dans celle-ci le rapport de Cå B est comme 400 est à 1; celui de D à F, comme io est à 1. Le cylindre G à 4 pouces de diamètre, et, lorsqu'il force l'eau d'entrer dans le récipiënt K, il aura à vaincre une résistance égale au poids d'une colonne de mercure de son propre diamètre; la hauteur du mercure dans le tube de verre M indique alors, sur l'échelle graduée, le poids en ton

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neaux.

Lorsqu'il s'agit d'une faible pression, ou qu'on veut peser des fardeaux, on omet les petits cylindres D et B, et on n'emploie que les cylindres mobiles G F. Ces cylindres,

de même

que les autres, devront être bien rodés, fajts en bun métal de cloche, et disposés de

manière à monter et à descendre dans les boîtes à cuir, avec le moindre frottement possible. Les cylindres D et G sont creusés pour loger un petit piston F et un récipient de fer I; les récipiens KK doivent être tenus pleins d'eau ; quand même il en passerait un peu à travers les boîtes à cuir, cela ne nuit point à la précision de l'instrument, qui indiquera toujours assez exactement le degré de pression qu'éprouvent les matières soumises à la presse.

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