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CIRCUIT COURT.

SHERBROOKE, 9th JULY, 1874.

Coram DOHERTY, J. BOUTELLE vs. THE CORPORATION OF THE VILLAGE OF

DANVILLE.

HELD :-No action for a quantum meruit lies against a Municipal

Corporation for road work This was an action for the recovery of the sum of $45.00, for the price and value of work and labor done and performed by Plaintiff, on the roads of defendants.

An admission was made by defendants to the effect that the work done by Plaintiff was of the value claimed, and that they had benefitted thereby to that extent.

Defendants pleaded that at the time the work was done by Plaintiff, he was the Mayor of the Municipality, and as such was incapacited from contracting with defendants, and could not recover any sum of money for work done by hím while holding office.

Plaintiff replied that the Municipal Code to prevent officers of Corporations to enter into any contract with the Corporation of whom they are officers has rendered them liuble to the loss of the value of their manual and physical work.

DOHERTY, J. This action nrust be dismissed upon the ground that no action, indebitatus, assumpsit or quuntum meruit lies against a Corporation having limited powers only, and which can oblige themselves only in the manner provided by law. The Municipal Code provides two ways by which a Corporation can make and maintain its roads, neither of which have been followed in this case. The Plaintiff had no right of his own motion, as it seems he did in this case, to go to work on a public road, and afterwards to call upon the Corporation for payment. Action dismissed.

Hall, White & Panneton, for Plaintiff.
Ives & Brown, for Defendant.

.

COUR SUPERIEURE.

SOREL, 22 JUILLET, 1874.

Coram LORANGER, J.

No. 1552.

DAME ELIZABETH CAIRNS et vir.

DEMANDEURS,

VS.

LOUIS POULETTE,

DÉFENDEUR, JUGÉ :-Que l'action en résiliation de bail existe pour d'autres

causes que pour celles mentionnées dans l'article 1624 du

Code Civil. Per Curian: La présente action est en résiliation d'un bail à ferme fait par les demandeurs au défendeur, d'une terre située à Berthier, et en dommages, à raison de l'inexécution de la part du preneur de ses engagements envers la bailleresse.

Le bail, en date du 12 Octobre 1872, et sous seing privé, est fait pour cinq ans, résiliable cependant après trois ans, au choix de l'une ct de l'autre des parties. Les obligations du preneur sont nombreuses, et dans sa déclaration, la demanderesse se plaint qu'il n'en a exécuté aucune. Lors de la plaidoirie, elle a cependant réduit ses griefs aux suivants : Elle reproche au défendeur.

so. De d'avoir pas taillé la haie vive qui se trouve sur la terre louée, au désir de son bail.

20. De n'avoir pas eu soin du parterre, et d'y avoir laissé pratiquer un chemin de communication, au mépris de son obligation.

30. D'avoir occupé une chambre appelée la chambre verte, ainsi que la chambre à coucher de la demanderesse, dont il lui était dé. fendu de se servir, en l'absence de cette dernière.

40. De n'avoir pas fait et entretenu les fossés non plus que les clôtures.

50. De n'avoir pas livré à la demanderesse les grains et pailles qu'il était tenu de lui livrer, dans l'automne de 1873.

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