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Provera , et revint prendre son poste à Béarn de parens pauvres, inais honnétes, 'armée du Rhin. Il contribua successi- qui ne purent lui donner qu'une éduvement à l'invasion de la Bavière sous cation très médiocre ; dut så fortune et Moreau , et ensuite à la défense de la son avancement à lui-même, travailla tėte du pont d'Huningue. Après la révo- d'abord jusqu'à l'âge

d'abord jusqn'à l'âge de vingt-quatre lution du 18 brumaire il l'út chargé du ans chez un negociant de Bordeaux commandement de plusieurs divisions obtint ensuite un médiocre emploi a militaires , encourut'la disgrace de Bo- Versailles, et fut successivement comnaparte à cause de ses principes poli- mis des affaires étrangères sous le duc tiques, fut mis à la solde de retraite de Choiseul, comunis de la banque de pendant plusieurs années, et se retira la cour chez Laborde, premier comà Bordeaux où il était encore au mo- mis de la cour d'escompte, commis ment de la chute de Bonaparte. Remis du trésor royal, et enfin premier comen activité après la restauration, il fut mis des finances sous Necker. Il devint bientôt signalé comme voulant favoriser ensuite intendant général des fonds de le retour de l'usurpateur, parut effec- la marine et des colonies, directeur du tivement au champ de Mai de 1815 en trésor public, receveur général des fiqualité de commandant des gardes na- nances à Rouen , et conseiller d'état tionales de la Gironde, fut élu député par brevet avant la révolution. Persede ce département à la chambre des re- cuté sous le régime de la terreur , il présentans, se retira chez lui après le échappa heureusement aux proscripretour du roi , y fut arrété à la fin de tions sanglantes de cetle époque, fut 1815, et conduit à l'Abbaye où il était élu en 1795 député de Paris au conseil encore au mois de juin 1816.

des cinq cents d'où il fut expulsé au DUFOURNY-DE-VILLIERS (Louis. 18 fructidor, et ensuite rappelé à l'adPierre), architecte, administrateur du ministration par Bonaparte alors consul, département de la Seine, etc.

qui le fit de nouveau conseiller d'état Né à Paris,il y exerçait avec distinction et directeur général du trésor public. la profession d'architecte à l'époque de Il mérita cette fortune brillante par ses la révolution , dont il se déclara parti- talens et ses vertus, et donna l'exemple san zélé. Après avoir présidé au mois de la plus sévère probité dans un mod'avril 1790 le club des droits de l'hom- ment où il était rare d'en trouver. me, il entra dans l'administration du Frappé tout à coup de maladie à la département de Paris , fit partie du suite d’nn travail excessif, il mourut le comité central révolutionnaire et du 22 février 1801. Napoléon qui mettait club des jacobins , et prit part à la ré- de la vanité à bien traiter les gens qui volution du 31 mai 1793 contre les gi- mouraient à son service vint voir rondins. Son caractère énergique et aus- Dufresne en grand appareil trois jours tėre lui suscita une foule d'antagonistes: avant sa mort, et fit depuis placer son il attaqua successivement tous les partis, buste dans une des salles de la trésorefut attaqué par eux, et eụt tour à tour rie. à se défendre contre Chabot et Bazire, DUFRESSE ( Simon-Camille ), bales Heliers et Robespierre, Tallien, ron, maréchal de camp, commandeur Fréron et autres réacteurs. Dénoncé par de la légion d'honneur, chevalier de Robespierre comme complice de Dan- Saint-Louis, né le 2 mars 1762. ton , il fut chassé du club sans avoir pu Il était artiste dramatique au théâtre obtenir la parole pour se justifier, et Montansierà l'époque de la révolution, allait porter sa tête à l'échafaud lors- en embrassa la cause avec chaleur, prit que la chute du tyran lui sauva la vie. ensuite le parti des armes , se distingua Rappelé dans la société des jacobins dans quelques occasions, et fut employé après le 9 thermidor, il y soutint avec à Lille en 1793 comme adjudant généopiniâtreté les principes révolution- ral. Devenu général de l'armée révolunaires contre la réaction , fut encore tionnaire, il fit plus de peur que de décrété d'arestation comme terroriste, mal aux habitans du département du et mourut peu de temps après lam- Nord, fut néanmoins l'objet de leurs aistie du 3 brumaire an 4.

dénonciations, arrêté

therDUFRESNE (Bertrand), législateur, midor et mis en arrestation au Luxem. conseiller d’état, directeur général dn bourg. Rendu à la liberté avant le 13 Erésor public, etc.

vendémiaire par suite d'un jugement Il naquit en 1736 à Navarreios en qui l'acquitta de toute accusation, j]

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après le

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fut ensuite employé à l'armée «l'Italie Il naquit à la Guadeloupe en 1736 ou sous Bonaparte et s'y signala de 1100/- il possédait avant la révolution pour peau. Il fit aussi partie de l'expédition 2,000,000 de biens fonds. Il entra au de Naples sous Championnet, fut en- service dès l'âge de treize ans, obtint veloppé dans la disgrace de ce général ensuite la croix de Saint-Louis , et et traduit avec lui en 1799 devant un ayant essuyé un passedroit, abandonna conseil de guerre ; mais la chute de la carrière militaire, pois se retira dans Merlin et de Réveillère-Lépeaux vint son habitation. Nommé en 1789 colonci encore le tirer dere mauvais pas. Ayant des gardes nationales de l'ile, il défendit repris son activité, il commanda long le fort Saint-Pierre contre M. de Bétemps dans la 12° division militaire, où hague, se prononça en faveur de la il se fit chérir des royalistes par sa doù- révolution , et lut envoyé en France ceur et son esprit; fut employé en Es- pour y solliciter des secours en faveur pagne pendant trois ans comme gou- des patriotes. Il y arriva en 1792, refusa verneur de Valladolid, obtint après la d'être député des colonies à la convenfatale retraite de Moscou le comman- tion, fut employé en septembre 1793 , dement de la place de Stettin où il se comme général de brigade à l'armée défendit vaillamment et se fit beaucoup d'Italie, où il obtint plusieurs avand'honneur dans cette circonstance. Ren- tages sur les Austro-Sardes et presque tré en France après la restauration, il toujours avec des forces inférieures; se reçut de Sa Majesté le 19 juillet 1814 la conduisit avec la plus grande bravoure croix de Saint-Louis, et sut employé en devant Toulon dont il s'empara , devint 1815 après le retour du roi, dans un commandant en chef de l'armée des des départemens de la Bretagne. Pyrénées Orientales, et remporta sur

DUGAZON ( Jean-Baptiste - Henri les Espagnols des avantages aussi rapi-Gourgault dit ), acteur du Théâtre des que decisifs. Le rer mai , il gagna Français.

la bataille des Alberdes et enleva le Le célèbre Préville brillait encore sur poste de Montesquieu , avantage qui la scène lorsque Dugazon se présenta fit tomber entre ses mains près de deux pour le doubler et fut reçu en 1772. cents pièces de canon et deux mille Trop souvent farceur, trivial et méme prisonniers. Le 13 août il défit à Saintbas, il excella néanmoins dans les rôles Laurent de la Monga l'armée espagnole de valets, et fut sans contredit un des forte ilà peu près cinquante mille meilleurs comiques qu’ait eus le Théâtre hommes, et s'empara le 17 septembre Francais. Il faudrait un volume pour de Bellegarde , dernière place française rapporter les aventures et les bons mots occupée par les ennemis. Il enleva de attribués à ce comédien ou dont il fut nouveau leur camp les 22 et 23 du l'objet, et l'on peut assurer que peu mème inois à Costouge; mais il survécut d'hommes ont poussé plus loin que

Tui peu à ses victoires, et fut tué le 17 nol'audace et l'impudence. Devenu en 1793 vembre 1794 à l'affaire de Saint-Sébasaide de camp du général Santerre, il tien, où il expira sur le champ de baprit part à tous les actes révolution- taillé. naires de cette époque. Il donna succes

DUGUA ( Charles-François. Toseph), sivement au théâtre l'Avénement de général de division des armées : la ré Mustapha au trône ou le Bonnet de la publique. Vérité, l'Emigrante ou le Père Capucin, Né à Valenciennes en 1744 du major le Modéré et les Originaur ,

toutes de la citadelle de cette ville, ily fit d'excomédies de circonstance qui n'eurent cellentes études, entra dès l'âge de que le mérite de l'à-propos. Dugazon seize ans au régiment de Bourbon infansignalé dès lors au public comme ja- tericen qualité de cadet, et devint biencobin, éprouva plusieurs fois depuis les tót capitaine. Un passe-droit lui fit quitmalheureux effets de cette opinion. Il

ter le service en 1776, et il se retira quitta le théâtre sous le règne de Bona- alors dans un petit domaine près de parte et se retira près d'Orléans, où il Sens. Nommé en 1790 lieutenant de gen-inourut au mois d'octobre 1809 à l'âge

darmerie à Toulouse, il partit comme de soixante-huit ans et dans un état colonel de ce corps à l'époque de l'ind'imbécillité parfaite.

vasion des Espagnols, devint peu de NUGOMMIER (Jean-François-Ca- temps après général de brigade', et se mille ), général en chef de l'armée des trouva en 1793 au siége de Toulon en Alpes et des Pyrénées.

qualité de chef d'état major du général

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Dugommier, qu'il suivit aussitôt à l'ar- à la convention nationale, né à Lille
mée des Pyrénées où il se distingua de en 1760.
nouveau. Ayant passé en 1796 à celle de Il fit d'assez bonnes études, et devint
l'Ouest sous les ordres du général Ho- peu de temps après maitre de quartier au
che, qui se plut souvent à rendre jus- college d’Anclin à Douai. Reçu ensuite
ticę à ses talens , il fut employé depuis médecin, il fut bientôt employé à l'hòpi-
en Italie où il commandait la cavalerie tal de cette ville , se prononça en faveur
au passage du Tagliamento, et occupa de la révolution, et fut d'abord élu juge
la ville de Trieste. Rentré en France de paix, puis député à la législature,
après la paix de Campo Formio, il fut où il déclama avec véhéinence contre
chargé du commandement de la 14° di- les prètres et les ministres du roi. Réelu
vision militaire, suivit Bonaparte en en 1792 à la convention nationale,

il Egypte, se couvrit de gloire à la ba- prit une grande part au procès de taille des Pyramides, et y décida la dé- Louis XVI, vota pour que ce prince route des mamelucks. Pendant la mal- ne pút se choisir un conseil, s'emporta heureuse campagne de Syrie , il eut le contre le côté droit et les partisans de commandement du Caire, et y étoufta l'appel au peuple, et combattit viveplusieurs révoltes des habitans. De re- ment l'ajournement de ce procès: Le tour en France, il fut nommé préfet du 15 janvier 1793 il vota la mort de l'inforCalvados, accompagna ensuite à Saint- tuné monarque. Depuis, sa sureur conDomingue le capitaine général Leclerc tre les royalistes ne connut plus de comme son chef d'état major, contribua bornes, et son nom se trouve attaché aux premiers succès de cette expédition, à une foule de motions révolntionnaires fut blessé deux fois à la Crète à Pierrot, plus exagérées les unes que les autres. Il et mourut le 16 octobre 1802 de la contribua ensuite à la chute des gironmaladie contagieuse qui enleva dans dins au 31 mai 1793, se brouilla avec cette ile tant de braves à la patrie. Robespierre un peu avant le 9

thermiDUHAMEL (Louis-Marie ), baron, dor, et se félicita d'abord de la défaite législateur, maître des requètes, etc. de ce dernier; mais la réaction le mit de

Ilexerçait la profession d'avocat avant rouveau en fureur, et les séances de la Ja révolution , et remplit depuis avec convention et des jacobins retentirent distinction diverses fonctions publiques souvent de ses doléances à cet égard. La dans le département de la Manche.Après rentrée des émigrés, la restitution des a voir été maire de Coutances et vice biens des condamnés, l'arrestation des président du tribunal de l'arrondisse- patriotes, tout devint pour lui un sujet ment, puis décoré du titre de baron avec de récriminations contre le parti de majorat le 14 avril 1810, il fut envoyé en Tallien et de Fréron.Compris enfin dans députation auprès du gouvernement par la proscription du 12 germinal, et déle college électoral du département de la crété d'arrestation à la suite de cette Manche en l'an 11; et bientôt après journée, il fut conduit au château de proposé comme candidat au corps légis- Ham, d'où il sortit par l'amnistie du latil : il y fut admis en janvier 1813, 4 brumaire. Il abandonna depuis cette obtintla croix de la légion d'honneur, et époque la carrière politique, reprit. fut nommé après la restauration maître son état de médecin, sut employé dans des requêtes attaché à la commission les hôpitaux militaires , et mourut des finances. Il parla le 31 août 1814 en d'une fièvre catarrhale à Mayence le 25 faveur du projet de loi sur le budjet, mars 1807. dont il vanta les dispositions avanta- DUHESME ( Guillaume-Philibert), geuses pour le crédit public, regarda comte, lieutenant général, grand officomme chimériques les alarmes conçues cier de la légion d'honneur, chevalier à l'occasion de la vente des forêts natio- de Saint-Louis , etc., né à Bourg Neul, nales, et vota l'adoption entière de la département de Saône et Loire, en 1760. loi. Après avoir été appelé en mai 1815 Il entra au service

en 1794. Sa par le département de la Manche à la belle conduite, ses talens, et des bleschambredes représentans, il fut désigné sures qu'il reçut à la défense de la forêt en juillet suivant pour présider le col- de Mormale, lui valurent bientôt le lege électoral de l'arrondissement de grade de général de brigade. Elevé le Mortain ; mais cette fois il ne fut plus 8 décembre 1794 à celui de général de envoyé au corps législatif.

division , il obtint ensuite le comunanDÚHEM ( Pierre-Joseph ), député dement d'un corps de l'armée de Sam

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bre et Meuse, fut employé en 1795 à Beaupréau, et était venu à bout d'y contre les Vendéens, et à l'armée du établir une fabrique de poudre, lorsRhin sous Moreaul, se signala eminem- que s'étant réfugié à Noirmoutier avec ment au passage du Bhin, que sa divi- d'Elbée, il y perit de la même manière sion effectua la première en plein jour que ce malheureux général à l'âge de

et dans lequel il'lut blessé ; passa de là cinquante ans. - Le chevalier DunoUX 1 à l'armée d'Italie, fit avec Championnet son parent éloigné, qui avait servi dans

la conquête du rovaume de Naples, et la cavalerie avant la révolution, prit battit les insurgés de la Calabre et de la aussi les armes avec beaucoup de zèle Pouille. Traduit devant un conseil au premier moment de l'insurrecde guerre pour avoir résisté au directoi- tion', devint adjudant général, et lut re, il reprit son activité après la chute regardé comme un des meilleurs offi. de cette autorité, et l'nt employé à l’ar- ciers de l'armée d'Anjou. Ce fut lui qui mée des Alpes. Il servit aussi en 1800 à décida la victoire de Saint-Lambert, l'armée de réserve, et se distingua à en tournant la position que commanMarengo. Il fut ensuite créé grand offi- dait son frère, maréchal de camp recier de la légion d'honneur, et nommé publicain, aussi attaché au parti recommandant de la ville de Lyon et du volutionnaire qu'il l'était lui-même à département; repassa en Italie en 1805, la cause du roi. Il mourut en héros à commanda trois ans après en Espagne, l'age de trente ans après la défaite du et fut alors disgracié. Tant de talens et Mans, pour n'avoir pas voulu abande bravoure ne devaient pas rester long donner les blessés qu'il avait pris sous temps oubliés, et les malheurs de la sa garde. Campagne de 1812 le firent reparaître DULAU (Jean--Marie), archevêque avec distinction sur le théâtre de sa d'Arles, membre de l'Assemblée consgloire. Il rendit en effet de grands ser- tituante, etc. vices en 1813 et au commencement de Né au château de la Coste près de 1814, et ayant adhéré à la déchéance de Périgueux, le 30 octobre 1738, d'une Bonaparte, il fut au retour du roi de- famille honorable, il embrassa létat core de la croix de Saint-Louis, puis ecclésiastique, fut ensuite pourvu de employécomme inspecteur général d'in- plusieurs benéfices , et, obtint en 1775 fanterie dans la 16e division militaire. l'archevêché d'Arles. Elu en 1789 deDéroué alors à la maison de Bourbon, puté du clergé de la sénéchaussée de il avait inspiré ses sentimens aux régi- cette ville aux états généraux, il s'y mens qu'il organisa; mais après l'in- conduisit avec modération, ne prit vasion de Bonaparte en mars 1815,

il

aucune part à tout ce qui fut fait contre accepta le commandement des gardes l'église et la monarchie, qu'il défendit nationales mobilisées du département au contraire avec une énergie dont on du Nord, fut nommé pair le 2 juin, et ne l'eût pas cru capable; fut dépouillé tué le 18 du même mois à la bataille de

de son archevêché par la constitution Waterloo.

civile du clergé, et crut devoir ensuite DUHOUX - D'HAUTERIVE, chef rester à Paris malgré les périls presque des armées royales vendéennes.

certains qu'il devait y courir. En 1792 Issu d'une famille distinguée du Poi

il fut incarcéré au couvent des carmes tou, il embrassa jeune la carrière des de la rue de Vaugirard :, on lui proarmes. Après avoir été plusieurs an- posa peu de jours avant les massacres nées capitaine au régiment de Cam- divers moyens pour sortir de sa pri-bresis infanterie, et avoir mérité par son ; mais il les rejeta tous en disant ses services la croix de Saint-Louis, qu'il devait l'exemple à ses respectables il vivail retiré dans ses terres lorsque compagnons d'infortune. Le 2 septeml'insurrection des vendéens en 1793" le bre dix assassins qu'on venait d'introdétermina à prendre les armes avec

duire demandérent à grands cris l'ar d'Elbée son beau frère. Son expérience chevêque d'Arles. Dès qu'il s'entendit et ses talens militaires le distinguèrent, nommer, il pria le plus agé des prêtres non seulement dans les conseils, mais de l'absoudre, puis se levant et s'aencore sur le champ de bataille, et il vançant lentement, les mains croisées rendit les plus grands services à la cause sur la poitrine, il dit aux meurtriers : royale. Devenu membre du conseil et « Je suis celui que vous cherchez. Je gouverneur en second du pays insurgé

» m'offre volontiers en sacrifice; mais sous M. de Donnissant, il coinmandait » épargnez ces dignes ecclésiastiques

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qui prieront pour vous sur la terre, dans les départemens de la Corrèze et » comine je vais le faire devant l'E- de la Dordogne ; devint membre du v ternelle Majesté. » Les sicaires saisis conseil des cinq cents d'ou il sortit en de respect hésitent quelques minutes, 1798, et y fut aussitôt réélu. Il y prépuis se reprochent leur faiblesse , re

senta plusieurs rapports sur l'instrucculent et reviennent successivement tion publique, et dénonça fortement sur lui. Enfin l'un d'eux l'accuse d'avoir

au mois d'août 1799 les écrits que les fait assassiner les patriotes d’Arles , et royalistes répandaient à Toulouse pour plusieurs coups de sabre et un coup exciter une insurrection dans le Midi. de pique dans la poitrine terminèrent

Depuis il a cessé de paraitre sur la la vie et les douleurs du vénérable scène politique, et il habitait encore la prélat. DULAULOY ( le comte, lieutenant d'écrits politiques et autres ouvrages

capitale en 1816. On lui doit une foule , général, inspecteur général d'artillerie,

connus des bibliographes. conseiller d'état, grand officier de la Jégion d'honneur, chambellan , cheva- maréchal de camp, officier de la légion

DULONG (Louis-Etienne), baron , lier de Saint-Louis, etc. Issu d'une honnète famille, il em

d'honnevr, né à Rosnay, département brassa la carrière militaire dans l'arme

de l’Aube, le 12 octobre 1780. de l'artillerie, et ne tarda pas à s'y faire

Il se distingua de bonne heure dans remarquer par des talens et une con

la carrière des armes, et n'était enduite honorable. Il obtint bientôt le core que lieutenant de hussards lorsgrade de général de brigade , et fut qu'il se signala devant Ancône. Blessé élevé le 27 aout 18c3 à celui de général de denx coups de feu à la célèbre afde division. Ses services distingués dans faire du 12 brumaire au 9, il ne quitia les campagnes de 1805, 1806 et 1007,

le champ de bataille que lorsqu'une lui valurent après la paix de Tilsiit le troisième blessure l'eut mis hors d'état rang de grand officier de la légion d'hon- de se défendre. Devenu commandant neur. Il fit aussi plusieurs campagnes

de la place de Pesaro , qu'il défendit en Espagne, se signala le 7 août 1809, pendant plus d'un mois contre les atau combat d'Oropesa, fit partie de l'ex- taques des anglais et des insurgés, il pédition de Russie en 1812, et rendit capitula ensuite d'une manière honoen 1813 les plus grands services à Lut- rablc, et rejoignit l'armée qui l'aczen, où il chargea l'ennemi au galopcueillit avec les plus vifs témoignages avec l'artillerie légère. Il fit encore des de joie. Le premier consul l'ayant renmerveilles à Wurtschen près de Bautzen contre depuis à Martigni eň Valais, le 21 du même mois, et les journées lui dit : « J'aime les braves. » Néande Wachau et de Leipsick les 16 et 18 moins son avancement ne fut

pas

très octobre, l'ont placé au rang des meile rapide, et il n'obtint le grade de géleurs généraux d'artillerie. Il entra au

néral de brigade que le 12 avril 1813. conseil d'état, section de la guerre, en

On le comptait encore en 1810 au nome décembre, puis fut nommé chambellai. bre des maréchaux de camp en actiAprès la restauration il obtint la croix

vité. de Saint-Louis et l'iospection géné

DUMANOIR-LEPELLEY(le comte), rale des directions de Besançon, Paris contre amiral, commandeur de la leet la Fère : il remplissait encore les şion d'honneur, député au corps légismêmes fonctions en 1816.

latif, etc. DULAURE (J.-A.), député à la Il entra jeune dans la marine, et déconvention nationale, législateur, etc. buta en 1986 par être élève de port. Il

Il était ingénieur géographe avant la fit en celle qualité une campagne de révolution, dont il professa hautement mer à Saint-Domingue sur une flotte les principes, et fut élu député du dépar- du roi. Il fut promu au grade de lieutement du Puy de Dôme à la conven- tenant de vaisseau à l'époque de la rétion nationale. Il y vota la mort de volution, devint bientôt capitaine, asLouis XVI, lut signalé ensuite comme sista en quelque sorte au combat de partisan de la gironde, puis mis en Trafalgar sans pouvoir y prendre part, accusation le 22 octobre 1793, et vint et fut pris peu de temps après aux à bout d'échapper à ses ennemis. Rap- attérages de France après un combat pelé dans le sein de la convention le 18 opiniâtre. Il obtint depuis divers comdécembre 1794, il fut envoyé en 1795 mandemens, fut employé à Dantzick

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