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Stadihouérant & de la confirmacion héréditaire en 1747 & 1743, les Confédérés ont regardé comme un grand avantage pour l'Etat, qu'ils voyoient réunies sur la tête d'un seul & même Prince ces hautes Dignités, relativement à toutes les Provinces & aux pays de la Généralité, & qu'ils s'en font promis 'une nouvelle force & folidité du lien de l'Union; que par conséquent lesdites Dignités ayant reçu dès-lors une relation plus étronę & plus immédiate par toute la confédération, de voient être regardées non-seulement comme une partie essentielle de la constitution & de la forme de gouvernement de chaque Province, mais de l'Etat en entier, & tellement liées à l'Union même, qu'il est impoffible que l'une fleuriffe & conserve fon bien-être fans l'autre; & qu'ainsi de même que les Confédérés sont obligés de s'entr'aider réciproquement au prix de leurs biens & de leur sang, pour la conservation du lien de l'Union, il doit aulli s'ensuivre nécessairement l'obligation de se rassurer réciproquement sur les premiers & principaux moyens par lesquels l'Union doit fe inaintenir, & de veiller à forces réunies contre toute atigiate qui y feroit portée, d'autant plus que l'expérience a appris daris les derniers trub'es, comment des principes les moins considérables, qui d'abord paro', soient avoir pour but de légers changemens, il est résulté néanmoins une confufio. généiale, qui a conduit la confédéracion sur le point d'une deitruca tiuniütale: »

« A ces causes , Messieurs les Députés des Pro. vinces fufdites, au nom & par ordre des Seigneurs E:ats leurs commettans, déclarent folennellement par la présente, que les Seigneurs Etats fufdits tiennent & regardent les dignités de Stadthouder , Capitaine-Général,&Amiral-Général, avec tous les droits & prééminences qui y sont attachés, telles & sur

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le pied qu'elles ont été déférées dans leurs Pro

vinces respectives, & prises en pofleflion dans l'année 1766 par le présent Seigneur Stadihouder héréditaire, pour une partie essentielle de leur conftitution & forme de gouvernement, & qu'ils se les garantissent réciproquement par forme de confédération comme une loi fondainentale de l'Etat, promettant ne point fouffrir que dans une des Provinces de la confédération, l'on s'écarte jamais de cette loi falutaire & indispensable, pour le repos & la sûreté de l'Etat. »

La résolution des Etats-Généraux au fujet de cet ađe, portoit: « Qu'il en seroit

& » dressé deux expéditions en forme, dont » l'une seroit remise à son Altesse, l'autre » au Conseil d'Etat de la République, » pour être gardée parmi les autres pièces » authentiques qui concernent l'Union; & » de plus, il seroit frappé une médaille, » pour conserver, ainsi qu'il s'est pratiqué

plusieurs fois en cas semblables. la mé» moire de cet événement : un atte aust » solennel étant du plus grand intérêt » pour la République, & devant fervir au » raffermissement de l'Union, » Cette médaille sera frappée en or.

M. l'Ambassadeur de France ayant fait, le 4, sa prernière visite au Prince Stadt houder-Héréditaire, ‘S. A. S. a rendu le lendemain, à midi, à Son Excellence une contre visite de cérémonie.

« Des avis de Hellingor , en date du 28 juin, annoncent qu'il y étoit arrivé quel

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a

ques bâtinens Marchards de la Balcique, dont les Patrons ont rapporté que, le 16 juin, jour de leur départ de Cronstadt, il étoit sorti du même port une escadre Rulle de 11 vaisseaux de ligne & 4 frégates , faisant la première division de la forte Russe, forte de 40 vaisseaux de

guerre

de tous rangs. Deux jours après, le 18 juin, les mêmes Patrons avoient traversé la flotte Suédoise, faisant voile alors entre Dagefiord & la côte de Finlande. Leur

rapport

. s'accorde avec des lettres de Stettin selon lesquelles il a relâché dans ce port un bâtiment Marchand, dont le Patron dit avoir vu l'escadre Russe en mer, & ensuite celle de Suède, dont un Officier étoit venu à son bord pour s'informer fi la flotte Rufle étoit en croisière , & quelle hauteur.

P.S. Le Roi de Suède s’eft embarqué, le 24 juin, pour la Finlande. Avant lan départ, ce Monarque avoit ordonné au Comte Razoumoski , Ministre de Russie, de sortir de les Etats dans l'espace de huit jours. Cette résolution a été l'effet d'une Note remise à S. M. Suédoise , par le Miniftre Ruffe, que nous donnerons la se. maine 'fuivante, ainsi que ta réponse du

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Roi

.

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Paragraphes extraits des Papiers Anglois

& autres Feuilles publiques. Le Chargé d'Affaire de la Russie à la Cour de Lisbonne , ayant reçu un Courrier de i étersbourg, a présenté un mémt ire, par lequel il donne communication de la venue prochaine d'une flotte Rufe dans la Méditerranée, & demande en mêre temps l'admiffion des vaisseaux qui la composent , dans les ports de ce royaume, & de s'y pourvoir librement de tout ce dont ils pourroient avoir befoin. Le Miniftère y a répondu : « Que S.M. » rerijours dispoffée à donner à S. M. 14mpératrice » les preuves les ple's certaipes de sa condefcen» darce & de son amitié, en tout ce qui pourra » se trouver conforme aux liaisons de cette Cour

wec d'autres Puiffances, permet aux vaisseaux » Russes d'entrer dans le pont de cette capitale, » au nombre de fix, & de trois dans les autres » ports, & qu'on n'en laissera pas entrer un plus

grand nombre à la fois, à moins que ce ne soit » dans le cas de la nécessité la plus urgente, » moyennant qu'on en demande auparavant la » permission, & feulement pour le temps qui sera » nécessaire aux réparations : que du reste, ces » vaisseaux & leurs équipages seront reçus & » traités dans ce royaume, comme la propriété » d'une Puissance entre laquelle & cette Cour » fubfiste la meilleure intelligence & la plus 1 parfaite amitié.» (Gazette d'Amsterdam, no. 55.)

«Le 5 juin, écrit-on de Semlin, le Sous-Lieutenant Mayer, du corps d'armée aux ordres du prince de Cobourg, est arrivé comme exprès, avec un courrier Ruffè, à notre quartier-général, &j'ai appris

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qu'ils étoient porteurs d'un lettre de la main propre de l'Impératrice. Le même jour notre Monarque a eu ici une conférence d'une heure avec le Feld-Maréchal Lascy; & le lendemain matin le courrier fut réexpédié, après avoir reçu de S. M. un présent de cent ducats. Au reste , S. M. étoit de la meilleure humeur ; mais on n'a pu encore favoir quelle bonne nouvelle peut en avoir été la cause. Je sais seulement qu'en s'en retournant le Monarque dit à M. de Lascy, en françois: J'espère que tout ira bien. L'automne, selon toutes les apparences, sera fertile en événemens de guerre importans; car ces mots & cette joie de l'Empereur ne peuvent guère s'entendre autrement, puisque tout le quartier - général est dans l'opinion qu'il n'est aucunement question de paix. » Courrier du Bas-Rhin, no. 54.

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N.B. ( Nous ne garantiffons la vérité ni l'exacti. tude des Paragraphes ci-dessus).

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