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ne faire la paix avec la France, que lorsqu'on aura fatisfaction de l'affront reçu à Saint-Germain ; dégrade un enfant de 12 ans, qui avoit éé proclamě Roi d'Angleterre, & propose deux Bills, l'un pour obliger tous c:ux qui possédaient quelque charge importante d'abjurer le rejeton de la Maison de Siuard ; & le second, pour dégrader sa mère : mais les plus généreux d'entre les Pairs s'opposèrent au dernier de ces Bills. »

» Au milieu de ses projets & de ses négociations , Guillaume I'll fit une chute de cheval p:es d'Hamptorcourt & se,démit la clavicule. Son Chirurgien le fit coucher, & le presa de rester à Hampioncourt; mais les affaires publiques le rapelqient à Kerfirgiou ; il y, revint, l'esprit p'us occupé de fös; vastes pensées que de son érat & de la douleur: le mouvement de la voiture déranston Ponmanrait 3-& fà fanié érant d'ailleurs usée, il mourut peu de jours apri's, des suites de ce léger accident.

Jusqu'au moment de fa mort il conserva sa pleine connoillance , s'entretint avec tous les Seigneurs de fa Cour, & fit appeler le Lord Portland (1) à fun dernier instant. N'ayant déja plus l'usage de la parole, il prit la main de ce Seigneur, la serra fur foncour, & expira le huit mars (vieux style), dans la 52o. année de son âge.'»

» Les dernières paroles de Charles II furent L'expression d'un homme qui regrette le monde & les plaisirs. Faites ouvrir les rideaux , avoit dit ce Prince, afin que je voye encore le jour. Mais Guil

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(1) Le Lord Portland étoit de l'illuftre famille -Hollandaise de Bent.nck; il avoit fuivi ( uillaume en Angleterre;, 11 ne fut créé Duc qu'en 1716 : c'est de lui que cecend le Duc de Ford d'acjour. d'hui. ( Noie du Traduceur.)

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Laume inourut avec l'indifférence d'un esprit maitre de lui-même, qui fouffre ce qu'il ne peut empêcher. Je tire vers ma fin, furent les derniers mois. »

» Cromwel, qui' avoit renversé la Constitution Britannique , reçut les hönneurs des funérailles publiques ; Guillaune, qui l'avoit sauvée; ne les eut point. On tie fit rien pour honorer la méntoire de ce Monarque, parce que ses fucceffeurs délapprouvèrent tout ce qu'il avoit fait, que le Par'ement: poufla la lésine jusqu'à l'excès & que l'ingrat public s'attache plus à ceux qui peuvent lui faire

à du bien, qu'à celui de qui il en a reçu. »

« Quelques personnes observèrent malignement, que le inême cheval dont la chute causa la mort du Roi, avoit appartenu au malheureux Sir JolinFenwick, dont le supplice fut généralement llamé (2). Mais les hommes généreux & les esprits droits rappelèrent qu'on devoit à Guillaume III, le premier acte de tolérance connu en Angleterre & imité une seule fois depuis , sous le règne actuel, pendant le ministère de Lord North; que ce Monarque avoit érigé la Banque nationale ; qu'il avoit donné des ailes au crédit public de l'Angleterre; fondé. la Compagnie des Indes; mis sur le Trône la Maison d'Hanovre , quoiqu'il fût bien que l'Electrice Sophie le haï Toit; qu'il avoit méprise toutes les injures personnelles, pour ne songer qu'au plus grand bien de la Patrie, au gouvernem nt de la quelle il avoit été appelé; que s'il viola les droits

il fauva la Liberté, la Religion Pro:el.

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de la nature ,

(2) Ce Chevalier, accusé d'avoir conspiré faveit du Roi Jacques , fut jugé & condainné par les Communes , qui , à la pluralité de 182 contre 156, portère.it contre lui, ea 16,6, un Bill d’Attainder, en vertu duquel il fut exécuié. (Note du Traducteur.)

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tante , l'Angleterre, la Hollande & une grande partie de i’Europe ; que des trois Nations libres qui exiftent sur la terre, la Suisse, la ollande & la Grande-Bretagne, les deux dernières lui devoi nt le salut de leur lib. rté; enfin, qu'i donna à l'Univers le g and spectacle d'une Monarchie, dont le Monarque tire plus de grandeur & de sûreté de l'idépendance du Peuple, que les autres Princes n'en tirent de leurs armées & de leurs tresors.

» Ajoutons que le dernier Traité qu'il signa , fit la feconde g ande alliance. La dernière nomination qu'il fit d un Ambassadeur pour mettre le sceau à cette alliance , fut celle du fameux Ma:iborough, dont il connoissoit le mérite, mais dont il avoit les plusjustes raisons de plainte. La dernière Charte qu'il approva, & que fon successeur fignia d'abord après sa mort, fut celle qui porioit la réunion des deux Compagnies des Indes. Le dernier acte du Parlement auquel il donna sa sanétion, asfııra la fucceffion à la Maison d'Hannovre. Le dernier Mellage qu'il envoya au Parlement, cinq jours avant sa mort, étoit destiné à lui recommander l'union entre les deux parties de l'Isle, union dont dépendoit la orce de l'Angleterre, & la sûreté contre les entreprises de ses ennemis. Enfin, le dernier disa cours qu'il prononça au Parlen.ent, fut le plus grand & le plus ni ble qui foit jamais forti de la bouche d'aucun Prince, n.

F R A N C E.

De Versailles, le 16 Juillet,

Le 13,

Leurs Majestés & la Famille Royale ont ligné le contrat de mariage du Comte de Montmorency avec demoi

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(179) Selle de Luynes, & tenda Comte Amaia

cela di ric de Narbonne-Pellet avec demoil te de Serent.

Le is, la Reine, accompagnée de Madame Elifabeth de Francé, a quitt: Verfailles pour aller à son chåreau le Tria

de non, où Sa Majesté paffera environ un mois. Madame, Fille du Roi, s'y tit rendue le lendemain.

De Paris , le 23 Juillet. Arrêr du Conseil d'Etat du Roi, du 27 mai 1789, qui autorile provisoirement les fieurs Intendans & Commiffaires départis dans les généralités connues sous la denomination de pays d'Election, ou leurs Subdélégués, a viser les contraintes de cernées par les Receyeurs particuliers des finances » pour

le recouvrement de la Tuille & des accessoires de cette Impofation.

Autre, du 13 juin 1788, qui attribe aux lieurs Jotendans & Commissaires de partis dans les provinces, les fon&tions cidevant exercées par les Treloriers de

raison des alignemens, pé. rils imminens, réfation & adjudication de paves dans les villes & autres lieux (itués dans l'étendue des Justices royales, autres néanmoins que la ville & faubourgs de Paris

France , pour

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Santé pour

Réglernent fait par le Roi, le 30 mai 1788, concernant la Société Royale d'Agriculture.

Réglement arrêté par le Roi, le 18 mai 1738, portant établiffement d'un Directoite d'administration, & d'un Conseil de

les Hôpitaux Militaires. Le 13, à 8 heures & demie du matin, on a etsuyé ici un orage, dont la principale colonne n'a atteint cependant qu'une partie de la ville & de ses environs. Depuis une quinzaine de jours, le vent se soutenoit au sud & fud-ouest : dans la loirée du 12, il foufla quelques coups de vent de nord & nord-oueft; le tonnerre fe fit entendre, des nuées menaçantes se formèrent à l'oueft, & étincelérent d'éclairs continus depuis 8 heures jusqu'à dix. La nuit fut calme ; mais le lendemain, vers les 8 heures, l'état du ciel annonça un orage effrayant; le vent d'ouest foufla avec impétuosité ; les tonnerres succédèrent : "Pobfcurité étoit profonde ; les nuages, al.

ternativement' noirs, jaunâtres & blancs, rouloient & tourbillonnoient comme à l'approche d'un ouragan : il s'en échappa une pluie très-abondante pendant une heure, & quelques grains de grêle , seulement dans la partie méridionale de la ville. Il en romba beaucoup;

ucoup , en plus grande quantité & d'une groffeur prodi

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