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en proportion de leurs besoins. - Demande quelques détails sur la manière dont se fait la distribution.

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Lettre de NN. du Poitou. 1767. Un temple à Villefaignan (Poitou), rendu impossible par les inenées du clergé. On s'assemble maintenant à la campagne, en pleine air, au noinbre de 2, 3, 4000 et au delà. L'auteur de la lettre aimerait mieux s'assembler'de maison en maison ; ( mais il est impossible de le faire comprendre aux gens de la campagne.

Situation tolé. rable, mais moins de confiance que dans le pays de Saintonge et d'Aunis.

125

Avis au Comité (anonyme). Pélissier, ancien pasleur en Saintonge et Poitou, maintenant catéchiste à Leyde, revient par un zèle imprudent et compromettant, prêcher inutilement dans l'Orléanais et la Picardie.

126 Brunier de Leyde à Royer, 20 avril 1768. Pélissier promet de s'abstenir.

127 Courtonne d'Amsterdam à l'Honoré, 29 avril 1768. Livres de piété envoyés et arrivés à la Rochelle.

128 L'Honoré à Polier de Bottens, 24 mai 1768. Renouvelle la demande du n° 123.

129 L'Honoré à Polier de Bottens, 15 septembre 1769. Encore la même demande, dont le motif n'est ni défiance ni curiosité, mais la demande de la continuation du subside à présenter aux États de Hollande.

130 Polier de Bollens à l'Honoré, 28 novembre 1769. Explication du délai des renseignements.

131 Polier de Boltens à l'Honoré, 4 février 1770 (10 pages). Demande motivée par un mémoire d'une autre répartition du subside pour l'intérieur. La somme qui, répartie entre cinq ou six pasteurs, était pour eux un précieux secours, se morcelle en fractions insignifiantes, s'il faut la partager entre plus de 115 ministres et proposants.

Suit un catalogue exact des pasteurs et proposants desservant l’Église de France en 1770, avec indication des provinces et un Calalogue des Étudiants français à Lausanne, de 1760 à 1770, indiquant les noms, les provinces et l'année de l'entrée et du départ; en tout 84.

132 L'Honoré à Polier de Bollens, 18 septembre 1770. Remerciements du Comité. Lié par ses instructions, il ne peut se rendre aux voeux exprimés relativement à un emploi des subsides qui s'écarte de l'ordre ancien.

133 Polier de Bottens à l'Honoré, 7 décembre 1771. 106 pasteurs, 40 proposants en France, 22 séminaristes.

134 Polier de Bottons à l'Honoré, 12 novembre 1773. Nombre des pastenrs augmente tous les jours. Le missionnaire Boccard, dans la Brie, arrêtě, relâché après quelques semaines, avec interdiction de récidive, sous peine capitale.

135 La Broue, pasteur d'ambassade à Paris, à l'Honoré, 28 avril 1777

(Lettre in originali.) Détails et plaintes au sujet de l'ingérence indiscrète et nuisible de Pélissier dans l'évangélisation du Cambrésis. Ses procédés regrettables à l'égard du pasteur Bellanger.

136 Brunier, pasteur à Leyde, à l'Honoré, 28 octobre 1777. (Original.)

Sévères reproches adressés par lui « au brave mais incorrigible Pélissier, » mêlé dans une affaire secrète favorisée par le comte de Reneval, il est parlé d'un Mémoire indiquant « les noms des nouveaux convertis, les lieux de leurs demeures dans les terres de la. reine et sur celles de France; le projet d'y envoyer des pasteurs et des missionnaires, et d'y établir des maîtres d'école, demandant des souscriptions pour subvenir aux frais, » et présentant des signatures, en tête celle du comte, qui regrette que Pélissier, sur la sérieuse admonestation de Brunier, retire le Mémoire.

137 Polier de Bottens à l'Honoré, 17 décembre 1777. Troubles dans la Picardie. Le missionnaire Briatte, mécontent des nouveaux prédicateurs enrôlés par M. la Broue, pasteur d'ambassade, peu disposés à se laisser dominer par lui, a fait venir Pélissier (Vid. no 124), qui, devançant les pasteurs de Picardie, leur coupe l'herbe sous les pieds.

138 La Broue à l'Honoré, 21 juin 1778. (Lettre in originali.) Lettres de cachet données contre Bellanger et autres en Picardie, dont on espère prévenir l'effet, détails au sujet de M. Armand. Mort de Voltaire.

139
Correspondance entre les membres du Comité, aoút,

décembre 1779. Au sujet d'une demande du pasteur de Picardie, désirant de l'ar

gent pour l'entretien de quelques catéchistes, et l'envoi de livres de piété, le Comité ne se croit pas autorisé à envoyer de l'argent, mais il fait un envoi assez considérable de Bibles et d'autres livres, et s'adresse pour cet effet au comte de Renneval préférablement à M. Pélissier.

140 Lettre de quatre signataires, ancien, diacre et catéchiste de Quiévi

en Cambrésis, 22 avril 1779. Détails sur leur culte, sur leur pasteur Fonbonne. Demande d'argent pour l'entretien de catéchistes, ainsi qu'un envoi de livres. (N. B. Est-ce la lettre indiquée ci-dessus ? Curieuse et naïve lettre de campagnards in originali.)

141 Polier de Bottens à l'Honoré, 12 mars 1781. Bien que la distribution du subside alterne annuellement entre la moitié des pasteurs, la part de chaque portionnaire ne va plus qu'à 20 livres de France.

142 Polier de Bottens à l'Honoré, 18 décembre 1782. Mort de son fils; désagréments causés par le « fougueux Mar >> (Armand?)

143 Lettres de M. Vernède, membre du Comité français de Lausanne, 15 avril, et du Comité même, 24 avril 1783, au Comité

de la Haye. Mort de M. Polier de Bottens, remplacé par le professeur de Bons. Demande de renseignements sur la nature et l'origine de l'oeuvre des Comités, Polier de Bottens faisait seul les affaires avec le Comité de Genève; on n'osait guère lui demander des éclaircissements.

144 Le Comité à celui de Lausanne, 23 mai 1783. Pour renseigner on envoie la copie des résolutions des États de Hollande de 1735, faisant connaître l'origine et l'æuvre du Comité.

145 De Chaufepié à l'Honoré, 26 juillet 1783. Nouvelles tracasseries de M. Armand.

146

De Bons à l'Honoré, 15 mars 1786. Du côté du gouvernement, pleine tranquillité pour les protestants; mais ils se divisent entre eux, Schisme dans l'Agenais, dans le Béarn. Dubois agitateur.

147 De Bons à l'Honoré, 22 décembre 1787. Les églises de France ont toujours besoin de secours. Il serait triste pour elles que,gagnant la certitude de n'être point persécutées, elles perdissent l'intérêt qu'inspirait la persécution.

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L’Honoré à de Bons, 3 décembre 1788. La cessation des persécutions n'a pas été pour les États de Hollande un motif de ne pas continuer le secours pour cinq années.

(A l'expiralion des cinq années, en 1793, les circonstances politiques étaient trop malheureuses pour permettre au Comité de renouveler auprès des États la demande du subside. Auprès du nouveau gouvernement qui sortit de la tourmente révolutionnaire de 1795, ces demandes de secours en faveur des protestants de France étaient devenues impossibles.)

149 De Bons à de la Saussaye, successeur de l'Honoré, comme corres

pondant du Comité, 18 juillet et 23 octobre 1796. Demande ce qui en est du subside, que depuis 1793 il a cessé de recevoir. M. de la Saussaye lui ayant répondu, M. de Bons lui donne les détails désirés sur le séminaire et sur les pasteurs de France qui, n'ayant plus à craindre les persécutions, ont à soutenir une lutte souvent navrante avec le manque de pain. Mêmes détails à ce sujet dans une lettre du 16 décembre 1796, en répondant à l'annonce d'un subside de 2 000 francs, le dernier que le Comité a pu envoyer.

MÉLANGES

NOTE SUR UN RÉCIT DES MÉMOIRES D'ÉTAT DE VILLEROY

(Voir lc dernier numóro du Bulletin, p. 207.)

Parmi les pièces et documents qui composent le recueil intitulé : Mémoires d'État de Villeroy, se trouve le Récit d'une entreprise faite en l'an 1565 contre la reine de Navarre et Messeigneurs ses enfants, par lequel on peut connaîlre comme Dieu s'est montré leur protecteur et a miraculeusement sauvé notre roi Henri IV dès son enfance de la conspiration que ses ennemis, auteurs de troubles et misères de notre temps, avaient dès lors formé avec le roi d'Espagne, à l'entière subversion et ruine de leur maison et de cet État (1).

Nos historiens font allusion à cette « entreprise, » mais d'une saçon très-brève, presque fugitive, et parfois avec des réserves. Michelet se borne à dire : « Les impatients, Montluc, par

(1) Mémoires d'état de Villeroy, vol. II, p. 339-360. Édition d'Amsterdam (Trévoux), en 7 vol. in-12, 1725.

exemple, voulaient qu'on en finîț. D'une part, ils s'entendaient avec l'Espagne pour enlever Jeanne d'Albret et livrer le Béarn (1). »

Théophile Lavallée cite également ce projet, en le rattachant au début de la troisième guerre civile : « La reine de Navarre, dit-il, ayant eu avis qu'on voulait l'enlever dans le Béarn, se mit en marche avec 4000 hommes; elle traversa la Guyenne, fit reculer Montluc; et, après vingt-cinq jours de marche, entra avec son fils dans la Rochelle, où les protestants la reçurent avec enthousiasme (2). » Il place en 1568 le projet auquel le document de Villeroy assigne la date de 1565, qui est ellemême trop tardive, comme nous le verrons. S'il n'y a pas d'anachronisme, il faudrait admettre que le projet d'enlèvement a passé par plusieurs phases ou a été abandonné et repris. Quoi qu'il en soit, cette simple indication, comme celle de Michelet, est trop laconique et ne donne pas une idée suffisante de ce qui a dû se passer.

Henri Martin est plus explicite; il cite en note les Mémoires de Villeroy sans faire néanmoins à notre document aucun emprunt caractéristique; il donne au complot la date de 1563, , qui est la vraie, comme nous le montrerons, selon la teneur de la relation de Villeroy, et le rattache à une vaste tentative de la papauté et du parti catholique pour imposer à la France les décisions du Concile de Trente et y anéantir la Réforme. Jeanne d'Albret venait de supprimer le catholicisme dans ses États. « La cour de Rome, dit notre historien, résolut de frapper un coup d'éclat; le tribunal suprême de l'inquisition romaine cita devant lui tous les prélats français convaincus ou suspects d'hérésie; le cardinal de Châtillon, évêque de Beauvais..., Louis d'Albret, de Lescar, puis la reine de Navarre elle-même fut citée à comparaître avant six mois (28 septembre 1563); ce délai passé, Jeanne d'Albret devait être, par le seul fait de sa contumace, déchue de ses royaumes,

(1) Histoire de France, guerres de religion, p. 327. 2) Histoire des Français, t. II, p. 454.

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