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9. Pour les navires au long cours, la visite prescrite par Article 225 du Code de Commerce pour un chargement nouveau ris en France ne sera obligatoire que s'il s'est écoulé plus d'un n depuis la dernière visite, à moins toutefois qu'ils n'aient subi des varies.

10. Les actes ou procès-verbaux constatant les mutations de proriété des navires, soit totales, soit partielles, ne seront passibles, . l'enregistrement, que du droit fixe de 3 fr. L'Article 5, No. 2, do a Loi du 28 Février, 1872, est abrogé en ce qu'il a de contraire

la presente disposition. Les dispositions du présent Article sont applicables aux ventes de bateaux de toute nature servant i la navigation intérieure.

11. Le paragraphe 3 de l’Article 4 de la Loi du 19 Mai, 1866, sur la marine marchande est inodifié ainsi qu'il suit :

“Article 4, $ 3. Des Décrets rendus en la forme des règlements d'administration publique, sur le rapport du Ministre du Commerce de l'Industrie et des Colonies, après enquête et après avis des Ministres des Travaux Publics et des Finances, peuvent établir dans un port maritime des péages locaux temporaires pour assurer le service des emprunts contractés par un Département, une commune, une Chambre de Coinmerce ou tout autre établissement public, en vue de subvenir à l'établissement, à l'amélioration ou au renouvellement des ouvrages ou de l'outillage public d'exploitation de ce port et de ses accès, ou au maintien des profondeurs de ses rades, passes, chenaux et bassips.

“Ces péages sont payables par les navires tant Français qu'étrangers, en raison de leur tonnage de jauge, des quantités de marchandises et du nombre des voyageurs embarqués et débarqués ; ils ne peuvent dépasser 1 fr. par tonneau de jauge nette légale ; 1 fr. par voyageur, et 50 centimes par tonneau d'affrètement ou par topne métrique de marchandises.

" Les tarifs peuvent comprendre des péages par tonneau de jauge gradués suivant l'espèce du navire, son tirant d'eau, la durée de son stationnement dans le port, le genre de navigation, l'éloignement du pays d'expédition ou de destination, la nature de la cargaison du navire, les opérations faites par lui dans le port au cours d'une escale. Ils peuvent établir des prix réduits d'abonnement ou des exemptions totales ou partielles en faveur de certaines catégories déterminées de navires, tant Français qu'étrangers.

"Ils peuvent spécifier des péages par unité de trafic différents à l'embarquement et au débarquement suivant les diverses natures de marchandises ou les diverses catégories de voyageurs.

"Les tarifs de péages institués conformément au présent Article ou des péages similaires en vigueur peuvent être modifiés avec ou sans conditions, dans les limites des maxima fixés par les Décrets

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ou les Lois qui les ont institués, sur la proposition des établissements publics au profit desquels ils sont perçus.

“Les Tarifs modifiés ne peuvent entrer en vigueur qu'après avoir été portés à la connaissance du public pendant un mois par voie d'affiches, et lorsqu'ils ont été homologués par le Ministre du Commerce, après avis des Ministres des Travaux Publics et des Finances.

“Les péages locaux sont recouvrés par l'Administration des Douanes.

“Ils sont assimilés aux droits de douane pour la forme des déclarations, le mode de perception et notamment le recouvrement par voie de contrainte, le mode de répression des contraventions, les règles de compétence et de procédure en cas de contestation sur l'application des tarifs. Toute contravention donnera lieu au payement d'une amende égale au double du péage compromis.

"Les frais de perception et de procédure sont prélevés sur le produit des péages."

12. Il est prélevé sur le montant des primes instituées par les Articles 2, 3, 6, et 7 de la présente Loi une retenue de 4 pour cent qui sera versée à la caisse des invalides de la marine.

Le produit de cette retenue sera affecté :

1. A l'allocation de secours aux marins Français victimes des naufrages et autres accidents, ou à leurs familles ;

2. A des subventions aux Chambres de Commerce ou à des établissements d'utilité publique, pour la création et l'entretien, dans les ports Français, d'hôtels de marins destinés à faciliter à la population maritime le logement, l'existence et le placement, ou de toutes autres institutions pouvant leur être utiles.

13. La durée de la présente Loi est fixée à dix années à partir de sa promulgation.

Un règlement d'administration publique déterminera les conditions de son application.

La présente Loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme Loi de l'État. Fait à Paris, le 30 Janvier, 1893.

CARNOT.
Par le Président de la République :
JULES SIEGFRIED, Ministre du Commerce,

de l'Industrie et des Colonies.
VICE-AMIRAL RIEUNIER, Ministre de la Marine.
P. TIRARD, Ministre des Finances.
VIETTE, Ministre des Travaux Publics.

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RITISH NOTIFICATION respecting Law of the Nether

land Government on the Subject of Nationality. -- London, August 10, 1893.*

Foreign Office, August 10, 1893. The Earl of Rosebery, K.G., Her Majesty's Principal Secretary of State for Foreign Affairs, has received a note from Count le Bylandt, Netherland Minister at this Court, requesting that the ollowing notice inay be inserted in the “ London Gazette"

Notice.

The attention of Netherland subjects residing in the United Kingdom is hereby called to the provisions of the Law of the 12th December, 1892, relating to Netherland nationality and domicile, and especially to the importance to those who wish to retain their Netherland nationality of giving the notices referred to in that Law. It is requested that all such notices be given by Netherland subjects, verbally or in writing, to the Netherland Consular officer of the place in which they reside, or, if there be no such Consular officer, then to the Netherland Consulate-General in London, No. 40, Finsbury Circus, E.C.

REPORT by Sir Gerald Portal on Uganda.- November 1,

1893.1

Sir G. Portal to the Earl of Rosebery.—(Received December 6.) My LORD,

Zanzibar, November 1, 1893. Is my despatches of the 24th May I endeavoured to lay before your Lordship (1) a description of the road and country intervening between Uganda and the coast; and (2) some account of the state of affairs which I found upon arrival. I now propose to explain the solutions of the whole question which I venture to submit for your Lordship’s consideration.

The factors of the whole Uganda question may be summed up as follows:

1. A country lying 800 miles from the coast, with no natural means of communication now open, such as waterways, &c.

2. A fertile soil.

“London Gazette," August 11, 1893.

+ Vol. LXXXIV, page 663.
| From Parliamentary Paper “ Africa No. 2 (1894).”

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3. A temperate climate.

4. A strategical position of great natural importance, dominating the northern and western shores of Lake Victoria, holding almost the only access to Lakes Albert and Albert Edward, and controlling the head waters of the Nile.

5. A race of people of much higher intellectual development and civilization than any other Central or East African tribe.

6. A Monarchy, nominally absolute and despotic, but actually shorn of much of its authority.

7. A King of weak moral character and innate cruelty, who bas already at different times professed three different religions.

8. An almost superstitious reverence on the part of a considerable proportion of the peasantry for the family and person of the King.

9. The division of the whole population into three distinct and mutually hostile political and religious parties.

10. The presence of and influence, both religious and political, exercised by a considerable number of European missionaries, Catholic and Protestant.

11. The firm hold taken by Christianity on the country.

12. The hostility of Mabommedanism on the rorth side among the Mahdists, and on the south and south-west among the Arabs, Manyuema, &c., of Tabora, Tanganyika, and the Upper Congo.

13. The exhaustion of the country by a series of desperate civil wars, following on wholesale massacres by the present and late Kings.

14. The attempted administration of the country by the Imperial British East Africa Company, and the publicly acknowledged failure of the attempt.

15. The existence of many pledges and Treaties, made by that Company's officials, which it has been unable to implement.

16. The impression under which the King, Chiefs, and people laboured, that these pledges and Treaties were of the same value as though they had been accorded by Her Majesty's Government.

17. The neighbourhood of the jealous country of Unyoro on the northern frontier, rich in ivory, of almost equal power with Uganda, with a King hostile to European influence, and said to have been recently joined by a remnant of the Soudanese troops which revolted from Emin Pasha in the Equatorial province.

18. The existence of a demand among the people of Uganda for European commodities and comforts, but a great antipathy among all but the lowest classes to work of any sort.

19. The absence of any natural product except ivory, and, possibly, coffee, which would pay for exportation under present circumstances.

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20. Great neglect, up to the present, of the road between ganda and the east coast, and the failure of the Imperial British ast Africa Company to effect any improvement in the means of ansport of goods, which is now dependent on human porterage, nd costs nearly 3001. a-ton.

21. The presence of a large number of Soudanese, consisting of ome 500 partly trained and armed soldiers, with nearly 6,000 romen, children, and followers, who were brought, part into the country and part to its western frontier, from Kavalli by the Company's officers.

22. The hatred and terror inspired by these Soudanese exsoldiers, and the deeds of cruelty practised upon native men and women by that portion of them who were left by the Company, unpaid and uncontrolled, on the western frontier of Uganda.

23. The danger, or indeed, the certainty, of an almost immediate resuscitation of slave-raiding and slave-trading in the event of the withdrawal of European control.

24. The existence of a possible line of communication by a chain of lakes to the mouth of the Zambezi.

Of these factors, to which might be added several others of minor importance, those of a purely economic character would appear to weigh on the side of evacuation, since no hope need be entertained of Uganda being able, at all events for some years to come, to defray the cost of its occupation ; while those of a philanthropic or strategical nature may be quoted in favour of the maintenance of some form of British preponderance.

The possible solutions of the whole question appear to me to be five in number:

(1.) Evacuation, pure and simple.

(2.) The transfer of Uganda and the sphere of influence to Zanzibar.

(3.) Administration by Zanzibar as a tenant of Her Majesty's Government.

(4.) Direct administration by Her Majesty's Government.

(5.) A compromise between the last three, by which the English sphere of influence may be maintained, with the help of Zanzibar, at as small a cost as possible to both countries.

In considering the course to be adopted, the first question which submits itself is that of the responsibility of Her Majesty's Government for Treaties coneluded by a Chartered Company, and subsequently approved by the Secretary of State. Of this nature are, I believe, the Treaties concluded with various Chiefs on the east and west sides of Uganda proper. Some of these Chiefs, the stronger ones, would perhaps be ready to give their consent to the abrogation of these Treaties, but the weaker ones would not be so willing,

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