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Il mat. Arrivée de Napoléon et de MarieLouise, son épouse , à Mayence.

12. - Arrivée de l'empereur de Russie à Wilna.

-- Napoléon arrive à Metz , descend à l'hôtel de la préfecture. Il fit part à M. de Vaublanc qu'il alloit mettre à cheval toute la Pologne ; oui , toute la Pologne , seize millions de polonais. ,

- Dans une audience que Buonaparte donna peu de jours avant son départ de Paris aux évéques qui revenoient de Savone, il termina la séance par ces paroles : Après que j'aurai terminé ce que je prépare , et deux ou trois autres projets que j'ai là, dit-il en se frappant le front, et il y aura vingt papes en Europe ; chacun aura le sien.

- Assassinat de M. Spencer-Perceval, membre de la chambre des communes à Londres, au moment où il entroit dans le portique de la chambre des communes, par un nommé Bel lingham. M. Perceval étoit l'un des membres ennemis de Buonaparte.

13. - Arrivée de Napoléon avec MarieLouise, à Francfort.

19. - Napoléon arrive à Dresde. Il reçoit un gala du roi de Saxe. Ce fut toujours chez · Napoléon que les souverains et une partie de leur famille se réunirent, d'après des invitations adressées par le grand-maréchal de son palais. Dans l'un de ces levers, ordiñairement à neuf heures, Napoléon dit au prince de Neufs châtel, qui faisoit des observations sur l'échange projeté de la Gallicie contre l'Illyrie, « Eh bien ! plaisant homme, qui prétend faire de la diplomatie avec moi ! c'est bien une preuve de la foiblesse de l'esprit hamain que de croire pouvoir lutter contre moi. » - Le 24 mai, il fait venir M. de Pradt, lui parle de l'envoyer en Pologne. « Allez , failes; je vous essaie. Vous pensez bien que ce n'est pas pour dire la messe que je vous ai fait venir.... Il faut tenir un état immense..... Soignez les femmes ; c'est essentiel dans ce pays. Vous devez savoir la Pologne : vous avez lu Rhulières... Dans quinze jours on a des cuisiniers.... Pour moi , je vais battre les Russes : la chandelle se brûle. A la fin de septembre, il faut avoir fini; peut-être y a-t-il déjà du temps perdu. Je m'ennuie ici : je sais depuis huit jours à faire le galant, le petit Narbonne, auprès de l'impératrice d'Autriche. » Buonaparte parloit de cette respectable princesse avec peu de respect. Sur quelques observations que lui fit M. de Pradt sur sa conduite à tenir en Pologne à l'égard des puissances copartageantes devenues ses alliées ; Napoléon répondit vagaement, mais de ma- . nière à faire entendre qu'après avoir fini avec la Russie, il sauroit bien en finir avec l'Autriche , la forcer à accepter l'Illyrie, ou à s'eu passer. Il dit positivement qu'il ne savoit pas encore à qui il donneroit le royaume de Pologne rendu à son intégrité. Quant à la Prusse , son sort n'étoit pas douteux : le dépouillement le plus absolu et complet de ce royaume et de la Silésie. Il fit part à M. de Pradt de l'arrivée du pape à Fontainebleau, en disant que l'apparition de quelques vaisseaux anglais sur la rade de Savone avoit servi de prétexte à sa translation. Il ajouta : « Je vais à Moskou, une ou deux batailles en feront la façon. L'empereur Alexandre se mettra à genoux; je brû. lerai Thoula : voilà la Russie désarmée. On m'y attend. Moskou est le cour de l'empire : d'ailleurs, je ferai la guerre avec du sang polonais. Je laisserai cinquante mille français en Pologne; je fais de Danızick un Gibraltar; je donnerai 50 millions de subsides par an aux Polonais; ils n'ont pas d'argent ; je suis assez riche pour cela. Sans la Russie, le système continental est une bêtise. L'Espagne me coûte bien cher; sans elle, je serois le maître de l'Europe. Quand cela sera fait, mon fils n'aura qu'à s'y tenir; il ne faudra pas être bien fin pour cela. Allez voir Maret. » (Voir l'ouvrage de M. de Pradt.)

24. mai. Lettre du prince royal de Suède à l'empereur Napoléon , à des notes datées de Stockholm.

« Des notes viennent de me parvenir, et je m'empresse de m'en ouvrir à votre majesté impériale avec toute la franchise qui constitue mon caractère. Lorsque je suis arrivé en Suède, j'ai trouvé une nation généralement attachée à la France, mais plus encore à sa liberté et à ses lois ; jalouse de votre amitié, sire, mais ne désirant jamais l'obtenir aux dépens de son honneur et de son indépendance. Le ministre de votre majesté a voulu heurter ce sentiment national, et son arrogance a tout gâté : ses communications ne portoient aucun caractère des égards que se doivent mutuellement les têtes couronnées. En remplissant, au gré de ses passions, les intentions de votre majesté, le baron Alquier parloit en proconsul romain , sans se rappeler qu'il ne parloit pas à des es

claves. Sire, l'humanité n'a déjà que trop · souffert : le sang des hommes inonde la terre depuis vingt ans, il ne manque à la gloire de votre majesté que d'y mettre un terme, etc. )

- Napoléon, sans déclaration de guerre, fait mettre le séquestre sur les propriétés suédoises à Dantzick et dans d'autres ports de la Baltique, et s'empare de la Pomeranie Suédoise, elc.

25 mar. Napoléon permet au roi Charles IV de quitter Marseille, avec sa famille , de partir pour l'Italie, où le climat est plus convenable à sa santé.

28. — Traité de paix , signé à Bucharest, entre la Russie et la Porte-Ottomane. - Le Pruth est reconnu former la limite entre les deux empires.

29. - Départ, de la ville de Posen , da roi de Naples ( Murat ). · 2 JUIN. Mort, à Venise , de l'ex-patricien Octavius Trendo, le dernier rejeton de sa famille : il a légué toute sa fortune aux divers hôpitaux de sa patrie.

- Mort , à Berlin , de M. le comte de Romanzow, chancelier d'état de Russie.

- Napoléon fait son entrée à Posen , grand duché de Varsovie.

5. — Arrivée, à Prague, de Napoléon et de Marie-Louise.

6. – Ouverture , à Bâle, de la diète générale de la confédération Suisse.

8. – La peste a éclaté à Smyrne; presque tous les comptoirs ont été fermés; les étran. gers se sont réfugiés dans les campagnes.

14. - Napoléon a passé la revue de la septième division du premier corps d'armée, à Kesnigsberg.

17. — Le roi de Westphalie (Jérôme Buo

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