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6 Aout. Arrivée du général Moreau à Stralsund.

- Retour de Napoléon à Dresde.

- Le corps prussien de Kleist , entré en Bohème, fait sa jonction avec les Autrichiens.

8. — Combat de Sarragosse , entre les généraux Mina et Paris.

9. – Fin du congrès de Prague.
10. — Fin de l'armistice.
- Arrivée du général Moreau à Berlin.

10. Proclamation du général Moreau : « Dans ce moment terrible où l'univers est conjure contre son oppresseur, où toutes les nations indignées secouent le joug odieux qui les accable, je crois remplir le devoir d'on véritable citoyen en me rangeant au milieu des défenseurs de l'indépendance de tous les peuples, pour briser les fers de ma patrie. Je n'ai pu , sans frémir, la voir languir tant d'années dans un esclavage plus affreux mille fois que celui des nègres. En vain des souverains magnanimes , avares du sang de l'humanité, présentent généreusement la paix à Napoléon. Il méconnoît sa situation ; le ciel, las de ses-forfaits, lui met un bandeau épais devant les yeux; son heure fatale est-marquée ; lui-même se plaîtà creuser l'abîme qui va l'engloutir. C'est à nous, mes concitoyens; c'est à nous surtout à l'y précipiter. Le salut de la France, voilà quelsera

· le but de mes efforts. Oui, j'aime la France

avec idolâtrie ; elle a tout fait pour moi, je ferai tout pour elle. Ce n'est pas l'ambition, ce n'est pas le désir d'une juste vengeance qui me mettent aujourd'hui les armes à la main ; le ciel m'en est témoin. J'avois su l'étouffer dans mon cæur , et j'ai trouvé plus de bonheur depuis mon exil, dans l'intérieur de ma famille , que dans le tumulte des camps et au milieu des rêves les plus brillans de la gloire et des grandeurs, etc. »

12 AOUT. Manifeste de l'empereur d'Autriche, daté de Vienne, on lit :

« Aux yeux de l'univers comme à ceux de la nation française, l'alliance de Napoléon à la plus ancienne famille impériale de la chrétienté affermissoit et fortifioit tellement le colosse de sa grandeur, que tout plan d'augmentation ne pouvoit que lui devenir funeste.

« L'an 1810 étant à peine écoulé, la guerre continuoit à rayager l'Espagne ; les troupes d'Allemagne avoient à peine le temps de reprendre haleine , que Napoléon résolut, dans une heure malheureuse, de réunir un circuit considérable de pays du nord de l'Allemagne, à la masse de pays qui porte le nom d'empire français ; cet empiètement se fit sans apparence de justice, au mépris des formes d'u

sagé, sans déclaration ni pourparler avec aucun cabinet; et sous le prétexte arbitraire et futile de la guerre avec l'Angleterre. S., M. l'empereur, trop prévoyant sur les excès d'une pareille tendance , n'envisage que de pouvoir détourner, par des mesures bien combinées, ce terrible fléau des limites générales de l'Europe. Les souverains alliés contre la France opposèrent à la médiation autrichienne, pour toute réponse, la déclaration générale de Napoléon. Lorsqu'au mois de mars, S. M. fit inviter l'Angleterre à participer au traité de paix, le gouvernement anglais répondit qu'il ne pouvoit croire que l'Autriche pût donner entrée à des espérances de paix, puisque, dans cet intervalle, Napoléon manifeste des sentimens qui ne peuvent conduire qu'à éterniser la guerre; il fallut opter entre la guerre et des traités. Napoléon avoit fait connoître à la cour d'Autriche qu'il regardoit la dissolution de l'empire prussien comme une suite națurelle de sa trahison envers la France , et comme un motif de continuer la guerre ; que, dans ce moment, il ne dépendroit que de l'Autriche d'unir les plus belles provinces de la Prusse à ses états, etc. »

12 AOUT. On a brûlé à Milan une grande quantité de mousseline blanche, perkale et autres étoffes provenant de fabriques anglaises.

12 AOUT. Arrivée du quartier - général du prince-royal de Suède à Oranienbourg.

13. — Le vice-roi d'Italie prend le commandement de l'armée française en Italie.

14. — Arrivée de l'empereur d'Autriche à Prague, du roi de Naples à Dresde.

- Le général Blucher occupe Breslau.

15. – Adresse du prince-royal de Suède à son armée ; il transfère son quartier-général à Postdam.

- Arrivée de l'empereur de Russie à Prague.

- Départ de Napoléon , de Dresde , pour se mettre à la tête de son armée en Silésie.

- Les troupes turques prennent d'assaut le camp retranché des Serviens, près de Négotir ; la garnison, composée de cinq mille hommes, a été tuée'ou prise. . 17. — Commencement des hostilités sur tous les points.

- Le prince de Schwartzenberg entre en Saxe.

« Le général Hiller passe la Save.

- Les Français abandonnent Lignitz. .- Arrivée du roi de Prusse à Prague.

- Le quartier-général du prince-royal de Suède est à Charlottembourg.

18. — Combat de Lauenbourg, du corps de Lützow.

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ÉVÉNEMENS 18 AOUT. Le maréchal Suchet fail sauter les fortifica fications de Tarragone,

19. — Combat de Haynau et de Zopten, des corps de Sacken et de Langeron.

- L'empereur Alexandre quitte Prague pour se mettre à la tête de son armée.

- Entrée des Français dans la Bohème.

21. — Le roi de Prusse quitte Prague pour se mettre à la tête des armées.

- Les corps des maréchaux Oudinot et Victor, et des généraux Arighi , Bertrand et Régnier, se concentrent dans les environs de Baruth pour marcher sur Berlin.

- Le comte de Wittgenstein force le camp retranché de Pirna.

- Combat de Löwenberg , entre Napoléon et l'armée de Silésie.

- Combat de Vellahn, et de Camin, entre le maréchal Davoust et le général Wallmoden.

- Combat de Villach , du général Frimont.

- Le vice-roi Eugène transporte son quartier-général à Adelsberg.

- Mort de la r eine douairière de Suède.

22. - L'armée suédoise quitte Postdam pour marcher à la rencontre de l'armée française qui se porte sur Berlin.

- Combat de Trebbin , du général Thüm. - La grande armée alliée entre en Saxe.

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