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Rouen.

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Melun.

Les 83 Départemens. Nom du Département. | Lieu d'assemblée du Dé

partement. ' 1. Du Nord,

Douai.
2. Du Pas-de-Calais, Arras.
3. De la Seine inférieure,
4. De la Somme, Amiens.
5. De l'Aisne ,

Laon ou Soissons.
6. Des Ardennes , Mézières.
7. De la Manche , Coutances.
8. De l'Orne inférieure ,

Саеп.
9. De l'Orne,

Alençon. 10. De l'Eure,

Evreux. 11. De l'Oise ,

Beauvais, 12. De la Seine,

Versailles. 13. De Paris,

Paris. 14. De Seine et Marne , 15. De la Marne, Châlons-sur-Marne. 16. De la Meuse, Bar-le-Duc. 17. De la Mozelle , Metz. 18. De Finisterre Quimper. 19. Des Côtes-du-Nord , Saint-Brieuc. 20. De l'Isle-Vilain , Rennes. 21. De la Mayenne , Laval. 22. Dela Sarte,

Le Mans. 23. D'Eure et Loire,

Ghartres. 24. Du Loiret ,

Orléans. 25. De l'Yonne,

Auxerre. 26. Del Aube,

Troyes. 27. De la Haute-Marne , Chaumont. 28. Des Vosges,

Épinal. 29. Dela Meurte,

Nancy. 30, Du Bas-Rhin,' Strasbourg 31, Du Morbihan , Vannes. 72. Dela Loire inférieure, | Nantes. 33. De Marne et Loire, | Angers.

FEUILLE VILLAGEOISE,

ADRESSÉE,CHAQUE SEMAINE, A TOUS LES VILLAGES DE LA FRANCE,

POUR LES INSTRUIRE Des Loix, des Évènemens, des Découvertes qui

intéressent tout Citoyen : PROPOSÉE PAR SOUSCRIPTION Aux Propriétaires , Fermiers , Pasteurs, Habitans et

Amis des Campagnes ,
A 7 livres 4 sols par an, Franc de Port.

L'ignorance du bien est la source du mal.

A PARIS, Ghez DESENNE, Libraire, au Palais-Royal , Ne. 1 et 2.

1790.

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Les curés sont les percepteurs de la religion. Cet emploi important, à tous égards, le deviendroit encore plus, s'il ajoutoit à l'instruction chrétiennc l'instruction çivile. Ce seroit donc une sage pensée, et une idée vraiment pastorale, de rassembler dans leur maison ou dans la maison municipale , ou dans la cour des anciens châteaux , ou dans l'église villageoise , les principaux paysans, pour leur lire , chaque dimanche, notre Feuille , et pour leur expliquer les passages qui ont besoin d'étre éclaircis ou commentés. Au défaut des curés, les chapelains , ou même les possesseurs de châteaux , pourroient rendre aux villages ce salutaire 'office , et s'acquérir par - là une domination bien préférable à celle qu'ils ont perdue. Au lieu de vassaux, ils auroient des disciples et des prosélites. Si le pasteur, le chapelain , ou le riche du hameau , ne pouvoient se charger de cette honorable instruction , les chirurgiens de la campagne , qui pour l'ordinaire sont animés d'un zèle patriotique, pourroient former chez eux une sorte d'école ou de club ; et là ils développeroient nos préceptes ; ils répondroient aux questions, et si quelquefois ils avoient besoin de nous consulter, ils nous écriroient, en affranchissant le port des lettres , aux frais de la petite communauté. Cette correspondance pourroit contribuer à rendre notre Feuille plus utile. Nous nous sommes bornés dans ce premier numéro à exposer aux villageois nos vues générales pour leur instruction. Elle commencera au second.

A U X HABITANS DES CAMPAGNES, Sur le but et l'objet de la Feuille Villageoise.

C'EST pour vous que nous écrivons, paisibles habitans des campagnes ; il est temps que l'instruction parvienne jusqu'à vous. Ci-devant, elle étoit renfermée dans les villes , où de bons livres ont insensiblement éclairé les esprits , et préparé la révolution dont vous avez recueilli les premiers avantages. C'est par la lecture qu'ont été cultivés ces hommes courageux que vous aviez chargés de vous représenter, et de défendre vos droits : c'est par la lecture que vous apprendrez vous-mêmes à connoître vos droits, et à les conserver. Vous n'avez pas sans doute , l'ambition, ou du moins le loisir d'aspirer à des connoissances très-étendues ; mais il en est qui doivent être précieuses à tous les habitans de la France , et qu'il est indispensable pour vous d'acquérir. Nous avons vu le temps où l'on n'avoit pas honte d'assurer que l'ignorance devoit être notre partage ; c'est que l'ignorance de ceux qui sont gouvernés , semble faire la sureté de ceux qui gouvernent ; c'est que des puissans qui abusent , craignent toujours d'être observés. Ce temps d'obscurité n'est plus. Un nouveau gouvernement va succéder à celui qui, d'abus en abus , avoir accumulé les maux sur tous les rangs et toutes les conditions. Il se soutenoit par les préjugés qui entretiennent l'ignorance, ou par l'autorité qui impose silence aux réclamations et aux plaintes. Celui

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auquel vous allez être soumis , ne peut se soutenir que par les lumières ; il se fortifie par l'instruction ; il se nourrit, dans chacune de ses parties, par l'émula- . tion et par les connoissances que chacun y apporte ; il se remonte par la surveillance de tous ceux qui l'étudient et qui l'observent : il périroit , s'il n'étoit éclairé.

Cependant , habitans des campagnes , vous participez à ce gouvernement. Vous avez le droit d'élire ceux qui vous représentent, vous-même pouvez être élus ; vos concitoyens peuvent vous confier quelque partie de l'administration de vos affaires communes ; et quand même vous n'aspireriez à aucune de ces places honorables,, vous devez en connoître les devoirs et les fonctions, pour obéir à ceux qui ont été élevés, pour juger s'ils sont dignes de votre confiance. Enfin, le droit et le devoir de chacun de vous, est d'étudier ses lois , afin d'apprendre à leur obéir. L'obéissance aux lois est le premier des dévoirs : mais elle est bien plus franche et plus assurée, lorsque les lois sont connues de ceux qui obéissent, que lorsqu'elles ne leur parviennent que par des ordres arbitraires dont il ne leur est pas permis d'examiner les motifs. Les décrets de l'assemblée nationale ne sont pas tous arrivés jusqu'à vous; quelques-uns vous ont été présentés de manière à vous séduire et à vous tromper; sur-tout vous neconnoissez pas la liaison qu'ils ont entr'eux; et si plum sieurs vous ont instruit des bienfaits , inattendus peut-être , qu'ils vous apportoient, vous n'avez pas eu le temps d'apprendre les obligations qu'ils vous imposent.

Vous avez une nouvelle constitution : vous ne pouvez vous dispenser de la connoître, car elle

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