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en France, tous ceux des différentes sociétés de régates instituées tant à Paris que dans les départements, mais les ventes de chevaux, chiens, voitures, équipages, etc., etc., affichées soit au Tattersall français, rue Beaujon, soit à l'établissement spécial de M. Chéri, rue de Ponthieu.

Une place importante y sera réservée pour les différentes locations de chasses de bois et de plaines faites par l'État, les Communes, les Hospices ou les particuliers, soit par voie d'enchères publiques, soit à l'amiable; on y mentionnera également les ventes de propriétés immobilières pouvant offrir en dehors du revenu foncier le double attrait de la pêche et de la chasse.

Puis, viendront les propositions de ventes ou d'échanges, les demandes de piqueurs ou de gardes, les indications relatives aux établissements principaux qui font, tant ici qu'à l'étranger, le commerce de gibier vivant; et enfin les annonces industrielles qui rentrent forcément par leur nature même dans le cadre de notre spécialité, et qui seront bien mieux placées là que dans certains journaux quotidiens où elles passent pour ainsi dire inaperçues.

Ainsi rédigé et conçu, ce journal bi-mensuel sera sans con-tredit un recueil du plus haut intérêt pour l'amateur qui tient à être renseigné sur tout ce qui se rattache à ses goûts favoris, et deviendra avant peu un indicateur vraiment indispensable, qui justifiera, sous tous les rapports, son nom devenu populaire de Peliles Affiches de la Vénerie et du Sport.

Il va sans dire que cette feuille nouvelle, publiée sous les auspices et comme annexe du Journal des Chasseurs, nous entraînant à des frais assez considérables, nécessitera pour nos abonnés un supplément dans le prix de leur souscription annuelle. Ce supplément, que nous avons fixé à la somme modique de cinq francs, portera l'abonnement à 40 fr. par an pour les deux publications, et ne sera exigible qu'à partir du 1er novembre prochain, c'està-dire au moment où nous entrerons dans notre 25° année.

Quant aux personnes que nous n'avons pas l'honneur de compter parmi nos souscripteurs, le prix de l'abonnement aux Tablettes de Saint-Hubert, auxquelles on peut souscrire séparément sans recevoir notre journal, est fixé pour elles à 12 francs par an, pour Paris, 14 francs pour la province.

La direction du Journal des Chasseurs, jalouse de prouver sa reconnaissance à ceux de ses abonnés qui ont bien voulu répondre à son appel et s'inscrire parmi les membres du Cercle de

Saint-Hubert, les prévient qu'à partir du 1er juillet prochain, ils auront le droit de faire afficher dans les salons du Cercle et insérer gratuitement aux Tablettes leurs offres ou demandes en tout ce qui concerne la chasse.

Le prix d'insertion des annonces proprement dites pour ceux de nos souscripteurs qui ne font pas partie du nouveau Cercle, sera soumis à un droit fixe de 50 centiines par ligne.

Un tarif particulier établit dans le premier numéro des Tablettes de Saint-Hubert le prix des annonces industrielles.

Nous croyons devoir appeler la sérieuse attention de nos lecteurs sur cette source facile et peu dispendieuse à la fois de publicité cynégélique, qui peut devenir pour tous d'un usage si commode.

Le but que nous nous proposons en créant cette feuille nouvelle est si clairement indiqué et le succès en est si désirable dans l'intérêt même de chacun, qu'il nous semble impossible que notre ouvre n'obtienne pas de prime abord de la part de tous les abonnés du Journal des Chasseurs l'approbation et le bienveillant concours que nous sollicitons d'eux et auxquels ils nous ont babitués.

Les directeurs du Journal des Chasseurs,

LÉON BERTRAND, CHARLES GODDE.

CIRCULAIRE A MESSIEURS LES PRÉFETS.

Voici la circulaire, qu'à la suite d'une audience particulière de M. Cornuau, conseiller d'État, secrétaire-général du ministère de l'intérieur, nous avons adressée, par l'intermédiaire du ministère lui-même, à tous les Préfets de France et d’Algérie.

Paris, le 6 juillet 1860.

Monsieur le Préfet, Nous avons remarqué depuis longtemps que la location des droits de chasse ou de pêche sur les biens appartenant aux Communes et aux Hospices, ne donne, en général, que des produits tout à fait inférieurs à la valeur réelle et hors de proportion avec le revenu que retirent les particuliers de la location des mêmes droits sur leurs propriétés privées.

Nous n'hésitons pas à attribuer cette différence au peu de publicité donnée aux adjudications, publicité ordinairement restreinte à l'arrondissement de la situation des biens, et qui rarement dépasse les limites du département; nous avons donc cherché le moyen de remédier à cette cause fâcheuse de dépréciation, et nous croyons l'avoir trouvé, en mettant à la disposition des intéressés une publicité spéciale, considérable et presque gratuite. Par la nature de nos relations, par la position de fortune de nos abonnés, qui tous appartiennent à la classe aisée, nous semblons mieux placés qu'aucun autre pour toucher le but qu'il importe d'atteindre.

La Direction du Journal des Chasseurs publie sous le titre de Tablettes de Saint-Hubert, Pelites Affiches de la Vénerie et du Sport, un balletin d'ANNONCES cynégétiques bi-mensuel, et qu'elle répand en grand nombre parmi le monde des chasseurs.

Elle a l'honneur de vous informer, Monsieur le Préfet, que les Petites affiches de la Vénerie et du Sport admettent dès aujourd'hui l'annonce de tous les biens mis en vente et de toutes les chasses ou pêches mises en location par les communes et l'administration des Hospices, tant en France qu'en Algérie, moyennant un simple droit fixe de 1 franc par annonce, destiné à couvrir ses frais.

Nous sommes persuadés, Monsieur le Préfet, que vous apprécierez les avantages d'un mode de publicité si peu onéreux et aussi spécial , et qu'en portant ce fait à la connaissance de Messieurs les Maires des diverses Communes et des Comités des Hospices de votre département, vous voudrez bien leur en recommander l'usage.

Pour obtenir l'insertion aux Petites affiches de la Vénerie et du Sport, il suffira d'adresser franco au bureau du Journal des Chasseurs, à Paris, une notice sur le bien mis en vente ou sur la chasse ou pêche mise en location, en joignant à la demande la somme de 1 franc en un mandat ou en timbres-poste.

Chaque annonce pourra être plusieurs fois répétée, moyennant ce même droit de 1 franc par chaque répétition.

Les intéressés auront droit à un exemplaire du numéro qui contiendra leur annonce.

Espérant, Monsieur le Préfet, que vous voudrez bien prêter votre bienveillant appui à cette utile entreprise,

Nous avons l'honneur d'être avec respect, vos très-huinbles et très-obéissants serviteurs,

L. BERTRAND ET Ch. GODDE,

Propriétaires-Directeurs du Journal des Chasseurs. Nota. La Direction des Hospices de la Ville de Paris a bien voulu déjà donner les plus vifs encouragements à notre projet.

Nous avons également, depuis l'émission de la présente circulaire, reçu les réponses de plusieurs Préfets, qui tous acceptent avec empressement les propositions qu'elle contient

SOUVENIRS DE CHASSES ET PÊCHES

DANS LE MIDI DE LA FRANCE

Suivis de Renseignements sur la Chasse à Tir en France

PAR LE VICOMTE LOUIS DE DAX.

Je crois fermement que tout vrai membre de la famille cynégétique doit à ses frères en saint Hubert, lout ce qu'il sait et tout ce qu'il peut apprendre encore.

Souvenirs de Chasse, etc., p. 52.

Cette épigraphe, empruntée à M. de Dax, nous plaît médiocrement; car enfin, si ce qu'on sait, on le sait avec le monde entier, je ne vois pas la nécessité d'en donner au public une centième édition. Cependant je l'ai choisie sans hésiter, parce qu'il est bon, si l'on rend compte d'un livre en loute sincérité, de ne faire que répondre au pressant appel de l'auteur luimême. Et puis voici venir l'ouverture de la chasse, et c'est un plaisir et un dlevoir de faire connaître les productions nouvelles touchant le grand art; plaisir, s'il s'agit d'un chef-d'ouvre; devoir, s'il faut signaler des écueils ou préserver d'erreurs graves.

L'ouvrage de M. de Dax est composé de deux parties parfaitement distinctes, les souvenirs qui provoquent le plaisir sans toutefois être un chefd'euvre, les renseignements qui appellent le devoir.

La première partie, de beaucoup la meilleure, est gaie, amusante, il y a de l'entrain, du naturel, c'est le maiden speech de M. de Dax; ce qu'il dit, il l'a fait, ce qu'il raconte, il l'a vu; j'ai pratiqué très-peu ou point les chasses et pêches du midi, mais je sens qu'il dit vrai, je ne le jurerais pas, je le parierais; d'ailleurs, il parle des siens et des autres d'un style aimable et cavalier qui fait que l'on va sans ennui de la première page à la dernière, des vautours aux truites, des truites aux flamınants et aux ours; une seule tache fait ombre au tableau, c'est l'emploi trop fréquent d'une certaine locution :

•je ne vous ferai pas l'injure de vous demander pourquoi... » «si vous avouez que vous l'ignorez, je vous répondrai...) vvous le savez, mais vous ne vous le rappelez plus...n «vous n'avez donc pas lu... » «où allons nous?» «vous l'ignorez, je vais vous le dire...) «ne riez pas, vous verrez. .. etc; » cette manière a un petit air prétentieux qui ôte à la naïveté du discours ; quand on m'avertit de ne pas rire, je deviens plus froid qu’Harpocrate; Elzéar Blaze, de spirituelle mémoire, aimait aussi cette tournure de phrase, mais il n'en faisait pas abus.

Si les souvenirs sont jolis et instructifs, les renseignements ne sont ni l'un

assure

ni l'autre. Je serais tenté de croire qu'ils sont l'euvre de l'éditeur, c'est lui le coupable; le volume n'était pas assez gros pour les frais d'impression, il a demandé quelques pages de plus et l'a rendu lourd ; les renseignements ne sont en vérité que des remplissages.

Dans les remplissages donc, M. de Dax s'aventure à parler de la chasse au lièvre avec des chiens courants ; après Verrier de la Conterie, le maître des maîtres, c'est être aussi audacieux qu'imprudent. Ce n'est pas La Conterie qui dirait que le lièvre se gîte ou se rase sur les vieux murs : qu'il s'y relaisse quand il est malmené, quand il est sur ses fins, et c'est bien différent. La Conterie n'aurait pas écrit non plus : Le lièvre se met en course pour manger, combattre et aimer. Il aurait dit : Le lièvre se met en course pour manger, aimer et combattre, et de cette manière il n'eût outragé, ni l'euphonie, ni la vérité. Les lièvres amoureux se disputent une femelle et s'arrachent les oreilles, mais ils ne se battent pas pour une carotte ou une feuille de choux; l'amour, l'aveugle amour, peut seul transformer leur naturel inoffensif.

Au sujet du lièvre, M. de Dax est sans pitié, et il raconte l'éternelle histoire de celui qui, pour déjouer les chiens, passe et repasse un ruisseau ou monte sur un arbre, ou grimpe sur une vieille maçonnerie. Il est également sans pitié touchant le renard, et il redit la chasse que fait au lièvre cet animal, en s'adjoignant un ami complaisant. Cette chasse, tous les conscrits la répètent, mais personne, parmi les chasseurs à chevrons, ne l'a vue, de ses yeux vue; je le crois, du moins, cependant je ne la nie pas : les renards sont bien capables de tant d'esprit, comme carnassiers d'abord , comme repards ensuite.

Page 223, l'auteur cite comme un fait prodigieux, un lapin écrasé par un de ses amis sautant à bas d'un mur. Ah! si j'osais; ah ! si je savais comment m'y prendre, je lui dirais quelque chose d'autrement fabuleux, mais le sujet est diablement schoking; essayons cependant. - Un jour de septembre 1833, je chassais dans les broussailles des rochers de la Frase, audessus d'Ancy (Moselle). Le ciel était pur, l'air calme, la chaleur extrême.

Par contraste à ce calme aride de la nature, je sentais grossir en moi un de ces nuages qui promettent une pluie prochaine. Comprenant que l'instant était arrivé de donner passage à l'élément liquide, je voulus en faire profiter quelqu'un ou quelque chose et je m'approchai à cet effet d'un buisson sur lequel j'ouvris les écluses. Aussitôt les branches s'agitèrent, comme sous l'influence d'un grand vent. Bien que jeune el vigoureux, j'avais lieu de m'étonner d'un si puissant résultat, relativement à sa cause. En effet, je me trompais : c'était un lièvre qui, d'abord endormi, secouait ses oreilles et ses yeux que j'avais inondés... ; avant d'avoir pu reconnaître d'où venait l'averse, il était mort.

Page 255, l'auteur explique que pour tirer convenablement les bécassines, il faut presser la détente un peu brusquement, sans secousse, sans

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