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juillet 1841, juste un an, jour pour jour, avant la funeste catastrophe qui le ravit à la France.

A notre avis, la méthode pratiquée aujourd'hui par la Vénerie Impériale qui, sous les ordres du baron Lambert, son commandant, se montre de plus en plus fidèle aux bons principes, est incontestablement préférable à l'autre. Au mois d'août, tous les cerfs, à l'exception des plus jeunes, les daguets par exemple, sont en état d'être courus, et les moissons étant presque toutes rentrées alors, à moins que la saison ne présente des circonstances exceptionnelles comme l'élé actuel, il s'ensuit que l'on est moins exposé à des réclamations de dommages lorsque l'animal chassé quitte la forêt pour la plaine.

Voici les détails des trois premiers laisser-courre que l'équipage de Sa Majesté, toujours installé à Fontainebleau depuis son départ de Rambouillet, a fait dans la première quinzaine du mois.

- Le 1or août1860. Rendez-vous à la Croix-de-Souvray. On a attaqué, au bois des Seigneurs un cerf dix-cors; l'animal s'est fait battre quelque temps à l'attaque, a traversé le pavé d'Ury, les ventes à Galennes, le Parc-auxBeufs, où il a battu ct rebaltu ses voies. Cet enclos, qui contient de huit à neuf cents hectares, étant en partie fermé par un treillage, le cerf n'a fait qu'y tourner, et a été porté bas par les chiens après quatre heures de chasse. Laisser-courre par Victor, Verjus Lafeuille, Verjus fils et Gaillard.

-Le 6 dudit. Même rendez-vous. On a attaqué, au Parc-aux-Beufs deux cerfs réunis : ces apimaux, s'accompagnant tous deux, ont tenu les ventes à Galennes et le Bois-des-Seigneurs; puis, comme à la première chasse, arrêtés par le fermé, qu'ils n'ont pu franchir, ils ont été portés bas en même temps, à cinquante mètres l'un de l'autre, après une heure 45 minutes de chasse. Laisser-courre par Victor, Verjus-Lafeuille, Verjus fils, et Gaillard.

- Le 10 dudit. Même rendez-vous. On a attaqué au Parc-aux-Boeufs un cerf dix cors, qui a tenu les mêmes enceintes que dans la chasse précédente, et qui a été porté bas, après deux heures de chasse, au Bois-des-Seigneurs. Laissez-courre par Victor, Verjas-Lafeuille, Verjus fils et Gaillard.

Ce même jour, un second cerf dix cors, chassé par quelques chiens, parvint à forcer le treillage de clôture de la forêt et fut noyé par les chiens dans une mare près du village d'Ury.

L'équipage de Bade, toujours placé sous la conduite de Fortin, auquel nous souhaitons une aussi brillante campagne que l'année dernière, commencera ses chasses le 11 septembre.

TOME XXIX. 2 SEMESTRE 1860.

SAISON DE CHASSE 1860-61.

OUVERTURE DE LA CHASSE EN 1860.

DÉPARTEMENTS.

DATES DE L'OUVERTURK.

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1er septembre

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24 août.
1er septembre.

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Ain.. Allier.. Alpes (Basses ).. Alpes (Hautes).. Alpes (Maritimes ). Ardèche. Ariége. Aude.. Aveyron. Bouches-du-Rhône. Cantal. Charente. Charente-Inférieure Corrèze Côte-d'Or. Creuze. Dordogne Doubs Drôme. Finistère. Gard... Garonne (Haute-) Gers. Gironde Hérault. Indre. Isère. Jura. Landes. Loire. Loire (Hautes-). Loiret.. Lot... Lot-et-Garonne. Lozère . Manche. Marne Meurthe Nièvre.. Puy-de-Dôme.

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1er

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Si le repas champêtre a son charme; s'il n'est pas sans agrément, à l'occasion et en temps voula, c'est-à-dire en août et septembre, à la suite d'une chaude matinée de chasse, de s'asseoir sous la verte futaie, devant une nappe bien blanche et bien garnie, au centre d'un vaste carrefour de forêt, témoin séculaire de plus d'un hallali, le feuillage des chênes pour plafond, le gazon pour tapis, la voûte cintrée des routes voisines en guise de portes et fenêtres, salle de festin improvisée, mais grandiose, que l'hospitalité d'un Bénazet est seule en état de vous offrir, pourvu que vous vouliez bien prendre la peine d'aller dans quelques semaines suivre, à travers Iffezheim ou Sandweier, les premiers laisser-courre de sa meute princière: convenez aussi que pour un véritable épicurien, pour un gourmet formé à la bonne école, un disciple en un mot des Berchoux ou des Brillat-Savarin, il n'est encore rien de tel qu'une salle à manger véritable, construite d'après les règles de l'art, élégainment décorée par un homme de goût, et dans laquelle, au lieu de cent convives distraits et bruyants, un amphitryon judicieux ne réunit qu'un petit comité d'élite coinposé de quelques amis.

Voilà ce qu'Elzéar Blaze préférait à tout, un professeur celui-là, s'il en fut, en fait de gastronoinie et de comfort, et comme j'ai eu l'honneur d'être de ses intimes, les leçons du maitre aidant les dispositions naturelles de l'élève, j'avoue sans scrupule que je partage tout à fait son opinion : un diner bien ordonné et bien compris, ne peut être servi en plein air; pour être dignement apprécié, il demande un autre sanctuaire. C'est là

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