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inviolable', chers Frères et bráves Amis', vos Compatriotes, Les citoyens ussemblés de Tous les Districts

de Paris.

LA FAYETTE, Commandant général de la Garde Nationale-Parisienne. BAILLY, Maire de Paris. CHARON, Président des Depntés de la Commune de Paris ; pour la Confédération Nationale, PASTORET, LAFISSE, Secrétaires.

Copie de la lettre de M. le Comte de

Saint-Priest à M. Chérin, Généalo giste des ordres du Roi.

Paris, ce 4 Juin 1790. Le Roi me charge, Monsieur, de vous prévenir que S. M. ne veut plus que vous re® ceviez les titres généalogiques qu'on étoit dans l'usage de vous remettre pour avoir Phonneur de lui être présentés. Vous voudrez bien vous conformer à cet ordre de S. M.

Quelques Lettres de Londres, en date du 9 Juin, parlent d'une déclaration

positive de la Cour de Madrid de s'opposer vigoureusement à tout Commerce que les Anglois voudroient faire dans le Nootka-Sound. Les Espagnols consentent pourtant à indemniser d'une manière convenable les Armateurs Anglois, dont les vaisseaux ont été saisis et la fortune compromise avant qu'ils eussent pu connoître les intentions de la Cour de Madrid.

Ces mêmes Lettres ajoutoient que Sa Majesté Britannique devoit dissoudre le Parlement le Samedi 12 Juin. Deux circonstances desquelles on concluoit que les hostilités commenceroient inces. samment, mais M, Firtzherbers n'étoit pas encore arriré à Madrid, lorsque le Ministère Espagnol a expédié le Cours rier, porteur de sa Déclaration ; cette dernière Pièce n'est pas même bien certaine.

Des gens qui jouent dans les fonds publics avoient fait arriver un Courrier de Londres, annonçant que, sur la demande de nouveaux subsides , refusés par le Parlement, le Roi l'avoit sur-lechamp dissous. Cette dissolution, anticipée de quatre jours, avoit eu lieu , disoit-on, Mardi 8 de ce mois. Le Courrier ordinaire de Londres, parti le même jour à minuit, n'a rien apporté de ce, genre; cependant arrivent de nouveaux avis qui parlent d'une dissolution prochaine. Cette résolution, en la supposant yraie, est d'autant plus faite pour étonner, que les Ministres avoient encore plusieurs Bills à faire passer.

Des gens qui se laissent tromper aisément par les premiers bruits, n'ont pas manqué d'adopter ceux-ci, et de les ré. pandre dans Paris. A les en croire, la Chambre des Communes avoit refusé des subsides, le Peuple avoit attaqué la Chambre haute ; il avoit massacré M.

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Pitt, et porté sa tête dans les rues au bout d'une pique.

Un de ces Journalistes, dont la Feuille étoit intitulée l'Orateur du Peuple à été arrêté le 12 et conduit au Châ. telet; il usoit et abusoit de la liberté de de la presse ; car on peut en abuser, quoi qu'en disent certaines gens intéressés à soutenir le contraire de cette vérité, reconnue par l'Assemblée Natio. nale et par tous les Peuples libres.

M. Cazaubiel , ancien Chirurgien des Armées, et ancien Médecin du Roi, demeurant à Paris, rue Mazarine, no. 28, traite depuis 15 ans, avec le plus grand succès, les malades attaqués des écrouelles, ou humeurs froides; il devoit faire l'épreuve de sa méthode sur 15 à 20 malades de l'Hôpital-géneral, sous les yeux de 3 Médecins célebres de la Faculté, et 3 Chirurgiens de Paris, également célèbres ; mais lts circonstances actuelles n'ayant pas permis à l'Administration de faire les frais, il a été obligé d'y renoncer.

Les médicamens qu'il emploie sont faciles à faire prendre aux enfans, en ce qu'ils sont liquides et n'ont rien de désagréable. Sur l'etat bien tracé des malades qui lui a été adressé des Provinces, il en a guéri plusieurs en envoyant les remèdes, et indiquant le traitement par écrit.

Manuel Militaire de l'Infanterie , Cavalerie et Artillerie Nationales, ou Commentaire des Ordonnances de 1776

et 1788; à l'usage de la Garde Nationale, soldée et non soldée, dédié à M. de la Fayette, présenté à l'EtatMajor, et adopté du Comité Militaire de la Garde Nationale Parisienne, par M. Hassenfratz. A Paris, chez Guillaume junior, Libraire - Imprimeur, quai des Augustins, no.35.

Cet ouvrage, accompagné de Gravures, remplit bien son titre, et peuť être fort utile aux Citoyens qui portent les armes. Lettre de M. de GRAND-MAISON,

au Rédacteur. MONSIEUR,

Vous avez été induit en erreur par les mille et un Journaux qui circulent, tant daus la Capitale que dans les Provinces, en annonçant à la page 156 du No. 24 de votre Journal, que je suis connu pour avoir contrefait Is billets de la Caisse d'Escompte, et que j'ai fui, le 29, avec M. de Champclos, et quinze autres Prisonniers. La porte par

laquelle l'evasion a eu lieu étoit voisine de la mienne et sans peine j'aurois pu les suivre; mais , certain de mon innocence, rassuré par les lumières et l'intégrité de mes Juges , j'attends avec confiance et sécurité le jour de ma justification et de la honte de mes calomniateurs.

En vous priant de rétracter l'erreur relative à l'évasion des Prisonniers, au nombre desquels vous m'avez classé, permettez-moi de vous faire observer que je suis détenu pour une prétendue commande de planche

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de Caisse d'Escompte, mais que cette planche n'a jamais éle dans mes mains que par conséquent vous vous trompez d'une maniere bien cruelle pour moi, quand vous me représentez comme ayant contrefait des billets de la Caisse d'Escompte."

Mes réclamations sont trop justes, et vous, Monsieur, trop équitable pour vous refuser de les insérer dans votre premier Journal; c'est un office que j'atteads de votre amour pour la verité. » J'ai l'honneur d'être , etc.

Du Châtelet, le 16 Juin 1790.

Trompés par un Journal Italien imprimé en Corse, nous avons prêté à M. de Rully des torts qu'il n'a pas eus. M. son frère, Dé. puté à l'Assemblée Nationale, vient de démentir les calomnies du Journal de Bastia, dans une lettre que son étendue ne nous permet pas d'insérer, mais d'après le té. moignage de laquelle il est évident que M. de Rully, loin de tirer ou de faire tirer sur le Peuple , s'est laissé inassacrer sans se défendre.

Nous apprenons dans le moment même que le Roi d'Angleierre vient de proroger le Parlement jusqu'au 3 Août, en annoncant qu'il donneroit incessamment les ordres necessaires pour le dissoudre, et pour en former un nouveau.

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Les Numéros sortis au Tirage de la Loterie Royale de France, le 16 Juin 1790, sont : 77.55, 21, 13, 15.

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