Histoire du Bas-Empire, Volume 10

Front Cover
De l'imprimerie de Firmin Didot, 1829 - Byzantine Empire
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 116 - Le magistrat armé de cette réponse, fait saisir le coupable au milieu des convives; le traîne au tribunal, écoute la plainte de la veuve; et comme cet homme, auparavant si superbe, alors interdit et tremblant, ne pouvait alléguer aucun moyen de défense, il le fait dépouiller, battre de verges, et promener sur un âne, la face tournée en arrière, par toutes les places de la ville. Ses biens furent saisis au profit de la veuve, et cet exemple arrêta pour quelque temps l'usurpation et la violence....
Page 114 - JUSTIN, voulant rétablir la justice, nomma préfet de .Constantinople un magistrat intègre, plein de fermeté et de vigueur, qu'il revêtit de toute son autorité, pour punir les coupables sans distinction d'état ni de rang : il déclara que les sentences du préfet seroient exécutées sans appel, et que le souverain ne feroit grâce à personne.
Page 295 - Je sais que vous jetez les yeux sur lui : croyez en celui qui l'a vu naître, celui qui a vu croître ses inclinations perverses que les soins paternels n'ont pu réformer. Faut-il que j'accuse mon fils ! mais ce fils malheureux serait le fléau de la Perse. Jamais Je n'aperçus en lui aucun des caractères de la majesté royale : sans génie, sans élévation dans l'âme, esclave de ses passions, impétueux dans ses désirs, livré sans réflexion à tous ses caprices, emporté, intraitable, inhumain,...
Page 295 - ... dans l'âme, esclave de ses passions, impétueux dans ses désirs, livré sans réflexion à tous ses caprices, emporté, intraitable, inhumain, aussi avide d'argent qu'indifférent pour l'honneur et la gloire, ennemi de la paix, également incapable de se gouverner et d'écouter un bon conseil ; jugez des qualités de son cœur par cet air sombre et farouche qu'il porte dans ses regards! « Si vous êtes obstinés à changer de prince, si vous ne pouvez souffrir Hormisdas, il vous offre un roi...
Page 423 - Les villes brûlées et renversées, les campagnes sans culture et couvertes des cadavres de leurs habitants, n'offraient aux yeux que des cendres et des ruines. Toute l'Asie, depuis le Tigre jusqu'au Bosphore, ce pays le plus peuplé, le plus riche, le plus fertile de l'univers, ne fut plus qu'un théâtre d'horreurs. Le roi barbare se baigna dans le sang des Romains, devenus lâches en devenant criminels. On...
Page 32 - Revenez sans délai : je vous donne la » surintendance des ouvrages de mes femmes; » c'est la place qui vous convient : il faut être » homme pour avoir le droit de manier des » armes et de gouverner des provinces. » Narsès, furieux, dit au courrier qui lui apportait cette lettre insolente : « Pars, et annonce » à ta maîtresse que je lui file une fusée qu'elle
Page 339 - Ne vous assemblez plus pour m'entendre, mon cœur est flétri par la douleur : nous ne voyons plus autour de nous que le glaive et la mort. Nos citoyens nous sont enlevés par le massacre ou l'esclavage. Ceux qui rentrent dans Rome, n'y rapportent que les malheureux restes de leurs corps mutilés par le fer ennemi. Non, je ne vous parlerai plus ; ma voix se...
Page 293 - Témoins et auteurs de mes maux, votre prisonnier est votre roi. Je ne vois plus que l'insulte dans ces regards où je voyais le respect et la crainte. Adoré jusqu'à ce jour, revêtu de la pourpre la plus éclatante, maître du plus puissant empire qu'éclaire le soleil, le dieu suprême de la Perse, me voilà chargé de fers, couvert d'opprobres, réduit à la plus affreuse misère.
Page 295 - ... sombre et farouche qu'il porte dans ses regards! « Si vous êtes obstinés à changer de prince, si vous ne pouvez souffrir Hormisdas, il vous offre un roi : c'est un frère de Chosroës; mais il ne l'est pas d'esprit et de caractère. Plus heureux qu'Hormisdas, plus digne de régner que Chosroës, il fera revivre ces monarques sages et généreux dont la mémoire vous, est précieuse. Hélas! j'ai marché sur leurs traces. N'ai-je pas étendu leurs conquêtes? Interrogez les Turcs, qui vous...
Page 423 - ¡mir les Romains qu'une suite perpétuelle de désastres: Chosroës, moins grand capitaine, mais plus cruel que son aïeul, trouvant l'empire dépourvu de généraux expérimentés (*) , porta de toutes parts le massacre et l'incendie. Nul quartier, nulle distinction d'âge, de condition, de sexe. Les villes brûlées et renversées, les campagnes sans culture et couvertes des cadavres de leurs habi(') Vers cette époque l'illustre Narsès fut brûlé vif à Constantinople par ordre du tyran Phocas.

Bibliographic information