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legs, acquisition, transaction, lorsque ces actes, communal, et le bourgmestre à la dernière. ont été autorisés; 110 de représenter la com- Toutefois, les échevins perdent leur qualité, s'ils mune en justice, soit en demandant, soit en dé- cessent de faire partie du conseil. Le corps comfendant. Le maire prend des arrêtés à l'effet munal règle tout ce qui est d'intérêt communal, d'ordonner les mesures locales sur les objets et délibère sur tout objet qui lui est soumis par confiés par les lois à sa vigilance et à son auto- l'autorité supérieure; fait les règlements comrité; de publier de nouveau les lois et règle-munaux d'administration intérieure et les orments de police, et de rappeler les citoyens à donnances de police municipale, nomme le secréleur observation. Le préfet peut annuler ces taire et le receveur communal, le bureau de arrêtés ou en suspendre l'exécution. Lorsqu'ils bienfaisance, etc. La loi détermine dans quels portent règlement permanent, ils ne sont exé cas les actes des conseils communaux sont soucutoires qu'un mois après la remise de l'amplia- mis à l'approbation du roi, ou de la dépulation tion qui en doit être adressée au sous-préfet. Vor. permanente. Le conseil ne peut prendre de réDROIT ADMINISTRATIF, MAIRE. E. REGNARD. solution si la majorité de ses membres n'est

MUNICIPALITÉ. Ce mot, souvent employé présente. Le collège des bourgmestre et échedans les actes législatifs, depuis la révolution vins est chargé de l'exécution des lois, arrêtés de 1789, est nouveau dans la langue du droit et ordonnances de l'administration générale ou public français, et a été placé pour la première provinciale, de la publication et de l'exécution des fois dans la dernière édition du Dictionnaire de résolutions du conseil communal, de l'adminisl'Académie. Il signifie d'abord le corps des offi-tration des établissements communaux, de la ciers municipaux, et quelquefois aussi la com- gestion des revenus, de la direction des travaux mune, le territoire administré par des magistrats communaux, des actions judiciaires de la communicipaux. Il désigne encore la maison où les mune, de l'entretien des chemins vicinaux, etc. officiers municipaux ont leurs bureaux et tien - Le bourgmestre est seul chargé de l'exécunent leurs séances. La législation administrative lion des lois et règlements de police. de 1831 et de 1837 n'a point employé cette dé MUNITION. Ce mot, qui ne s'emploie ordinairenomination, et appelle corps municipal l'être ment qu'au pluriel, désigne tout ce qui constitue collectif qu'on nommait autrefois municipa-, l'approvisionnement des armées, des places fortes lité.

E. REGNARD. et des lieux de garnison. Ces provisions se diviCe qu'on nomme en France corps municipal, sent en munitions de guerre et en munitions de est appelé en Belgique corps communal. Il y a bouche. Les premiers comprennent les poudres, dans chaque commune un corps communal com les cartouches, les gargousses, les projectiles, les posé d'un bourgmestre, d'échevins et de con armes portatives, les outils de l'artillerie et du seillers communaux. Ce corps est formé de 7 à génie , et en général tout le matériel d'une ar31 membres selon la population. Les conseillers mée ou d'une place : les secondes consistent en sont élus par l'assemblée des électeurs commu vivres de toute nature, en pain manutentionné, naux, et renouvelés par moitié tous les quatre en biscuits et en fourrages. – En tout temps, le ans. Pour être électeur communal, il faut : gouvernement entretient dans ses magasins et 1° être Belge par naissance ou naturalisation, et dans ses arsenaux des munitions de guerre et

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mune, 30 payer un cens électoral fixé de 15 à que ces provisions s'augmentent avec activité, 100 fr., suivant la population. Dans les com pour être ensuite dirigées sur les lieux de rasmunes où il n'y a pas 25 électeurs payant le cens semblement, sur les places fortes et sur tous les requis, ce nombre est complété par les habitants points du théâtre de la guerre. La réunion et la les plus imposés.

conservation de tous les objets est confiée aux Les bourgmestre et échevins sont nommés corps administratifs, aux officiers des différentes par le roi pour huit ans, et pris dans le sein du armes et aux garde-magasins. Une place de conseil communal. Néanmoins, le bourgmestre guerre se rend lorsqu'elle n'a plus de munitions peut être choisi hors du conseil, parmi les élec- et que ses approvisionnements sont épuisés. leurs de la commune. Il y a deux échevins dans Le fusil de munition est celui qui est conles communes de 20,000 habitants et au-dessous, fectionné dans les manufactures d'armes au et quatre dans celles dont la population excède compte du gouvernement; il est de gros calibre, ce nombre. Le bourgmestre est de droit prési- est surmonté d'une baïonnette, et est à l'usage dent du collège échevinal. Les échevins doivent de l'infanterie. En France les dragons s'en serappartenir par moitié à chaque série du collège / vent aussi. Il en existe de différents modèles

dans les arsenaux militaires. - On dit aussi fusil, de Louis XV, le personnel du service des vivres de munition par opposition au fusil de chasse, se composait : d'un munitionnaire général, ou plus léger, plus fin, et d'un calibre moins gros. entrepreneur général des vivres; d'un directeur

Le pain de munition se dit du pain qui est général, de commissaires généraux des vivres, fabriqué dans les magasins de l'État, pour l'u- de commissaires aux achats et aux décomptes, sage des troupes, par les soins des munition- de garde-magasins des subsistances, d'aides naires et de leurs agents.

SICARD, garde-magasins, de garde-parcs, d'aides gardeMUNITIONNAIRE. On donne ce nom aux indi- parcs, de commis et d'aides commis aux travaux, vidus chargés de l'entreprise et de la fourniture principaux et surnuméraires; de boulangers, de des vivres et des fourrages d'une armée, des bouchers et de romaniers. Le personnel du sertroupes en campagne et des troupes en garnison vice des fourrages se divisait en régisseurs et en dans les places et dans l'intérieur du royaume. préposés des régisseurs, en directeurs et contrôL'administration des subsistances militaires a leurs généraux, en gardes et aides garde-magadonc été établie pour pourvoir à la nourriture sins, en commis aux achats et supplémentaires, des hommes et des chevaux. La première four en maîtres journaliers, journaliers ordinaires et niture réglée fut faite sous Philippe le Bel, l'an botteleurs. Il y avait en outre des commis1311, par des employés auxquels on donna le nom saires au décompte, des commissaires ayant de commis du roi. En 1470, Louis XI créa deux compte, des commissaires pour la vérification et commis ou commissaires généraux des vivres, l'inspection des comptes. — Le service adminispour la direction, la comptabilité et la distribu- tratif et de transport commença à s'organiser tion des subsistances. Les provinces fournis en 1757. On plaça des équipages et un nombre saient, à titre de contribution, les grains ou fa- déterminé de caissons à la suite du personnel, et rines, les fourrages, etc., etc. Les versements en on y adjoignit des hommes chargés de les conétaient faits dans les magasins de l'État, sur ré duire et de les diriger. – En 1787, les régiments cépissé des agents du gouvernement. Au licen- furent chargés, en temps de paix, de la manuciement de l'armée, les approvisionnements res tention de leur pain et d'une partie des achats. tants étaient restitués aux propriétaires qui L'année suivante, le fourrage ayant cessé d'être avaient participé à la contribution. Le pre- | à la charge de l'administration des corps, on le mier traité des vivres et fourrages par entreprise confia à une régie. Diverses tentatives furent esfut fait sous Henri III , l'an 1574, et confié à un sayées, de 1788 à 1790, pour améliorer les deux munitionnaire général, nommé par le roi. services. On créa un directoire des subsistances; Lorsque, en 1648, les habitants n'eurent plus le on mit les vivres et les fourrages en régie, après fardeau onéreux des fournitures, elles furent quoi on en revint au mode des réquisitions. faites au compte du trésor royal. C'est à cette Alors l'administration des subsistances devint date que l'on peut placer l'établissement de l'en une mine d'or qu'exploiterent sans ménagement treprise régulière des vivres et des fourrages. d'infidèles agents et d'avides employés. - L'on Ce service s'est fait depuis par des administra- reprit sous le consulat le système de régie, et teurs qui conservèrent le titre de munilionnaire un ordre régulier commença à s'établir dans le en chef ou de munitionnaire général; par des service des subsistances de l'armée. — Le service munitionnaires particuliers, par des régis- par entreprise, abandonné en 1807, fut confié à seurs et par des entrepreneurs, agents spéciaux un directeur général et à des inspecteurs. — Une des premiers. Les uns fournissaient les fonds né- régie générale des subsistances militaires créée cessaires aux achats, tenaient la comptabilité en 1817 (21 mars) prit l'année suivante la dénodes fournilures et dirigeaient les approvisionne- mination de direction générale, et son personments sur les lieux de rassemblement des trou- nel fut composé d'un directeur général, de trois pes ; les autres étaient chargés de surveiller la administrateurs et de six inspecteurs généraux, manutention des subsistances , la conduite des d'un secrétaire de la direction générale, d'un transports et la direction des distributions; enfin, caissier, de quatre inspecteurs ordinaires et d'un de la tenue des livres et des écritures. - Le ser- nombre proportionné d'employés de tous grades. vice des subsistances se divise en vivres de sta - Une ordonnance du 30 janvier 1821 déterlion et en vivres de campagne, en pied de paix mine de nouvelles bases d'organisation pour et en pied de guerre. L'administration a des l'administration des subsistances militaires, diéquipages et des accessoires, des magasins ordi- visée, quant au personnel, en administration naires, des magasins de siége et d'approvisionne- centrale et en administration divisionnaire. — ment de réserve. - Au commencement du règne En 1825, le gouvernement supprima la direction

générale des subsistances, dont les attributions | nant général, et le chargea de la construction rentrèrent au département de la guerre. La du canal de Ladoga, dont les ouvrages, savamcampagne d'Espagne vit reparaitre le système ment conçus et disposés, firent le bonheur des des entreprises. Tout le monde connaît le résul- dernières années de l'immortel czar. tat des opérations du munitionnaire Ouvrard. — Catherine Ire lui conféra l'ordre de SaintL'ordonnance du premier septembre 1827 établit Alexandre; mais l'inimitié de Mentchikof lui ôta un nouveau service des subsistances militaires les moyens de développer ses vastes talents et divisé en trois parties : 1° les vivres (vivres-pain, son infatigable activité. Sous Pierre II, il fut vivres de campagne et liquides); 2° les four- fait gouverneur général de Saint-Pétersbourg rages; 3o les approvisionnements de siége. (1727); ce prince l'éleva au rang de général en Depuis 1831, la fourniture des grains pour les chef et le créa, en 1728, comte de l'empire russe. subsistances des troupes est mise chaque année Le crédit de Munnich augmenta encore sous en adjudication avec publicité et concurrence. l'impératrice Anne, qui le nomma feld-maréchal Le service des fourrages est fait au moyen de (1731), grand maître de l'artillerie et président marchés à prix ferme passés en adjudication du collée de l'empire. C'est alors que cet homme publique. Le personnel de ces deux services habile donna à l'armée russe une nouvelle orest aujourd'hui établi de la manière suivante : ganisation et qu'il institua le corps des cadets huit directeurs de première classe, huit de se- nobles, qui est encore aujourd'hui la pépinière conde et neuf de troisième; dix-sept agents de l'armée. En 1734, il assiégea et prit Dantzig; comptables, trente commis de première classe, à son retour, il fut envoyé à Varsovie pour quarante de seconde et trente de troisième. En apaiser les troubles qui venaient d'éclater en cas de guerre, ou lorsque les circonstances l'exi- Pologne, et, en 1735, il fit sa première campagne gent, on peut adjoindre des agents auxiliaires à contre les Turcs. Durant cette guerre, il rayagea ce cadre.

SICARD. la Crimée (1736), prit Otchakof (1737), passa le MUNNICH (BURCHARD-CHRISTOPHE, comte de), Dniester à Sinkowza, battit les Turcs à Stévouministre d'État russe et feld-maréchal, celui dont tchani (1739), s'empara de la forteresse de ChocCatherine II a dit que s'il n'était pas un fils de zim, et occupa la Moldavie. Mais il fut arrêté la Russie, il en était un père, naquit, le 9 mai dans l'exécution de ses plans ultérieurs par la 1683, à Neuenhuntorf, dans le grand-duché paix qui fut conclue à Belgrade entre les puisd'Oldenbourg, où son père, colonel danois en sances belligérantes. A son retour, l'impératrice retraite, était conseiller privé et intendant gé- remit elle-même à Munnich une épée d'un grand néral des digues. Il reçut une éducation soignée; prix et la plaque en diamants de l'un de ses puis, après avoir fait un voyage en France (1696), ordres. il entra (1701) au service de Hesse-Darmstadt Munnich avait favorisé l'élévation de Biren à avec le grade de capitaine, et bientôt après (1705) la régence de l'empire pendant la minorité du à celui de Hesse-Cassel. La guerre de la succes- jeune Ivan Antonovitch, dans l'espoir que le duc sion d'Espagne agitait alo toute l'Europe, et de Courlande ne régnerait que de nom et que le jeune guerrier fit l'apprentissage des armes à lui-même aurait tout le pouvoir. Mais se voyant l'école du prince Eugène et de Marlborough. Il trompé dans son attente, il renversa le duc, qui devint lieutenant colonel à Malplaquet; mais en fut exilé, et fit proclamer régente la princesse 1712, à Denain, les Français le firent prisonnier. Anne, mère d'Ivan. Ne pouvant êlre élevé au Rendu à la liberté, il fut promu au rang de co- rang de généralissime, il se fit nommer premier lonel, et construit ensuite le canal et l'écluse de ministre et s'occupa de conclure un traité déKarlshaven, au confluent du Diemel et du Weser. fensif avec la Prusse. Mais la régente ayant Mais la Hesse n'offrait pas à l'ambition de Mun- noué des relations avec Vienne et Dresde, Munnich un champ assez vaste. En 1716, il fut admis nich en eut un tel ressentiment qu'il offrit sa avec son grade dans l'armée saxo-polonaise; dès démission, au mois de mai 1741. Avant de l'acl'année suivante, il fut nommé général major, cepler, la régente lui donna la seigneurie de et chargé de l'organisation des troupes d'Au-Wartenberg, qui avait appartenu à Biren, et lui guste II et du commandement de sa garde. Ce-assigna en outre une pension de 15,000 roubles. pendant, ayant tué un officier en duel, et les in- La même année, l'électeur de Saxe, en sa quatrigues du feld-maréchal comte Flemming l'ayant lité de vicaire de l'empire, lui conféra le rang mécontenté, il passa au service de la Russie, de comte du Saint-Empire ; mais le diplôme ne après avoir hésité quelque temps entre elle et la put lui en être délivré qu'en 1762. Suède. En 1720, Pierre le Grand le reçut lieute Le vieux guerrier, comblé d'honneurs, allait

se mettre en route pour Königsberg, comptant , entouré de jardins magnifiques. Munster renpasser les dernières années de sa vie au sein du ferme près de 2,500 maisons, presque toutes repos, entouré de toutes les jouissances que lui d'une construction élégante et solide : celles qui assurait une fortune considérable, lorsque eut entourent la grand'place ont des arcades semlieu la révolution de palais qui plaça sur le trône blables à celles de la rue de Rivoli à Paris. Les la grande princesse Élisabeth. Cette nouvelle rues sont larges, bien percées, bien entretenues. impératrice (décembre 1741) lui fit payer cher les La population s'élève aujourd'hui à 20,000 haservices qu'il avait rendus au jeune rejeton de bitants. La garnison est ordinairement de 2,000 la branche ainée des Romanof! : elle le fit arrês hommes. On compte à Munster 14 églises ou cliater et traduire devant un conseil qui le condamna pelles ; les plus remarquables sont : la cathéà mort; et quoiqu'elle ne permit pas que ce ju- drale, sur la vaste place du Dôme, entourée de gement fût exécuté, elle confisqua ses biens, et bâtiments somptueux, d'une architecture noble l'envoya à Pelim, en Sibérie, où il remplaça et digne, possédant une riche bibliothèque; et Biren qu'il y avait fait déporter. Il y resta jusqu'à l'église de Saint-Lambert, d'un beau style gola mort de l'impératrice, supportant avec dignité thique, au sommet des tours de laquelle on voit son malheur que partagea courageusement sa encore les trois cages en fer où furent enfermés seconde épouse. Mais à peine sur le trône, les cadavres de Jean de Leyde, de KnipperdolPierre III le rappela (1762). A son arrivée à linx et de Krechting (1536). Quelques-uns des Saint-Pétersbourg, le 24 mai de cette même couvents supprimés tombent en ruine. Au nomannée, l'empereur lui envoya son épée et le bre des autres monuments, on remarque l'hôtel réintégra dans tous ses honneurs; il le décora de ville avec sa belle façade gothique. Sa grande en même temps de l'ordre de Saint-André. La salle est dans le même état que lors de la conmême année, Catherine II le nomma directeur clusion de la paix de Westphalie, le 24 octobre général des ports de la mer Baltique, et n'ac- 1648 ; elle est ornée des portraits de tous les dicepta pas la démission que le vieillard, dans le plomates qui assistèrent à ce célèbre congrès. sentiment de sa décrépitude, ne tarda pas à lui On doit visiter encore les palais des barons de offrir. Munnich se prépara à la mort en chrélien, Romberg , de Droste et de quelques autres seiet sa fin arriva le 16 octobre 1767, à Saint-Pé- gneurs. L'université catholique de Munster fut tersbourg. Il fut le fondateur du grand fidéi- supprimée en 1818, et ses revenus partagés commis de famille place dans le pays d'Olden- entre l'académie ou la faculté de théologie phibourg, dont jouissent ses collatéraux. Après son losophique, le séminaire catholique et les gymretour de Sibérie, il renonça, en faveur de la nases de Munster et de Paderborn.- Le gymnase famille de Biren, aux prélentions qu'il avait sur possède une bibliothèque de 25,000 volumes ; il la seigneurie de Wartenberg, en Silésie. On a a neuf professeurs et un directeur ; il est fréde Munnich un ouvrage écrit en français, inti- quenté par 380 élèves. Il existe aussi à Munster tulé : Ébauche pour donner une idée de la un institut chirurgical, une école vélérinaire, forme du gouvernement de l'empire de Russie, un jardin botanique, une institution de sourdsCopenhague (Leipz.), 1774, in-8o. Il s'était aussi muets, une maison de correction et 62 établisseoccupé d'écrire des mémoires qui n'ont pas vu ments de charité. La religion catholique y est le jour. Sa Vie, en langue allemande, publiée dominante; cependant, les changements opérés par Halem, a été traduile en français, Paris, 1807, par le gouvernement prussien ont, depuis quelin-8o.

J. H. SCHNITZLER. que temps, augmenté considérablement le nomMUNSTER, capitale de la Westphalie, pro- bre des protestants. Les relations commerciales vince prussienne, est située sur la rivière de y ont pris un grand développement depuis que l'Aa, laquelle , une lieue et demie plus loin, se l'Ems a été rendu navigable, et que deux canaux réunit à l'Ems et au canal qui aboutit à Maxha- ont élabli une communication entre ce fleuve et fen, dans une contrée peu fertile. Les remparts la Lippe par Munster. Rien ne s'oppose maintede la citadelle, qui ont une lieue d'étendue, sont nant à ce que çette ville remonte au rang qu'elle aujourd'hui convertis en une superbe prome- occupait au temps où, faisant partie de la ligue nade, plantée en avenues de tilleuls d'une rare hanséatique, elle était le marché le plus commerbeauté. Là où était l'ancienne citadelle se trouve çant qui existat entre le Weser et le Rhin. Un le vieux palais des princes évêques de Munster, recensement fait avec soin constate que la ré

gence de Munster avait, sur une superficie de · Élisabeth et ses successeurs, issus de Pierre le Grand, appar.

132 milles carrés, 390,000 habitants, dont tiennent a la branche cadette.

350,000 catholiques et 2,700 juifs.

MUNSTER (CONGRÈS DE ). Depuis 23 ans, la plit enfin, pour le roi d'Angleterre, les fonctions guerre désolait l'Allemagne; les puissances bel- de tuteur du duc Charles de Brunswick. ligérantes étaient épuisées ; la haine acharnée Il ne faut pas confondre avec ces comtes de des catholiques et des protestants commençait à Munster allemands, le fils naturel de Guils'apaiser ; trop de sang avait coulé pour des laume IV, qui portait le même titre, emprunté questions religieuses; on songea à faire la paix. sans doute à la province irlandaise de Munster. Plusieurs villes de Westphalie furent désignées Né, le 16 janvier 1794, de l'actrice mistress Jorcomme les plus convenables pour la réunion des dan, le comte de Munster, vicomte Fitz - Clanégociateurs. On était déjà d'accord sur ce point rence, baron de Tewkesbury, entra dans l'armée lors des préliminaires de Hambourg en 1641. Ce en février 1807. Il fit la guerre d'Espagne, et fut ne fut cependant qu'en 1644 que le véritable grièvement blessé à la bataille de Toulouse. Il congrès commença ses travaux. Les ministres passa ensuite aux Indes, où il servit en qualité de Suède, des États de l'empire et de l'empereur, d'aide de camp du gouverneur général marquis se réunirent à Osnabruck; ceux de la France, de Hastings, de 1815 à 1817; enfin il parvint au des puissances étrangères, de l'empereur et des grade de major général, le 23 novembre 1841. États de l'empire, s'assemblèrent à Munster. Il était pair d'Angleterre, membre du conseil Cette division fut adoptée pour éviter loute dis- privé, aide de camp de la reine, colonel du sension sur la préséance entre la France et la 1er régiment de milices de Towers - Hamlets, Suède, et surtout parce que cette dernière puis- commissaire du collège royal militaire, vicesance ne voulait avoir aucune relation avec le président de la Société asiatique, etc., lorsque, nonce du pape, qui devait se porter comme mé en proie à une sombre mélancolie, il mit fin à diateur. Malgré celte séparation, tous les arti ses jours, le 20 mars 1842. Son fils aîné, aujourcles convenus dans les deux congrès furent con- d'hui comte de Munster, est né le 19 mai 1824. 2. sidérés comme faisant partie d'un seul et même MUNTER (BALTHAZAR), prédicateur distingué traité; il avait d'ailleurs été stipulé d'avance et auteur d'excellents chants religieux, naquit à qu'aucun d'eux ne pourrait conclure la paix sé. Lubeck, le 24 mars 1735. Appelé à la tête de la parément. Les négociations furent longues et commune allemande de Saint-Pierre, à Copenpénibles, et ne se terminèrent que le 24 octobre hague, il remplit la charge de premier prédica1648 à Munster, où s'étaient rendus les plénipo teur jusqu'à sa mort, arrivée le 3 octobre 1795. tentiaires d'Osnabruck, après avoir achevé leurs Il a publié plusieurs recueils de sermons. Son travaux. Un beau tableau a immortalisé cette esprit poétique s'étant réveillé dans son comgrande assemblée. Il appartenait au duc de merce avec Cramer, Klopstock, Gerstenberg, il Berri, et a été acquis par M. le comte Anatole mit au jour, en 1769, ses Cantates spirituelles, Demidoff. La liste civile de France, qui ne l'avait et en 1773 et 1774, deux recueils de chants relipoint acheté, en a fait faire une copie très-re- gieux qui, plus poétiques que ceux de Gellert, marquable par M. Jaquand, jeune peintre lyon-moins épiques que ceux de Cramer, et peut-être nais, qui habite maintenant Paris. Dict. Conv. cependant plus appropriés au culle que ceux de

MUNSTER ou MOMONIE, une des quatre grandes ses deux rivaux, ont été en partie mis en musidivisions de l'Irlande, et la plus au S., entre 510 que par les meilleurs compositeurs de son temps. 19'-53° 8' lat. N., et 90 20'-12° 50' long. 0., a Ce fut à lui qu'échut, en 1772, la triste tâche de pour bornes au N. le Connaught, à l'est le Lein- préparer à la mort le malheureux comte Struenster, au S. et à l'o. l'océan Atlantique. Elle se sée (voy.). Il livra au public l'histoire de la condivise en six comtés : Clarke, Cork, Kerry, version de cet homme remarquable, et ce livre, Limerick, Tipperary et Waterford. Voy. IR- traduit dans presque toutes les langues, a rendu

BOUILLET.

son nom plus célèbre que n'avait fait aucun de MUNSTER (COMTES DE), famille noble alle

ses autres ouvrages. mande qui remonte jusqu'à Charlemagne, et Sa fille, FRÉDÉRIQUE-SOPHIE-CHRISTIANE, madont il existe encore les branches de Langelage, riée au conseiller de conférence danois Brun, est de Meinhævel et de Ledenbourg. C'est à cette morte à Copenhague, le 25 mars 1835. dernière qu'appartenait le comte ERNEST-FRÉDÉ Son fils, FRÉDÉRIC MUNTER , évêque de SeeRIC-HERBERT, maréchal héréditaire des États du lande, acquit une grande réputation comme Hanovre, né le 1er mars 1766, mort le 11 mai théologien, orientaliste et antiquaire. I naquit 1839, et qui, après avoir assisté pour son pays à Gotha, en 1761, et fut élevé à Copenhague; au congrès de Vienne, devint chancelier de l'or- puis il entreprit, aux frais du roi de Danemark, dre des Guelfes, puis ministre dirigeant, et rem un voyage à Vienne et à Rome, et resla près de

LANDE.

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