Page images
PDF
EPUB

EXPLICATION DES PLANCHES

NUMÉROTÉES

CONTENUES DANS LE TOME DIX-HUITIÈME.

MONNAIE (FABRICATION DE LA).

La tolérance de poids, pour les petites pièces

d'argent, est nécessairement plus forte; elle est La rareté de certains métaux, leur inaltéra- de 0,005 pour celles de 2 et 1 franc, de 0,007 bilité dans les circonstances les plus ordinaires, pour celles de 50 centimes, et de 10 pour celles ont dù les faire rechercher comme moyen d'é- de 25. change; lels sont l'or et l'argent. Mais ces métaux La détermination du litre a lieu par les procésont trop mous pour être employés seuls à la dés qui sont indiqués à l'article ESSAYEUR. confection des monnaies; alliés avec le cuivre, Nous supposons donc le métal amené au litre ils acquièrent une dureté plus grande, et par convenable; on procède alors à la fonte. Cette cela même qu'alors ils reçoivent mieux les em- opération se fait dans des creusels de fer baltu, preintes que doivent porter les monnaies, ils les margés avec de l'argile, afin de les préserver conservent plus longtemps.

autant que possible de l'action de l'air, qui, à Mais pour que les monnaies aient une valeur celle haute température, les allérerait prompleconstante et connue, toutes les autres circon-ment; en Angleterre, on se sert, pour l'argent, stances restant les mêmes, il faut qu'elles soient de creusels de fonte. Les fourneaux qui reçoiloules d'un poids exact, que les alliages présen- vent les creusels sont à réverbère. La chauffe se lent une composition uniforme, el que les alté fait toujours avec du bois. rations, que l'on chercherait à leur faire subir Lorsque l'alliage est fondu et bien brassé, afin deviennent aussi sensibles que possible. Des lois que le mélange des deux métaux soit aussi exact ont donc réglé et assuré la composition, le que possible, l'essayeur en prélève un échan. poids, les formes et les dimensions des monnaies. tillon qu'il nomme goulte, afin de s'assurer si le

En France, les monnaies d'or et d'argent sont litre est dans les limites voulues par la loi. aujourd'hui composées d'un alliage de 900 par Après cette opération, on coule dans les linlies de l'un de ces deux métaux, et de 100 parties gotières plates, en fonie, formées de deux pièces de cuivre; anciennement, on employait l'argent qui, se réunissant à l'aide d'une forte pression, pour l'alliage des monnaies d'or.

fournissent des lames d'une largeur à peine plus La difficulté d'arriver vec une exactitude grande que celle de la pièce à fabriquer, mais rigoureuse, en opérant en grand, au poids et au d'une épaisseur au moins quadruple. Le métal, litre voulus par la loi, a fait accorder une tolé en se refroidissant, se contracte el présente rance qui s'élève, et pour le poids et pour le toujours une dépression que fait bientôt dispatitre, à 0,002 au-dessus et au-dessous pour les raitre le laminage. monnaies d'or, et à 0,003 pour les monnaies Les lingots ayant élé ébarbés, on les soumet d'argent. Toute pièce, dont le poids et le titre à l'action du laininoir, dont la table, très-dure, ne sont pas renfermés entre ces limites extrêmes est parfaitement dressée, el maintenue aussi est reportée au creuset.

exactement parallèle que possible, afin que les

!

lames aient partout la mèine épaisseur, el, avant de les convertir en monnaies, est-il conqu'elles ne gauchissent point en passant entre venable de les soumettre à ce qu'on appelle les cylindres.

l'ajustage. Pour cela, on les pèse au trébuchet; En France, on se sert de laminoirs très-courts tous ceux qui n'ont pas le poids légal sont reet dont le parallélisme est difficile à établir. En jetés pour être remis à la fonte; les plus forts Angleterre, au contraire, on fait usage de cylin sont soumis à l'ajustage. dres dont les tables, beaucoup plus étendues, Anciennement, on amenait chaque fan au offrent sous ce rapport de grands avantages. poids voulu avec la lime, et, par conséquent, à

La fig. 1 représente un laminoir anglais; les la main; cette méthode est, du reste, encore lingots d'or y sont laminés à froid ; ceux d'ar- employée pour les monnaies d'or. Mais maintegent y passent chauffés au rouge.

nant, les flans d'argent sont ajustés au moyen U ,L, sont les rouleaux inférieurs et supé- d'une machine dont la pièce agissante est un rieurs; leurs axes reposent sur deux montants couleau ou rabot qui, en passant, scie le flan et de fonte S, s, dans l'intérieur desquels se trou lui enlève son excès d'épaisseur. Ce rabot est vent deux écrous Q, Q, se mouvant au moyen mis en mouvement par une manivelle et un d'un double système d'engrenage P, P, el pou- engrenage. vant, par conséquent, en agissant sur le cylin En Angleterre, les lames subissent deux opédre supérieur, le rapprocher ou l'éloigner du rations pour être converties en flans : par la cylindre inférieur. Les deux montants S, S, sont première, elles sont découpées en planchettes fixés sur une plate-forme 00, qui repose sur un ou morceaux carrés, la seconde leur donne la massif de maçonnerie.

forme circulaire. Les fig. 3 et 4 représentent Une large roue W, mue par la vapeur, donne les machines au moyen desquelles se pratiquent le mouvement à l'arbre FF, qui porte, à cha ces deux opérations. cune de ses extrémités, deux roues à dents La figure 3 représente celle à laquelle les L, L, dont l'une s'engrène avec une roue K qui Anglais donnent le nom de planchet cutting fait tourner, par l'arbre R, le cylindre U, tandis out mill (moulin à couper les planchelles). Elle que l'autre s'engrène avec une roue J qui fait se compose essentiellement de deux arceaux tourner, par l'arbre T, le cylindre L. Les en circulaires S, s, mus par un système d'engregrenages sont disposés de manière à ce que les nage CD, et qui découpent en fraginents d'une deux cylindres tournent en sens contraire. dimension double de celle que doivent avoir les

La figure 2 représente une sorte de compas fans, les lames métalliques soumises à leur de précision à deux branches graduées, pour action. mesurer exactement l'épaisseur du métal passé Après ce premier découpage, les planchelles au laminoir.

sont derechef soumises au laminoir, afin d'arLe laminoir diminue l'épaisseur des lames en river plus précisément à l'épaisseur voulue, puis augmentant leur longueur, mais il agit à peine on les porte au second découpoir, blank cutting sur leur largeur; aussi avons-nous vu qu'à la out press ( presse à couper les flans), que nous fonte on ne leur donne que celle qui est stricte- voyons représenté fig. 4. Les deux pièces prinment nécessaire, afin de diminuer les déchets cipales de celle machine sont un coin A en acier, de l'opération.

et un poinçon ou découpoir circulaire B, égaleMalgré la ductilité de l'or et de l'argent, purs lement en acier. ou alliés dans les proportions voulues par la loi, Après l'ajustage des flans, il s'agit de les les lames métalliques deviennent aigres quand | frapper, c'est-à-dire d'imprimer l'effigie sur elles ont passé plusieurs fois au laminoir; aussi l'une de leurs faces, et l'écusson sur l'autre. est-il de toute nécessité de les recuire après plu- Mais, avant cette dernière opération, on prosieurs passes, sans quoi elles se déchireraient cède au blanchiment ou décapage des fans ajusplus ou moins.

tés; à cet effel, on les fait chauffer au rouge C'est dans ces lames qu'avec un découpoir ou cerise, sur un plateau de fer battu, dans un emporte-pièce on taille les flans; on nomme fourneau à réverbère, puis on les jelle, ainsi ainsi les disques métalliques destinés à être rougis, dans un bain d'acide sulfurique étendu portés au balancier.

d'eau; on les y agite afin qu'ils présentent louIl arrive toutefois que, malgré l'épaisseur bien tes leurs surfaces à l'action de l'acide; on les lave, égale des lames et la précision avec laquelle on les essuie, et on les fait sécher au feu, afin opère le découpoir, il arrive que les fans pré- qu'ils ne retiennent aucune humidité qui en tersentent des différences sensibles de poids; anssi, | nirait la surface et qui pourrait altérer les coins.

[ocr errors]

Lorsque ce travail est terminé, celui du balan- | le plan d'un objet éloigné, vu par la réflexion cier commence. Le but de ce dernier travail est de deux miroirs parallèles, est le même que ced'imprimer d'un seul coup, et par une même lui de l'objet lui-même, et que par conséquent, pression, l'effigie sur l'une des faces de chaque lorsque l'image d'un objet éloigné, vu par la réflan, l'écusson sur l'autre, et en même temps de flexion de deux miroirs, coïncide avec l'objet produire le cordonnage.

lui-même, il est hors de doute que les deux miPour que cette opération ait un plein succès, roirs sont parallèles. sans trop fatiguer les matrices d'effigie et d'é Supposons un miroir C'D' (même figure ) percusson entre lesquelles le flan est posé, il est né pendiculaire à CD; l'ail en s' voit l'image des cessaire que le métal soit aussi compressible dans une direction S'CE; et, dans ce cas, la disque le comporte sa nature modifiée par l'al tance de l'objet à son image est double de l'inliage; c'est pour cette raison que les flans ne clinaison du miroir. Ainsi donc, un objet éloidoivent avoir, avant de passer sous le balancier, gné et son image, vus par la réflexion de deux aucun écrouissement, quelque faible qu'il puisse miroirs perpendiculaires l'un à l'autre, paraisêtre. Mais plus les pièces de monnaie acquiè sent séparés de 180°, et par conséquent diamérent de dureté par cette dernière pression, plus tralement opposés. elles sont en état de résister au frottement et Après cette démonstration, il est facile de aux diverses causes de déperdition de matière comprendre la description des instruments que qu'elles éprouvent en circulant; il convient donc nous avons nommés en commençant. à la bonne fabrication des monnaies, que le ba OCTANT (Figure 2). lancier agisse avec énergie.

PO, demi-quart de cercle, ou limbe gradué,

divisé en quatre-vingt-dix parties. NAVIGATION (DE QUELQUES INSTRUMENTS

AB, miroir perpendiculaire au plan de l'inEMPLOYÉS DANS LA).

strument; il est fixé sur l'alidade K, et lourne

avec elle autour du centre de l'instrument. L'aLes instruments le plus habituellement em lidade porte un vernier à son extrémité. ployés par les navigateurs pour les observations E, second miroir, également perpendiculaire célestes, sont l'octant, le sextant, et le cercle au plan de l'instrument; sa partie supérieure de réflexion, qui ne sont, en réalité, que des seule est transparente, le reste est élamé; ce modifications d'un même instrument, construit miroir est parallèle au miroir AB; quand les sur ce principe général : que si un objet est du zéros du vernier et du limbe correspondent. par réflexion de deux miroirs, la distance an G, troisième miroir; celui-ci est completegulaire de l'objet à l'image réfléchie est dou ment étamé, à l'exception d'une petite ligne ble de l'inclinaison des miroirs.

transparente qui en traverse le centre. Quand il Soient AB el CD (fig. 1) deux miroirs dont les y a coincidence entre les zéros de l'arc et du plans prolongés se rencontrent en I; soit SF un vernier, il devient perpendiculaire à AB. rayon lumineux envoyé par un objet S, réfléchi H, I, pinnules, petites plaques de cuivre, une première fois par le miroir AB, en FG, sur percées d'un trou pour laisser passer les rayons le miroir CD, et une seconde fois par le miroir lumineux. Elles sont, parfois, garnies d'un verre CD, jusqu'en E, où il se rencontre avec le pro coloré mobile; cette disposition permet de se longement de SF, il en résulte que, pour l'ạil servir de l'instrument, pour prendre la hauteur placé en E, l'angle SEG ou SES' est la distance du soleil avec un horizon artificiel. de $ à son image s' vue dans la direction ECS', D, réunion de verres colorés ou d'écrans après la réflexion par les deux miroirs.

qu'on peut employer ensemble ou séparément; Maintenant, d'après les lois de l'optique, les ils sont placés, sur la figure, entre AB et G; mais angles SFA et GFB sont égaux ; FI divise donc quand on se sert du miroir G, on les transporte en deux parties égales l'angle GFE. En outre, si FG est prolongé jusqu'en H, il résulte des mêmes Afin de rendre le miroir AB perpendiculaire lois que les angles FGC et EGI sont égaux; au plan de l'instrument, l'alidade doit être avanil résulte aussi des principes de la géométrie cée vers le milieu du limbe, en l par exemple. que FGC et HGI sont égaux; que par conséquent | L'observateur, regardant alors obliquement en AGE, angle extérieur du triangle GFE, est coupé | AB, s'assure que l'image de PQ, vue par réen deux parties égales par GI, el que, géométri- flexion dans le miroir, est dans le même plan quement, l'angle I est la moitié de l'angle E. que PQ lui-même vu directement.

De ce qui précède il découle évidemment que Soient, par exemple, AB (fig. 3) le miroir

en r.

E l'æil, P'd l'image de PD réfléchie par le miroir. , cédé la place au cercle de réflexion de Borda. Si P'D et PD paraissent sur le même plan, le mi SEXTANT (fig. 6). Le sextant tire son nom de roir AB est perpendiculaire an plan de l'instru ce qu'il est principalement formé d'un arc de ment; si l'image réfléchie parait plus basse, le cercle de 60 environ. miroir est trop incliné en arrière. Si elle paraît RS, arc sur lequel on lit la gradualion, en obplus élevér, c'est qu'au contraire il a une trop servant que, par la construction de l'instrument grande inclinaison en avant. Il faut alors en il faut compler les demi-degrés pour des degrés, rectifier la position, ce qui est facile à l'aide de c'est-à-dire que chaque angle observé doit être la vis qui le fixe sur le plan C (fig. 2).

double. Maintenant le zéro du vernier étant mis en LMO, alidade que l'on dirige comme il concoincidence parfaite avec celui de l'arc, il s'agit vient pour évaluer l'angle, et qui porte son verde disposer le miroir E perpendiculairement au nier, sa vis de pression et sa vis de rappel, plan de l'instrument, et parallèlement à AB. comme dans tous les instruments du même genre. A cet effet, ce miroir peut se mouvoir circulai N, petite loupe adaptée à l'alidade; elle tourne rement, au moyen d'une vis, sur un axe fixé à la sur un pivot brisé, afin de pouvoir élre amenée branche de l'instrument. Après quelques tâton à la distance focale et au-dessus des divisions nements, l'observateur, regardant par la pinnule que l'on veut lire. II et par le miroir E vers l'horizon de la mer, ou T, manche en bois servant à tenir l'instruvers tout autre objet éloigné, s'assure que l'i- ment, mage vue par double réflexion dans la partie Le limbe est en cuivre, en argent ou en plaétamée du miroir, se trouve dans la même ligne, tine; quelquefois tout est en métal; mais quand dans le même plan que l'objet vu directement le sextant est de grande dimension, on préfère par la portion non étamée du miroir,

le buis ou l'ébène qui le rendent moins lourd : Soient NOQR (fig. 4) la partie étamée de E, et le limbe est alors gravé sur ivoire. MPQR sa partie non étamée; soient BA l'hori On fait des sextants qui ont jusqu'à 0m 5 el zon vu par cette portion transparente, et AC l'i même 0m,7 de rayon ; mais depuis que l'on a mage de cet horizon, vue par réflexion dans la trouvé plus de précision et plus de facilité à se portion étamée; si BA et AC sont sur une mème servir du cercle de réflexion, on se sert rarement ligne, les miroirs E et AB sont parallèles. Mais de sextants ayant plus (m 2 de rayon. si l'image, vue dans la partie étamée, est au HI, tube d'une lunelle, faite comme celles de dessus ou au-dessous de BA, comme en ac ou spectacle, ou mieux encore, à deux verres conen a'c', il faut faire mouvoir AB jusqu'à ce que vexes. Le tube se lire à volonté pour amener ac ou a'c', se trouvant dans le plan de AC. in- l'oculaire à la distance focale de l'objectif, selon diquent que les deux miroirs sont devenus pa- la distance des objets. Cette lunette est fixée à la rallèles.

charpente qui lie le disque C' au centre autour Si, en inclinant l'instrument vers l'horizon, duquel tourne i'alidade. en dirigeant le limbe en haut, en regardant, E,AB, miroirs perpendiculaires au plan de comme précédemment, par la même pinnule et l'instrument; le premier ne porte pas d'étamage par le même miroir, l'on trouve l'objet observé dans sa partie supérieure; le second, plus grand, et son image sur la même ligne, on peut en dé-est allaché à l'alidade, et tourne avec elle auduire que le miroir E est perpendiculaire au tour du centre de l'instrument. plan de l'instrument. Mais si l'image réfléchie Pour faire des observations, la lunette devant parait en Ac ou en Ad' (fig. 5), c'est que le mietre parallèle au plan de l'instrument, on l'aroir est incliné en avant ou en arrière. Il s'agit mène à cette position de la manière suivante : alors de le redresser, ce que l'on obtient au Soient DE (fig. 7) le pian du sextant, BB la lumoyen des vis m ou n (fig. 2); l'on s'arrête nelle, maintenue par l'anneau AA, X la lige au quand Ac ou Ac' sont rentrés dans le plan BAC moyen de laquelle on l'élève et on l'abaisse; (fig.5).

soient, au foyer de l'oculaire, quatre fils, ab, cil, On n'est pas d'accord sur l'origine de l'ociant, ef, gh, formant un carré dans le champ de viqui succéda, dans la marine, à l'ancien astro- sion; si l'on tourne l'oculaire de manière à ce labe; il parait cependant qu'il fut construit sur que deux de ces fils, ab, cu, par exemple, dequelques notes trouvées dans les papiers de viennent parallèles au plan du sextant DE, les Newton après sa mort. L'octant est à peine em deux autres deviendront nécessairement perpenployé à présent; il a été remplacé par le sextant diculaires à ce même plan. que nous allons examiner, et qui lui-même a Quand on veut mesurer l'arc de distance en

tre deux objets, deux astres, par exemple, on de substituer le cercle à l'arc dans les instrutourne l'instrument de manière à voir, par la ments de réflexion, apparlient à un savant asJunelte, à travers la partie non élamée du petit tronome de Groningue, nommé Tobie Mayer. Le miroir, celui de ces objets qui est situé à gauche; cercle de Mayer offrant encore quelques-uns des puis on fait tourner lentement l'alidade jusqu'à inconvénients de l'octant, Borda, capitaine de ce que l'image de l'objet de droite soit vue dans la la marine royale de France, le perfectionna telpartie étamée de ce même miroir. On amène les lement, qu'on regarde généralement ce sayant deux objets en exacte coïncidence; ce qu'on re marin comme l'inventeur du cercle de connait facilement, en faisant balancer le sex- flexion. tant autour de la droite qui va à l'objet direct; Comme cet ingénieux instrument offre une on lit alors l'arc que désigne l'alidade dans celle bien plus plus grande précision que le sextant, position; cet arc est l'arc demandé.

et qu'il n'est pas d'un usage plus difficile, les Lorsque la distance angulaire est à peu près marins le préfèrent à ce dernier, bien qu'il soit connue, on fixe l'alidade sur la graduation cor plus coûteux. Il n'est pas plus lourd à la main, respondante; puis, visant l'objet direct , on puisqu’un cercle de 0m 2 à 0m, 25 remplace et au aperçoit l'objet réfléchi, et il ne reste plus qu'à delà, pour la précision un sextant de 0m,7, et produire la coïncidence. Mais si cette distance qu'il est bien plus facile à manier. angulaire est tout à fait inconnue, comme il se Dans le cercle de réflexion, l'opération se fait rait souvent difficile d'amener ainsi en coïnci- par réflexion sur deux miroirs, comme dans le dence les deux objets sur le petit miroir, voici sextant; mais ces deux miroirs sont dişposés difcomment on opère. On place l'alidade sur zéro, féremment. et l'on se tourne vers l'objet de droite qu'on voit Dans le sextant, le petit miroir est fixe ainsi alors double, ou directement et par rétiexion, que la lunette, et ils sont indépendants l'un de mais dans une exacte coïncidence; puis on ma l'autre. Supposons-les maintenant fixés ensemnæuvre peu à peu l'alidade, en même temps que ble, et supposons, en même temps, que la lul'on tourne l'instrument vers la gauche, de ma nette repose sur un axe perpendiculaire au plan nière à conserver la vue de l'objet de droite par du limbe, et autour duquel elle puisse tourner; réflexion. On continue le mouvement jusqu'à dans cette rotation, le petit miroir change de ce que l'on arrive en face de l'objet de gauche. place, il glisse sur le plan du limbe, en restant On voil alors les deux objets à la fois comme on toujours perpendiculaire à ce plan. C'est par le désire.

cette disposition que le cercle de réflexion difEn tenant le sextant dans une situation verti- fère du sextant. Le grand miroir est, comme cale, on mesure de même l'arc de hauteur d'un dans le sextant, mobile autour d'un axe perpenastre ou d'une sommité, c'est-à-dire l'angle diculaire au limbe, il porte une alidade qui parformé par une horizontale avec un rayon visuel

court la division de ce même limbe. qui y est dirige; mais il faut prendre alors, pour

Pour observer l'angle de deux astres, on limite de cette dernière, la ligne de séparation place d'abord les deux miroirs parallèles entre du ciel et de l'horizon; or, ceci n'est pralicable eux, comme dans le sextant, ce qui a lieu, que sur mer, et exige de plus une correction quand, en regardant le premier astre, directeappelée dépression. On peul se servir d'un ho ment el par double réflexion, sur les deux mirizon artificiel, quand on est dans un observa-roirs, on reconnait que les deux images coincitoire stable.

dent. Alors on marque le point du limbe où sc Comme l'éclat du soleil blesserait la vue, s'il trouve l'alidade que porte le grand miroir; puis n'était point affaibli, l'instrument est muni de on fait tourner ce miroir jusqu'à ce que l'iverres colorés qu'on peut interposer dans la mage du deuxième astre paraisse superposée sur marche des rayons; ces verres, au nombre de celle du premier. Le déplacement de l'alidade deux ou trois en F Vig. 6), et en nombre égal en peut faire connaître, comme dans le sextant, D, sont seriis dans des cercles de cuivre, mobiles l'angle des deux astres. Mais pour éviter la pesur un axe; on en tourne un, deux ou trois. Lite erreur qu'on peut commettre en observant selon l'éclat de l'astre, de manière à les dresser les divisions du limbe que marque la rotation de dans le chemin que parcourent les rayons, soit l'alidade, on double, on triple, on quadruple cet entre les deux miroirs, quand le soleil est vu par angle. Pour cela, après avoir fixé l'alidade au réflexion, soit derrière le petit miroir quand cet point où on l'a amenée, on fait tourner la luasire est vu directement.

nette et le pelit miroir qui lui est fixé, jusqu'à CERCLE DE RÉFLEXION. La première idée de ce que les deux miroirs soient parallèles, et

« PreviousContinue »