Traité de sylviculture

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Berger-Levrault, 1889 - Forests and forestry - 444 pages
 

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Popular passages

Page 101 - Les feuilles d'orme constituent le meilleur fourrage que puissent fournir les arbres forestiers; desséchées à l'air libre, c'est-à-dire fanées, elles- sont presque aussi riches en azote que les luzernes et les trèfles de prairies artificielles et sont supérieures à cet égard au foin des prairies naturelles.
Page 118 - ... plus que toutes les autres, elle est exposée aux ravages des insectes et des champignons : dangers qui sont surtout à redouter en dehors de ses stations naturelles. Le pin sylvestre craint aussi les hauts sommets exposés à des vents violents ; alors, il semble résister tant qu'il est assez jeune pour passer l'hiver sous la neige; mais, dès que, en grandissant, sa cime dépasse cette zone, il perd ses feuilles et ne tarde pas à périr, plutôt sous l'action mécanique des vents, que par...
Page 425 - ... garde, à disparaître à leur tour et à suivre la loi d'abaissement que son égoïsme a déjà imposée aux forêts. Dans les Alpes de la Provence, par suite du climat sec qui caractérise cette région, la création de nouvelles pelouses sur les terrains supérieurs absolument dénudés ne peut être assurée que par l'intermédiaire de la forêt. On constate, en effet, que les plantes herbacées qui végètent audessus de la limite réelle imposée à la végétation ligneuse par la température...
Page 165 - C'est dire que la coupe sombre est la règle, la coupe espacée l'exception. Quant aux réserves, il est évident qu'il faut les prendre parmi les pieds les plus vigoureux, ceux à fût élevé et dont la cime est largement développée. On doit avant tout s'attacher à une égale distribution du feuillage et non à la régularité de répartition des tiges. Une coupe sombre bien faite ne doit pas laisser arriver la lumière par grandes plaques sur le sol, mais bien comme tamisée par les feuilles.
Page 85 - ... les collines, les plateaux, les contreforts des montagnes, où il trouve plus habituellement toutes ces conditions réunies, forment sa station de prédilection. On ne saurait attacher trop d'importance, dans les travaux de repeuplement, à cette différence fondamentale, afin de placer chacune des deux formes dans la station qui lui est propre.
Page 165 - Dans la coupe espacée, l'intervalle entre les cimes peut aller de 2 à 5 ou 6 mètres. La coupe sombre est celle qu'on a le plus souvent l'occasion d'appliquer. Elle est nécessaire toutes les fois que la semence est lourde et s'écarte peu du pied de l'arbre qui l'a produite, que le tempérament du jeune plant est délicat, que le sol est exposé .à s'enherber fortement ou à se dessécher, qu'on opère sur les lisières des forêts ou dans des endroits exposés a-ux vents. Dans toutes ces circonstances,...
Page 91 - L'écorce du chêne yeuse donne un tau très estimé, supérieur à celui des chênes à feuilles caduques. Les glands, lorsqu'ils sont doux , ont une saveur agréable et servent à la nourriture de l'homme , qu'ils soient crus ou cuits. On les récolte pour cet usage dans quelques départements du Midi. Allures forestières. — Comme le chêne tauzin et pour des causes identiques, le chêne yeuse ne comporte pas d'autre traitement que le taillis simple.
Page 161 - Le sol s'améliore rapidement par l'effet du couvert bas, bien complet, et des détritus végétaux qui s'accumulent. Le nombre des petites cimes, qui luttent entre elles en s'élevant pour prendre la place au soleil, diminue d'année en année, pour ainsi dire à vue d'œil. Une futaie se trouve à l'état de perchis quand elle est principalement constituée par des perches, tiges de 1 décimètre de diamètre au moins. Le jeune perchis, ou le bas perchis, existe dès que les cimes des vraies perches...
Page 212 - La forêt divisée en vingt ou vingt-cinq coupes, on peut se borner à enlever successivement dans chacune d'elles les pins mûrs ou dominant des semis et les tiges trop serrées, en même temps qu'on recèpe avec soin le taillis de chêne. Ce recépage, effectué sous des pins isolés pour la plupart, entretiendra un sous-bois des plus utiles par son couvert et par ses produits, tout en permettant la reproduction de la pineraie...
Page 97 - Le charme peut, en tout état de choses, atteindre 100 à 120 ans et même dépasser 150 ans dans de bonnes conditions et quand, au point de vue cultural, on a intérêt à le maintenir. Bois et ses usages. — Le charme fournit un chauffage de toute première qualité ; il n'est pas employé comme bois de construction en raison de son peu de durée ; sa fibre, souvent entrelacée, le rend d'un travail peu facile et les menuisiers ne l'utilisent pas communément; cependant sa dureté, son homogénéité,...

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