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de p.us de lui quelques opuscules sur des ment, la propriété privée avait été intromalières économiques.

duile, el la masse de la nation se composait DANEMARK. – L'histoire primitive des de guerriers propriétaires qui faisaient culDanois, de même que celle de loules les tiver le sol par des esclaves el diverses populations scandinaves, malgré l'intérêt classes de serfs. Kanut imila à cet égard qu'elle inspire et les traditions qui s'y rat- les institutions qu'il avait trouvées établies tachent, offre trop d'obscurité pour que nous en Angleterre, coutumes qui étaient celles devions nous y arrêter ici. Ce n'est qu'au du système bénéficiaire (voy. FéodalITÉ), lenips de Charlemagne et à la suite des rap- qui alors devenait général en Europe. 11 poris qui s'établirent entre ce grand expe- concéda à litre viager des parties du doreur et les tribus sauvages du Nord que maine public à ses hommes d'armes, en celte histoire acquiert quelque certitude. A leur accordant divers priviléges; et ainsi se l'époque de Charlemagne, on voit régner constitua la première différence entre les dans le Julland un prince puissant , Gode- simples propriétaires et ceux qui devaient froi, qui cependant est obligé de reconnai- former plus tard l'aristocralie danoise. tre la suzeraineté de la France. Après lui, Les deux premiers siècles de la dynastie et comme un véritable fondateur danois, ap- des Estritiles se passèrent dans les troubles parait Gorm l'ancien, prince de la Seelande, et les agitations. De seize rois qui régneet qui soumet le Jutland, le Sleswig et rent pendant ces deux premiers siècles , touies les îles (863). Les Danois formaient neuf périrent de mort violente, et les règoes à celle époque la partie la plus redoulable les plus glorieux, ceux de Waldemar I et de de ces envahisseurs barbares qui, sous Waldemar Il, ne laissèrent aucun fruit. Walle nom de Normands en France, sous leur deinar I fil de grandes conquêtes ; il soumit véritable nom de Danois en Angleterre, ve- l'ile de Rugen et une partie de la Poméranaient par mer porter la désolation dans les nie avec la ville de Steltin. Son fils Kanut contrées civilisées el, ne se contentant pas

étendit ses possessious en Pomeranie et y de ravager les côtes, remontaient les fleuves ajouta le Mecklenbourg et le Holstein. En et jelaient la terreur au fond des provinces fin, sous Waldemar II , lils de Kanut, loule les plus reculées. La religion chrétienne la côte aujourd'hui allemande el russe de pouvait seule transforaier ces peuples, les la Baltigue, depuis le Holstein jusqu'à assuoir sur le sol et les ratlacher à la civi. l'Esthonie apparliot au Danemark. Mais lisation moderne. L'euvre de la conversion celte grandeur disparut du vivant même de entreprise sous Louis le Débonnaire par Waldemar II. En 1223 le comte de Schwesaint Ansgar, n'avança que lentement. Ce- rin parrint à s'emparer de la personne de pendant, vers 972, le roi Harold II accepta la ce prince, et à le relenir prisonnier. Toutes foi chrétienne, qui devint définitivement la les provinces soutaises se soulevèrent ausreligion dominante sous Kanul le Grand, Ce sitoi. Le comte Adol, he de Schaueubourg se grand prince, qui régna de 1015 à 1032, éten- rendit indépendant dans le Holslein, les uit au loin la gloire du Danemark. Il con- princes de Mecklenbourg et de Pomeranie quit l'Angleterre et la Norwege, et se rendit secouèrent le joug; les villes de Hambourg célèbre non-seulement par la puissance de el de Lubeck, etc., se constituèrent eu villes ses armes, mais aussi par les efforts qu'il Jibres, et quand Waldemar, après avoir refit pour donner à ses peuples des habitudes couvré sa liberté, voulut reconquérir ces sédentaires, et pour mieltre en honneur possessions par les armes, la défaite de l'agriculture et les arts de la paix. Son em- Boruhowède scella définitivement l'indépire fut dissous après sa mort. Le fils de pendance des provinces émancipées. sa seur, Suenon Magnus Estrilson fouda Déjà des modifications importantes s'éen 1047 la dynastie royale du Danemark, taient opérées dans l'organisation sociale. qui régna jusqu'au milieu du XV° siè- L'introduction de la chevalerie et de l'orcle.

ganisation militaire de l'Europe centrale, Jusque-là, l'organisation du Danemark organisation en vertu de laquelle la force avait peu

différé de celle des tribus barba- des armées résidait dans la cavalerie, lanres de la Germanie. Le peuple était divisé dis que l'infanterie se trouvait reléguée au en classes, en tribus presque indépendanles dernier rang, avait achevé de séparer l'aules unes des autres, et ne formant pour cien corps ues propriélaires guerriers en ainsi dire qu'une confédération. Chaque tri- deux classes distincles : celle des nobles qui bu avait son chef ou son roi propre. Le roi forinaient presque exclusivement l'armée, supérieur ne possédait qu'une autorité mo- el celle des paysans presque uniquement rale due en partie à la possession du sanc- voués à l'agriculture. D'autres moditicaliouis luaire le plus vénéré. Peu à peu, cepen- introduites dans l'organisation judiciaire dant, la force prépondérante qu'acyuit le avaient conduit au même résultat. Au point roi supérieur, puis les meurs plus séden- de vue juuiciaire, le pays était divisé eri harlaires qui suivirent l'introduction du Chris- reds, el les harreds en quarliers. Chaque tianisme donnèrent plus de consistance à la harred, de même que chaque quartier, avait population et plus d'influence au pouvoir. son tribunal (ding vu thiny), rievant lequel Déjà sous Gorm l'Ancien l'indépendance se déballaient les causes de tous les habi. des clans primitifs avail subi de fortes lants du district. Ce fut bientôt l'une des alleinles. Sous Kanut le Grand, la société prérogatives des serviteurs et des officiers prit un aspect nouveau. Déjà, autérieure- allachés uirectement à la personne royale

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d'élre exemptes de cette juridiction ordinaire quelques gentilshommes, les bourgmeset de relever de tribunaux spéciaux. Le clergé tres des principales villes et deux des plus également était exemple de la juridiction or- anciens paysans de chaque juridiction, sans Jinaire, et les évêques formèrent bientôt un que la dignité royale pât etre affectée à aucorps puissant, à la téle duquel se trouvait cun de préférence aux aulres, à moins que Je primat du Nord, l'archevêque de Lund. le prince n'eûl des enfants ou parents que Comme il arriva souvent à celle époque dans les trois Etats assemblés jugeassent dignes plusieurs contrées de l'Europe, ce furent sur- de lui succéder. 1° Le souverain était lunu iout les fawi!les aristocratiques qui surent de partager tour à tour sa résidence dans les s'emparer des fonctions épiscopales, et mal- trois royaumes et de consommer dans chigré les efforts de la papaulé, les prélats at- cun le revenu de chaque couronne, sans en tachèrent souvent plus d'importance à leurs pouvoir transporter ailleurs les deuiers ni droits lemporels qu'à leurs devoirs eccle- les employer à autre chose qu'à l'utilisé parsiastiques. Les grands propriétaires et les liculière de l'Etat dont ils seraient lires; officiers de la cour joinis aux évêques for- 2° chaque royaume devait conserver sa dière, alèrent ainsi une aristocratie puissante qui ses lois, ses priviléges, et les officiers, les disposa longtemps de la couronne toujours magistrats, les généraux devaient être pris élective dans la famille des Estrililes. De dans chaque pays, sans qu'il pût être permis même que dans les autres Etats de l'Europe, au roi de recevoir d'étrangers ni de sujels les grauds du royaume avec les évêques et de ses aulres royaumes qui seraient répules députés de tous les guerriers libres se lés étrangers dans le gouvernement de l'Eréunissaient annuellement auprès du roi lat où ils ne seraient pas nés. Cette union el formaient la diète ou le thing du royau- fut conclue le 12 juillet 1397. Elle dura an me. Des députés des villes furent admis milieu des troubles et des guerres civiles dans cetie diète, dès le milieu du xil siè- jusqu'en 1520, grâce aux efforts du clergé et cle. Mais, en même lemps, s'élablit une sé- à la séparation administrative qui mettait lo paration dans la classe auparavant une do gouvernement de chaque royaume eulre les propriétaires libres. Les uns, ceux qui pos- mains de ministres nationaux. L'histoire de sédaient des fiets e: faisaient le service des la rupture qui eut lieu sous Gustave Wasa chevaliers, formerent avec les officiers royaux est bien connue, et nous u'avons pas besoia l'ordre de la noblesse; les autres qui pas- de la raconter ici. A Eric de Pomeranie avait saieut à l'état de simples cultivateurs con- succédé Christophe de Bavièr; puis le comte stiluèrent l'ordre des paysans. Comme dans Christian d’Oldenbourg, souche de la mailes autres Etats scandinaves, la nälion se son qui règne encore aujourd'hui, avait subdivisa donc en quatre ordres représen- élé élu en 1448. Ce fut sous son petit-fils tés dès la fin du Xulio siècle à la diète gé. Christian II, qu'éclata l'insurrection suénérale : le clergé, la noblesse, les villes, les doise, mais la Norwege ne cessa, à partir de paysans.

ce moment jusqu'en 1815, de faire partie de Les capitulations, que bientôt la noblesse la monarchie danoise. imposa aux rois lors de leur avénement au Le tyrannique Christian II songea à rentrône, ne tardèrent pas à donner une nou- ver er le pouvoir de l'aristocratie, dont les velle force à l'aristocratie. La première de priviéges avaient de plus en plus grandi ces copilulations, de 1282, ne fil que cons- par les capitulations imposées à ses prédé-taler des droits déjà acquis. Mais déjà, dans cesseurs. Il crut parvenir à son but en incelle que fut obligé de souscrire le roi Cbris- troduisant le protestantisme en Danemark tophe II, on voit que la noblesse tend à et en exerçant le despotisine le plus odieux. s'emparer de tout le pouvoir et de tous les Il fut chassé du trône et eut pour successeur revenus. Sous ce prioce d'ailleurs la Suède Frédéric ), son oncle, duc de Schleswig et el les autres voisins du Danemark s'emparès de Holstein, qui dans sa capitulation sut rent des plus belles provinces. L'Etat se re- obligé de reconnaître de nouveau tous les leva sous le fils de Christophe Waldemar II droiis que Christian avait arrachés à l'arisa (1340). Non-seulement les provinces perdues locratie. Sous ce prince et son fils et succes. furent reconquises, mais des possessions seur Christian III, le iuthérianisuje fut désuédoises furent rattachées au Danemark. finitivement introduit en Danemark. Le Avec Waldemar s'éteignit la branche mâle clergé fut dépouillé de ses biens, surtout au des Estritites; mais sa fille Marguerite, ma- profit de la noblesse. La capitulation imposée riée au roi de Norwege Hakon VIl réunit à Frédéric II, qui succéda à Christian Ill fut les deux couronnes de Norwege et de Dane- plus dure encore que celle à laquelle avait mark, el tit lant que les Suéduis élurent élé soumis son prédécesseur. Il fut défendu pour roi son fils adoptif, Eric, duc de Pouie- au roi de conférer la noblesse à qui que ce rapie.

fut; l'immunité d'impôts et de dimes fut La célèbre Union de Colmar fut le résultat stipulée pour lous les biens nobles; les endes efforts de Marguerite. Cel acle stipulait fapts nés d'un poble et d'une femme de trois points principaux : 1° Les trois royau- classe bourgeoise devaient être privés de mes de Danemark, de Suède el de Norwege tous droits. En même temps fureni restreinne devaient avoir qu'un seul roi qui serait les considérablement les libertés commerélu lour à tour dans les trois royaumes parciales des villes marchandes de la Norwéve, quaranle électeurs des trois royaurues; sa- Nous ne parlerons pas des guerres gené. voir : trois prélats, un bailli, un maréchal, ralement peu lieureuses auxquelles poil part

le Danemark sous les longs règnes de Chris- pétent, les signera de sa propre main. tian IV et de Frédéric II (voy. EUROPE). Sous 8° Aussitôt que le roi sera entré dans sa le premier de ces princes les Danois formè. quatorzième année, il se déclarera majeur. rent leurs premiers établissements dans les 9° La tutelle du roi mineur sera réglée par Indes Orientales, et constituèrent plusieurs le dernier testament de son prédécesseur. compagnies de commerce. Sous le second il Mais si le roi décédé n'y pas pourvu et s'accomplit une révolution fondamentale que la reine sa veuve lui ait survécu, elle dans la constilution danoise.

sera régente du jeune roi, son fils, et sera assisLors de son avénement au trône en 1648, tée de sept des principaux conseillers du Frédéric IIl avait signé une capitulation en roi qui administreront le gouvernement enverlu de laquelle les prérogatives de l'aris- tre eux. Tout y sera décidé à la inajorité des tocratie avaient encore élé augmentées et suffrages, la reine ayant deux voix et cbaqui réduisait presque à rien les pouvoirs cun des sept conseillers une. Toutes les déde la royauté; la nomination à toutes les pêches et ordonnances seront expédiées au fonctions importantes de l'Etat étant dévo- nom du roi et signées par la reine et les sept lue au conseil impérial de la noblesse. En conseillers. 1660, l'année même où fut terminée à Ros- 10° Si la reine est morte ou remariée et coë une guerre avec la Suède, des nécessi- que le premier prince du sang ait alteint sa tés financières avaient provoqué la réunion dix-huitième année et puisse toujours dede la diète, et dès les premières séances il meurer dans le royaume, ce prince sera rés'éleva des dissensions violentes entre les gent et aura deux voix. ordres privilégiés et les ordres non privilé- 11° Si le prince du sang n'est pas dans sa giés à l'occasion de projets de lois sur les dix-huitième année, les sept principaux con. impôts. La couronne dont les intérêts étaient seillers du roi administreroni la régence et gérés par un ministre habile, le secrétaire n'auront chacun qu'une voix et une aulorile du cabinet Christophe Gabel, sut alors nouer égale. des négociations heureuses avec le clergé 12° Si l'un de ces sept conseillers meurt et la bourgeoisie, et il en résulta un acte ou, si par quelque accident, il est rendu inqui, dépassant de beaucoup l'intention de capable de sa place, un autre lui sera subses auteurs, élablit la monarchie la plus ab- stitué, solue en Danemark. Par une décision du 13° Les sept régents ou gardiens préterout 16 octobre 1660, la dièle slalua que la cou- serment d'élre fidèles au roi el d'employer ronne serait héréditaire dans la descendance tous leurs soins à conserver le pouvoir abmâle et féminine de Frédéric III, que les solu dans toute sa vigueur. capitulations consenties jusque-là seraient 14. Ils feront un inventaire exact de tous abolies, et qu'on n'en établirait pas de nou- les effets du roi, tant sur la mer que sur la velles. Mais l'acle même, qui fut rédigé en terre, de tous ses revenus et de toutes ses vertu de ces décisions (10 janvier 1661), les dépenses, atin qu'ils puissent dans la suite étendit démesurément, et la loi royale du rendre au roi un bon comple de leur adıni14 novembre 1665, et publiée seulement en nistration ou étre punis pour avoir préva1670, lors de l'avénement du nouveau roi riqué. Christian V, alla plus loin encore. Cette loi 15. Dans l'instant qu'un roi mourra, le contenait quaranie urticles dont voici la prince du sang le plus proche sera roi sans substance :

aucune formalité. 1. Frédéric III recommande particulière- 16° Le roi sera oint solennellement. ment à ses enfants et à toute sa postérité le 17° 1! ne fera de serment d'aucune espèce culle proleslaut conforme à la confession à ses sujets vi verbalement vi par écril. d'Augsbourg

18° Il peut se faire oindre même pendant 2° Le roi de Daneinark et de Norwege sera sa minorité et règle le cérémonial de son désormais réputé par tous ses sujets indé- onction suivant les circonstances. pendant sur la terre; il sera au-dessus de 19. Frédéric III veut que ses royaumes de ioutes les lois humaines et ne reconnaissant Danemark et de Norwege avec louies les prode puissance au-dessus de la sienne que vinces, îles, seigneuries et forteresses, celle de Dieu.

joyaux, argent complant, magasins pili3o A lui appartiendra l'autorité de faire, laires et généralement lous les autres biens de changer ei de révoquer les lois aussi qu'il possédait ou que ses successeurs bien que d'en disposer comme il le jugera pourraient acquérir par la suiie, demeureul

, convenable.

indivis dans la possession d'un seul roi. 4° Les charges, les offices, les emplois se- 20° Il veut que ses autres enfants se conront remplis de l'autorité absolue du roi. tentent de l'espérance de régner quand leur

5° Il aura la puissance de faire la paix et lour viendra, n'aient qu'un entretien honola guerre, de conclure des alliances el d'im- rable en argent ou en terres dont ils loupriser des taxes.

cheront le revenu, mais dont la propriété 6° ll exercera une aulorité absolue sur les demeurera au roi. Le même règlement est affaires de l'Eglise et sur toutes les assem- fail pour l'entretien de la reine douairière. blées religieuses.

21° Aucun prince du sang ne doit se ma7. Tous les actes qui ont rapport au gou- rier, ni sortir du royaume, ni s'engager au Wernement seront expédiés seulement au service d'un priuce étranger sans la permisnom du roi, qui lorsqu'il sera d'age com- sion du roi.

ronne.

eux.

22° Les Gilles et les seurs du roi seront ple, toute occasion de dispute parmi nos enentrelenues convenablement jusqu'à ce fanls à notre mort, le prince Christian, noqu'elles se marient avec son approbation. tre fils aîné, parviendra au trône; et, tant Le roi leur donnera alors la dot qu'il trou- qu'il se trouvera un de ses descendants mavera bon, et elles déclareronien mémelemps, Jes, quoique lui-même vint à mourir avant par un écrit signé d'elles, qu'elles n'en at- nous, ni le prince Georges, ni aucun de sa jendent pas davantage el se bornent au droit famille, ni la princesse sa seur, ni la famille de parvenir au trône le cas échéant.

de sa seur n'auront aucun droit à la cou23" Si à la mort du roi le plus proche hóritier de la couronne est hors du Danemark, 30° Mais lorsque la ligne de la famille du il y reviendra immédiatement prendre les prince Christian sera entièrement éteinle, rênes du gouvernement; mais s'il ne s'y la ligne masculine de notre fils, le prince rend point dans l'espace de trois mois, à Georges, montera sur le trône, observant les compler du jour qu'il aura appris la mort de règlements ci-dessus, c'est-à-dire que le son prédécesseur, el qu'il ne soit ni dans mäle ira devant la femelle et le plus âgé de. le cas d'une maladie, ni dans un autre lég!- vant le plus jeune, quoique né avant que time empêchement, alors le plus proche hé- son père montat sur le trône. S'il plaii à ritier apparent sera déclaré vice-gérant jus- Dieu de nous donner un grand nombre d'enqu'à l'arrivée du roi dans ses Etats hérédi- fants, la même règle sera observée entre taires, conformément à ce que la présente Joi royale a décidé pour les cas de minorité 31° Si la ligne masculine vient à manguer, el de régence.

la succession regardera le fils de la fille du 24° Les princes et les princesses auront dernier roi, si elle en a. Que si elle n'en a rang immédiatement après le roi et la reine poiul, la succession regardera la fille aînée tt entre eus suivant la proximité de leur ju roi et de ses descendants l'un après l'auligne et la succession de la couronne. tre, ligne après ligne, le mâle toujours pré

25° Ils ne prêteront jamais de serment féré à la femelle et le plus agé au plus devant aucun juge, mais devant le roi seu jeune. lement ou devant un commissaire délégué 32. Si le dernier roi ne laisse ni fils ni fille, par le roi lui-même.

le plus proche prince du sang succédera au 26° Les rois héréditaires de Danemark et gouvernement,

el

, de Norwege jouiront d'un pouvoir non cir. 33° Immédiatement après, la princesse la conscrit ni limité, dans le sens le plus fort plus proche parente du roi, dans la ligou qu'aucun autre roi chrélien héréditaire et masculine, parviendra au trône, et ses desabsolu puisse être dit en jouir. Cela doit être cendants y inonteront dans l'ordre marqué entendu aussi des reines lorsque la succes. ci-dessus. sion lombera dans la ligne téininiue. Les 34° Mais si les familles de notre fils s'éleirois qui succéderont à Frédéric III seront gnent entièrement, alors la princesse Anne exlorlés à examiner avec allention la con- Sophie et ses héritiers prendront le sceptre duite de leurs niinistres, relativement à son de ces royaumes. obsolue souveraineté, de manière qu'elle

35. La fille d'une fille ainée sera préférée puisse être lransinise dans loule sa vigueur. il verit que quiconque dira ou fera quelque généalogique ne soit pas trouble, que le se

au fils d'une plus jeune fille afin que l'ordre chose pour y donner alteinle soil puri, coinine Trailre à la couronne, de la peine

cond succède au premier, le troisième au réservée au crime de haule trahison.

second, le quatrième au troisième, et ainsi

de suite. 27° Aussi longtemps qu'un des héritiers males né de légitime mariage sera vivant,

36° Si la succession tombe au fils d'une aucune femme descendue d’un måle, nii au

fille, el qu'il y ait des héritiers males, le cun femme descendue d'une femelle, ne

même orire doit être observé eu égard à seront appelées à la succession. Aucun prince

ses Jescendants, comme il a été prescrit ni aucune princesse du colé maternel n'y pour notre ligne masculine. auront droil tant qu'on trouvera un prince 37° Le mari de la reine n'aura point d'auul une princesse du côté faternel ; de sorte torité dans ces royaumes, quelque puissant qu'une princesse de la ligne masculine sera prince qu'il puisse être dans son pays; il préférée à une princesse de la ligne féini- lui cédera la préséance en loutes choses, et Dine.

lui obéira comme à la reine souveraine de 28. Lorsque la succession écherra aux Danemark et de Norwege. princesses du sang, celle qui sera descen- 38° On doit compler les enfants posthumes due de l'aîné des mâles aura la préférence, parmi les princes et les princesses qui ont et ainsi de suite, aussi longtemps que quel- droit de parvenir à la couronne. Ils succéqu'un de la ligue masculine survivra; inais deront à leur tour comme les autres. Jorsque la ligne masculine sera entièrement 39° Lorsqu'un prince ou une princesse éteinte, les princes et les princesses de la nailront dans quelqu'une des branches de la Jigne féminine succéderout et le même or- famille royale, leurs parents transmettront dre sera observé, c'est-à-dire que le male au roi le nom de ce prince ou de celle prindoit être préféré à la femelle, et l'ainé au cesse avec le jour de celle naissance, et lo cadet.

prieront de leur accorder un acte portant 29° Pour Oter, dit Frédéric, par un exem- qu'il a été informé de celle naissance. Un

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double de cet acte sera gardé soigneusement chacune nommaii des délégués qui se réudans nos archives.

nissaient au chef-lieu. Tout projet de loi 40° Tout ce qui a été dit ici des fils et des ayant pour objet un changement dans les filles doit être entendu de ceux qui viennent droits des personnes ou des propriétés ou d'un légilime mariage.

dans les impôts on charges publics devait Beaucoup de modifications de détail furent être soumis à leur délibération. Les événeopérées conformément à cette institution dans monts de 1848 devaient transformer ces insl'organisation et la constitution intérieures titutions et faire du Danemark une monarde l'Etal par Christian V. Ce prince créa ure chie représentative proprement dite. Mais classe de comtes et de barons et fonda l'ordre celle transformation devait se faire au mides chevaliers de Danebrog pour jeler un ap- lieu de complications nées de circonstances påt aux ambilieux mécontents. A la mort du particulières, qui, pendant un moment, ont dernier comte d'Oldenbourg, les principautés manqué de faire de ce qu'on a appelé la d'Oldenbourg et Delmenhorst échurent au question danoise une question européenne. Danemark, mais donnèrent lieu à beaucoup Ainsi qu'on l'a vu dans l'exposé rapide de contestations avec la maison de Gottorp, que nous avons donné de l'histoire du Dabranche cadette de la maison royale, qui, nemark, les duchés de Sleswig et de Holsainsi que nous le verrons, possédait une tein, formérent de tous temps des possespartie du Sleswig et du Holstein. A Christian sions importantes pour les rois de ce pays. V succédèrent Frédéric IV, Christian vi, Les discussions qui se sont élevées au suFrédéric V, Christian VII. Sous ce dernier jet de ces possessions nous forvent à enfut opérée (à partir de l'année 1766) l'aboli- trer dans quelques détails sur la nature tion du servage et une modification profonde des droits qu'y prétendent les monarques dans l'état des paysans. Sous ce prince aussi

danois fut conclu un traité avec le prince Paul, fils Le duchéde Sleswig, borné au sud par l'Eide Catherine Jl de Russie, par lequel ce der, forma dès l'origine la partie la plus prince, qui élait l'héritier de la maison de méridionale du Danemark. Il fut constitué Goltorp, céda au Danemark tous ses droits en duché l'an 1115 par le roi Niels de Danesur le Sleswig et le Holstein, en échange des mark, au profit de Canut Laward, neveu de comtés d'Oldenbourg et Delmenhorst (1667). ce prince. Bientot Canul marchant sur les L'élévation et la chute du ministre Struenzée, traces de tous les seigneurs féodaus de Ja maladie mentale du roi, l'émancipation l'époque, essaya de se rendre indépendant de son fils nommé corégent, une lentalire dans son pays; des luttes éclatèrent mais de conquête sur la Suède; plus tard, lorsque furent terminées en 1157, par l'aveneJa révolution française eut éclaté, l'alliance ment du duc de Sleswig au trône de Dadu Danemark avec la France contre les pré- nemark. tentions exorbitantes de l'Angleterre à l'é- A la même époque, le Holstein formait gard des petites puissances maritimes, la un comté allemand possédé par la maison destruction de la marine danoise et le bom- de Schauenbourg, sous la souveraineté des bardement de Copenhague marquèrent la ducs de Saxe. Ce comté fut conquis par le suite de re règne qui dura jusqu'en 1808. Danemark en 1202 et resta au Danemark A cette époque le corégent monta sur le jusqu'en 1227, année de la balaille de Borntrône sous le nom de Frédéric VI. En 1811, höved qui brisa la puissance de Waldemar le Danemark ful puni de sa fidélité cons- II. Le Sleswig eul alors de nouveau des ducs tante à la France, par la perte de la Nor- de la famille royale de Danemark, le Holwege et de l'ile d'Héligoland, en échange stein devint indépendant. En 1252, les dues desquelles il oblint la Pomeranie suédoise de Sleswig étant mineurs, le Danemark avec l'ile de Rugen. Peu après cependant ces essaya de réunir ce pays à la couronne. dernières provinces fureni cédées à la Prusse, Mais Gérard de Schauenbourg, comte de pour le duché de Lauenbourg. Le Holstein, Holstein, allié aux ducs de Sleswig, allaqua pay's allemand possédé par la couronne de les Danois, et après une guerre prolongée, Danemark, ayant toujours fait partie de il julervini un traité en vertu duquel les l'empire d'Allemagne, fut encore compris ducs de Sleswig étaient réintégrés dans leurs dans la confédération germanique, lors de la possessions, et il était stipulé qu'en cas formation de celle-ci, et le roi de Danemark d'extinction de celle maison ducale, la maidevint à ce titre membre de cette confédé- son de Holstein succéderait dans le duché ration.

de Sleswig (1330). La grande modération que les rois de Da- En 1373 en effet, les comles de Schauenpemark avaient montrée dans l'esercice de bourg, possesseurs du Holstein, devinrent Jeur pouvoir absolu avait fait tolérer ce pou- ducs de Sleswig. voir plus patiemment que dans aucun autre Cette maison s'éteignit en 1459, et le 3 Etat de l'Europe. Cependant après 1815, mars 1460, les Etats de Sleswig ei de Holl'exemple des monarchies constitutionnelles stein élurent par duc le roi Chrétien l" de éveilla également l'esprit public en Da- Danemark de la maison d'Oldenbourg. Dans mark. La royauté prit à cet égard l'initiative l'acte conclu à ce sujet, il fut slipulé que le des concessions, et en 1831, Frédéric VI roi Curélien élait élu non comine roi de institua les états provinciaux qui formèrent Danemark, mais comme prince du duché une sorte de représentation nationale. Le de Sieswig et du comté de Holstein, que ce pays était divisé en quatre provinces dont duché et ce comté devaient rester unis, que

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