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discussions on the subject. Her Majesty's Government think that the Spanish Government will concur in this view, and they would suggest that some intimation to this effect should accompany the invitations addressed by them to the other Powers. You are authorized at the same time to inform the Spanish Minister for Foreign Affairs that full powers will, therefore, be sent to you as the Delegate of the British Government.

As you are thoroughly conversant with all the points to be discussed, and of the views of Her Majesty's Government thereupon, which are fully embodied in the printed correspondence inclosed, it will be unnecessary for me to give you any special instructions for your guidance.

You will be careful to give your support to the policy which has been uniformly pursued by Sir J. D. Hay, and you will bear in mind that it is the desire of Her Majesty's Government that the Government of Morocco should be freed from all undue interference on the part of foreign Representatives, and that the pernicious system of granting foreign protection to the subjects of the Sultan-a system highly prejudicial to the financial prosperity of the State-should be curtailed as far as possible.

You will not fail to inform me of the date fixed for the meeting of the Conference, of the names of the President and other Delegates, and of its proceedings from time to time; and it will also be desirable that you should furnish Sir J. D. Hay with reports of what takes place at the several sittings, and should consult him upon any points upon which you think that his experience will be of use to you. I am, &c.,

Hon. L. Sackville West.

SALISBURY.

No. 86.-Señor de Elduayen to the Marquis de Casa Laiglesia.(Communicated to the Marquis of Salisbury by the Marquis de Casa Laiglesia, April 23.)

EXCELLENCE,

Madrid, ce 10 Avril, 1880. Vous connaissez déjà par mes dépêches précédentes les démarches faites par le Représentant de la Grande-Bretagne à Madrid, dûment autorisé par son Gouvernement, pour arriver à une entente avec les Cabinets de l'Europe et de l'Amérique au sujet du droit de protection que les Légations ainsi que les Consulats étrangers exercent au Maroc. Le Cabinet de Londres jugeant que rien ne pouvait être plus efficace pour raffermir l'autorité du Sultan, dont le maintien dans toute sa force et dans toutes son étendue lui paraît de jour en jour plus nécessaire, qu'une intelligence commune au sujet de cette intéressante question, et sy int pu

apprécier le peu de succès des Conférences qui avaient eu lieu à Tanger entre les Agents Diplomatiques et Consulaires accrédités auprès du Souverain du Maroc pour traiter et pour résoudre la question des protégés, proposait à M. le Duc de Tetuan, alors Ministre des Affaires Étrangères, par l'entremise du Représentant de Sa Majesté Britannique à la Cour de Sa Majesté le Roi, la réunion d'une Conférence spéciale, composée des Délégués des Puissances intéressées dans la résolution de cette importante affaire, ajoutant que Madrid lui paraissait l'endroit le plus convenable pour l'assemblée do négociateurs.

Le Gouvernement du Roi, guidé par les mêmes sentiments et par des considérations semblables, n'hésita pas à s'associer à la pensée exprimée par le Cabinet de Londres, dont le but est que cette question des protégés, et tout ce qui s'y rattache d'une façon intime et pour ainsi dire nécessaire, fut l'objet d'une négociation spéciale hors du Maroc; et en même temps qu'il déclarait sa conformité, M. le Duc de Tetuan ajoutait au nom du Cabinet dont il était un des membres, que l'Espagne serait heureuse d'accueillir dans sa capitale les Délégués des Puissances étrangères qui s'y rendraient pour prendre part aux travaux de la nouvelle Conférence.

Depuis lors le Gouvernement du Roi a reçu de M. le Ministre Plénipotentiaire de Sa Majesté Britannique à Madrid et des Représentants de l'Espagne à l'étranger plusieurs dépêches officielles d'après lesquelles il a pu se convaincre que la proposition du Gouvernement Anglais avait été favorablement accueillie dans les différentes Cours où ils ont l'honneur de représenter Sa Majesté le Roi, au point qu'il croit le moment arrivé de s'adresser directement aux différents Gouvernements intéressés à la question, afin qu'ils puissent, si tel est leur désir, désigner le Délégué qui devra les représenter dans la Conférence prochaine.

Ce simple exposé des faits doit suffire, à mon avis, pour que le Gouvernement de Sa Majesté Britannique puisse apprécier le véritable objet et l'étendue réelle de cette même Conférence. Cependant il me paraît utile de vous signaler une considération importante que le Gouvernement du Roi ne doit point passer sous silence dans son désir que les résultats avantageux qu'on se propose d'obtenir soient conformes aux souhaits qui ont inspiré la réunion des Délégués.

Les négociations qui ont eu lieu à Tanger n'ayant point réussi, je pense qu'il conviendrait au dernier point qu'aucun des Représentants accrédités aujourd'hui au Maroc ne prît part à la nouvelle Conférence. Sur ce sujet les Cabinets de Londres et de Madrid sont parfaitement d'accord. Tous les deux sont persuadés qu'il importe avant tout que les personnes désignées maintenant pour

résoudre les questions en litige soient libres de toute préoccupation issue de leurs impressions individuelles, afin de pouvoir obtenir plus aisément des résultats favorables aux intérêts communs, et qui soient d'accord avec la lettre et l'esprit de Traités actuellement en vigueur entre l'Empereur du Maroc et les Puissances Chrétiennes.

Le Gouvernement du Roi s'est occupé aussi, comme de raison, de l'époque à laquelle devrait avoir lieu la Conférence, et tenant compte de la saison ainsi que de l'avantage général qui résulterait de pouvoir obtenir le plus tôt possible l'accord si vivement désiré, il propose que la réunion des Délégués ait lieu le 15 du mois de Mai prochain.

Veuillez le faire savoir à M. le Ministre des Affaires Étrangères auquel vous donnerez lecture et laisserez copie de cette dépêche, priant son Excellence de vouloir bien vous dire si elle est d'accord avec nos propositions, et en ce cas de désigner le Délégué qui sera chargé de la représenter.

Marquis de Casa Laiglesia.

Agréez, &c.,

ELDUAYEN.

No. 87.-The Marquis of Salisbury to the Marquis de Casa Laiglesia.

M. LE MINISTRE.

Foreign Office, April 28, 1880.

I HAVE the honour to acknowledge the receipt of your communication of the 10th instant, upon the subject of the Conference to be convened at Madrid for the purpose of taking into consideration the question of irregular protection afforded by foreign Legations in Morocco to subjects of the Sultan.

Her Majesty's Government are glad to find that their views on this subject are fully reciprocated by the Spanish Government, and that all the preliminaries to the meeting of the Conference, which have already been discussed, have met with their joint concurrence. It only remains, therefore, M. le Ministre, for me to inform you that full powers have been sent to Mr. West, Her Majesty's Minister at Madrid, to represent Her Majesty's Government at the Conference. He will be instructed to hold himself in readiness to take part in its discussions, to commence on the 15th of next month.

Marquis de Casa Laiglesia.

I have, &c.,

SALISBURY.

No. 147.-Mr. West to Earl Granville.-(Received July 9.)

MY LORD,

Madrid, July 6, 1880.

I HAVE the honour to transmit to your Lordship herewith the Convention which was signed at Madrid on the 3rd instant by the

Plenipotentiaries of Great Britain, Germany, Austria-Hungary, Belgium, Spain, United States, France, Italy, Morocco, Netherlands, Portugal, and Sweden and Norway, for establishing uniformity in the exercise of the right of granting foreign protection to the subjects of the Sultan of Morocco, and for regulating certain questions appertaining thereto.

I likewise annex duplicate of the same Convention which I signed as representing Denmark in the Conference, for transmission to the Government of His Majesty the King, as well as a complete set of the Protocols.

The Brazilian Government, which, owing to unavoidable circumstances, was not represented in the Conference, has, however, through its Representative at Madrid, signified its willingness to adhere to the Convention after a due examination of its provisions.

Her Majesty's Government will, I trust, recognize that the Treaty rights of Great Britain, as well as the interests of British trade and commerce in Morocco, are fully upheld by this Convention, and that no privilege or exemption accorded to the subjects of any other foreign nation can be withheld from the subjects of Great Britain resident and trading in the dominions of the Sultan. The difficulty, indeed, was not so much the upholding of existing Treaty stipulations as adapting them to the exigencies of the actual condition of the country with which the Conference was dealing, and at the commencement of its deliberations there seemed a decided tendency to maintain a system which was gradually rendering the Government of the Sultan impossible, and which was, moreover, contrary to the policy of Her Majesty's Government as uniformly pursued by the British Representative at Tangier. The firmness, however, of Cid Mohammed Bargash, the Moorish Plenipotentiary, upon one or two occasions, was not without its effect, and aided very much to soothe the conflict of opinion which at one moment threatened to break up the Conference.

As your Lordship will perceive from the several Protocols, the language of Señor Cánovas del Castillo was throughout in accordance with what he had declared the policy of the Spanish Government to be previous to the meeting of the Conference, and he never failed to consult me when there appeared the possibility of a divergence of opinion upon any point between us.

Your Lordship will find in Protocol No. 12, forwarded in my despatch of the 1st instant, the declaration respecting religious liberty which was signed by all the Plenipotentiaries and delivered to the Moorish Delegate, to which declaration the letter of the

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Sultan in the same Protocol is an appropriate and satisfactory answer, more especially as regards his Jewish subjects. It will now be for the Representatives of the European Powers at Tangier, either collectively or individually, to see that the promises of the Sultan are carried out with respect to the Jewish population, and to take care that proper measures are taken, in accordance with the Sultan's letter to Cid Mohammed Bargash above alluded to, to protect them against all persecution and outrage.

There are means certainly of evading the intention of the terms of the Convention, but such a course is rendered difficult in the face of the solemn act which has been concluded, and a strict adherence to it on all sides may justly be anticipated.

I have, &c.,

Earl Granville.

L. S. SACKVILLE WEST.

(Inclosure.) Convention signed at Madrid, July 3, 1880.
[See page 639.]

PROTOCOLS OF CONFERENCES between Great Britain, Austria-Hungary, Belgium, Denmark, France, Germany, Italy, Morocco, Netherlands, Portugal, Spain, Sweden and Norway, and the United States, respecting the Right of Protection in Morocco.-Madrid, May-July, 1880.

Protocole No. 1.-Séance du 19 Mai, 1880.

LES Plénipotentiaires réunis à Madrid sur l'invitation qui leur a été adressée par le Gouvernement Espagnol, afin de traiter certaines questions relatives au droit de protection que les Légations et les Consulats étrangers exercent au Maroc, ainsi que d'autres s'y rattachant, ont tenu leur première Conférence aujourd'hui, le 19 Mai, 1880.

Étaient présents:

Pour l'Allemagne: son Excellence M. le Comte de Solms Sonnewalde, Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire à Madrid.

Pour l'Autriche-Hongrie: son Excellence M. le Comte Ludolf, Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire à Madrid.

Pour la Belgique: son Excellence M. Anspach, Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire à Madrid.

Pour les États-Unis d'Amérique: son Excellence M. le Général

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